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ISBN : 202032041X
Éditeur : Editions du Seuil (1997)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 371 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Entre autres sujets de raillerie où je me suis plu à vautrer mon ignominie congénitale au fil de ces pages, le cancer, les cancéreux, les cancérologues et les gaietés de l'escadron métastatiques venaient bien sûr en bonne position. Sans doute parce que la mort est quelq... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par fioma, le 16 juillet 2013

    fioma
    Desproges doit être le synonyme de grandiose.
    Enfant il me contait ses chroniques du "petit rapporteur" et me berçait au son de La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède.
    Adulte je découvre ses écrits et je prends toute l'ampleur de son humour caustique, de son cynisme mais aussi de sa sensibilité.
    Chroniques de la haine ordinaire est un cocktail d'émotions enivrant mettant à mal notre quotidien et nos travers.
    Et à chaque fois que je termine un livre de Pierre c'est la nostalgie qui m'étreint.
    Quel regard porterait il sur notre société actuelle?? de combien de "Chroniques de la haine ordinaire" tu nous aurais régalés??
    Bref excellent, génial demain je cours acheter le "Manuel du savoir-vivre des rustres et des malpolis".
    Etonnant non ?
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    • Livres 4.00/5
    Par fredho, le 20 octobre 2013

    fredho
    Quel bon moment que je viens de passer avec vous M. Desproges !
    Votre humour noir voire cynique dissimule une sensibilité que je ne soupçonnais pas et qui renforce mon admiration à votre égard.
    Ce paradoxe de méchanceté et de sensibilité nous déstabilise mais vous rend encore plus mystérieux et fascinant.
    Oui M. Desproges comme vous le précisez dans la chronique « Non compris » vous ne faites pas partie de cette planète, vous êtes un E.T., vous êtes unique et personne jusqu'à nos jours ne vous a remplacé et atteint votre humour des plus singulier.
    VOUS OSEZ, avec une audace pertinente, dénoncer la bêtise avec « une haine ordinaire » soit !mais j'avoue que plus vous êtes méchant et plus c'est jouissif... et j'accepte toute forme d'humour pourvu que ce soit drôle, et vous l'êtes !!!
    Comme vous manquez à la France M. Pierre Desproges, et que de choses auriez-vous à dénoncer sur notre société actuelle, que d'événements auriez-vous à vous moquer, que de bourdes de nos politiques auriez-vous à rire et que de coup de gueule pourriez-vous pousser !
    Malheureusement si rire de tout est une époque bien révolue, vous M. Desproges auriez certainement revendiqué le droit de rire de tout même si ce n'est pas avec tout le monde
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    • Livres 4.00/5
    Par Hugo, le 10 novembre 2013

    Hugo
    Affalé sur le canapé depuis toute la journée, bah ouais aujourd’hui c’est un « Dimanche de pure branlouille » : une main dans le calbute à me trifouiller le colosse en pensant aux cochonnes de Babelio… huummmmmm….
    Nous voilà donc déjà en début de soirée, après une sieste bien méritée, la nuit est tombée depuis une bonne demi-heure, je me décide enfin à rédiger mon avis sur le livre… Mais c’était sans compter sur une Choupette amoureuse qui me tourne autour dégoulinante de désir :
    Choupette : J’avais besoin de contact avec ton corps de dingue…
    Moi : P’tain t’es relou, j’essaie d’écrire mon truc là…
    Choupette : bah je vais tailler une bavette avec le colosse…
    Choupette est d’humeur bavarde voyez vous...
    Moi : euh non, pas avec ton gros bide… trop dégueulasse… tu n’es plus une salope maintenant faut t’y faire bordel, allé casse toi tu me dégoutes… espèce de maman…
    Elle est partie en chialant les mains sur son gros bide tout poilu…
    Non mais alors c’est qui le mec….
    Choupette : Qu’est ce tu dis ?
    Moi : Ah non rien j’imaginais ce que ça pouvait faire d’être l’homme du couple…Je me suis un peu emballé…
    Choupette : Tu veux toucher ta fille, elle gigote…
    Elle s’appellera GWENN…
    Donc voilà, après ce câlin improvisé , je me décidais à reprendre ma prose… Mais c’était sans compter sur ma deuxième chatte préférée qui se ramène pour que je lui caresse le poil, en plus j’adore lui faire des bibis…
    Choupipie d’amour : Ron ron ron ron ron ron ron …….
    elle ronronne ronronne, et se met à tricoter sur ma main à la recherche du souvenir des mamelles de sa maman…une belle minette folle de son papa…
    « On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui… » (DesproGes (avec G connard)
    C’est quand même sacrément de la balle de se marrer, de rire à gorge déployée… Mais c’est comme tout : très subjectif…
    Moi j’aime beaucoup le cynisme, l’humour noir, corrosif, celui qui fait grincer des dents, donc autant vous dire que j’adore « DesproGes (avec un G connard) »…
    Cet humoriste n’était pas de ma génération, chiotte, heureusement qu’il a écrit des bouquins… de toute façon c’est toujours la même merde sur terre, et ça c’est plutôt navrant alors autant en rire…
    « DesproGes (avec un G connard) » comme « Coluche » à son époque étaient de véritables génies, à lire et à relire…
    Bisous les copains
    PS : Pour mes fans, j’ai trouvé un petit site sympathique, ils ont besoin de votre d’aide, n’hésitez pas à faire un petit don : http://www.actioncontrelafaim.org/fr/content/destructions-morts-et-desolation-aux-philippines-acf-intervient-en-urgence
    Ça prend 2 minutes…
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    • Livres 5.00/5
    Par raynald66, le 14 septembre 2014

    raynald66
    J'avais déjà vu et aimé des spectacles de Desproges en DVD. J'ai bien rit en lisant son livre. Quel humour ! A consommer sans modération !!!
    Extrait :
    Août est vulgaire. Transparents et mous, les méduses et les banlieusards échoués s'y racornissent sur le sable dans un brouhaha glapissant de congés payés agglutinés. Août pue la frite et l'aisselle grasses.
    En août, le pauvre en caleçon laid, mains sur les hanches face à la mer, l'oeil vide et désemparé, n'ose pas penser qu'il s'emmerde. de peur que l'omniprésence de sa femelle indélébile, de sa bouée-canard grotesque et de son chien approximatif ne lui fasse douter de l'opportunité posthume du Front populaire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Bdalex, le 21 mai 2013

    Bdalex
    Un bonheur absolu, une jubilation de chaque page.
    Qui n'a pas lu (je devrais dire tenter de lire car pour ma part je pleurai de rire, ce qui rend toute lecture aléatoire) la chronique sur le petit fil rouge des portions de fromage fondu ne sait pas ce qu'est l'absurde porté au rang d'art majeur.
    Qu'il est bon de pouvoir détester certaines choses de notre vie courante en toute décontraction.
    Je pense à Desproges et je me demande en souriant ce qu'il aurait dit des iphones, ipad et autres gadgets électronique, d'internet et de nos addictions maladives. Mais surtout, j'espère (à propos d'un mort vous avouerez que c'est une perversion) qu'il nous aurait empêcher de tomber les yeux fermés dans le politiquement correct et le conformisme.
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Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 07 septembre 2011
    C'est un magnifique voyage dans l'humour inimitable de Pierre Desproges qui n'a jamais eu de successeur.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeFigaro , le 05 septembre 2011
    Ce petit livre permet [...] de voir à quel point ses textes sont très écrits, ciselés, pertinents. Il permet aussi de voir que derrière cet humour noir, cinglant, il y avait aussi beaucoup d'humanité.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Iboo, le 06 novembre 2014

    Au voleur
    6 mars 1986
    ......Je ne parle pas tant des voleurs professionnels, braqueurs de banque, perceurs de coffres, garagistes, épiciers, etc... qui, certes, s'emparent malhonnêtement du bien d'autrui, mais qui le font avec une conscience professionnelle sur laquelle bien des jeunes gens honnêtes seraient bienvenus de prendre exemple.
    Non, je veux parler des voleurs amateurs qui volent n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment, au petit bonheur des portes ouvertes, et qui repartent sans dire merci, en laissant les traces obscènes de leurs pieds boueux sur les draps brodés de grand-mère qu'ils ont jetés à terre pour y chercher l'improbable magot qui sommeille à la banque.
    Rappelle-toi, résidu de gouape, reliquat freluquet de sous-truanderie, rappelle-toi cette nuit de printemps où tu es venu polluer ma maison de ton inopportune et minable équipée. Tristement encagoulé de gris, tu viens dans ma maison, la sueur froide sous le bas noir et la pétoire sous le bras. Infoutu de discerner un vase de Sèvres d'un cadeau Bonux, tu voles au ras des moquettes un vieux sac à main où l'enfant rangeait les billets de Monopoly et ses dents de lait pour la petite souris. Triste rat, tu voles bien bas.
    La maison dort, sauf le vieux cocker tordu d'arthrite et à moitié aveugle qui rêvasse au salon sur son pouf. Il se lève doucement pour aller te lécher un peu, avec cette obstinée dévotion pour nous qui n'appartient qu'aux chiens. Alors toi, pauvre con, tu lui vides en plein gueule la moitié de ton chargeur de 11.43.
    Et puis tu files éperdument, veule et cupide gangstérillon de gouttière, la trouille au ventre et chiant sous toi, piaillant aux étoiles les salacités vulgaires attrapées au ruisseau. La nuit résonne encore à mes oreilles du cliquetis métallique de ton sac de toile plein de vaisselle. Et moi je reste là, immobile, à te regarder filer. Parce que j'ai peur aussi. J'avoue. Je renâcle à risquer ma vie pour Arcopal et Duralex. Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer ; je ne vais quand même pas partir sans lui.
    Où es-tu aujourd'hui, grêle terreur des chiens mourants ? Sans doute, courageusement abrité derrière ta quincaillerie militaire, es-tu en train de guetter une petite vieille au coin de sa chambre de bonne, pour lui casser la gueule avant de lui prendre sa carte orange et le cadre en inox avec la photo de ses enfants qui ne viennent plus la voir ?
    Je ne te souhaite pas forcément la prison, c'est l'engrais où les âmes pustuleuses et les contaminées s'épanouissent en incurables bubons. Je ne te souhaite pas non plus quelque mort légale qui ferait de toi, infime et dérisoire épouvantail de terrain vague oublié, un héros de chevalerie zonarde pour progressistes illuminés, ou pire encore, une raison de se réjouir pour les nostalgiques des ordres noirs.
    En réalité, je ne te souhaite ni ne te veux rien.
    Je tiens seulement à ce que tu saches, Al Capone de poubelle, Mandrin de mes couilles à condition qu'on me les coupe, je veux seulement que tu saches que toute la famille se joint à moi pour te prier d'agréer l'expression de mon plus profond mépris.
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  • Par Jcequejelis, le 07 octobre 2011

    Depuis pas loin d'un siècle qu'une baderne autrichienne obsédée s'est mise en tête qu'œdipe voulait sauter sa mère, la psychanalyse a connu sous nos climats le même engouement que les bains de mer ou le pari mutuel urbain.

    On a beau savoir pertinemment que la méthode d'investigation psychomerdique élucubrée par le pauvre Sigmund n'est pas plus une science exacte que la méthode du professeur Comédon pour perdre trente kilos par semaine tout en mangeant du cassoulet, ça ne fait rien, la psychanalyse, c'est comme la gauche ou la jupe à mi-cuisse, c'est ce qui se fait maintenant chez les gens de goût.

    Ce scepticisme à l'égard de la psychanalyse, mais aussi de la psychologie et de la psychiatrie qui s'y réfèrent de plus en plus, me vient, selon mes docteurs, des données de base primaires d'un caractère brutal et non émotif qui me pousse à manger le pilon du poulet avec les doigts ou à chanter l'ouverture de Tannhâuser dans les moments orgasmiques.

    Voici une histoire vécue, où le prestige des psy en prend plein le subconscient. Ma copine Betty Sartou, mère de famille à ses moments pas perdus pour tout le monde, a connu le malheur d'accoucher d'une espèce de surdoué qui s'appelle Grégoire, comme les moins cons des papes, mais c'est une coïncidence. A cinq ans et demi, ce monstre donnait des signes alarmants d'anormalité. Notamment, il préférait Haendel à Chantal Goya, il émettait des réserves sur la politique extérieure du Guatemala et, surtout, il savait lire malgré les techniques de pointe en vigueur à l'Éducation nationale.

    Devant ce désastre, la maman et la maîtresse d'école estimèrent d'un commun accord que Grégoire était un mauvais exemple pour ses collègues de la maternelle, et qu'il serait bienséant de le jeter prématurément dans le cours préparatoire. Oui, mais à condition, dit l'Education nationale, que Grégoire subisse de la part d'un psychologue, par nous choisi, les tests en vigueur en pareille occasion. Au jour dit, mon amie Betty et son super minus se présentent au cabinet du psy, en l'occurrence une jeunesse binoclée de type ” Touche pas à mon diplôme “. On prie la maman de rester dans la salle d'attente. Vingt-cinq minutes plus tard, la psychologue dont le front bouillonnant se barre d'un pli soucieux libère le gamin et accueille la mère.

    - Votre fils Grégoire peut sauter une classe. Il en a la maturité. Il a parfaitement réussi les tests de latéralisation (en gros, cela signifie que si on lui présente une cuillère, il aura tendance à l'attraper plutôt avec sa main droite qu'avec son pied gauche). Malheureusement, je ne vous cacherai pas qu'il semble souffrir de troubles affectifs probablement dus à… un mauvais climat familial. Voyez le dessin qu'il vient de réaliser. Je lui avais demandé de dessiner papa et maman. C'est assez clair, non ?

    L'enfant avait dessiné un père gigantesque, dont la silhouette occupait toute la hauteur de la page, alors que la mère lui arrivait à peine au plexus.

    - Pour moi, c'est clair, soupira la psy. Cet enfant marque une tendance à la sublimation de l'image du père, tendance subconsciemment contrecarrée par une minimisation anormale de l'image et donc du rôle de la mère dans le contexte familial. Je ne vois malheureusement pas d'autre explication.

    - Moi, j'en vois une, dit Betty. Mon mari mesure un mètre quatre-vingt-treize et moi un mètre quarante-sept.

    [Points Virgule n° V50 - p. 85]
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  • Par carre, le 01 mars 2012

    Nous irons au Mexique pour voir trembler la terre quand les fêlés du ballon s'éjaculent des vestiaires.
    Nous irons à Rio compter les enfants pauvres avant d'aller danser en bermuda résille.
    Nous irons à Jérusalem comme à Berlin nous lamenter au pied du mur.
    Nous irons au fond du désert compter les bouts d'hélicoptère oubliés cet hiver sous la poussière automobile.
    Nous irons au fond des Carpates pour frissonner au loup-garou et voir s'enfiler les blattes dans le cimetière aux hiboux.
    Nous irons à Tananarive, pour voir si ta nana revient.
    Nous irons à Pekin pour bouffer chez Maxim's et pour voir si la Chine commence à s'habiller Cardin.
    Nous irons au bout du monde ...
    Nous n'irons plus au Liban, les cèdres sont coupé, les enfants que voilà ne savent plus chanter.

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  • Par Hindy, le 01 janvier 2011

    "Qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassés d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père Lachaise…
    Cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de dire « Bonjour à tous», j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire."

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  • Par jovidalens, le 04 décembre 2011

    Le type qui a inventé l'espèce de fil rouge autour des portions de crème de gruyère, on peut pas le tuer, quand même.
    (...)
    Peut être qu'il est dingue, ce type. Peut être qu'il est dingue de père en fils. Si ça se trouve, c'est une forme d'aliénation mentale plus ou moins héréditaire. Peut être que son père, c'est le type qui a inventé l'espèce de papier collant autour des petits-suisses ? Peut être que sa mère, c'est la pétasse qui a inventé le chocolat dur qui tient pas autour des esquimaux ? Peut être que son grand-père, c'est le fumier qui a inventé la clef qui casse le bout des petites languettes des couvercles de sardines, en complicité avec le pourri qui met de l'huile jusqu'à ras bord des boîtes ?
    Peut être que sa grand-mère, c'est la salope qui a inventé le suffrage universel ?
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Sagan ne connaît pas encore Desproges. En quelques minutes, et sans se départir d'une élégance polie, elle va apprendre à le (connaître).








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