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André Babelon (Traducteur)Cecilie Lund (Traducteur)
ISBN : 285197940X
Éditeur : L'Herne (20/04/2011)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :
In vino veritas fut écrit en 1844. Il s’agit d’un récit qui rapporte dans la tradition du banquet platonicien les discours de cinq convives sur l’amour, exprimant les obsessions de Kierkegaard lui-même. Dans une langue animée d’un souffle poétique profond, In vino veritas symbolise la première étape que l’homme parcourt sur le chemin de la vie intérieure. Chaque partie de l’oeuvre dépeint l’attitude singulière de l’homme en face de la vie et des ses problèmes, le de... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Coccinelle2
25 octobre 2011
★★★★★
★★★★★
In vino veritas est un récit de Søren Kierkegaard paru aux éditions de L'Herne dans la collection Les carnets de L'Herne en avril 2011 (200 pages, 9,50 €, ISBN 9782851979407).
Je remercie Babelio car j'ai reçu ce livre dans le cadre de la 13e édition de Masse Critique.
Søren Kierkegaard était un écrivain danois né le 5 mai 1813 à Copenhague. Il était aussi théologien (protestant) et philosophe : philosophie postmoderne, basée sur l'expérience qui « influencera la philosophie existentialiste ».
Plus d'infos sur http://www.kierkegaard-kultur.dk/ en danois et en anglais.
L'auteur se souvient d'un banquet un soir de juillet dans une forêt près de Copenhague. Constantin Constantius avait envoyé des invitations avec ce mot d'ordre : In vino veritas « car si l'on avait bien la permission de parler, il était interdit de le faire sans être in vino, et on ne devait prêter l'oreille à aucune vérité si elle n'était dite in vino, le vin étant la défense de la vérité et la vérité celle du vin. » (page 40).
J'avais choisi ce livre parce qu'il a été écrit au XIXe siècle (en 1844 exactement) et que c'est un classique de la littérature danoise. Je voulais découvrir, me rendre compte, apprendre.
Mais j'ai été déçue par ce qui m'a semblé n'être que du blabla et choquée par la misogynie de l'auteur. Lisez donc : « Puisque manger et boire sont les éléments les plus importants d'une fête, la femme ne doit pas être présente ; car elle n'est pas capable de « tenir » et le serait-elle, qu'elle manquerait d'esthétique. » (page 37). Je me suis dit que c'était l'époque et l'éducation alors j'ai continué ma lecture mais... La femme ne serait « qu'à demi un être humain » alors que l'homme est « un être humain total » et dans l'amour l'homme et la femme « deviennent un et demi » (page 73). Je ne suis pas féministe mais là, c'est trop ! Soit je suis fatiguée et je n'ai pas bien compris ce philosophe, soit cette lecture n'est pas faite pour moi. Et je crois bien avoir un problème finalement avoir les auteurs danois car je n'avais déjà pas apprécié les Sept contes gothiques, de Karen Blixen...
Pourtant tout n'est pas négatif dans ce livre et j'ai aimé deux passages.
« Ce dont on se souvient n'est pas indifférent au souvenir, tandis que ce qu'on se rappelle l'est à la mémoire. » (page 16). J'ai bien aimé cette différence entre se souvenir et se rappeler, entre le souvenir et la mémoire. On utilise les mots comme synonymes et on oublie souvent les nuances : « La mémoire est spontanée, elle nous vient en aide spontanément, seul le souvenir est réfléchi. Pour cette raison, cet un art de se souvenir. […]. » (page 16).
« Qu'est-ce que l'on aime ? » (page 55). le thème abordé sur l'amour et la relation entre hommes et femmes est classique mais intéressant : est-ce qu'on aime ce qui est digne ? Ce qui est bon ? Ce qui est beau ? L'amour est-il comique ? Ridicule ? Inexplicable ? Un danger ? Malheureusement, la discussion n'en est pas une : c'est un monologue d'un jeune homme – d'ailleurs inexpérimenté – et ça dérape moins de vingt pages plus loin sur les propos misogynes cités plus haut. Dommage.
Juste un détail : page 22, à la deuxième ligne, il y a un mot grec et pas de transcription, pas d'explication, pas de note ! J'aurais bien aimé comprendre...
Suis-je passée à côté d'un chef-d'oeuvre ?
Lien : http://laculturesepartage.ov..
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ianf
21 octobre 2011
★★★★★
★★★★★
Dans le vin, la vérité... Même si je crois guère en la réalité de cette sentence, on peut néanmoins affirmer que l'oeuvre de Kierkegaard est d'une rare puissance. Ce philosophe, précurseur de l'existentialisme, met ici son talent au service d'une réflexion sur le souvenir, le bonheur, l'amour. En reprenant l'idéal du banquet platonicien, il s'interroge sur une métaphysique de l'homme très personnelle et très prenante, même si certains passages se révèlent complexes ou parfois répétitifs. Mais il s'agit là sans nul doute d'une oeuvre accessible, à lire pour ceux qui veulent découvrir l'univers d'un auteur dont on connaît, globalement, peu de choses, que du moins qui ne dispose pas de la même notoriété que ses successeurs, parmi lesquels, bien sûr, se distingue Jean-Paul Sartre.
En bref, une intense réflexion, courte et dynamique, éminemment platonicienne, et extrêmement originale. Cela vaut le détour !
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davidmunnich
24 septembre 2011
Dans In Vino veritas, le philosophe danois propose un original récit dans la tradition platonnicienne du banquet, dans lequel les invités, préalablement abreuvés de la sainte boisson, discourent sur l'amour, son sens et ses vicissitudes. le recit compte quelques puissants passages, malheureusement entrecoupés de parties moins opportunes. Au total, cet ouvrage intéressant se parcourt avec plaisir, accompagné ... d'un verre!
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
mc13mc1306 septembre 2011
In vino veritas, car si l’on avait bien la permission de parler, il était interdit de le faire sans être in vino, et on ne devait prêter l’oreille à aucune vérité si elle n’était dite in vino, le vin étant la défense de la vérité et la vérité celle du vin. – Le lieu choisi pour le banquet se trouvait dans une forêt à quelques miles de Copenhague. [...] On discourut ensuite longuement sur les rapports du vin et de la conscience, et sur le fait que chez les personnes très réfléchies l’effet du vin ne se traduisait pas par un impetus étrange, mais au contraire par une réflexion étrangement calme.
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trumantruman23 mai 2013
La mémoire est spontanée, elle nous vient en aide spontanément, seul le souvenir est réfléchi. Pour cette raison c'est un art de se souvenir.
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trumantruman24 mai 2013
Ce dont on se souvient, il n'est plus possible de l'oublier. Ce dont on se souvient n'est pas indifférent au souvenir, tandis que ce qu'on se rappelle l'est à la mémoire.
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Coccinelle2Coccinelle225 octobre 2011
Puisque manger et boire sont les éléments les plus importants d'une fête, la femme ne doit pas être présente ; car elle n'est pas capable de « tenir » et le serait-elle, qu'elle manquerait d'esthétique.
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trumantruman23 mai 2013
Si grande que soit la différence entre a mémoire et le souvenir, on les confond souvent. Dans la vie des hommes, cette confusion nous sert d'indice pour sonder leur profondeur personnelle. Car le souvenir est idéalité, et comme tel il est bien autrement lourd de sens et de responsabilité que la mémoire indifférente.
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