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> Félix Jobbé-Duval (Illustrateur)

ISBN : 2203135212
Éditeur : Casterman (2003)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 637 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pauvre petite Sophie ! Elle a pourtant tout pour être heureuse : une maman qui prend un soin tout particulier de son éducation, un papa qui l'adore, un cousin qui la défend toujours, une bonne qui est aux petits soins pour elle, un château ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Mafta, le 22 avril 2010

    Mafta
    J'ai lu ce livre plusieurs fois en étant enfant. Et j'en ai encore de doux souvenirs. Les pâtes d'amande, la poupée, les cheveux, les ronces, le cousin Paul. Cette vie, bien que pleine de malheurs, faisait rêver. Ca se complique malheureusement par la suite pour cette pauvre Sophie :/
    Une merveilleuse lecture de mon enfance !
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    • Livres 4.00/5
    Par Amindara, le 03 mai 2013

    Amindara
    Quand j'étais petite, ma sœur avait ce livre, une version abrégée pour jeunes enfants. J'adorais Sophie et ses inventions, sa poupée qui fondait, son thé à l'eau du chien… Plus tard, j'ai regardé le dessin animé et là aussi, j'ai adhérer. Alors, quand j'ai trouvé ce livre à une bourse aux livres, je n'ai pas hésité une seule seconde. J'avais vraiment envie de lire Les malheurs de Sophie, sans compter que c'est un classique de la littérature jeunesse !
    Quel plaisir de se replonger dans ces histoires qui ont bercé mon enfance ! J'ai retrouvé Sophie, Paul, Camille et Madeleine avec délice. Je souris en revoyant la poupée de cire fondre au soleil, en entendant Paul recracher son thé imbuvable. Ces histoires, ce sont celles des bétises que fait Sophie, une petite fille de 4 ans qui est loin d'être sage et obéissante. Et qui, finalement, nous ressemble beaucoup ! Qui n'a pas bravé l'interdit pour s'amuser ?
    Par contre, j'avoue avoir été légèrement déconcertée face à l'écriture de la comtesse de Ségur. Je ne sais pas pourquoi, je m'attendais à ce qu'elle ait une belle écriture, un peu plus compliquée que celle face à laquelle je me suis retrouvée. La comtesse de Ségur mélange la prose et le théâtre, le passé et le présent. C'est assez déstabilisant au départ. Et puis sa plume est simple, très simple, on sent bien que ce livre est destiné aux plus jeunes. L'avantage, c'est que ça se lit vite, très vite, et qu'il n'y a aucune prise de tête !
    Sincèrement, mis à part le style qui est assez particulier, c'est un très bon livre, une histoire vraiment sympa, et très rigolote avec ses petites morales à la fin de chaque chapitre. C'est désuet et c'est aussi ce qui en fait son charme. Alors plus d'hésitation, foncez ! Et moi, je fonce sur Les petites filles modèles.
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    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 09 mai 2013

    Syl
    "A ma petite fille, Elisabeth Fresneau
    .
    Chère enfant, tu me dis souvent : "Oh ! grand-mère, que je vous aime ! vous êtes si bonne !" Grand-mère n'a pas toujours été bonne, et il y a bien des enfants qui ont été méchants comme elle et qui se sont corrigés comme elle. Voici des histoires vraies d'une petite fille que grand-mère a beaucoup connue dans son enfance ; elle était colère, elle est devenue douce ; elle était gourmande, elle est devenue sobre ; elle était menteuse, elle est devenue sincère ; elle était voleuse, elle est devenue honnête ; enfin, elle était méchante, elle est devenue bonne. Grand-mère a tâché de faire de même. Faites comme elle, mes chers petits-enfants ; cela vous sera facile, à vous qui n'avez pas tous les défauts de Sophie.
    Comtesse de Ségur, née Rostopchine"
    .
    Au XIXème siècle, dans une belle demeure, près de Paris, vivait la famille Réan. Monsieur et Madame avait une petite fille qui s'appelait Sophie. Cette demoiselle de quatre ans, avait pour amis son brave cousin Paul, Camille et Madeleine, deux petites filles, modèles de gentillesse et de pondération.
    Dans cette campagne, Sophie est libre et tout l'inspire. Petit bout de choux, elle est très curieuse, téméraire et très souvent imprudente. Elle accumule les bêtises et appréhende la vie avec fougue et sans réserve. Tel un petit général, elle domine son petit monde et le conduit avec autoritarisme vers les pires turpitudes !
    Choyée, gâtée, Sophie est réprimandée sans brutalité et avec beaucoup d'humanité. A chaque incartade, une morale. Sa mère est une personne bonne, juste et patiente.
    Sophie a très peu de pitié. Elle fait subir des avanies à ses poupées, puis les enterre. Sans trop se poser de questions, elle dissèque des poissons, noie une tortue, éperonne avec des aiguilles un âne, décapite une abeille… empoisonne ses petits camarades dans une caricature de thé-party et écorche les belles joues roses de Paul. A tous ces outrages, nous pouvons adjoindre d'autres frasques vicieuses… elle est aussi colérique, capricieuse et roublarde. Attirée par les belles choses, elle convoite le beau et le brillant et telle une pie, elle le vole. Gourmande, elle s'empiffre avec gloutonnerie jusqu'à l'écoeurement et se rend malade.
    Parfois, avant de commettre l'irréparable, Sophie a conscience de mal agir, mais un petit diablotin l'incite à la faute et remporte le duel.
    Petite chipie, elle peut être aussi attachante et câline. Elle aime les gens qui l'entourent, ses parents, son cousin, sa tante, Lucie la bonne… et ne voudrait surtout pas se séparer d'eux.
    Elle a beaucoup de chance d'avoir pour compagnon de jeu, Paul. Il l'assiste dans ses aventures mais reste, pour sa cousine, la voix de la sagesse et de la raison. Bien souvent, il la réconforte, l'apaise, la freine dans ses élans de friponne et l'encourage à avouer son erreur car…
    "Faute avouée est à moitié pardonnée"
    La Comtesse de Ségur a écrit cette histoire pour ses petites-filles. Enfant turbulente, elle retourne avec nostalgie dans sa prime jeunesse et relate ses catastrophes en épisodes. Dans une lettre adressée à Elisabeth, elle tient à préciser que les défauts de Sophie ne sont pas incurables et qu'avec effort et volonté, ils peuvent s'atténuer ; un caractère peut toujours s'améliorer. Rien n'est irrémédiable.
    Un livre à lire aux petites filles en âge de comprendre…
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    • Livres 3.00/5
    Par Myiuki, le 07 novembre 2012

    Myiuki
    Quel bonheur de replonger en enfance pour quelques heures avec ce roman ! Je n'avais jamais lu encore la Comtesse de Ségur mais j'avais hâte de découvrir à nouveau cet univers que j'avais connu étant petite via les dessins animés. J'avais un souvenir particulier d'une Sophie friponne, agaçante, à laquelle on pardonnait tout et je dois dire que j'ai été surprise de retrouver le même personnage dans l'original. J'ai passé un agréable moment de lecture même si quelques petites choses m'ont chagrinée. Dans l'ensemble, c'est un lire à livre avec ses enfants je pense ...
    Tout d'abord, j'ai aimé la présentation du livre sous forme de courts chapitres, de saynètes, qui m'ont beaucoup fait penser aux Fables de La Fontaine quelque part. Un court récit durant lequel se perpétue une bêtise, la découverte puis la leçon de morale qui vient clore la petite histoire. Chaque chapitre correspond à une nouvelle lubie de Sophie et on la voit commettre bêtise sur bêtise sans jamais se faire punir. Bon alors là, j'avoue, je ne suis pas vraiment d'accord avec la méthode d'éducation de sa mère, mais comme on dit autre temps, autres moeurs. N'empêche que la petite Sophie aurait mérité quelques claques, vous n'êtes pas d'accord ? Ça m'a sidérée quand même qu'elle répète continuellement les mêmes erreurs. C'est une enfant, c'est normal, mais j'ai ressenti un petit malaise lors de ma lecture à voir que le mensonge, la torture des animaux et des poupées de cire ou encore la violence n'étaient pas punis. Ça donne une mauvaise image de la notion de justice et d'équité aux enfants qui lisent ça. En gros, ça leur faisait penser qu'on peut toujours s'en sortir malgré tout ce qu'on fait, faute avouée, faute pardonnée. Ouais, je ne suis pas partisane de ce genre de choses. La mère de Sophie pense qu'elle se punit assez elle-même car à chaque nouvelle bêtise elle perd quelque chose qui lui était précieux et s'en trouve triste, elle lui fait promettre de ne pas recommencer mais cette dernière ne tient jamais parole ... C'est un éternel recommencement qui nous rappelle bien aussi ce qu'est être un enfant.
    Il n'est pas évident d'inculquer des notions de morale aux plus jeunes, ce roman s'y essaie sans vraiment y parvenir. Bien sûr, on comprend parfaitement en suivant les pérégrinations de Sophie que ce qu'elle fait est mal. On nous la présente comme une petite fille frivole, intrépide, qui n'en fait qu'à sa tête, hum, pas de quoi nous la rendre attachante. En plus, elle ment comme un arracheur de dents, ce qui n'arrange rien à l'affaire. J'ai eu du mal à m'attacher à ce personnage qui m'horripilait plus qu'autre chose et je dois dire que ce qui l'a sauvée à mes yeux c'est son repentir. Même s'il est éphémère, il paraît sincère sur le coup, du coup, il est plus facile de lui pardonner. Ce que je n'ai pas apprécié par contre, c'est qu'il ne venait pas toujours de façon spontanée ... L'image de Sophie reste mitigée dans mon esprit, certes c'est une enfant, ce qui explique beaucoup de ses actions et qui tend le lecteur vers la miséricorde à son égard, mais d'un autre côté, elle est égoïste, méchante, barbare même ... Je ne sais pas si cette insouciance qui est la sienne et qui l'amène à causer tant de dégâts est vraiment un modèle à mettre en avant dans un roman. Mais j'y ai réfléchi, beaucoup, j'en ai parlé avec mes parents qui m'ont gentiment rappelé que, moi aussi, j'avais su être une petite peste en mon temps, du coup, je me suis dit qu'après tout, Sophie était un personnage très réaliste. Elle ne se rend pas vraiment compte que ce qu'elle fait est mal avant qu'il ne soit trop tard ... La leçon à en tirer ? Je vous laisse y réfléchir !
    Le personnage que je préfère dans ce roman, même s'il m'exaspère lui aussi par moments mais pour d'autres raisons, c'est Paul, le cousin de Sophie. Ah, déjà quand je regardais le dessin animé à l'époque, j'adorais Paul ! le gentil cousin qui remettait Sophie à sa place quand elle n'était pas gentille, le seul qui ose lui tenir tête quand ses parents lâchaient l'affaire. Je l'ai retrouvé ici dans toute sa splendeur, j'étais ravie. le personnage de Paul représente l'obéissance, la maturité et la sagesse (il a deux ans de plus que Sophie), mais en même temps, il garde son côté enfantin (il accompagne toujours Sophie dans ses péripéties). J'aime beaucoup ce petit garçon qui veut toujours essayer de faire plaisir à sa cousine, qui fait tout - jusqu'à se blesser lui-même - pour éviter qu'elle ne soit punie, qui la console quand elle est triste, c'est un vrai petit prince. D'ailleurs, il n'hésite pas à un moment donné dans le livre à affronter des loups pour la protéger, c'est-y pas mignon ça ? En même temps, il n'hésite pas à la remettre à sa place quand elle l'agace, ça, c'est bien ! Il est parfait ce petit ... mais justement peut-être ça aussi qui me dérange. le contraste entre Paul et Sophie est trop évident, trop marqué, elle est la mauvaise petite fille, il est le gentil petit garçon. Heureusement, par moments, on voit bien qu'ils tendent tous les deux à se retrouver à mi-chemin, ça rassure un peu. Ils se complètent en tout cas très bien ces deux-là, j'ai souvent eu l'impression que Paul tempérait un petit peu Sophie, qu'il redorait son image aux yeux du lecteur, il nous rappelle qu'elle peut-être gentille elle aussi, qu'il ne faut pas trop longtemps lui en vouloir et qu'elle est digne d'affection. Sans Paul, Sophie serait juste détestable à mon avis, c'est parce qu'il est auprès d'elle qu'elle devient supportable. Enfin, c'est mon avis ...
    Pour ce qui est du roman en lui-même, j'ai bien apprécié l'enchaînement des petites histoires qui se fait d'ailleurs dans un ordre chronologique. On peut les lire une par une ou toutes à la suite, rien n'est imposé. le schéma comme je le disais plus haut est toujours le même mais le lecteur se demande à chaque fois quelle nouvelle lubie Sophie va bien pouvoir inventer. On sait à l'avance qu'on va être choqué, horrifié, qu'on va avoir peur ou qu'on va bien rire. Mais une chose est sûre, Sophie ne laisse jamais son lecteur indifférent. On se prend facilement au jeu de ses bêtises, on les observe en se disant souvent "c'est pas possible", "elle n'osera pas", et puis, même si on sait que ça va mal se finir, il nous reste toujours la surprise de la chute. le lecteur se laisse facilement entraîné dans cet univers nostalgique pour l'adulte qui sommeille en lui et qui lui rappelle ses propres facéties enfantines. Dans l'ensemble, j'ai trouvé tout ça très réaliste, bien écrit, je ne me suis pas ennuyée lors de ma lecture car j'avais toujours hâte de découvrir ce que Sophie nous réservait dans le chapitre d'après. Maintenant, je n'ai pas trouvé ça exceptionnel non plus et les mauvais traitements infligés aux animaux m'ont affligé. On a le sentiment que, les sentiments justement, sont parfois occultés quand ils ne proviennent pas de Sophie. C'est quand même très auto-centré, vous me direz c'est normal, c'est elle l'héroïne du roman, mais j'ai trouvé que du coup, on oubliait un peu de développer d'autres points qui auraient pu être intéressant. Comme par exemple que le fait de torturer un animal et une poupée en cire ne devrait pas susciter la même réaction. Mais bon là, c'est l'amoureuse des animaux qui parle alors, je ne suis pas objective du tout ^^
    Pour conclure, je dirais que j'ai apprécié ma lecture, c'était rafraîchissant de me replonger quelques instants dans l'enfance chaotique de cette chère Sophie que j'ai eu plaisir à re-découvrir. Je suis toujours autant "amoureuse" de Paul que quand j'étais petite et j'ai toujours autant envie de baffer Sophie, les années passent mais rien ne change. Une chose est sûre, si vous ne l'avez jamais lu, je vous conseille de le faire, il vous agacera, il vous énervera, il vous fera rire, mais, une chose est sûre, ce roman ne vous laissera pas de marbre.

    Lien : http://coeurdelibraire.over-blog.com/article-la-comtesse-de-segur-le..
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    • Livres 4.00/5
    Par Tchippy, le 28 novembre 2010

    Tchippy
    Tout le monde a un jour été un enfant. Tout le monde a un jour fait des bêtises, plus u moins préjudiciables. Sauf que les bêtises, c'est la spécialité de Sophie.
    Sans même s'en rendre compte, elle fait les quatre cents coups, entraînant avec elle son cousin Paul, compagnon de ses jeux.
    Elle noie une tortue, fait fondre sa poupée de cire, sale vivants les petits poissons de sa mère, s'empiffre jusqu'à l'indigestion... Et se met en colère comme l'enfant capricieuse qu'elle est. Et bien entendu, à chaque fois sa bêtise est découverte, elle regrette, puis en fait une autre !

    La psychologie enfantine est magnifiquement exploitée, Sophie, Paul et leur entourage sont plus vrais que nature et attachants. Il est tellement facile de se mettre à leur place, on rit et pleure avec eux...
    Je l'ai lu plusieurs fois étant petite et j'en garde un excellent souvenir. Parfois, il m'arrivait même de pester intérieurement contre Sophie : "Ne fais pas ça, tu sais bien que c'est dangereux ! Tu n'as pas appris à écouter les avertissements de ta mère, depuis le temps ?"

    Toutes ces petites histoires, qui nous apprennent tant sur la vie de château des enfants du 17ème siècle, peuvent encore s'appliquer aujourd'hui. Elles sont tellement mignonnes ! Même si on retrouve à chaque fois l'esprit "moralisateur" de la comtesse de Ségur, le plaisir de lire n'est pas gâché.
    Les autres romans sont beaucoup plus tristes, mais comme dans les dessins animés, tout est bien qui finit bien !
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Citations et extraits

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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    Ma bonne, ma bonne, dit un jour Sophie en accourant dans sa chambre, venez vite ouvrir une caisse que papa m’a envoyée de Paris ; je crois que c’est une poupée de cire, car il m’en a promis une.
    LA BONNE. - Où est la caisse ?
    SOPHIE. - Dans l’antichambre : venez vite, ma bonne, je vous en supplie.
    La bonne posa son ouvrage et suivit Sophie à l’antichambre. Une caisse de bois blanc était posée sur une chaise ; la bonne l’ouvrit. Sophie aperçut la tête blonde et frisée d’une jolie poupée de cire ; elle poussa un cri de joie et voulut saisir la poupée, qui était encore couverte d’un papier d’emballage.
    LA BONNE. - Prenez garde ! ne tirez pas encore ; vous allez tout casser. La poupée tient par des cordons.
    SOPHIE. - Cassez-les, arrachez-les ; vite, ma bonne, que j’aie ma poupée.
    La bonne, au lieu de tirer et d’arracher, prit ses ciseaux, coupa les cordons, enleva les papiers, et Sophie put prendre la plus jolie poupée qu’elle eût jamais vue. Les joues étaient roses avec de petites fossettes ; les yeux bleus et brillants ; le cou, la poitrine, les bras en cire, charmants et potelés. La toilette était très simple : une robe de percale festonnée, une ceinture bleue, des bas de coton et des brodequins noirs en peau vernie. Sophie l’embrassa plus de vingt fois, et, la tenant dans ses bras, elle se mit à sauter et à danser. Son cousin Paul, qui avait cinq ans, et qui était en visite chez Sophie, accourut aux cris de joie qu’elle poussait.
    Paul, regarde quelle jolie poupée m’a envoyée papa ! s’écria Sophie.
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  • Par Syl, le 09 mai 2013

    "A ma petite fille, Elisabeth Fresneau
    .
    Chère enfant, tu me dis souvent : "Oh ! grand-mère, que je vous aime ! vous êtes si bonne !" Grand-mère n’a pas toujours été bonne, et il y a bien des enfants qui ont été méchants comme elle et qui se sont corrigés comme elle. Voici des histoires vraies d’une petite fille que grand-mère a beaucoup connue dans son enfance ; elle était colère, elle est devenue douce ; elle était gourmande, elle est devenue sobre ; elle était menteuse, elle est devenue sincère ; elle était voleuse, elle est devenue honnête ; enfin, elle était méchante, elle est devenue bonne. Grand-mère a tâché de faire de même. Faites comme elle, mes chers petits-enfants ; cela vous sera facile, à vous qui n’avez pas tous les défauts de Sophie.

    Comtesse de Ségur, née Rostopchine"
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  • Par Lefso, le 24 janvier 2011

    La boîte à ouvrage
    Quand Sophie voyait quelque chose qui lui faisait envie, elle le demandait. Si sa maman le lui refusait, elle redemandait et redemandait jusqu'à ce que sa maman ennuyée, la renvoyât dans sa chambre. Alors, au lieu de n'y plus penser, elle y pensait toujours et répétait :
    "Comment faire pour avoir ce que je veux ? J'en ai si envie ! Il faut que je tâche de l'avoir."
    Bien souvent, en tâchant de l'avoir, elle se faisait punir ; mais elle ne se corrigeait pas.
    Un jour sa maman l'appela pour lui montrer une charmante boîte à ouvrage que M. de Réan venait d'envoyer de Paris. La boîte était en écaille avec de l'or ; le dedans était doublé de velours bleu, il y avait tout ce qu'il fallait pour travailler et tout était en or ; il y avait un dé, des ciseaux, un étui, un poinçon, des bobines, un couteau, un canif de petites pinces, un passe-lacet. Dans un autre compartiment il y avait une boîte à aiguilles, une boîte à épingles dorées, une provision de soies de toutes les couleurs, de fils de différentes grosseurs, de cordons, de rubans, etc. Sophie se récria sur la beauté de la boîte : "comme tout cela est joli ! dit-elle, et comme c'est commode d'avoir tout ce qu'il faut pour travailler ! Pour qui est cette boîte, maman ? ajouta Sophie en souriant, comme si elle avait été sûre que sa maman répondrait : C'est pour toi.
    - C'est à moi que ton papa l'a envoyée, répondit madame de Réan."
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  • Par Tchippy, le 28 novembre 2010

    Poltron ! Tu l'as appelé poltron ! Sais-tu que, lorsque nous avons couru vers toi, c'est lui qui courait en avant ? As-tu vu que, lorsque les autres loups arrivaient au secours de leur camarade, Paul, armé d'un bâton qu'il avait ramassé en courant, s'est jeté au-devant d'eux pour les empêcher de passer, et que c'est moi qui ai dû l'enlever dans mes bras et le retenir près de toi pour l'empêcher de se porter au secours des chiens ? As-tu remarqué aussi, que pendant tout le combat, ils s'est toujours tenu devant toi pour empêcher les loups d'arriver jusqu'à nous ? Voilà comme Paul est poltron !
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  • Par Tchippy, le 28 novembre 2010

    La bonne : en vérité, je plains le pauvre animal ; vous le laisserez bientôt mourir de faim.

    Sophie, avec indignation : Mourir de faim ! Certainement, non ; je lui donnerai des noisettes, des amandes, du pain, du sucre, du vin.

    La bonne, d'un air moqueur : Voilà un écureuil qui sera bien nourri ! Le sucre lui gâtera les dents, et le vin l'enivrera.

    Paul, riant : Ha ! Ha ! Ha ! Un écureuil ivre ! Ce sera bien drôle.
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