ISBN : 2923550633
Éditeur : Alto (2011)


Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Je me suis délectée de cette histoire du début à la fin. Le personnage de Mary Gooch est tellement attachant. Et que dire de la disparition de son bien-aimé... Ce pan de l'histoire nous intrigue et nous amène à s'interroger sur nos propres relations. L'écriture m'a fait... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par luocine, le 27 janvier 2012

    luocine
    Sans mon club et ma bibliothécaire je n'aurais pas lu ce roman. Tous les lecteurs connaissent cette sensation agréable, d'être surpris par un livre qu'on n'imaginait pas aussi intéressant.
    Les déboires d'une femme de 135 kilos, je trouvais ça triste, un peu dégoûtant surtout dans un monde où tant de gens luttent pour leur survie.
    Je ne connaissais pas cette écrivaine et je lirai, à l'occasion, « Les filles » le roman qui l'a fait connaître.
    Keisha, la blogueuses que j'ai mise en lien à la fin de mon article, a préféré « Les filles » à ce roman et cela l'a un peu empêchée d'apprécier celui-ci.
    Il est vrai que le début m'a un peu ennuyé, car ça démarre trop doucement et je n'arrive pas à comprendre le « pourquoi » de son obésité.
    Et puis peu à peu, Mary nous devient extrêmement proche. On connaît tous, je pense, des moments où l'envie de ne rien faire nous paralyse, où l'on remet à demain ce qui devrait de toute urgence être fait le jour même.
    On comprend alors son calvaire, car elle souffre à peu près tout le temps : elle est dominée par « L'obête » qui est en elle qui l'oblige à se goinfrer, elle est blessée par le regard des autres, elle souffre de douleurs insupportables à chaque geste ou presque.
    Une image aura son importance dans le récit : elle est si lourde qu'elle a creusé des ornières dans la moquette entre son lit et sa cuisine.
    Elle parle à son sujet, d'obésité morbide et c'est tellement vrai !
    Et puis, elle devra enfin bouger un peu : son mari l'a quittée.
    le roman prend un tout autre intérêt, elle s'ouvre un peu aux autres et nous fait découvrir les habitants de Los-Angeles. Pas les stars, mais les gens de tous les jours et les Mexicains.
    Elle va reprendre sa vie en main peu à peu.
    Cette écrivaine a vraiment un don pour nous faire partager les sensations physiques de son personnage.
    Ce n'est sans doute pas un chef d'œuvre, mais c'est un excellent roman d'aujourd'hui.
    Je suis partie dans le monde l'obésité, j'ai découvert une Amérique que je ne connaissais pas, celle qui est rarement dans les films hollywoodiens.
    Je pense que le fait que ce soit écrit par une Canadienne n'y est pas pour rien.
    Ce sont deux pays voisins certes, mais avec un brin d'étrangeté dans le regard qui permet une acuité du regard bienfaisante pour le lecteur européen.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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  • Par keisha, le 20 octobre 2011

    keisha
    Depuis toute gamine, ayant mal compris le mot du médecin, Mary se sait habitée par " l'obête". Après une période de minceur, elle reprend sept kilos pour un bébé, neuf pour un autre, sept pour le décès de son père, etc... Jusqu'à une obésité morbide qui la conduit à peser 135 kg (et demi) au début de cette histoire. Elle travaille dans un drugstore de Leaford, petite ville canadienne où vivaient les jumelles du roman Les filles, et sinon mène une vie plutôt inerte entre lit et réfrigérateur.
    Elle ne s'intéresse pas à grand chose, refuse d'utiliser sa carte bancaire et le téléphone portable offert par son mari et de partir pour la croisière qu'il a gagnée à un concours, ne lit pas les journaux, côté vie conjugale "son désir avait été englouti par le sentiment qu'elle avait de ne pas être désirable."

    Sauf qu'à la veille de leur vingt-cinquième anniversaire de mariage, Gooch, le mari, disparaît brusquement, lui laissant une somme confortable sur leur compte joint (tiens, elle a appris à utiliser la carte...). Et là, enfin, Mary bouge un peu et se lance à la recherche de Gooch jusqu'à Los Angeles. Où elle rencontrera des personnes qui l'aideront à sortir d'elle même, s'accepter et prendre sa vie en main sans compter sur quelqu'un d'autre ou s'y référer.

    J'avais vraiment aimé Les filles où l'auteur avait abordé avec sensibilité et délicatesse un thème un peu casse-cou. Au tout début de "Un si joli visage" (le genre de phrase qui tue qui peuvent être dites...) l'autoapitoiement de Mary la rend un peu agaçante, mais Lori Lansens sait parfaitement nous intéresser à son personnage et surtout nous faire réaliser ce que c'est de peser un tel poids. Gestes impossibles, essoufflement, fatigue, ce n'est pas facile! Surtout que la faim est toujours là.
    Les aventures de Mary (toujours aussi maladroite) à Los Angeles la rendent un peu plus sympathique.

    C'est joliment écrit, souvent drôle finalement, le roman ne tourne pas forcément comme on l'aurait pensé, et malgré quelques bémols (le sort si soudain de Heather assez parachuté, la fin un peu brusque laissant pas mal de questions en suspens) ou invraisemblances (disparition de la faim?) ce roman se lit agréablement.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-un-si-joli-visag..
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Citations et extraits

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  • Par luocine, le 27 janvier 2012

    Au moment de s’unir, un homme et une femme étaient parfaitement conscients du fait qu'ils avaient une chance sur deux de rester ensemble. Mary se demanda si. En Amérique du nord, l'obésité avait progresse au même rythme que le taux de divorce . La gloutonnerie comme réalisation de soi
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  • Par luocine, le 27 janvier 2012

    Mary se souvint d'avoir lu quelque part que les Françaises croyaient que toutes les femmes d'un certain âge devaient choisir entre leur visage et leur derrière. Le raisonnement apparaissait sensé : la graisse effaçait les rides et gardait au visage une apparence juvénile, mais elle alourdissait le postérieur et lui donnait l'aspect d'un sac de billes. À voir les yeux enfoncés et la peau plissée de Sylvie Lafleur, les rides verticales de sa bouche et horizontales de ses yeux, on comprenait qu’elle avait choisi de sauver son cul.
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  • Par luocine, le 27 janvier 2012

    Elle ajouta la joie au répertoire de ses émotions récentes et songea: "je suis guérie. " Elle n'était plus la victime d'un vague malaise .Aucun de ses sentiments n'était vague. Elle aurait pu nommer chacune de ses magnifiques sensations - espoir, excitation, panique, chagrin, peur et dessiner une carte de leurs dérivés. Voilà aussi ce qui arrivait aux personnes qui s'extirpaient des ornières de leur moquette, songea-t-elle. Elles se retrouvent dans des montagnes russes et prennent gout aux montées d'adrénaline.
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  • Par SosoB21, le 13 janvier 2012

    Mary Gooch, debout devant la fenêtre ouverte de sa chambre à coucher, exécutait un striptease à l'intention des étoiles: elle s'extirpait de son pantalon fripé, ôtait son ample blouse, libérait ses seins, se débarrassait de sa culotte, et sa chair crémeuse se répandait jusqu'à l'instant où éclatait sa nudité, sublime.
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  • Par luocine, le 27 janvier 2012

    Elle était elle-même tout entière et elle n'était rien, sauf la brise qui la soulevait, jusqu’ au moment ou elle aperçut son énorme silhouette poupine, paisible et jolie, déshabillée par le vent. Dans la situation présente elle était trop illuminée pour éprouver des regrets et elle considérait le corps dont elle avait hérité, mais qu'elle n'avait pas mérité, sans inquiétude, sans envie et sans honte.
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