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Edika (Illustrateur)
ISBN : 2020336553
Éditeur : Editions du Seuil (1998)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 150 notes)
Résumé :
Recueil de 28 textes, à l'humour décapant, écrits par P. Desproges pour l'hebdomadaire Charlie-Hebdo en 1981.
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
LydiaB04 février 2014
  • Livres 5.00/5
Je préfère prévenir de suite tous les mauvais coucheurs qui sauteraient sur le titre pour me traiter de tous les noms d'oiseaux qu'ils regagnent vite leurs pénates ! Car, lorsqu'on connaît Desproges, on sait déjà que nous sommes dans l'humour, dans la dérision et non dans le racisme ou la xénophobie. "On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde", disait-il, il est vrai qu'en ces temps troublés, cela devient de plus en plus difficile, d'autant plus sur des sujets aussi brûlants et épineux...

Mais qu'on ne s'y trompe pas, Desproges reste fidèle à lui-même : délicieusement provocant. Toutes les nationalités y passent, avec un humour frisant le délire. A chaque page, c'est le sourire assuré. Et les dessins d'Edika ne font qu'amplifier celui-ci.

Sous ces dehors légers, ce livre amène justement à réfléchir : à quoi peuvent bien servir toutes ces bêtises entendues à longueur de journée sur les uns et les autres, sur tel ou tel peuple si ce n'est à vomir un ramassis de conneries dignes du café du commerce et à attirer des guerres ?

Bref, ce petit bouquin marrant est une véritable arme contre les cons de tous poils !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Hugo
Hugo28 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Desproges avait du talent lui au moins... et comme aujourd'hui je déprimais, j'ai décidé de me lire un petit Desproges pour la blague...
Donc
Comme aujourd'hui je déprimais à la terrasse d'un resto branchouille de Vincennes, en compagnie de la plus belle femme qu'il m'ait été donné de mettre dans mon lit, suce-la-bien nommée Choupette, l'unique et la seule, mais comme elle est plutôt bonne, dieu me pardonnera pour mon égoïsme monogame... tous les ans : c'est corvée d'anniversaire, ma belle tient absolument à me trainer ailleurs que dans un macdo pour fêter dignement le jour ou j'ai glissé romantiquement une main dans son froc...
Nous avons fini par faire baisser les stores car le soleil de Vincennes est chaleureux, et le chaleureux n'est pas forcément synonyme de gentillesse, ♫ et ma calvitie s'en souvienne ♫(très très léger mais ça voit quand même quand je baisse la tête, je suis dégouté)
Je vous fais grâce du prix de l'addition, par décence envers mon partie politique proche du peuple, composé essentiellement d'étrangers et d'analphabètes (d'après les autres à ma droite, suivez mon regard). Une petite pensée pour les somaliens qui n'ont pas accès à internet, ni à l'eau d'ailleurs ou si peu que j'ai bu notre bouteille à leur santé, pour finalement aller l'a pisser un peu plus tard, quel gâchis...Que dieu dans sa grande miséricorde les protège...
Donc voilà je déprimais intérieurement mais pas à cause de Choupette, figurez vous que je commence à essuyer quelques mesquineries de la part de certains membres de Babelio.
Ô Rage, Ô désespoir, Ô Shit, j'aspire à l'excellence moi, alors que je ne suis que médiocrité, fervent partisan de la blague populo-socialiste, un talent incertain, bancal, anal, oral, Dieu que c'est bon...imposteur du rire, sous-culturé de la littérature-progressiste, collabo de l'ennui va...bla bla bla...Allons bon ça va oui...
Mes chers détracteurs, l'unanimité est un mirage, ne perdez point votre temps à dénigrer le dénigrable, mon sérieux est la mesure de mon talent et ma culture est à la mesure de mes fantasmes. Je ne mérite pas tous vos reproches, car si vous voulez une critique d'enculé qui puisse vous faire bander, n'hésitez surtout pas à la rédiger en tirant d'avant en arrière... ce n'est pas moi qui irai vous le reprocher, car l'inutilité des mes avis n'a jamais été à prouver :
Mais laissez moi je vous en conjure, m'éclater dans la convivialité, n'entachez point ma nullité par votre supériorité, ô diable votre mépris(ence) et que dieu notre saint père bénisse votre indulgence... Amen
A plus les copains...
PS : le livre est une tuerie, d'un cynisme jouissif, hilarant à souhait, quel génie ce Déssesproges...
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BrunoA
BrunoA25 mai 2013
  • Livres 4.00/5
Le regretté Pierre Desproges nous offre un passage en revue et au vitriol d'une trentaine de nationalités. C'est redoutablement efficace et c'est un véritable régal à lire et à relire !
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zabeth55
zabeth5511 mars 2012
  • Livres 3.00/5
Une trentaine de nationalités est passée au crible par la plume corrosive et décapante de Pierre Desproges.
Il joue avec les mots avec la même volupté que Raymond Devos, il nous régale dans l'esprit incomparable de Charlie-Hebdo.
La minute de Mr Cyclopède nous manque ! ! !
Un excellent moment d'humour.
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joellesence
joellesence07 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
Je viens de relire quelques citations de ce livre grâce à Philippe-Rodolphe.
Quelle crise de rire !
Quelles crises de rire en 1981 lorsque nous attendions Charlie-Hebdo rien que pour Desproges.
C'était le bon temps où Charlie-Hebdo ne se prenait vraiment pas au sérieux.
Quand Desproges est mort, on a pleuré !
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
HugoHugo28 juillet 2013
En résumé, on peut dire qu'il ne faut pas se moquer de la lourdeur de nos amis Belges. D'ailleurs, le Belge est lourd, certes, mais il es franc alors que quand le franc est lourd, c'est qu'il est Suisse. Alors s'il vous paît, je vous en prie. (page 39)

Le Qatar compte à peine plus de 100 000 habitants pour une superficie de 22 000 kilomètres carrés. Toutes proportions gardées, force nous est de constater qu'il y a dix fois moins de bougnoules au Qatar que dans les Bouches-Du-Rhone. Je dois dire que ça m'énerve. Pourtant, je ne suis pas raciste, surtout depuis que je vis avec deux aspirateurs de couleur. (page 62)

Le maltais moyen est petit
Le Maltais petit est minuscule.
Il n'y a pas de grand Maltais. Il n'y a que toi, Hélène. ( Message personnel) (page 87)

...Qu'on ne se méprenne pas. Je ne suis pas pour la femme objet, au contraire : j'aime bien quand c'est moi qui bouge pas. (page 87)

Cela dit, ce n'est pas parce que Julio Inglesias a survécu à Brassens qu'il faut se mettre soudain à douter de l'existence de Dieu. (page 92)

Les luxembourgeois sont appelés ainsi en hommage à Guy Lux, le sympathique inventeur des "noeuds sans frontières", la fameuse émission échangiste internationale qui a plus fait pour le rapprochement des peuples européens que la tentative malchanceuse de Marché commun national-socialiste qu'Adolf Hitler ne put jamais mener à bien malgré l'appui des autorités françaises et l'immense ferveur de l'amitié franco-allemande. (page 97)

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LydiaBLydiaB04 février 2014
Mi-homme, mi-socialiste, l'Irlandais moyen de ces temps honnis se distinguait du loup-garou par son ample barbe rousse, sa culotte de velours et ses yeux quelconques. D'une rusticité invraisemblable, il chassait le bébé phoque à la scie sauteuse, vivisectionnait les brontosaures à des fins mercantiles et se livrait sur les aigles royaux à des manipulations copulatoires et autres attouchements fébriles que la morale réprouve. A la nuit tombée, il poussait un immonde cri de bête avant de s'enfoncer dans sa grotte insalubre où il morigénait sa femme, éventrait ses enfants et lisait le journal Le Monde pour un oui pour un non.
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Philippe-rodolphePhilippe-rodolphe04 septembre 2012

Jusqu'à la fin du VIIIe siècle, l'Irlande était bourrée d'hérétiques
bourrés et de brutes vulgaires dont le cuir velu et la démarche de
nageuse est-allemande répandaient la terreur sur la lande ingrate où
soufflait l'âpre vent du nord.

Mi-homme, mi-socialiste, l'Irlandais moyen de ces temps honnis se
distinguait du loup-garou par son ample barbe rousse, sa culotte de
velours et ses yeux quelconques.. D'une rusticité invraisemblable, il
chassait le bébé phoque à la scie sauteuse, vivisectionnait les
brontosaures à des fins mercantiles et se livrait sur les aigles royaux
à des manipulations copulatoires et autres attouchements fébriles que la
morale réprouve.

Aujourd'hui, il y a deux sortes d'irlandais. Les irlandais du sud, qui
sont à l'ouest de l'Angleterre, et les irlandais du nord, qui sont en
dessous de tout.

Les irlandais du nord se divisent en deux : les catholiques et les protestants.
Comme ils croient que ce n'est pas pareil, ils s'entre-tuent avec vigueur pendant les heures de bureau.
Alors [certains irlandais] vont au cinéma et s'en vont au milieu du
film. C'est la grève de la fin. C'est très dur. On peut en mourir.
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Philippe-rodolphePhilippe-rodolphe04 septembre 2012
Les espagnols sont un peuple fier et ombrageux, avec un tout petit cul
pour éviter les coups de cornes.

À l'instar de la vache, l'espagnol va au taureau dès les premiers beaux
jours. C'est la corrida.
La corrida est une festivité espagnole gorgée de poussière frémissante
et de somptuosité virile, au cours de laquelle on transperce un taureau
fou avec des barres de fer pour faire sortir le sang en disant Olé !.
Quand le taureau tombe à genoux, les présidentes de cercle ont un
orgasme fugace.

Comme beaucoup d'étrangers, les espagnols éprouvent quelques
difficultés à communiquer entre eux, car ils ne parlent pas français.
C'est pourquoi ils sont obligés de parler espagnol. Contrairement à la
langue allemande qui est rude et gutturale, la langue espagnole est
rose et pointue, mais j'arrête... ça m'excite.

Sur un point purement scientifique, n'oublions pas que c'est à Isabelle
la Catholique que nous devons l'invention de l'espagnolette, sans
laquelle nul ne pourrait baiser la fenêtre ouverte.
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Philippe-rodolphePhilippe-rodolphe04 septembre 2012
Les Anglais

Alors que le porc et le Français sont omnivores, l'Anglais mange du
gigot à la menthe, du thé à la menthe, voire de la menthe à la menthe.

Les deux caractéristiques essentielles de l'anglais sont l'humour et le
gazon. Sans humour et sans gazon, l'anglais s'étiole et se fane, et
devient creux. Il tond son gazon très court, ce qui permet à son humour
de voler au ras des pâquerettes.

Comment reconnaître l'humour anglais de l'humour français ?

L'humour anglais souligne avec amertume et désespoir l'absurdité du monde.

L'humour français se rit de ma belle-mère.

Exemple de flegme britannique :

1. Quand une bombe de cent mégatonnes tombe dans sa tasse de thé,
l'Anglais reste plongé dans son journal et dit :
- Hum, ça se couvre.

2. Quand il se met à bander, l'Anglais reste dans sa femme et dit :
- Hum, ça se lève.

L'anglais est-il un créature de dieu ?

Nous sommes tous des créatures de dieu. Même la hyène et le chacal
chafouin.
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Spectacle d'une heure et demie de Pierre Desproges au Théâtre Fontaine
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