AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2203388137
Éditeur : Casterman (1990)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 49 notes)
Résumé :

Au début du XIXe siècle, dans les salons parisiens, la mode est à l'Orient et aux Sultanes. Accompagnant les militaires français qui entament la conquête de l'Algérie, ceux que l'on appellera les Orientalistes découvrent la lumière du Maghreb. Parmi eux, Joseph rencontre Alger et le monde musulman sous les traits délicats de Djemilah.

Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Petitebijou
Petitebijou14 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Jacques Ferrandez nous propose une aventure passionnante : la lecture des dix tomes de ses "Carnets d'Orient", une oeuvre courageuse par son ambition, et disons-le dès ce premier tome : j'ai énormément appris en lisant ces dix tomes en un temps volontairement court pour ne pas perdre le fil d'une histoire terriblement complexe. le coeur de l'histoire est le drame de la colonisation en Algérie, de 1830 à 1962. Je rends hommage à l'auteur d'avoir su avec talent retracer le conflit de ses racines à son dénouement, en mettant en scène tous les acteurs du déchirement, avec le plus d'équité possible. La lecture n'est pas aisée, car les données du problème sont tellement complexes que, même arrivée à la fin, j'ai bien conscience de ne pas avoir tout compris. La réussite,et le seul moyen il me semble d'appréhender cette histoire dont chacun a déjà sa vision tant elle fait partie de nos vies (et notamment de la mienne, puisque je suis méditerranéenne), est de mettre en parallèle la "grande" et la "petite" histoire. Ainsi, c'est une saga que nous offre Jacques Ferrandez, des histoires de familles, avec des personnages attachants, ambigus, des histoires d'amour, à travers des couples plus ou moins classiques, et surtout une histoire de guerre, et qui dit guerre dit absurde, tant l'on finit par se dire que la race humaine n'évolue jamais, dans sa soif de possession, son orgueil démesuré, son obsession communautaire... Cette histoire m'a profondément déprimée, d'autant que j'ai la particularité (le défaut pour certains) de n'avoir jamais eu le désir de possession de quoi que ce soit, terre, maison, personne, animal, de ne m'être jamais sentie enracinée si ce n'est dans un élément liquide, la méditerranée justement, ni affiliée à quelque communauté que ce soit. Mais je crois que je suis comme les autres, puisque ce fait n'est pas un choix mais le résultat de mon arbre généalogique éclaté, de géniteurs inconnus, de cette multitude de composantes qui me dépassent. Tout juste ai-je au moins l'illusion d'en être consciente et d'essayer de ne pas revendiquer une légitimité imbécile. Car, arrivée au bout des dix tomes, j'ai pensé à la fin du film "La règle du jeu" de Jean Renoir, "Le problème, c'est que tout le monde a ses raisons". Pour finir et avant de commenter chaque tome, je pense bien sûr à Camus, au silence de Camus qui lui a été tant reproché, Camus présent dans l'oeuvre de Ferrandez comme un repère pour chacun des protagonistes du conflit : ce silence dénoncé comme une marque de lâcheté fut sûrement davantage le silence d'un homme impuissant et meurtri s'interdisant de condamner les uns ou les autres, pour trop bien les comprendre. le silence de Camus résonne comme une interrogation que tout homme devrait se poser avant d'émettre tout jugement, et me paraît d'une actualité aveuglante en nos temps de "petites phrases", "commentaires", "buzz". Rien n'a changé, chacun manipule comme chacun est manipulé, tout le monde veut sa petite reconnaissance et sa part du gâteau, chacun est tour à tour bourreau ou victime. Se taire est peut-être le seul moyen d'arrêter un instant le temps qui passe pour tout le monde, de prendre le temps de regarder la terre algérienne d'une beauté pérenne et inaccessible, cette terre qui restera quand les générations de combattants y seront tous réduits en poussière. L'homme meurt de se croire immortel.
Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d'un peintre Orientaliste, Joseph Constant, débarquant en 1836 sur une terre algérienne qui va l'ensorceler peu à peu, à l'image d'une jeune et sensuelle Djémilah dont il tombe amoureux passionnément. Djémilah est l'Algérie, mystérieuse, belle, envoutante, dangereuse aussi. Cet amour fantasmé, symbolisé par un tableau qui va se transmettre de générations en générations puis de carnets, fil rouge des dix tomes, sera aussi l'illustration des racines du conflit. Déjà sont présentes les humiliations, la notion d'"exotisme", mais aussi le mélanges des langues, les expressions qui s'interpénètrent, le poids des religions...
Il faut un peu s'accrocher pour suivre le récit un peu trop didactique, tant les données présentées sont nombreuses, les références historiques pas très connues, du moins par moi. le dessin de Ferrandez est foisonnant, les couleurs chatoyantes, et les paysages sont ses tableaux les plus beaux. Les hommes ne feront jamais le poids face à la nature.
Lien : http://parures-de-petitebijo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
jovidalens
jovidalens05 novembre 2012
  • Livres 1.00/5
Déçue ! Compte tenue des critiques lues et commentaires récoltés je m'attendais à mieux.
Agacée par les errances du "héros", l'histoire d'amourette "fleur bleue", par le graphisme trop fouillis et trop colorié. Quelques bonnes idées de mise en page.
Bref, un peu trop caricatural. Les colonisateurs sont rustres et arrogants (mais c'est une caractèristique de la situation) : vraiment rien qui les rendent sympathiques. Et il faut bien reconnaitre que la troupe était aussi malmenée que les algériens. Par contre j'apprécie que ce peuple, plusieurs fois envahit, soit montré, lui, sous un jour positif : amoureux de son pays, et toujours prêt à défendre son art de vivre, sa civilisation et sa religion.
Seul intérêt, et pas le moindre, récit d'une période mal connue de beaucoup.
Est-ce que le tome 2 sera plus captivant ???
Commenter  J’apprécie          40
abo2008
abo200801 juin 2011
  • Livres 5.00/5
L'histoire commence en 1836. A Alger, Joseph Constant retrouve un ami peintre, Puzzo. Alors que Joseph s'apprête à repartir en France, il tombe amoureux d'une algérienne, Djemilah. Il décide donc de rester. Mais Djemilah est déjà promise à un autre. Joseph décide alors de la retrouver. Au cours de son périple, il croisera Abd el-Kader, grande figure de la résistance algérienne à la conquête française.
Cette bande dessinée m'a vraiment séduite par plusieurs aspects : déjà, les personnages ne sont pas manichéens : ils sont humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. de plus, L'auteur ne prend pas partie pour un camps ou un autre et reste neutre. Ensuite, il y a toute une réflexion sur la guerre, chaque camps considérant son combat comme juste. Enfin, les illustrations sont superbes. L'utilisation de l'aquarelle donne un charme vraiment particulier.
Commenter  J’apprécie          20
Decour
Decour29 avril 2014
  • Livres 2.00/5
Carnets d'Orient ou plus précisément Djemilah ; une BD censée être captivante et dénonciatrice. Malheureusement, l'auteur n'a pas remplis ces critères de base qui étaient le but de la rédaction de ce livre. L'histoire est brouillon et bâclée. L'auteur est censé nous donner l'image de la guerre, de la torture, de la persécution, etc. Au lieu de ça, il nous change l'histoire du film "Titanic" en nous offrant un "Titanic oriental". Les dessins et les couleurs sont mal interprétées et le héros est agaçant. Je donne donc la note de deux étoiles à cette BD qui nous donne certains bons moments en particulier les moments avec l'apparition de Mario Puzo un peintre italien assez sympathique.
Commenter  J’apprécie          10
raph731
raph73106 décembre 2014
  • Livres 5.00/5
A travers la colonisation de l'Algérie par la France – et les heurts qui saigneront ces deux peuples durant ces années –, c'est l'histoire d'un amour impossible entre un peintre Joseph Constant et la jeune Djemilah qui est narré. le scénario tient en halène de la première à la dernière planche. L'histoire est découpée en chapitre et s'articule parfaitement. Que dire des dessins, si ce n'est qu'ils sont somptueux, pleins de chaleur et de couleur ! Ils éclaircissent une part d'ombre de l'histoire de France. A lire absolument pour tous les amoureux d'histoire et de B.D.
Commenter  J’apprécie          10
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
jovidalensjovidalens05 novembre 2012
24 mai 1846
[...]
aujourd'hui, on dirait que le voyage en Orient est aussi indispensable pour l'artiste que le pélerinage en Italie...
Commenter  J’apprécie          60
raph731raph73106 décembre 2014
Depuis mon expérience en Algérie, je n'ai cessé de chercher à peindre les mystères et les beautés de l'Orient...
L'Orient est une femme qui tantôt s'offre, tantôt se refuse.
L'Orient est une femme que nous voulons prendre et posséder en allant jusqu'au viol...
L'Orient est une femme qui nous échappera toujours. (pl. 70)
Commenter  J’apprécie          00
DecourDecour29 avril 2014
" de quoi te mêle tu roumi? tu mérites la même mort que ces chiens !.. "
Commenter  J’apprécie          10
jovidalensjovidalens05 novembre 2012
Cette guerre n'est pas pour moi.
Commenter  J’apprécie          20
Lire un extrait
Videos de Jacques Ferrandez (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Ferrandez
Jacques Ferrandez et Yves Camdeborde présentent Frère de terroirs
autres livres classés : algérieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
593 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
. .