ISBN : 202032041X
Éditeur : Editions du Seuil (1997)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 135 notes) Ajouter à mes livres
Entre autres sujets de raillerie où je me suis plu à vautrer mon ignominie congénitale au fil de ces pages, le cancer, les cancéreux, les cancérologues et les gaietés de l'escadron métastatiques venaient bien sûr en bonne position. Sans doute parce que la mort est quelq... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 09 février 2012

    carre
    Desproges était un très grand, il n'y a qu'a relire ces chroniques pour se rendre compte de l'immense talent du bonhomme. Méchant, drôle, cruel, érudit, Desproges écrivait sur tous les sujets : scabreux, tabou,dans l'air du temps etc. Mais derrière les vacheries, c'est surtout un homme profondément attachant qui apparaissait. Les meilleurs partent toujours trop tôt. Et l'on se dit qu'un type avec une telle liberté de ton, on n'est pas près d'en revoir.
    Desproges, Coluche revenez, les nouveaux sont tous fait dans le même moule.
    Respect éternel.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 15 décembre 2011

    lecassin
    Pierre Desproges a le courage de la haine ordinaire ; et il n'exclut personne... L'individuel et le collectif y sont tour à tour sur la selette de sa prose si particulière. On rit, parfois jaune, mais on rit.
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Xavidof, le 23 mai 2012

    Xavidof
    Du tout bon Desproges, cultivé, rigolo.
    je suis fan, mon avis est un parti pris. Ça me fait toujours autant rire
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par tessgeffroy, le 31 mars 2012

    tessgeffroy
    avec ce livre c'est parfois je suis pliée de rires, et d'autres moins. c'est un humour très spécial ! on aime ou on déteste.....
    dans l'ensemble il me plaît beaucoup !
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 19 décembre 2010

    Hindy
    Quand on relis Desproges on se rend compte à quel point il n'y as plus d'humoriste en France.
    Erudit, grinçant, drôle, cruel et jouissif !
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 07 septembre 2011
    C'est un magnifique voyage dans l'humour inimitable de Pierre Desproges qui n'a jamais eu de successeur.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeFigaro , le 05 septembre 2011
    Ce petit livre permet [...] de voir à quel point ses textes sont très écrits, ciselés, pertinents. Il permet aussi de voir que derrière cet humour noir, cinglant, il y avait aussi beaucoup d'humanité.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par cequejelis, le 07 octobre 2011

    Depuis pas loin d'un siècle qu'une baderne autrichienne obsédée s'est mise en tête qu'œdipe voulait sauter sa mère, la psychanalyse a connu sous nos climats le même engouement que les bains de mer ou le pari mutuel urbain.

    On a beau savoir pertinemment que la méthode d'investigation psychomerdique élucubrée par le pauvre Sigmund n'est pas plus une science exacte que la méthode du professeur Comédon pour perdre trente kilos par semaine tout en mangeant du cassoulet, ça ne fait rien, la psychanalyse, c'est comme la gauche ou la jupe à mi-cuisse, c'est ce qui se fait maintenant chez les gens de goût.

    Ce scepticisme à l'égard de la psychanalyse, mais aussi de la psychologie et de la psychiatrie qui s'y réfèrent de plus en plus, me vient, selon mes docteurs, des données de base primaires d'un caractère brutal et non émotif qui me pousse à manger le pilon du poulet avec les doigts ou à chanter l'ouverture de Tannhâuser dans les moments orgasmiques.

    Voici une histoire vécue, où le prestige des psy en prend plein le subconscient. Ma copine Betty Sartou, mère de famille à ses moments pas perdus pour tout le monde, a connu le malheur d'accoucher d'une espèce de surdoué qui s'appelle Grégoire, comme les moins cons des papes, mais c'est une coïncidence. A cinq ans et demi, ce monstre donnait des signes alarmants d'anormalité. Notamment, il préférait Haendel à Chantal Goya, il émettait des réserves sur la politique extérieure du Guatemala et, surtout, il savait lire malgré les techniques de pointe en vigueur à l'Éducation nationale.

    Devant ce désastre, la maman et la maîtresse d'école estimèrent d'un commun accord que Grégoire était un mauvais exemple pour ses collègues de la maternelle, et qu'il serait bienséant de le jeter prématurément dans le cours préparatoire. Oui, mais à condition, dit l'Education nationale, que Grégoire subisse de la part d'un psychologue, par nous choisi, les tests en vigueur en pareille occasion. Au jour dit, mon amie Betty et son super minus se présentent au cabinet du psy, en l'occurrence une jeunesse binoclée de type ” Touche pas à mon diplôme “. On prie la maman de rester dans la salle d'attente. Vingt-cinq minutes plus tard, la psychologue dont le front bouillonnant se barre d'un pli soucieux libère le gamin et accueille la mère.

    - Votre fils Grégoire peut sauter une classe. Il en a la maturité. Il a parfaitement réussi les tests de latéralisation (en gros, cela signifie que si on lui présente une cuillère, il aura tendance à l'attraper plutôt avec sa main droite qu'avec son pied gauche). Malheureusement, je ne vous cacherai pas qu'il semble souffrir de troubles affectifs probablement dus à… un mauvais climat familial. Voyez le dessin qu'il vient de réaliser. Je lui avais demandé de dessiner papa et maman. C'est assez clair, non ?

    L'enfant avait dessiné un père gigantesque, dont la silhouette occupait toute la hauteur de la page, alors que la mère lui arrivait à peine au plexus.

    - Pour moi, c'est clair, soupira la psy. Cet enfant marque une tendance à la sublimation de l'image du père, tendance subconsciemment contrecarrée par une minimisation anormale de l'image et donc du rôle de la mère dans le contexte familial. Je ne vois malheureusement pas d'autre explication.

    - Moi, j'en vois une, dit Betty. Mon mari mesure un mètre quatre-vingt-treize et moi un mètre quarante-sept.

    Points Virgule n° V50, p. 85
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  • Par carre, le 01 mars 2012

    Nous irons au Mexique pour voir trembler la terre quand les fêlés du ballon s'éjaculent des vestiaires.
    Nous irons à Rio compter les enfants pauvres avant d'aller danser en bermuda résille.
    Nous irons à Jérusalem comme à Berlin nous lamenter au pied du mur.
    Nous irons au fond du désert compter les bouts d'hélicoptère oubliés cet hiver sous la poussière automobile.
    Nous irons au fond des Carpates pour frissonner au loup-garou et voir s'enfiler les blattes dans le cimetière aux hiboux.
    Nous irons à Tananarive, pour voir si ta nana revient.
    Nous irons à Pekin pour bouffer chez Maxim's et pour voir si la Chine commence à s'habiller Cardin.
    Nous irons au bout du monde ...
    Nous n'irons plus au Liban, les cèdres sont coupé, les enfants que voilà ne savent plus chanter.

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  • Par Hindy, le 01 janvier 2011

    "Qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassés d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père Lachaise…
    Cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de dire « Bonjour à tous», j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire."

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  • Par carre, le 26 mars 2012

    Il se dessine de façon tangible, dans votre génération qui monte, mon camarade, une espèce d’ambition glacée d’arriver par le fric et un mépris cynique de tous les idéaux assez peu compatible avec l’idée qu’on se fait de la jeunesse éternelle génératrice de fougues irréfléchies et de colères gratuites.


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  • Par carre, le 10 février 2012

    Cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de dire « Bonjour à tous», j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.
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"Les Juifs" Pierre Desproges En Scène Au Théâtre Grevin 1986








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