> Hélène Hiessler (Traducteur)

ISBN : 2702435033
Éditeur : Editions du Masque (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
En plein été caniculaire, le paisible manoir de Buckshaw est agité par de curieux événements : un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé mort devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d'un plant de concombres, et le colonel de ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par 100choses, le 11 décembre 2010

    100choses
    Comme plusieurs Livraddictiens, j'ai gagné ce livre à l'occasion d'un concours organisé sur Facebook. de là, est née sur le forum, l'idée de découvrir ce roman tous ensemble, à l'occasion d'une LC. Je peux déjà vous dire que j'ai vraiment beaucoup, beaucoup apprécié cet ouvrage, même si un petit point m'a déçue. Voyons cela plus en détails.
    Commençons par les points positifs qui sont nombreux !
    Premièrement, tout simplement la narratrice. Flavia est absolument géniale ! J'adore cette gamine, ses références, son humour, son intelligence, sa vivacité, son gout pour les sciences…Elle se met toujours dans des situations impossibles et finit par s'en sortir grace à son astuce et son courage. Je l'ai vraiment trouvée très sympathique, comparée à ses deux pimbêches de sœurs. J'ai un peu les mêmes gouts qu'elle et je crois que si j'avais découvert ce roman plus jeune, j'aurais aimé lui ressembler. C'est une narratrice hors pair ; et Dieu sait que pourtant, en général je suis réfractaire aux romans à la première personne. Mais là, ça fonctionne super bien, avec rythme et humour. Alors certes, on peut la voir comme une horrible peste vu la façon dont elle traite son entourage, mais pour ma part je me suis totalement amusée en découvrant ses projets et réactions.
    Quant à l'intrigue, elle m'a également beaucoup plu. J'ai tout de suite été captivée et j'avais bien du mal à reposer mon livre. L'enquête est suffisamment complexe et rythmée pour que l'on ne s'ennuie pas un seul instant. La progression est travaillée, les révélations viennent peu à peu et si certains détails sont très (trop ?) prévisibles, l'auteur ménage néanmoins quelques surprise. du coup, je pense que le lecteur y trouve son compte quel que soit son âge.
    Au sujet de la résolution du mystère, j'ai particulièrement aimé toutes les références à Sherlock Holmes, bien qu'elles auraient pu être mieux réparties tout au long de l'ouvrage. Si la première moitié fourmille de références au grand détective, la seconde partie de l'ouvrage est beaucoup moins riche sur ce plan. Je me suis amusée à voir Flavia tenter de raisonner comme son héros. Je ne m'y attendais pas en ouvrant mon livre et ce fut une très bonne surprise ! du coup, j'ai décidé d'inscrire ce billet au compte de ceux publiés dans le cadre de la SSHD.
    Mon seul regret concerne le cadre général du roman. Tout d'abord, j'ai eu beaucoup de mal à situer l'intrigue dans le temps, et j'ai du finalement retourner quelques pages en arrière pour réaliser que l'on se situe dans les années 50….Si, l'on sent bien que l'on ne se trouve pas à l'époque actuelle, le cadre « fifties » n'est pas très clair non plus ; on se trouve dans un passé aux limites assez floues…D'autant plus que l'auteur nous bombarde de faits historiques ayant eu de l'importance dans l'histoire de la famille sans en rappeler la chronologie. On passe du XVIIème au XXème siècle, pour revenir au XIXème…Seuls les noms des ouverains sont indiqués, comme points de repère. Alors c'est peut-être évident pour un lecteur anglais, mais pour ma part, je me suis sentie complètement larguée sur ce point là…
    De même, sur le plan « géographique », j'ai été un peu déçue…et je pense que c'est en partie du à la couverture qui fait très « famille Adam's ». le principal de l'action se situe dans un manoir grégorien, maintes fois restauré et modifié et j'espérais vraiment que cette imposante bâtisse deviendrait un personnage à part entière. J'imaginais, j'attendais quelque chose de beaucoup plus « gothique » ; je me voyais déjà parcourir les longs couloirs, voir apparaitre des cachots et pièces secrètes, entendre raisonner un orgue, des bruits de chaines, croiser des chauve-souris…même le labo, qui aurait pu être fascinant, n'est pas assez présent à mon gout. Bref, légère déception sur ce point là, mais vraiment pas de quoi gâcher ma lecture !
    J'ai découvert, grâce à mes amis livraddictiens, qu'il s'agit en réalité du premier tome d'une série de six livres...ce qui me laisse assez dubitative pour le moment. J'ai sans conteste beaucoup aimé ce premier volume, mais y-a-t-il vraiment matière à occuper encore cinq tomes sans se répéter ? Ce sera à voir…mais je sais déjà que je n'aurais pas à me faire prier pour me plonger dans le prochain ouvrage de cette série !
    Bref, je suis ravie de ma découverte, d'autant plus que sans ce concours, je serais très certainement passée complètement à côté de cet excellent roman.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2010/09/07/bradley-allan-les-e..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Ellcrys, le 07 octobre 2010

    Ellcrys
    Ma lecture s'achève et a y réfléchir ce roman jeunesse me laisse des sensations fortes, mais pas inoubliables.
    Flavia est une jeune fille de onze ans. Elle vit à Buckshaw, un beau manoir Géorgien, dans la campagne anglaise. Elle y vit avec son père, ses deux soeurs et quelques domestiques. La mère des trois soeurs est morte quand Flavia avait tout juste un an. Flavia, l'héroïne de ce récit, est une passionnée de chimie, elle a même un don, depuis qu'elle a trouvé dans la bibliothèque un livre annoté de la main de sa mère, Harriett, dans la bibliothèque. Elle passe donc beaucoup de temps dans son laboratoire (anciennement celui de son oncle Tar) a y faire des expériences, souvent sur des objets chippés chez sa soeur Ophélia.
    Un jour, au petit matin, Flavia découvre dans le potager un cadavre. Cet homme, elle en est sûr c'est celui qui parlait (ou plutôt qui semblait se disputer) avec son père dans la nuit. Flavia décide de mener sa propre enquête et nous entraîne, avec délice, sur ces pas.
    Ce livre est très bon certes, mais ce n'est pas un coup de coeur. Pourtant, j'ai adoré l'ambiance de ce récit, très anglais (un peu comme les romans de ma chère Agatha Christie). On y croire la chimie, l'humour, le polar... Un roman passionnant vraiment.
    J'ai adoré Flavia qui, sous ses airs de jeune fille hautaine, sur d'elle... est en fait une jeune fille charmante et qui cherche à innocenter son père, qu'elle aimerait voir plus affectueux avec elle. Elle mène l'enquête et certains passages sont tordants. Flavia sait qu'elle est intelligente et elle en joue, mais en fin de compte, on s'y attache et on a de la peine à la quitter en fin de roman.
    Les passages sur la chimie sont intéressants. Sans être lourd et prise de tête, ils permettent d'en apprendre davantage... et ça, c'est agréable.
    L'écriture est simple mais sympa et du coup, j'ai passé un agréable moment littéraire... Un moment de détente, qui entre deux lectures plus difficile est parfait !
    Alors même si cette lecture n'est pas un coup de coeur pour moi, je suis ravie de l'avoir lu et d'avoir passé un sacré moment. Je pense que certains d'entres vous (voir tous) seront ravis de le lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Plumeline, le 24 novembre 2010

    Plumeline
    La couverture m'a beaucoup intrigué et m'a donné envie de m'intéresser à ce roman. Un décor sombre se détache sur un fond beige comme une ombre chinoise. Deux branches d'arbre sans feuille dressées de chaque côté d'un grand fauteuil sur lequel est posé un oiseau. Une petite fille avec deux nattes et une robe noire est debout devant cet immense fauteuil un chat assis à côté d'elle. Voilà un décor qui pourrait facilement rappeler un monde un peu loufoque à la Tim Burton.
    Flavia de Luce, 11 ans, est passionnée de chimie, a un caractère bien trempé et un grand sens de la répartie. Elle habite avec son père et ses deux sœurs dans le manoir familial de Buckham qui appartenait à sa mère. Nous sommes en Juin 1950 et la vie s'écoule paisiblement entre un père plongé dans sa collection de timbres, deux sœurs avec lesquelles elle aime se disputer et ses expériences chimiques dans son laboratoire. Mais un matin, un oiseau mort avec un timbre collé au bec est retrouvé sur le perron de la cuisine ce qui semble troublé le père de Flavia. Peu de temps après, c'est un cadavre que notre héroïne découvre au milieu des concombres.
    Flavia se lance alors dans une enquête déterminée à retrouver le coupable et plonge alors dans le passé trouble de son père.
    Ce roman policier jeunesse nous fait ainsi entrer dans l'atmosphère bien particulier de la campagne anglaise où tout se sait mais ne se dit pas, un peu comme Saint Mary Head, le village de Miss Marple.


    Lien : http://antredelivres.free.fr/?p=182
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par mutinelle, le 21 juillet 2011

    mutinelle
    J'ai été séduite par la Flavia du résumé du quatrième de couverture. Cette petite fille un peu différente qui a comme hobbies la chimie. Voilà, ma curiosité était ferrée.
    Le décor : la campagne anglaise des années 50. Les personnages : une famille de petit bourgeois composée du père et de ses trois filles, dont la petite dernière Flavia qui a 10 ans. L'histoire : de drôles d'événements perturbent la tranquillité de cette petite bourgade. le livre pourrait se résumer à ça, mais ça serait se tromper largement ! Ce livre est une petite perle ! Un bijou d'humour à la britannique, un trésor de flegme anglais légendaire et tout ça à travers les yeux d'une petite fille de dix ans (bientôt onze).
    Je l'ai déjà dit, mais j'aime me répéter, j'aime les policiers ! Et celui là est dans la lignée des Agatha Christie. Ici pas de sang ou de meurtres racoleurs à la Dexter, mais une intrigue, qui se pose tout doucement, un meurtre « soft », mais loin d'être classique, ce n'est pas tout les jours que l'on découvre un cadavre dans ses plans de concombres ! C'est là la force de ce livre, ce décalage à l'anglaise, ces répliques à l'anglaise qui bien souvent m'ont fait sourire. Oui, Flavia n'a que dix ans et pas mal des choses qu'elle fait sont tirées par les cheveux, mais c'est tellement bien amené qu'on se laisse porter par les mots de l'auteur et qu'on reste dans le brouillard (anglais) une bonne partie du livre. Si Flavia vous met sur une piste, c'est pour mieux vous détromper 10 pages plus loin.
    Même si certains éléments sont farfelus, et que j'ai parfois été un peu perdue parmi toutes ces informations de chimie (férue de cette science oblige), j'ai adoré ce style anglais qui peut parfois paraître désuet mais qui au final est plutôt pointu à la manière d'un Hercule Poireaux qui vous dévoile toujours le coupable en vous laissant sur le c*** !
    Le petit plus : la découverte de la campagne anglaise perché sur le vélo jaune de Flavia.

    Lien : http://mutietseslivres.wordpress.com/2011/07/21/les-etranges-talents..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par lilyetseslivres, le 20 septembre 2010

    lilyetseslivres
    Décidément, voilà un roman jeunesse qui a tout pour réunir au moins deux générations de lecteurs, parents et enfants réunis (l'éditeur propose d'ailleurs deux couvertures différentes).
    Paru, il y a près de 6 mois, le premier volet des aventures de Flavia (en français) compte déjà de nombreux adeptes, et quoi de plus naturel et de plus logique, c'est une belle réussite.
    Mais qu'a -t- elle donc de si attrayant, cette petite Flavia, outre son nom qui fait rêver...
    Rapidement et sous fiche signalétique pour commencer (de nombreux et beaux billets vous ont déjà convaincus de l'adopter au plus vite, j'ajoute juste mon petit grain de sel.)
    Nom : Flavia de Luce, mais elle se serait très certainement appelée Larry, si elle avait été un garçon, ce qu'elle traîne comme un regret....
    Époque : Années 50
    Lieu : Angleterre et plus précisément le charmant village de Bishop's Lacey
    Demeure : le château de Buckshaw, un manoir de style géorgien vieux de plus de trois siècles.
    Soeurs : Au nombre de deux, l'une, Fély (Ophélia), fascinée par sa propre image, coquette et un brin agaçante, l'autre : Daffy (Daphné), le nez en permanence plongé dans un livre. Toutes deux de quelques années plus âgées que Flavia.
    Hobby (oups non, passion !) : la biologie. Aucun poison, extrait, précipité n'a de secret pour elle, et encore moins les formules de chimie les plus obscures.
    Mère : Harriet, morte quand Flavia était encore un bébé. Personnage absent et pourtant tellement présent, une icône de grâce, d'élégance et de désinvolture. Fatale, presque !
    Père : Personnage absent - présent, peu bavard, et c'est un euphémisme, traumatisé par la mort tragique de sa femme, ne s'adonnant plus qu'à sa passion de toujours, la philatélie. Ah les timbres, nous y reviendrons !
    Ancêtres notables: Tarquin de Luce, éminent chimiste (mort en 1928) et dont Flavia a hérité tout à la fois des talents et du laboratoire.
    Domestiques (presque des membres de la famille). Un majordome (tout à la fois chauffeur, gardien, et jardinier), le curieux et attachant Dogger, ainsi qu'une cuisinière, Mrs Mullet (une petite femme ronde comme un tonneau qui à n'en pas douter, se prenait pour un personnages d'un poème de A.A. Milne, et qui tient tout ce petit monde de main de maître en leur imposant un régime quasi forcé, chacun de ses plats est un supplice ( crème pâtissière ressemble à s'y méprendre à du pus).
    Voilà pour la fiche d'identité de notre jeune héroïne...
    La suite ci-dessous :

    Lien : http://le-bibliobus.blogspot.com/2010/09/les-etranges-talents-de-fla..
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Citations et extraits

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  • Par lilyetseslivres, le 20 septembre 2010

    J’étais dotée d’une ouïe excellente - c’était un fait avéré. Selon Père, elle était fine au point de pourvoir détecter le moindre mouvement de toile d’araignée. Harriet avait possédé ce don, elle aussi. Parfois, j’aimais me voir comme une sorte de vestige partiel de la femme qu’elle avait été : une paire d’oreilles désincarnées qui se promenaient dans les couloirs hantés de Buckshaw, entendant des choses qui auraient dû rester secrètes.
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  • Par lilyetseslivres, le 20 septembre 2010

    Curieux, n'est-ce pas, qu'un rouge à lèvres ait la forme précise d'une balle de calibre 45 ?
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Elianthe, le 04 novembre 2010

    Il me vint à l'esprit que le paradis était sûrement un endroit où les bibliothèques étaient ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Voire... huit jours sur sept!
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