ISBN : 225315007X
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Le 18 mars 1871, alors que l'ennemi est aux portes de Paris, le gouvernement de Thiers ordonne de désarmer la Garde nationale.
Cette mesure défaitiste révolte le capitaine Tarpagnan, du 88ème régiment de ligne. Il va entendre le cri du peuple et passer du côté de... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 12 mars 2012

    gill
    Jean Vautrin raconte, ici, la commune par le biais de personnages pittoresques qui ne sont pas tous imaginaires.
    C'est l'histoire d'une vengeance qui se cherche au sein des aventures de la révolution en marche, des personnages qui se révèlent dans l'action tragique de la révolte qui trébuche.
    Ce roman est articulé comme un véritable feuilleton, tel que ceux qui ont fait les beaux jours de la littérature populaire du XIXème siècle et qui vous happent sans vous lâcher avant l'épilogue.
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    • Livres 4.00/5
    Par triplidio, le 14 décembre 2009

    triplidio
    Roman truculent, démesuré, souvent très drôle, parfois très dur. Vautrin utilise un argot jubilatoire et invente même des mots qui n'existent pas, mais dont on capte le sens tellement l'image est forte ! le bouquin se dévore sans temps mort, et je dois dire que j'en ai plus appris sur la Commune de Paris avec ce livre que dans les manuels d'histoire. C'est certes un roman avant tout, mais parfaitement documenté. On s'y croirait !
    A noter qu'il existe une sublime version illustrée par Tardi en quatre tomes, une excellente idée de cadeau.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 18 janvier 2012

    Ce n'est pas à coups de bâton, ni à force d'indifférence, qu'on chasse les indigents de toute société humaine. Au contraire, à force de se servir du balai pour les humilier davantage ou de la trique pour les expédier plus loin, nos préfets de police les ont voués à une épouvantable misère ... à une effrayante nudité. Ils ont fabriqué aux portes de la ville des ateliers de rancune. Sommes-nous donc aveugles ? Faut-il attendre que les pauvres soient si pauvres qu'il ne leur reste plus que la révolte ? Un jour, les hardes qui pendent au clou deviennent immanquablement l'étendard de la haine !
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    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par triplidio, le 14 décembre 2009

    Entrez, entrez ! Cabane bambou ! Grand pugilat ! Alcools infâmes ! Lutte gréco-romaine ! Puces savantes ! Retour d'affection ! Approchez, approchez ! C'est à vous ficeler le souffle ! Patriotes et fédérés ! Citoyens et citoyennes ! Yeutez l'équilibre du jongleur sur fil, la qualité des musiciens acrobates ! Oyez le pétomane accéléré ! Le gros moulé qui ventripote ! Mademoiselle Eve en porcelaine ! Vision grossissante ! Très jolie vapeur d'illusion ! Décapitez Monsieur Thiers ! Sabrez Galliffet pour deux sous ! Avez-vous vu la femme à barbe ? Le ventriloque disloqué ? L'albinos à jambe unique ? Souhaitez-vous lutter avec le Serpent huilé ou lutiner la Vénus de Carcassonne ? La chose est claire ! Elle est tranchée ! Payez-vous le boyau de la rigolade ! Entrez dans le tunnel de verdure ! Attention au froid minéral ! A la caresse d'araignée ! Au détrousse-caleçon ! Pratiquez l'adultère mais gardez la voilette ! Les dames pourront rire derrière leur main ! Les messieurs toucheront ce sacré truc à poils qui va réveiller les enfants !
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