> Zariel (Illustrateur)

ISBN : 2917718161
Éditeur : Griffe d'Encre (2010)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
"Top, c'est parti.Je suis un recueil de seize nouvelles où la réalité est mise à mal, où le futur comme le passé se prennent quelques séries de baffes monumentales. Je voyage dans l'espace sous forme de cube, sous forme de navette déglinguée, j'ai des potes commandos de... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 05 avril 2010

    TwiTwi
    Pour changer, je vous propose de lire la quatrième de couverture. Je les évite habituellement puisque la plupart du temps, elles ne me plaisent pas. Celle-ci sert si bien le recueil, qu'il serait dommage de ne pas vous la faire partager (à lire avec la voix de Julien Lepers) : "Top, c'est parti. Je suis un recueil de seize nouvelles où la réalité est mise à mal, où le futur comme le passé se prennent quelques séries de baffes monumentales. Je voyage dans l'espace sous forme de cube, sous forme de navette déglinguée, j'ai des potes commandos des frontières de l'infini, d'autres qui ont le tentacule facile. J'aime les enfants, j'aime pas les hôpitaux, j'entends des voix, je chante le Canto-pilote électrique. Quand j'ai créé le monde j'étais un concept, quand je l'ai vu disparaitre j'avais des cors aux pieds. Je suis ... Je suis ...
    - Blaguàparts, de Don Lorenjy !
    - Bravo, vous gagnez une trottinette."
    Une quatrième de couverture qui donne le ton de ce recueil de nouvelles où l'humour est au rendez-vous certes, mais avec une méchante tendance à appuyer juste où ça fait mal à notre humanité égoïste, polluante, un brin stupide, très cupide, parfois violente et assez souvent je-m'en-foutiste.
    L'auteur commence fort avec C'est ma chair, une nouvelle surréaliste et complètement cynique sur les excès de la société de consommation (qui vous poursuivra jusque dans l'au-delà ...). Celle-ci fait partie du quatuor de tête de mes nouvelles favorites du recueil. On y trouvera aussi :
    - Suzanne on line, un dialogue saugrenu entre Dieu et sa plus fidèle servante qui n'apprécie pas des masses les élucubrations du Saint-Père.
    - Disaparitions, récit très visuel, un peu à la mode "docu-fiction", sur un phénomène étrange. Très intéressant de par les questions qu'il pose sur l'authenticité de l'information et les conséquences de sa diffusion.
    - Star Trash, et ses cubes extra-terrestres venus remettre les hommes dans le droit chemin mais pas de manière désintéressée ... Une nouvelle pour les jours où l'on se demande si l'humanité pourra se sauver toute seule ou s'il faudra lui mettre un couteau alien sous la gorge (à défaut, des poubelles ça fonctionne aussi) pour accélérer le mouvement.
    Blaguàparts ce n'est pas que ça ! On suivra aussi 5 justiciers snipers de l'espace pas très fut-fut au travers de 4 nouvelles, racontée chacune un protagoniste différent : Blaster Pride, Storm Riders, Play Back et Jungle Session. Un langage imagé, de l'action et des carnages (pas toujours voulus) au programme.
    Don Lorenjy s'essaiera également à l'exercice de style avec De rien en rien, sorte d'association d'idées à partir de la banale première phrase d'une nouvelle et à l'exercice musico-littéraire avec Organum, où la forme (au sens propre) du texte prend toute son importance.
    Des enlèvements par des extra-terrestres (L'ambassadeur, Alien vs Gladiator), la fin mystico-fanatique de l'Homme (La dernière marche), un bourgeon initiatique ( Et puis Bang !) et une bizarrerie sur la perception de la réalité (Libéré sans délai) viennent compléter ce recueil hétéroclite.
    Blaguàparts, le recueil de nouvelles qui ne mord presque pas !

    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/04/blaguaparts-don-loren..
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    • Livres 3.00/5
    Par JS-KM, le 10 novembre 2011

    JS-KM
    "confidentiel" dans le vaste monde de l'édition, mais qui l'est déjà beaucoup moins chez les amateurs de SF. Avec un, deux F en plus si ça vous chante : mais décidément, coller du SFFF autrement que dans un but pratique sur un "papier", ça m'emmerde un peu (moche). Donc oui, Griffe d'Encre fait de la SF, de la Fantasy et du Fantastique, bien qu'ils tendent à s'affranchir des catégorisations trop nettes. La plupart du temps, leurs publications suivent une ligne éditoriale moins évidente qu'un Mnémos, par exemple. Et ce sans parler de qualité, bien qu'avec Griffe d'Encre, elle soit tout à fait au rendez-vous. Ajoutez-y de l'originalité, un réél engagement pour la littérature SFFF (ça y est) d'origine française ou francophone ; bref, un éditeur "à suivre", comme on s'entend souvent le dire à propos de ceux qui, depuis plusieurs années déjà, oeuvrent dans l'ombre et de la meilleure des façons. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, et plutôt que de parler de ces chers morts illustres ...

    Blaguàparts est un recueil de nouvelles signé Don Lorenjy ; vous connaissez certainement ce pseudo, derrière lequel se cache Laurent Gidon, l'auteur des Djeeb, et de Aria des Brumes au défunt Navire en Pleine Ville(que je n'ai pas lus. Pas encore.). Peut-être le connaissez-vous aussi pour ces nouvelles commises chez Parchemins et Traverses, dans "Tourmaï Transfert" ou "Cityville est calme ce soir" ...
    Avec Blaguàparts, l'objectif est simple : faire rire, oui, certainement. Mais surtout, de se moquer des travers humains, pas forcément de ceux de l'individu esseulé (bien qu'il ne soit, à l'occasion, guère épargné non plus) mais plutôt de ce que nos multitudes organisées ont fomenté de risible, de pathétique au gré de leur évolution et du... progrès. On n'y oublie pas non plus de poser sur ces pauvres humanités un regard à la fois cynique et bienveillant ; après tout, il s'agit bien d'une mascarade, et les agitations un peu désespérées ont quelque chose de touchant, automatiquement !
    Sans jamais passer pour moralisateur, l'auteur a donc concocté seize nouvelles, avec pour la plupart un cadre futuriste, voire apocalyptique pour une ou deux d'entre elles. Ne vous attendez pas à des univers "léchés" (je déteste cette expression, qui semble si bien convenir ici), ces textes "brossent" (sic) des portraits plutôt situationnels, où l'accent a été mis sur une certaine efficacité narrative ; ce sont des textes vivants, où la bonne humeur s'est souvent incrustée ; de petites machines huilées que l'on lit sans aucun problème, avec réjouissance parfois, quand la trouvaille est là. Aléas de notre société organisée autour de priorités économiques, profondeurs insondables des délégations de responsabilité bureaucratiques, logiques néo-libérales prévalant dans des croisières spatiales organisées ; commandos galactiques à l'équipage gentiment barré, rencontres chaotiques avec des extraterrestres, démonstrations faites du bordel occasionné par leur réception officielle sur Terre. Don Lorenjy se moque de tout, y compris de l'auteur et de ses ficelles ; à l'occasion, un texte nous plonge de façon plus crue dans notre condition humaine, nous inquiète (Dis-apparitions), ou s'étend sur une poétique de la création artistique, vue dans sa prime enfance et entendue comme expérience de vie, pour finalement y voir cohabiter différents niveaux de lecture ...
    De bons moments de lecture pour ma part.
    Ce que je pourrais reprocher à Blaguàparts, c'est de parfois se vouloir drôle, de façon un peu trop appuyée, passant par des périphrases insistantes sur l'objet du rire tel que le texte semble nous le proposer : problème de forme qui m'est sans doute personnel.
    L'incursion d'un langage parfois familier, bien qu'amené avec talent, ne me convainc pas systématiquement ; problème de références, ou de ce que je peux considérer comme drôle à l'écrit. le fond me plaît beaucoup, la forme parfois moins. Evidemment il ne s'agit pas d'un problème d'écriture : tout se tient parfaitement.

    Un recueil plaisant, à découvrir. A noter qu'il en existe d'autres critiques autrement plus dithyrambiques !
    Si il y a du nouveau, j'en reprendrais dans tous les cas. Et je sais déjà que je vais le relire.


    Lien : http://aussenwelt.eklablog.com/apres-cityville-blaguaparts-a23253454#
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    • Livres 4.00/5
    Par DonLo, le 10 juillet 2010

    DonLo
    Pas une critique, mais une page qui réunit les liens vers toutes les critiques parues en ligne : http://lorenjy.wordpress.com/blaguaparts/

    Lien : http://lorenjy.wordpress.com/blaguaparts/
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Citations et extraits

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  • Par TwiTwi, le 05 avril 2010

    Laisse-moi parler, la voix ! Dieu, c'est pour les prière, le salut du monde, tout ça. Il fait un peu peur, surtout Celui sur sa croix, mais Il rassure aussi. Une sorte de papa qui meurt pas vraiment, qu'on voit pas, mais qui fait chaud quand on y pense. On voudrait pas qu'il gronde si jamais il revient, alors on fait gaffe à pas trop faire de bêtises. Bref, Dieu, Il est dans l'église quand je veux lui parler, pas dans ma tête quand ça lui chante, non mais ! Vous me voyez courir la campagne à dire au pauvre monde que j'entends Dieu sans écouteurs ? C'est des coups à se faire appeler Jeanne ! Non, non. Moi je crois en un seul Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, bien haut hors d'atteinte de nos méchancetés. Il y a des règles à suivre quand même ! [Suzanne on line]
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  • Par DonLo, le 10 juillet 2010

    Nous avons visionné plus tard les images qu’il a tournées. La SM que nous cherchions est là en bas, dans la rue. Les deux hommes se tiennent debout sur le trottoir d'en face, sans bouger. Ils regardent vers nous.
    À ce moment, notre secrétaire se met à hurler. Le cameraman se tourne alors vers elle. Vous voyez l’angoisse sur son visage ? Cette crise semble provoquée par la seule présence des deux hommes dans la rue. Pourtant, elle est restée assise à son bureau, elle ne les a donc pas vus.
    Elle se lève, nous crie de sortir, parce qu'ils sont là, il faut fuir. Déjà elle court dans le couloir, vers les escaliers. Nous la suivons tous.
    Nous n'avons pas d'image de ce qui se passe alors, mais voici une photo de l'immeuble, prise quelques minutes après.
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  • Par DonLo, le 10 juillet 2010

    Traduisez : explosion de mon Airbag frontal en pleine poire – mise hors service de moi-même –, enclenchement probable des systèmes automatiques de secours. Ma Citronault a pris le relais toute seule et je l’ai échappé belle.
    « C’est le défaut des Citronault : pas moyen de leur faire confiance. »
    Tiens, une autre voix ; ça recommence. Je ne rêve donc pas, ni ne cauchemarde. La réalité ne peut se départir d’une propension à exister qui demeure totalement insupportable.
    « Vous auriez eu une Peugën à la place, d’abord vous auriez eu plus de gueule… et surtout vous rouleriez encore. J’ai en ce moment le modèle qui vous convient au teint, et en plus il correspond beaucoup mieux à votre statut social… »
    Un vendeur de bagnoles ! Dès ma sortie du coma ? Je salue l’efficacité commerciale, mais je déplore l’abus !
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  • Par DonLo, le 10 juillet 2010

    — Rien de grave : un bref passage de l’autre côté de la matrice. Yess ! Tu t’es offert une bonne soirée à ce que je vois. »
    Comme beaucoup de médecins, Gabriel professe une vision très réaliste de la réalité. Ajouté à sa nette propension à l’ironie, ce trait de caractère peut le rendre agaçant dès qu’il s’agit de lui faire admettre des situations peu ordinaires. Mais Tran sait aussi que l’on peut compter sur ce praticien hors pair quand le besoin s’en fait vraiment sentir. Et en regardant ses doigts, pourtant revenus à de meilleures dispositions, il se dit qu’un tel besoin se fait peut-être encore sentir.
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  • Par DonLo, le 10 juillet 2010

    « Je peux pas. On ne peut pas ôter complètement à une femme le droit de procréer. Tom et moi nous voulons ce bébé, il fait déjà partie de nous. Nous l’aurons. »
    Comme illuminée par une révélation, la planneuse familiale arracha un sourire presque engageant à son visage osseux.
    « Ahhh ! Là, c'est autre chose. Il serait bien sûr inhumain d'éliminer, de bloquer arbitrairement les fonctions biologiques de la femme. Ce serait nier la nature, alors que notre action se rapproche au contraire au plus près du fonctionnement naturel, surtout en termes de sélection, pour le systématiser jusqu’à la perfection. Il s'agit, et je pensais que vous l'auriez compris, de privilégier la survie des plus aptes en leur garantissant l'environnement le mieux adapté à l’expression de leur potentiel. Et c'est sur cette unique question de l'environnement que votre dossier achoppe.
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