Il s'agit là d'un roman de SF de l'âge classique. Après Une porte sur l'Eté du même auteur, je reste en terrain connu. J'ai retrouvé un discours ainsi qu'un ton assez cocasses. Imaginer qu'une princesse/messie extraterrestre puisse être réduite au rang d'animal familier sur Terre, et non content de s'en accommoder mais encore préférer sa "mission" (qui, pour elle, se résume à "élever des
John Thomas") au destin pour lequel son peuple l'attend, voilà qui est pour le moins bien trouvé ! le roman démarre sur les chapeaux de roues avec un premier passage raconté du point de vue de Lummox, ce qui constitue, je trouve, une excellente entrée en matière.
J'ai retrouvé ici des thèmes qui me semblent courants chez
Heinlein. Celui de la vie courante du futur. Les déplacements aériens semblent être démocratisés ainsi qu'individualisés, à travers une technologie assez peu décrite, somme toute. Mais aussi les diverses taquineries administratives et juridiques.
Robert Heinlein aurait-il eu fort à faire avec la justice, à un moment de sa vie, pour en garder de tels souvenirs ? La critique de Harvard m'a semblé peut-être un peu gratuite mais malgré tout amusante.
Car il s'agit avant tout d'un livre amusant, intéressant à lire mais quelque peu daté, sans doute... A mettre entre les mains d'un jeune adolescent, pour le sensibiliser à la SF, me semble tout à fait approprié, le personnage de
John Thomas, benêt sympathique, disposant de bonnes capacités d'identification.