Un an après la proclamation de la République sous la menace des canons prussiens, quatre mois après la répression dans le sang de la Commune de Paris, André Léo, dans ce discours prononcé le 27 septembre 1871 au Congrès de la paix de Lausanne, en appelle à l’alliance de... > voir plus
En ces périodes de scrutins si compassés, un très fort et beau texte sur la Commune par une militante engagée et féministe. Ce discours, dont la qualité littéraire est évidente, remet en perspectives les événements de la guerre civile en France de 1871, et souligne ses fulgurances plus que ses dérives - séparation de l'Eglise et de l'Etat (déjà!) - face à une répression tellement plus violente que celle de la Terreur de 1793. Une vigueur trop rare, dont feraient bien de s'inspirer nos candidates actuelles.
Seul regret : un texte court et qui eût pu aisément s'accompagner d'autres documents d'André Leo sur le même sujet.
Dans l'ensemble, une bien saine lecture...
Ce discours tenu à Lausanne par une féministe française, André Léo, défend les milliers de communards victimes de la répression féroce exercée par le pouvoir versaillais en 1871. Elle y rappelle que le peuple parisien entendait lutter contre les privilèges, rétablir l' instruction publique pour ses enfants et se battait pour la liberté et la fraternité. Ils n'étaient en rien des bandits sanguinaires. Elle apporte son propre témoignage de communarde contre les calomnies propagées à l'encontre des Fédérés par le pouvoir et la presse.
J'ai découvert une belle figure de femme, éclairée par l'introduction de Michelle Perrot , historienne de la classe ouvrière.
Le privilège a toujours été l'immoralité ; mais de plus en plus il se sent l'être et est reconnu comme tel. Que faire dans ce danger, sinon parler de morale, en parler beaucoup, s'en faire le professeur et l'arbitre.