ISBN : 207012326X
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Un fou de Stendhal et franc misanthrope, reclus dans un hameau de Savoie, est abandonné en forêt par des individus qui l'y ont amené de force en pleine nuit.

Une très jolie blonde rôdée à la conduite automobile quitte brusquement une route qu'elle connaî... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Missbouquin, le 05 avril 2012

    Missbouquin
    Ce roman pose la question de savoir s'il existe de la bonne et de la mauvaise littérature. Et j'avoue qu'à la fin d'un tel livre, je doute encore … L'entreprise lancée par les deux libraires est à la fois compréhensible et contestable. Il était certain que l'idée de rassembler les “bons” romans quelque part allait forcément blesser un certain nombre de personnes, d'écrivains et d'éditeurs. L'important est cependant d'assumer ses choix. C'est un peu comme si ils avaient créé une nouvelle sorte de libraires, qui font eux-mêmes un tri dans la production et dans ce qu'ils veulent vendre. Cela me fait penser dans une certaine mesure à la Griffe noire. Mais même celle-ci est supposée pouvoir se procurer tous les livres actuellement édités en France (ce qui ne veux pas dire qu'elle est obligée de les exposer dans la vitrine). Mais l'on ne soupçonne pas toujours la force du lobbying de certains gros éditeurs, qui veulent être présents partout à tout prix, et à laquelle peu de libraires peuvent résister (inutile de nier que l'on est rarement millionnaire dans ce métier …).
    Pour qu'une telle librairie existe vraiment aujourd'hui, il faudrait donc que le libraire se sente totalement indépendant de toute pression commerciale, financière ou autre.
    Finalement, je ne sais pas si ce roman est un chef d'œuvre, mais pour le coup, il a l'avantage de proposer une réflexion originale sur ce qui fonde une librairie, et les goûts littéraires de chacun.
    Enfin, pour répondre à certaines critiques que j'ai lu sur Internet, il ne me semble pas que vouloir sélectionner de “bons romans” empêchera des gens de milieux modestes d'accéder à cette littérature. Pour moi, le Petit Prince est un bon roman, tout comme Proust. La notion de bon roman est trop subjective pour qu'une librairie idéale puisse exister, cependant, pourquoi ne pas essayer de tendre vers cet idéal ? :)
    Ce n'est pas le lieu ici pour suivre toutes les pistes ouvertes par ce roman, ce qui prouve bien que ce n'est pas un “mauvais” roman, puisque pour moi la littérature doit davantage interroger que donner des réponses …

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/01/23/lavis-de-butterfly-au..
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par letitbe, le 15 mars 2012

    letitbe
    Un homme découvert errant dans une forêt de montagne, une femme victime d'un étrange accident de la route, un promeneur breton se sentant menacé par la présence d'étranges individus. A priori, rien de commun entre ces trois personnes. Et pourtant si, elles font partie avec cinq autres, écrivains comme elles, d'un comité de lecture. Elles ont été sélectionnées par deux libraires dont l'objectif est de ne vendre que le meilleur de la littérature dans un lieu dédié. Ce sera une librairie portant un nom approprié : "Au bon roman". Si au début, le lieu a ses fidèles, il suscite,par la suite, polémiques, attaques médiatiques, diffamatoires et agressions diverses. Chagrinés, effrayés, mais déterminés à découvrir la vérité, les initiateurs du projet décident de s'en remettre à la justice. Et c'est le commissaire Heffner, fin lettré, qui va tenter de démeler les fils de cette sombre histoire.
    Je peux d'ores et déjà affirmer que ce roman ne fera pas partie de ma liste d'ouvrages de référence. Certes, l'idée de base est séduisante, les personnages sont bien campés et le roman se lit sans difficultés, mais il y a quelques lourdeurs, un discours louable mais plombé par excès de démonstration.
    Et puis cette idée, à priori charmante, me gène. Qui peut se targuer d'être l'arbitre du "bon goût" littéraire? le lecteur ne doit-il connaître quelques "déconvenues" pour mieux apprécier certains livres et "séparer le bon grain de l'ivraie"?
    De plus, certains ouvrages évoqués et portés au pinacle, que j'avais lus, ne m'avaient pas convaincue.
    Ceci-dit, la peinture du microcosme médiatico-littéraire est fort instructive et peut nous amener à désacraliser la critique littéraire. Car au final, qui a le dernier mot une fois le livre achevé si ce n'est le lecteur?
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    Yvan a été libraire, à Strasbourg, Vichy, Marseille et ailleurs. On le retouve dans une maison de la presse à Méribel, où ce dernier a essayé de privilégier des romans de qualité qu'il aime au détriment des nouveautés. En vain. Son patron le met à l'amende et l'oblige à revoir ses positions et à vendre du tout venant... Jusqu'au jour où Francesca, bonne cliente bourgeoise et argentée, vient lui proposer d'ouvrir une librairie où on ne vendrait que des bons romans. Notre libraire saute sur l'occasion de cet emploi rêvé !
    La librairie s'ouvrira à Paris et un cercle de 8 grands lecteurs, écrivains tenus anonymes, est créé afin d'assurer la sélection des titres.
    Le succès est immédiat mais dérange... Une riposte s'organise contre la librairie et des lecteurs anonymes sont agressés. Comment ont-ils pu être identifiés ? Qui sont derrière ces attaques ?
    L'enquête est confié à un policier, client de la librairie "Au bon roman", de façon officieuse.
    Un thème très accrocheur pour une libraire qui rêve d'ouvrir sa propre librairie !
    L'entrée en matière est quelque peu déstabilisante : il vous faudra plusieurs chapitres pour comprendre de quoi retourne l'intrigue. La première partie se concentre sur les accidents qui touchent nos lecteurs anonymes et vous demanderez ce qu'ils viennent faire dans cette galère !
    Le lecteur est enfin happé lorsque l'enquête par le policier commence. En effet, les 2 protagonistes, Yvan et Francesca, vont raconter l'aventure de la librairie et ses déboires, à ce fameux policier et leur récit servira enfin d'explication au lecteur et le sera jusqu'à la fin du roman ou presque. Mais on a du mal à imaginer comment ce dernier trouve le temps d'écouter cette hsitoire abracadabrante avec une tonne de détails fournis expressément pour le lecteur... Tout ça n'est pas très réaliste !
    Forcément vous y trouverez de nombreuses références littéraires et pas des plus connus : à vos notes pour vos piles à lire !
    On y découvrira un peu le fonctionnement d'une librairie : les offices et réassorts sont cités et expliqués en qqs mots aux néophytes. Mais pas sûr que ça suffise pour comprendre réellement les enjeux et les complexités du métier.
    On peut y voir aussi des clins d'oeil au monde littéraire contemporain. Par exemple, on y parle d'un directeur de 160 librairies appelées LA VLAM... (ne pourrait-on y voir la FNAC ?!).
    Je vous laisse le soin de trouver les autres !
    Le roman est bien sûr aussi un prétexte pour critiquer le monde de l'édition, sa course à la nouveauté, ses prix truqués et la recherche de profits avant tout.
    Très emballée par l'idée de ce projet utopique, j'ai pourtant été déçue.
    La construction du roman, qui devait renforcer le suspense m'a carrément empêché de rentrer dans l'histoire de suite et la fin qu'on attendait surprenante est carrément quelconque et ne donne pas toutes les clés... L'intrigue policière tourne court et on y trouve beaucoup de longueurs.
    Une histoire d'amour se greffe à notre intrigue mais ne prend pas vraiment.
    Le thème de la librairie parfaite en intriguera plus d'un mais finalement on risque de rester sur sa faim.

    Mon regard de libraire a peut-être biaisé ma lecture. La réflexion sur la commercialisation des livres est intéressante mais démontre que la librairie idéale n'existe pas. Rien ne définit clairement un bon roman d'un mauvais et le choix de chacun est subjectif. Tous les gouts sont dans la nature... et heureusement !
    Mais faut-il (et peut-t'on) avoir uniquement des chefs d'oeuvre dans sa librairie et écarter les romans plus "faciles", au risque de supprimer l'accès aux livres et à la lecture à des lecteurs moins exigeants et plus occasionnels ? La question se pose... que le roman n'approfondit pas assez.
    Chaque librairie est le reflet de ses libraires (et/ou parfois de leurs patrons...).
    A chacun de choisir celle qui lui ressemble le plus !
    "Nous voulons des livres nécessaires, des livres qu'on puisse lire le lendemain d'un enterrement, quand on n'a plus de larmes tant on a pleuré, qu'on ne tient plus debout, calciné que l'on est par la souffrance;" "Nous voulons des livres écrits pour nous qui doutons de tout, qui pleurons pour un rien, qui sursautons au moindre bruit derrière nous." " Nous voulons des livres splendides qui nous plongent dans la splendeur du réel et qui nous y tiennent;" "Nous voulons des romans bons."

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-34327740.html
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    • Livres 5.00/5
    Par AnisLitterama, le 23 janvier 2011

    AnisLitterama
    Qui n'a pas rêvé un jour d'entrer dans une librairie où ne seraient vendus que des chefs- d'œuvre ? Où aucun produit d'appel n'encombrerait les tables ou les présentoirs ? Ce pari c'est celui que vont faire Ivan, libraire et Francesca, amoureuse des livres et grande bourgeoise parisienne :
    « Ceux que nous verrons Au bon roman, ce sont les gens qui n'achètent jamais un livre parce qu'il vient de sortir, sauf à adorer son auteur, mais pour d'autres raisons, sans rapport avec sa date de parution, à laquelle ils sont indifférents , explique Ivan. Nous n'avons que faire des livres insignifiants, des livres creux, des livres faits pour plaire. Nous voulons des livres écrits pour nous qui doutons de tout, qui pleurons pour un rien, qui sursautons au moindre bruit derrière nous.»
    Francesca fournit les fonds financiers et les voilà lancés dans l'aventure.
    Mais comment peut fonctionner et survivre financièrement une librairie spécialisée dans les chefs-d'œuvre ? Et d'abord comment reconnaître un vrai chef-d'œuvre ? A quels critères répond-il ? La subjectivité des goûts en matière d'art et de littéraire ne condamne-t-elle pas cette aventure à l'échec ? D'ailleurs, n'est-ce pas avant tout une démarche élitiste, qui réserverait aux seuls amateurs éclairés l'accès à ce type de littérature ? Un ouvrier peut-il lire cette littérature, de la même façon qu'un étudiant ou un professeur qui possèdent tous deux la culture pour décrypter les œuvres et les rendre accessibles ? Beaucoup de questions se posent et agitent le milieu de l'édition, de la librairie et de la presse.
    Mais voilà, le succès est au rendez-vous et la librairie ne désemplit pas. C'est alors que vont avoir lieu les premières manœuvres d'intimidation : menaces, tentatives de meurtre, lobbying de certaines maisons d'édition, articles polémiques dans la presse, rumeurs …
    La librairie, face à de puissants intérêts financiers, va-t-elle pour voir résister ?

    Je ne sais pas si le roman de Laurence Cossé est un chef-d'œuvre, mais incontestablement c'est un très bon livre avec lequel on passe d'agréables heures de lecture. Je me suis régalée. La narration est très bien menée, à la manière d'une enquête, et les questions posées sont tout à fait intéressantes dans le contexte actuel où on prédit de plus en plus la disparition du livre papier en faveur du livre numérisé. Peut-on défier les lois du marché, alors que de plus en plus de librairies indépendantes peines à survivre ? On trouve dans ce livre aussi quelques réponses : comment fédérer une mouvance de lecteurs autour de valeurs fortes, sans négliger la modernité et la vente par Internet, comment impulser un esprit à une démarche qui pourrait n'être que commerciale. En tout cas, j'aimerais bien pousser un jour la porte d'une telle librairie !
    Un challenge a été créé par Pralines à partir des livres cités :
    Challenge Au bon roman


    Lien : http://www.litterama.fr/article-laurence-cosse---au-bon-roman-589540..
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    • Livres 2.00/5
    Par litolff, le 26 juin 2011

    litolff
    J'ai commencé ce roman emballée par l'idée : forcément, étant une lectrice passionnée par la lecture ET par les livres, j'essaie d'éliminer les mauvais livres de ma bibliothèque, de racheter ceux qui m'ont beaucoup plu, bref, de constituer MA bibliothèque idéale… ce roman semble fait pour les amateurs de BABELIO !!!
    Alors l'idée de départ de constituer une librairie idéale, si elle est passionnante, est cependant parasitée par plusieurs autres histoires, une histoire d'amour un peu tirée par les cheveux, une histoire policière qui découle de la librairie, mais bon, on n'y croit pas vraiment… et surtout il y a des longueurs ! Toutes ces histoires sont bien sur un prétexte pour un règlement de compte virulent avec les maisons d'édition et les électeurs de prix mais fallait-il pour autant tourner autour du pot de la sorte et se répandre en récriminations sur le milieu de l'édition pendant 400 pages dont on pourrait aisément supprimer la moitié pour que l'histoire reste passionnante… ?
    Si j'ai bien aimé l'idée de la librairie idéale, ce roman n'en ferait néanmoins pas partie : si je comprends et partage l'utopie de l'auteure, j'ai trouvé le traitement du sujet assez lourd…
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Citations et extraits

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  • Par liliba, le 16 août 2011

    Depuis qu'existe la littérature, la souffrance, la joie, l'horreur, la grâce, tout ce qu'il y a de grand en l'homme a produit de grands romans. Ces livres d'exception sont souvent méconnus, ils risquent en permanence d'être oubliés et , aujourd'hui où le nombre des publications est considérable, la puissance du marketing et le cynisme du commerce s'emploient à les rendre indistincts des millions de livres anodins, pour ne pas dire vains.

    Or ces romans magistraux sont bienfaisants. Ils enchantent. Ils aident à vivre. Ils instruisent. Il est devenu nécessaire de les défendre et de les promouvoir sans relâche, car c'est une illusion de penser qu'à eux seuls ils auraient le pouvoir de rayonner. Nous n'avons pas d'autre ambition.

    Nous voulons des livres nécessaires, des livres qu'on puisse lire le lendemain d'un enterrement, quand on n'a plus de larmes tant on a pleuré, qu'on ne tient plus debout, calciné que l'on est par la souffrance : des livres qui soient là comme des proches quand on a rangé la chambre de l'enfant mort, recopié ses notes intimes pour les avoir toujours sur soi, respiré mille fois ses habits dans la penderie, et que l'on n'a plus rien à faire ; des livres pour les nuits où, malgré l'épuisement, on ne peut pas dormir, et où l'on voudrait simplement s'arracher à des visions obsessionnelles ; des livres qui fassent le poids et qu'on ne lâche pas quand on n'en finit pas d'entendre le policier dire doucement : Vous ne reverrez pas votre fille vivante ; quand on n'en peut plus de se voir chercher le petit Jean follement dans toute la maison, puis follement dans le jardin, quand quinze fois par nuits on le découvre dans le petit bassin, à plat ventre dans trente centimètres d'eau ; des livres qu'on peut apporter à cette amie dont le fils s'est pendu, dans sa chambre, il y a deux mois qui semblent une heure ; à ce frère que la maladie rend méconnaissable.

    Nous n'avons que faire des livres insignifiants, des livres creux, des livres faits pour plaire.

    Nous ne voulons pas de ces livres bâclés, écrits à la va-vite, allez, finissez-moi ça pour juillet, en septembre je vous le lance comme il faut et on en vend cent mille, c'est plié.

    Nous voulons des livres écrits pour nous qui doutons de tout, qui pleurons pour un rien, qui sursautons au moindre bruit derrière nous.

    Nous voulons des livres qui aient coûté beaucoup à leur auteur, des livres où se soient déposés ses années de travail, son mal au dos, ses pannes, son affolement quelquefois à l'idée de se perdre, son découragement, son courage, son angoisse, son opiniâtreté, le risque qu'il a pris de rater.

    Nous voulons des livres splendides qui nous plongent dans la splendeur du réel et qui nous y tiennent ; des livres qui nous prouvent que l'amour est à l'oeuvre dans le monde à côté du mal, tout contre, parfois indistinctement, et le sera toujours comme toujours la souffrance déchirera les coeurs. Nous voulons des romans bons.

    Nous voulons des livres qui n'éludent rien du tragique humain, rien des merveilles quotidiennes, des livres qui nous fassent revenir l'air dans les poumons.

    Et quand il n'y en aurait qu'un par décennie, quand il ne paraîtrait qu'un Vies minuscules tous les dix ans, cela nous suffirait. Nous ne voulons rien d'autre.
    > lire la suite
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  • Par liliba, le 16 août 2011

    Mon grand-père m'a laissé bien davantage, la passion de la littérature, et quelque chose de plus, de fondamental, la conviction que la littérature est importante. Il en parlait souvent. La littérature est source de plaisir, disait-il, c'est une des rares joies inépuisables, mais pas seulement. Il ne faut pas la dissocier de la réalité. Tout y est. C'est pourquoi je n'emploie jamais le mot fiction. Toutes les subtilités de la vie sont la matière des livres. Il insistait : Tu notes bien que je parle du roman ? Il n'y a pas que les situations d'exception, dans les romans, les choix de vie ou de mort, les grandes épreuves, il y a aussi les difficultés ordinaires, les tentations, les déceptions banales ; et en réponse, toutes les attitudes humaines, tous les comportements, des plus beaux aux plus misérables. Lisant cela, on se demande : Et moi, qu'est-ce que j'aurais fait ? Il faut se demander. Ecoute-moi bien : c'est une façon d'apprendre à vivre. Des adultes vont te dire que non, que la littérature n'est pas la vie, que les romans n'enseignent rien. Ils auront tort. La littérature informe, elle instruit, elle entraîne.
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  • Par line70, le 19 mars 2011

    La littérature est source de plaisir, disait-il, c'est une des rares joies inépuisables mais pas seulement. Il ne faut pas la dissocier de la réalité. Tout y est. C'est pourquoi je n'emploie jamais le mot fiction. Toutes les subtilités de la vie sont la matière des livres. Il insistait : tu notes bien que je parle du roman ? Il n'y a pas que les situations d'exception, dans les romans, les choix de vie ou de mort, les grandes épreuves, il y a aussi les difficultés ordinaires, les tentations, les déceptions banales ; et en réponse, toutes les attitudes humaines, tous les comportements, des plus beaux aux plus misérables. Lisant cela, on se demande : Et moi, qu'est ce que j'aurais fait ? Il faut se le demander. Écoute-moi bien : c'est une façon d'apprendre à vivre. Des adultes vont te dire que non, que la littérature n'est pas la vie, que les romans n'enseignent rien. Ils auront tort. La littérature informe, elle instruit, elle entraîne.
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  • Par MademoiselleE, le 18 janvier 2012

    La littérature est source de plaisir, disait-il, c'est une des rares joies inépuisables mais pas seulement. Il ne faut pas la dissocier de la réalité. Tout y est, c'est pourquoi je n'emploie jamais le mot fiction. Toutes les subtilités de la vie sont matière des livres. Il n'y a pas que les solutions d'exception, dans les romans, les choix de la vie ou de mort, les grandes éprouves, il y a aussi les difficultés ordinaires, les tentations, les déceptions banals; et en réponse toutes les attitudes humaines, tous le comportements, de plus beaux aux plus misérables. Lisant cela, on se demande: et moi qu'est-ce que j'aurais fait? Il faut se le demander. Écoute-moi bien: c'est une façon d'apprendre à vivre. Des adultes vont te dire que non, que la littérature n'est pas la vie, que les romans n'enseignent rien. Ils auront tort. La littérature informe, elle instruit, elle entraîne.
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  • Par genieblanc, le 13 juin 2010

    Nous voulons des livres splendides qui nous plongent dans la splendeur du réel et qui nous y tiennent; des livres qui nous prouvent que l'amour est à l'oeuvre dans le monde à côté du mal, tout contre, parfois indistinctement, et le sera toujours comme toujours la souffrance déchirera les coeurs. Nous voulons des romans bons.
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Laurence Cossé - Les amandes amères .
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