ISBN : 2742791205
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

Savez-vous que c'est Jules César qui décida d'introduire les années bissextiles dans le calendrier ? que le désastre de l'Invincible Armada fut à la source de l'astronomie classique ? que Kepler a été soupçonné d'a... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 17 mai 2012

    Walktapus
    Une histoire de l'astronomie, divisée en quatre livres, dédiés chacun à une thématique. Ils se recoupent un peu - disons qu'on y retrouve souvent les mêmes protagonistes - mais on peut les lire indépendamment. le style est très vivant. Nombreuses anecdotes, ironie, portraits vifs, moqueurs parfois. Un point de vue souvent piquant, qui fait la part belle aux personnalités contrastées des savants et qui nous maintient en éveil, avec un rythme rapide, où l'auteur ne s'appesantit pas sur les explications scientifiques. Sans entrer dans les détails scientifiques, il ne fait pas non plus dans la vulgarisation, mais toute personne convaincue que la connaissance du monde et de l'univers fait partie de la culture générale devrait suivre sans problème.
    Le premier livre est consacré à la mesure du monde et au besoin de points de repères pour nous repérer dans le temps et dans l'espace. C'est sans doute lui qui nous touche le plus puisqu'il donne l'explication de notre calendrier (et accessoirement de celui des Mayas ), mais aussi des fuseaux horaires dont la nécessité s'est fait sentir à l'époque des chemins de fers, épisode qui a généré la grande frustration française du méridien de Greenwich :) Grand chapitre de cette histoire, la connaissance de la longitude, qui était un enjeu crucial à l'ère moderne, une recherche fortement subventionnée par les états et qui a occupé les savants pendant des générations. Pour finir par donner le GPS.
    Le deuxième livre est sur la découverte de l'univers hors système solaire, qui s'est faite au rythme des progrès des instruments d'observation, puis de la photographie et de la radiographie, qui livrait de plus en plus d'objets et de méthodes d'analyse, jusqu'à ce que l'on remonte à l'origine de l'univers avec le rayonnement cosmique et le fond noir de l'univers.
    Le troisième livre est consacré à la connaissance du système solaire, sans doute le chapitre qui a donné les développements les plus médiatisés. Avec le procès Galilée par exemple. A l'époque l'enjeu principal de la prédiction du mouvement des planètes était... de faire des horoscopes ! D'ailleurs Newton, le grand Newton, le «premier scientifique», génie qui a expliqué et unifié la mécanique terrestre et la mécanique céleste était... alchimiste, et il évaluait l'âge du monde à quelques millénaires en étudiant la Bible. Autre épisode médiatisé, et intimement lié à la notion de prestige (d'ailleurs, si les Chinois sont en train de s'y mettre...), celui de l'envoi d'hommes dans l'espace et sur la lune, et de sondes dans le système solaire.
    Enfin le quatrième parle de la recherche d'explications sur la formation de la Terre, du soleil, des étoiles et en définitive sur l'histoire de l'Univers. C'est le plus technique puisqu'on y parle de fusion nucléaire, de la relativité générale (courbure de l'espace), des étoiles à neutrons et des trous noirs, et du big bang. C'est aussi le plus vertigineux et le plus intriguant.
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Citations et extraits

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  • Par Walktapus, le 15 mai 2012

    Schiaparelli sera, sans l'avoir voulu, à l'origine d'une folle vogue martienne (les "petits hommes verts") qui va déferler à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, laissant des traces jusqu'à nos jours. Tout commence lorsqu'il observe et décrit de délicats traits de la surface de la planète qu'il nomme, suivant le père Secchi, canali en italien. La presse (c'était avant la radio et la télévision) connaît alors son âge d'or, et s'empare d'une nouvelle aussi sensationnelle : des canaux sur Mars ! C'est l'époque où l'opinion est sous le coup des gigantesques entreprises de Lesseps à Suez et Panama.
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  • Par Walktapus, le 14 mai 2012

    Dans une vitrine du museo della historia della scienza qui, à Florence, est adossé aux Uffizi au bord de l'Arno, on peut voir une chose macabre, inouïe : un doigt de Galilée ; c'est le squelette du majeur de sa main droite. Et ce doigt, monté sur un petit piédestal en marbre sous une cloche de verre, est dressé vers le ciel, comme pour un ultime défi posthume de cette forte tête.
    ( http://msnbcmedia1.msn.com/j/ap/fd3782c1-85d3-4f6c-a422-d63b25f5bacf.grid-4x2.jpg )
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  • Par Walktapus, le 12 mai 2012

    Nous sommes très habitués aujourd'hui à cet aspect des «galaxies spirales» que nous ont montré d'innombrables photographies prises au XXe siècle, devenues des icônes familières, et un certain effort est nécessaire pour se rendre compte que c'est dans un coin boueux de la campagne irlandaise, près d'un marais (sans doute un des pires endroits au monde pour y installer un télescope géant), un soir humide et froid de février 1845, qu'un lord victorien et ses amis en chapeaux haut de forme sur une plateforme ventée à 15 m du sol, essayant le coûteux joujou qu'il s'était offert, contemplèrent de visu cette image pour la première fois. (...)
    De nombreux astronomes firent des séjours à Birr Castle jusqu'à la fin du siècle, cataloguant bien plus de nébuleuses que n'en avaient jamais relevées Messier et les Herschel père et fils, mais on ne trouve guère dans leurs comptes rendus qu'une longue litanie de déceptions et de récriminations contre le mauvais temps, la probabilité ayant apparemment été très faible sous le ciel irlandais de bénéficier de conditions d'observation correctes pendant précisément la petite heure où la zone à étudier passait dans la fenêtre de visibilité de l'instrument.
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  • Par Walktapus, le 10 mai 2012

    Depuis qu'il y a des hommes et des femmes et qu'ils regardent le ciel étoilé - allongés la nuit un brin de paille entre les dents, comme vous-même sur une chaise longue l'été dernier -, ils sont tout autant dans l'espace qu'un astronaute et bien plus à l'aise que lui pour contempler l'Univers et rêver face à ce spectacle. Jusqu'au XVIIIe siècle, la contemplation du ciel n'a, chez la plupart des gens, guère suscité d'interrogations sur la nature des astres, du genre de celles auxquelles nous sommes facilement portés aujourd'hui ; peut-être ne commence-t-on à s'intéresser à des questions que lorsqu'on a des réponses ?
    (chap 6)
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  • Par Walktapus, le 13 avril 2012

    Les noms de mois à Rome - que nous utilisons toujours - désignaient pour certains leur numéro d'ordre dans l'année (décalé de deux crans par rapport au nôtre puisque l'année commençait avec le printemps : 7, 8, 9, 10 : sept., oct., nov., déc.), pour d'autres célébraient des dieux (Janus, Mars ou Junon, par exemple), et, par la suite, honorèrent les deux empereurs auteurs de la réforme calendaire : Jules (juillet, July) et Auguste (août, August) remplacèrent Quint. et Sext. et eurent droit à deux mois fastes (31 jours) successifs, le reste étant réarrangé, et février perdant un nouveau jour. Le jour supplémentaire tous les quatre ans introduit par la réforme julienne s'insérait pendant les fêtes de fin d'année, en redoublant le sixième jour avant les calendes de mars, d'où le nom d'année bis-sextile.
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