Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2757833987
Éditeur : Points (2013)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Recueil de 28 textes, à l'humour décapant, écrits par P. Desproges pour l'hebdomadaire Charlie-Hebdo en 1981.
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (6)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Hahasiah, le 05 février 2013

    Hahasiah
    Notre Pierre
    Qui est aux Cieux
    Que tes écrits soient sanctifiés
    Que ta prose vienne
    Que ton humour sévisse sur la Terre comme au Ciel
    La prose du regretté Pierre Desproges c'est le petit Jésus en culottes de velours! Cette fois-ci, le talentueux Pierre s'attaque au monde entier et vitriole sans vergogne quelques portraits des habitants de notre planète : français, espagnols, anglais, chinois, japonais; rien n'échappe à la centrifugeuse du redoutable écrivain. Sa plume acerée croque ici des caricatures qui parviendraient à faire perdre son sérieux affecté à un chien en faïence. Parus en 1981 dans Charlie Hebdo, voici une trentaine de textes bien plus efficaces que le prosac et autres cochonneries pour lutter contre la morosité ambiante!
    Pourquoi Les étrangers sont nuls me demanderas tu, petit curieux!
    D'abord les étrangers parlent étrangers et cela réduit fortement les possibilités de communication.
    De plus, l'étranger est parfois sournois. (Et là c'est du vécu!). Imagine trente secondes! Un décor de montagne, des pistes recouvertes d'une neige immaculée et toi, resplendissant, dans ta combinaison de ski flambant neuf (l'ancienne te boudinait un peu trop!). Tu t'apprêtes à dévaler les pistes tels un petit Killy (oui, mais petit alors...Parce que ton niveau en ski n'est pas top!) et là, un allemand rondouillard s'approche de toi et te dit :
    - « Tu aimes chier toi! »
    Après un silence de trente secondes des plus pesants et ayant fait appel à tes maigres restes des cours d'allemand (c'est là que tu regrettes amèrement d'avoir tenu compagnie au radiateur toute l'année!), tu te rappelles qu'en allemand « skier » se dit : schifaren (prononcer chifareun...Les non germanophones me remercieront plus tard!). Et voilà, notre ami Fritz qui ajoute:
    - « Moi j'adoooore chier! »
    Et là, c'est le drame! Tes efforts de concentration sont réduits à néant (déjà que tu n'étais pas doué...)! Tu éclates de rire! C'est fini, tu es bon pour la luge... de toute façon, la neige était trop froide!
    Et puis, on est bien en France, non? On a la cuisine française, le bon vin, la littérature française, la chanson française : Brel, Brassens, Ferré, Ferrat, Mahé??? et Ferrat donc.
    Quoi l'exotisme? Oui je le reconnais, on peut avoir envie d'exotisme mais j'ai LA solution : passe toi un disque de Carlos ou un reportage d' Antoine.
    Quoi la cuisine étrangère? Et nos grands restaurants américains tu les oublies peut-être!
    Et la mode? Paris est quand même LA capitale de la mode! Oui bon, tu ne pourras jamais te payer un costard de chez Chamelle mais ça fait toujours rêver non? Et le rêve, ça n'a pas de prix!
    En attendant de pouvoir t'offrir des fringues qui te coûteront un bras, hâte toi de quérir ce petit livre qui mettra à mal les zygomatiques les plus récalcitrants.
    Les Etrangers sont Nuls c'est tout simplement du bon et du grand Desproges : c'est inimitable, intemporel, corrosif et surtout ça fait du bien. A une époque où le sérieux prend des proportions démesurées, il est bon que des génies comme Desproges aient pu montrer que l'on peut rire de tout : même de son voisin et surtout de soi...Il serait peut-être utile que certains s'essayant à la difficile profession d'humoriste se penchent un peu sur la prose du grand Pierre...Qui sait? Cela nous éviterait de souffrir des gags et jeux de mots éculés et d'avoir à ouïr des blagues « caca prout ».Et peut-être, je dis bien peut-être, qu'en se penchant on en entendrait certains dire :
    "Ô Pierre,
    Tes mots sont si profonds qu'en me penchant pour boire
    J'ai chu et me suis lamentablement noyé"
    (Quoi? J'aime pas les comiques qui ne font pas rire!) :D
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 42         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par zabeth55, le 11 mars 2012

    zabeth55
    Une trentaine de nationalités est passée au crible par la plume corrosive et décapante de Pierre Desproges.
    Il joue avec les mots avec la même volupté que Raymond Devos, il nous régale dans l'esprit incomparable de Charlie-Hebdo.
    La minute de Mr Cyclopède nous manque ! ! !
    Un excellent moment d'humour.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par joellesence, le 07 octobre 2012

    joellesence
    Je viens de relire quelques citations de ce livre grâce à Philippe-Rodolphe.
    Quelle crise de rire !
    Quelles crises de rire en 1981 lorsque nous attendions Charlie-Hebdo rien que pour Desproges.
    C'était le bon temps où Charlie-Hebdo ne se prenait vraiment pas au sérieux.
    Quand Desproges est mort, on a pleuré !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Bunee, le 23 avril 2010

    Bunee
    Il s'agit ici , je cite l'éditeur, d'un "recueil de textes cocasses et délicieusement provocants, écrits par Desproges en 1981 pour l'hebdomadaire Charlie Hebdo". Inénarrable Desforges. Vous voulez un exemple?
    "Le Belge est lourd, certes, mais il est franc alors que quand le franc est lourd, c'est qu'il est suisse" (Je triche, il est sur la post-face celui là )
    Autre exemple, d'actualité:
    "Les Islandais sont appelés ainsi pour que nous ne les confondions pas avec les Irlandais, qui habitent, eux aussi, une île n'importe où par là, dont tout le monde se fout complètement à partir du 55ème gréviste de la fin environ (...) L'Islande est un grand pays de 103000 km² uniquement composé de glaciers et de volcans. Autant dire que quand on ne se les gèle pas, on se les brûle, ce qui explique l'extreme lenteur du développement du tourisme Islandais"
    La structure au fil des textes est toujours la même:
    * Les Untels sont appelés ainsi (...)
    * Puis Desproges part dans ses envolée coutumières (attention, si vous n'êtes pas d'époque, certaines choses peuvent vous échapper),
    * pour ensuite asséner un "En résumé, ..."
    Malheureusement ce recueil atteint la limite des autres ouvrages du même genre: ce n'est pas fait pour être lu de façon continue (sinon la redondance des structures, les jeux de mots avec des ressorts similaires, deviennent vite lassants), mais plutôt pour picorer au hasard de temps à autre. Sans quoi, gros risque d'overdose. C'est bien sûr une opinion toute personnelle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 06 juillet 2008

    chartel
    Ces chroniques ont été écrites par Desproges en 1981 pour l'hebdomadaire "Charlie-Hebdo", et, en bonus, illustrées par Edika. Ce duo fonctionne à merveille par la provocation commune de la plume de l'un et du trait de l'autre.
    Pierre Desproges, avec toute sa verve et son cynisme dévastateur, se moque, comme toujours, de la connerie humaine. Mais qu'on ne s'y trompe pas ! derrière un titre qui pourrait allécher nos vieux fachos franchouillards à l'incontinence notoire, Monsieur Desproges s'amuse de l'imagerie puérile et réductrice de l'étranger véhiculée par les esprits obtus et suffisants de notre bonne vieille France.
    Même si, souvent, quelques textes paraissent désuets car trop collés à l'actualité, même s'il y a, parfois, redondance de certains ressorts comiques, cette parodie des guides touristiques offre le plaisir rare et bienfaiteur de rire sans retenue. De rire de tous les cons qui nous entourent.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (18)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Hahasiah, le 31 janvier 2013

    Le pays où vivent les Qatareux s'appelle le Qatar, d'après le petit Larousse, alors que le petit Robert est attendu par sa maman au bureau des hôtesses.
    Mais on peut aussi écrire « Katar », en hommage à l'impératrice Katarina qui préférerait cacher son « q » plutôt que de se faire pilonner dans les dunes katareuses où les amantes imprudentes risquent à tout moment de contracter l'intolérable vaginite râpeuse des sables durs, dite aussi « la violette du bédouin », par allusion à l'aspect purpurin que présentait la verge de Lawrence d'Arabite quand il sortait de sa chamelle râpée
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 32         Page de la citation

  • Par Philippe-rodolphe, le 04 septembre 2012


    Jusqu'à la fin du VIIIe siècle, l'Irlande était bourrée d'hérétiques
    bourrés et de brutes vulgaires dont le cuir velu et la démarche de
    nageuse est-allemande répandaient la terreur sur la lande ingrate où
    soufflait l'âpre vent du nord.

    Mi-homme, mi-socialiste, l'Irlandais moyen de ces temps honnis se
    distinguait du loup-garou par son ample barbe rousse, sa culotte de
    velours et ses yeux quelconques.. D'une rusticité invraisemblable, il
    chassait le bébé phoque à la scie sauteuse, vivisectionnait les
    brontosaures à des fins mercantiles et se livrait sur les aigles royaux
    à des manipulations copulatoires et autres attouchements fébriles que la
    morale réprouve.

    Aujourd'hui, il y a deux sortes d'irlandais. Les irlandais du sud, qui
    sont à l'ouest de l'Angleterre, et les irlandais du nord, qui sont en
    dessous de tout.

    Les irlandais du nord se divisent en deux : les catholiques et les protestants.
    Comme ils croient que ce n'est pas pareil, ils s'entre-tuent avec vigueur pendant les heures de bureau.
    Alors [certains irlandais] vont au cinéma et s'en vont au milieu du
    film. C'est la grève de la fin. C'est très dur. On peut en mourir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Philippe-rodolphe, le 04 septembre 2012

    Les espagnols sont un peuple fier et ombrageux, avec un tout petit cul
    pour éviter les coups de cornes.

    À l'instar de la vache, l'espagnol va au taureau dès les premiers beaux
    jours. C'est la corrida.
    La corrida est une festivité espagnole gorgée de poussière frémissante
    et de somptuosité virile, au cours de laquelle on transperce un taureau
    fou avec des barres de fer pour faire sortir le sang en disant Olé !.
    Quand le taureau tombe à genoux, les présidentes de cercle ont un
    orgasme fugace.

    Comme beaucoup d'étrangers, les espagnols éprouvent quelques
    difficultés à communiquer entre eux, car ils ne parlent pas français.
    C'est pourquoi ils sont obligés de parler espagnol. Contrairement à la
    langue allemande qui est rude et gutturale, la langue espagnole est
    rose et pointue, mais j'arrête... ça m'excite.

    Sur un point purement scientifique, n'oublions pas que c'est à Isabelle
    la Catholique que nous devons l'invention de l'espagnolette, sans
    laquelle nul ne pourrait baiser la fenêtre ouverte.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par Philippe-rodolphe, le 04 septembre 2012

    Les Anglais

    Alors que le porc et le Français sont omnivores, l'Anglais mange du
    gigot à la menthe, du thé à la menthe, voire de la menthe à la menthe.

    Les deux caractéristiques essentielles de l'anglais sont l'humour et le
    gazon. Sans humour et sans gazon, l'anglais s'étiole et se fane, et
    devient creux. Il tond son gazon très court, ce qui permet à son humour
    de voler au ras des pâquerettes.

    Comment reconnaître l'humour anglais de l'humour français ?

    L'humour anglais souligne avec amertume et désespoir l'absurdité du monde.

    L'humour français se rit de ma belle-mère.

    Exemple de flegme britannique :

    1. Quand une bombe de cent mégatonnes tombe dans sa tasse de thé,
    l'Anglais reste plongé dans son journal et dit :
    - Hum, ça se couvre.

    2. Quand il se met à bander, l'Anglais reste dans sa femme et dit :
    - Hum, ça se lève.

    L'anglais est-il un créature de dieu ?

    Nous sommes tous des créatures de dieu. Même la hyène et le chacal
    chafouin.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par chartel, le 06 juillet 2008

    Grâce aux efforts incessants d’une mafia de promoteurs pourris, Monaco peut s’enorgueillir aujourd’hui d’être la réplique architecturale exacte de la joyeuse Sarcelles des environs parisiens. A ceci près que si les zachélèmes sarcelloises regorgent de mornes pauvres suintant d’ennui, celles de Monaco débordent de gluants vieillards cancéreux sursitaires, bouffis d’insuffisance et boursouflés d’argent mal acquis qu’ils dilapident sans joie sous les serviles courbettes des croupiers pingouineux, tandis que les croupières s’accroupent à croupetons aux creux des adolescents en vacances. On dit alors que l’été est torride.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (5)

Videos de Pierre Desproges

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Pierre Desproges

Droit de réponse - Pierre Desproges présente son "Manuel de savoir vivre à l'usage des rustres et des malpolis". Après un bref échange entre Michel POLAC, Guy BEDOS et Pierre DESPROGES à propos d'une journaliste qui a vivement critiqué la première de "Droit de réponse", Michel POLAC interviewe Pierre DESPROGES à propos de son livre "Manuel de savoir vivre à l'usage des rustres et des malpolis". Pierre DESPROGES lit un extrait sur les "cons".








Sur Amazon
à partir de :
7,12 € (neuf)
4,12 € (occasion)

   

Faire découvrir Les étrangers sont nuls par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (113)

> voir plus

Quiz