ISBN : 2253009504
Éditeur : Le Livre de Poche (1975)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 123 notes) Ajouter à mes livres
" Le fantôme de l'Opéra a existé. J'avais été frappé dès l'abord que je commençai à compulser les archives de l'Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 27 mars 2012

    LecottagedeMyrtille
    Pourtant enthousiaste à la perspective de cette lecture, j'ai été un peu refroidie par le début du roman, par la multiplicité des personnages, les noms un peu « anciens », le style suranné de l'auteur qui a publié ce roman en 1910. Ensuite, lorsque le récit se resserre autour du point de vue du vicomte de Chagny, j'ai pu entrer dans cet univers et plaindre ce pauvre Raoul de ses déboires amoureux auprès de Christine Daaé et ensuite, au fur et à mesure que l'histoire du fantôme nous est révélée, je me suis passionnée pour ce curieux personnage.
    Mais revenons au début : le spectre qui hante l'opéra est d'emblée le sujet de toutes les conversations. L'intrigue démarre sur les chapeaux de roue avec le suicide supposé du chef machiniste, Joseph Buquet, qui est retrouvé pendu. Après des menaces proférées par le fantôme, le grand lustre s'effondre au milieu d'une représentation. Peu à peu nous sont dévoilées toutes les nuisances causées par ce parasite étrange, évidemment fantomatique à bien des égards mais aussi curieusement humain et à ses heures, assez effrayant. Ainsi, on l'entend parler mais on ne le voit pas, il occupe la loge n°5 pour assister aux représentations mais reste invisible, il se présente parfois comme un squelette en costume avec un nez manquant, transparent ou seulement brillant selon les témoins. Mais il a aussi des attentes bien plus pragmatiques : il exige par exemple que lui soit versée une pension mensuelle, il est sensible au charme de Christine, chanteuse lyrique à la voix « séraphique » et il verse des pourboires à la concierge. le jeune Raoul, amoureux de Christine, ne comprend pas pourquoi celle-ci le repousse. Ce n'est qu'après quelques péripéties qu'il peut obtenir l'explication de sa froideur, liée à la « Voix » qui lui donne des cours de chant et lui a permis de perfectionner son art. Mais la Voix se fait de plus en plus exigeante et ne supporte pas la relation de Raoul et de Christine. Ensuite, dans un long récit de Christine romantique à souhait, on commence peu à peu à percer le mystère de cette voix, mais je n'en dis pas plus...
    Si le procédé narratif m'a un peu déroutée au début, il permet en fait au lecteur d'avoir divers points de vue sur l'intrigue. En effet, un narrateur anonyme commente l'action, retranscrit certaines scènes, se fait ensuite narrateur omniscient lorsque nous suivons Raoul dans ses tentatives de séduction, puis nous délivre le témoignage écrit du Persan, un personnage qui joue un rôle majeur dans la dernière partie du roman. La présence des deux directeurs de l'Opéra, que je trouvais ridicules et ennuyeux, s'inscrit en contre-point comique d'une intrigue essentiellement tragique.
    Bref, il faut que je m'arrête sinon je finirais pas trop en dire, mais ce roman est pour moi un véritable coup de cœur ! C'est un roman vraiment riche en émotions : les sentiments ambivalents de Christine, cousus de compassion, d'attirance, de répulsion, pour Erik, le personnage d'Erik en lui-même, sublime par ses aspirations et son art, méprisable et criminel par ses actes, la musique envoûtante au sens fort du terme, l'orgue, qui évoque aussitôt une atmosphère noire, gothique, le lieu, le lac et sa dimension mythologique, et puis, comment ne pas éprouver de compassion pour ce fantôme certes tyrannique et cruel, mais pourtant terriblement attachant ? En résumé, vous l'avez compris, j'ai adoré et vous en conseille la lecture !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 04 mai 2012

    Melisende
    C'est Méloë qui m'a offert Le Fantôme de l'Opéra il y a quelques mois, pour fêter la fin de mon mémoire, si je ne me trompe pas. Il fallait absolument que je le lise, sinon elle m'aurait lapider en place publique… de toute façon, son enthousiasme sur le sujet était tel que je ne pouvais pas y couper et étais très curieuse de faire cette découverte.
    Les semaines défilent, le livre restait dans ma PAL et semblait ne pas pouvoir en sortir… jusqu'à ce qu'un Book Club sur Livraddict me donne l'occasion de me lancer ! En retard, comme d'habitude, je publie cet avis une semaine après la discussion qui a montré que les avis étaient très partagés. Certains ont véritablement été conquis par cette lecture, d'autres ont détesté…
    De mon côté, avant d'ouvrir le livre, je ne savais pas vraiment ce que j'allais y trouver. Je savais juste qu'il s'agissait d'une histoire d'amour entre une jeune donzelle et une créature physiquement peu gâtée par la nature (dans le genre de La Belle & La Bête).
    Cette lecture m'a un peu déçue sur certains points mais m'a surprise positivement sur d'autres… Malheureusement, je n'ai pas apprécié autant que Méloë (et j'en suis désolée) mais je suis quand même très heureuse d'avoir enfin fait cette découverte ! Je connais enfin l'histoire du Fantôme de l'Opéra !
    L'intrigue est assez simple : à l'opéra de Paris dans la deuxième moitié du XIXe siècle, une jeune et belle chanteuse est la victime de l'Ange de la musique qui, invisible, lui apprend à maîtriser sa voix. Jeune et naïve, Christine accepte avec plaisir ses rendez-vous quotidiens et le professeur finit par tomber amoureux de son élève mais… il n'est pas un « homme » comme les autres et pour arriver à ses fins, il doit utiliser la persuasion, la menace et même la force ! de son côté, la jeune femme doit repousser Raoul, son amour d'enfance, afin de le protéger des humeurs et de la cruauté de son mystérieux Ange de la musique…
    Bon, pour tout avouer, ce n'est pas vraiment l'intrigue que je retiendrai de cette lecture. du moins, pas la principale. En revanche, j'ai apprécié certains épisodes secondaires comme l'affaire de la disparition des 20 000 francs des deux nouveaux directeurs. Ces passages m'ont amusée et apportent, à mon goût, un peu de légèreté et de vaudeville dans l'ensemble un peu plus dramatique.
    Par contre, je ne comprends pas trop le rangement de ce titre de Gaston Leroux en « policier ». Oui, il y a bien un mystère que le narrateur tente d'éclaircir en proposant aux lecteurs tous les faits et preuves qu'il a pu recueillir, mais c'est tout de même loin d'une enquête habituelle. Je ne cherchais pas à lire un policier en ouvrant Le Fantôme de l'Opéra donc je n'ai pas été déçue, mais autant vous prévenir si c'est cet aspect-là qui vous tente.
    Les personnages sont assez nombreux mais je pense qu'on peut en admettre trois du côté des principaux : Christine Daaé la jolie chanteuse, Raoul de Chagny son riche prétendant et Erik l'Ange de la musique et fantôme des lieux. Deux hommes + une femme = un beau triangle amoureux à la sauce XIXe siècle.
    J'avoue que je n'ai pas été très touchée par la romance… surtout celle entre Christine et Raoul, tellement… « cucul » ? Tellement XIXe en fait. le jeune homme au physique très délicat m'a semblé… un peu trop délicat justement et parfois très niais. Christine, quant à elle, est une belle plante très naïve, pas très fut-fut et pas très attachante non plus. Une héroïne XIXe que j'imagine parfaitement en robe blanche, yeux écarquillés et tombant en pamoison à la première frayeur.
    Même si j'ai plus apprécié la relation entre la jeune chanteuse et Erik, j'ai quand même été un peu déçue. Je pensais, vu les commentaires élogieux de Méloë, que le fantôme serait ce personnage torturé et délaissé qui ne pourrait que me plaire… Et en fait, pendant les trois quarts du texte, je n'ai absolument rien ressenti pour cette figure cruelle et un peu dingue malgré son génie. Il aura fallu attendre la dernière partie du texte et quelques révélations concernant ses sentiments, sa façon d'agir et son passé pour qu'Erik devienne un personnage touchant pour moi. Je pensais avoir de la sympathie pour lui dès le début, ce qui n'a pas été le cas et je le regrette. Peut-être qu'une relecture, dans quelques années, avec toutes les clefs en main, me permettrait de combler cette lacune ?… qui sait !
    Rédigé en 1910, je trouve tout de même ce texte de Gaston Leroux plus alambiqué et pompeux que des titres plus anciens. le narrateur expose les faits, prend à partie le lecteur… et part dans beaucoup de digressions. La lecture n'est donc pas des plus aisées et j'avoue que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire.
    Malgré tout, et c'est sans doute ce que j'ai préféré et retiendrai de ma lecture, j'ai adoré la facilité avec laquelle l'auteur nous fait entrer dans le monde du spectacle et de l'opéra de Paris. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir les passages secrets et les mystères cachés derrière les portes, les rideaux et les trappes des lieux. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la Grande Vadrouille au moment de la découverte du lac souterrain (on a les références qu'on peut) et n'ai pas eu de mal à m'imaginer les différentes scènes. Certains passages me marqueront, je pense : la chute du lustre, la conversation sur le toit, la rencontre avec les rats ou encore la découverte de la chambre des supplices en compagnie du Persan. Ce personnage mystérieux, uni au Fantôme, un peu au courant de tout ce qui se passe à l'opéra… m'a fait penser au Fou dans l'Assassin royal, bien que moins sibyllin. Une figure « secondaire » mais marquante et intimement liée au bâtiment.
    Après cette lecture, j'ai vraiment envie d'en apprendre plus sur l'opéra, sa construction… et je me demande, moi aussi, si le Fantôme a réellement existé…
    En attendant de visiter les lieux (on peut rêver), je vais tenter de découvrir quelques adaptations (apparemment très nombreuses). Je n'en ai vu aucune. La seule chose dérivées de cette histoire que je connais, c'est la célèbre chanson « The Phantom of the opera » interprétée par la talentueuse Sarah Brightman puis plus tard par la non moins brillante Tarja (anciennement chanteuse du groupe Nightwish).

    Pour conclure. Je m'attendais, après tant d'éloges, à tomber amoureuse du Fantôme de l'opéra ou au moins à m'attacher à lui dès les premières pages mais j'ai été déçue de constater qu'on n'apprenait à le connaître vraiment que dans la toute dernière partie… En revanche, j'ai été agréablement surprise par l'ambiance du texte et par le talent de l'auteur qui a su m'immerger complètement dans les différents niveaux - cachés ou non - de l'opéra de Paris…

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/le-fantome-de-l-opera-de-g..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 14 janvier 2012

    argali
    Une fois n'est pas coutume, je voudrais vous parler d'une collection pour enfants très intéressante : Destination classiques chez Itak.
    .
    Le plaisir fut bien au rendez-vous lors de la lecture de ce livre pour enfants.
    Autant vous prévenir de suite, les récits de cette collection sont adaptés et donc largement résumés pour pouvoir être lus à de jeunes enfants. le but premier de cette collection est de faire découvrir de grands classiques de la littérature aux plus jeunes, à travers de petits albums illustrés, à leur portée. La trame et l'atmosphère du récit sont identiques. Mais l'histoire est condensée en une vingtaine de pages. Quatre professeurs des écoles ont collaboré à ces publications afin de coller au plus près à l'univers des petits.
    Agrémentés d'une présentation de l'auteur, d'une galerie des personnages et d'un vocabulaire expliqué, ces ouvrages sont à la fois didactiques et ludiques.
    Superbement illustrés – j'ai vraiment apprécié les dessins d'Emily Po' - ils vont à l'essentiel sans négliger les sensations et les rebondissements voulus par l'auteur. J'ai aimé me replonger dans l'histoire et me la remémorer de cette agréable manière.
    J'ai volontairement laissé trainer ce livre dans le salon afin d'appâter d'éventuels lecteurs. Et ils ont mordu à l'hameçon ! Père et fils l'ont ouverts, curieux, et lu avec autant de plaisir que moi. le grand parce qu'il retrouvait une lecture scolaire enfouie dans ses souvenirs, le petit parce qu'il découvrait des histoires neuves et courtes, différentes de ses lectures habituelles.
    Une belle découverte qui concrétise une bonne idée des éditions Itak. Je ne peux que conseiller aux parents d'en faire eux-mêmes l'expérience avec leurs enfants. Même avant 8 ans, âge conseillé par les concepteurs.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par 100choses, le 24 décembre 2011

    100choses
    Je ne sais comment j'ai pu mettre plus de deux ans pour évoquer ici dans le détail ma fascination pour le mythe du Fantôme de l'Opéra et mon amour irraisonné pour Erik. J'ai découvert le mythe toute gamine et il m'a fort impressionnée (je ne reviendrais d'ailleurs pas sur les détails de ce dernier, je vous laisse consulter internet au cas improbable, où vous n'en connaîtriez pas l'histoire); je rêvais alors que quand je serais grande, Erik m'enlèverai à mon tour pour m'emmener vivre avec lui dans son palais souterrain, construit au bord d'un lac sous l'opéra, entre carrières et catacombes (j'ai toujours eu des goûts assez ...disons... particuliers -_-). Au fil des ans j'ai lu tout ce que j'ai pu à ce sujet, et ma fascination n'a cessé de grandir. le roman de Gaston Leroux faisant forcément partie de ce corpus. C'est un texte absolument magnifique dont je ne me lasserai jamais et qui a d'ailleurs sans aucun doute aggravé ma « névrose ».
    Pourtant, Gaston Leroux était, à la base, très loin d'être l'un de mes auteurs favoris. J'avais même franchement détesté mes précédentes lectures de ses romans strictement policiers. Mais Le Fantôme de l'Opéra est juste absolument parfait !
    Déjà parce que l'auteur joue le jeu jusqu'au bout, nous présentant un narrateur mi-enquêteur, mi-journaliste nous relatant son enquête sur le fantôme. Dès lors tous les faits évoqués sont présentés comme réels ; et cet aspect est renforcé par les adresses directes au lecteur et l'apport de nombreuses références à des éléments contemporains. Ainsi au fil des pages, l'on croise Robert-Houdin et ses Soirées Fantastiques, le musée Grévin et son Palais des Mirages…Bref tout un tas d'éléments qui me parlent, dans lesquels je me retrouve, qui font partie de mon univers tout simplement (oui, j'ai 150 ans de retard, je sais…). C'est juste magnifique d'ouvrir un livre de cet âge et de s'y sentir bien, comme s'il avait été écrit juste pour vous, pour vos goûts. Il suffit vraiment de quelques pages pour être transporté dans cet univers. C'est magnifique. La langue, légèrement désuète mais absolument délicieuse, contribue également largement à cet effet.
    Il y a aussi cette importance accordée à l'Opéra et à ses dessous. On découvre toute l'histoire et les secrets de cette formidable institution et du bâtiment qui l'abrite. C'est vraiment super intéressant et cela ajoute au côté spectaculaire et théâtral de l'histoire. Une telle aventure n'aurait tout simplement pas pu prendre place ailleurs !
    Mais assez parlé du cadre, si enchanteur soit-il. Place à l'intrigue et aux personnages. Seul Erik obtient réellement grâce à mes yeux, mais je dois reconnaitre qu'ils sont tous nécessaires et que leurs interactions sont particulièrement intéressantes puisqu'elles sont le moteur du dénouement de cette tragique histoire. Raoul est quand même particulièrement agaçant et ne doit sa témérité qu'à sa bêtise plus qu'à une réelle bravoure. Christine quant à elle, m'a déçue par les choix qu'elle fait, mais elle reste malgré tout un personnage assez touchant, qui se débat avec ses sentiments.
    Erik, bien sûr, a ma préférence (au cas où l'un d'entre vous ne l'aurait pas encore compris, hum…). Gaston Leroux développe autour de ce personnage une esthétique surannée très particulière dans laquelle je me retrouve énormément, une fois de plus. Je suis irrémédiablement attirée par ce personnage si charismatique. Mais comprenez, il est absolument parfait (même si un ou deux détails de sa personnalité pourraient en gêner certains, comme une légère incapacité à refréner la violence de ses sentiments et pardonner) : cultivé et élégant, illusionniste de génie il est capable de 1001 prodiges, compose, chante et joue de l'orgue dans son palais souterrain aux murs tendus d'épais velours et a la décoration délicieusement surfaite. Et puis son histoire est juste bouleversante, même si je ne peux vous en dire plus à ce sujet pour ne pas spoiler (sachez juste que le chapitre 13 en particulier, me laisse toujours dans un état déplorable). Pour Erik, je vous abandonne tous les Darcy, Wentworth, et Rochester de la planète !
    Bref, je pourrais continuer encore des heures sur ma lancée, mais je préfère m'arrêter là pour ne pas trop vous en révéler sur cet immense coup de cœur renouvelé. Je suis à chaque fois un peu plus transportée par cet univers et par Erik. Cela dit, c'est un univers vraiment très particulier, limite malsain qui risque au mieux de laisser indifférent, au pire de déranger un lecteur n'ayant pas les mêmes goûts tordus que moi.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2011/12/24/leroux-gaston-le-fa..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Salsera15, le 14 mai 2012

    Salsera15
    Découvrir le roman d'une comédie musicale que j'ai moi-même jouée à Québec et aussi après avoir écouté l'adaptation cinématographique de 2004 a été pour moi une grande surprise! Que de différences, mais il est inutile de préciser que le roman est beaucoup plus complet que le film et que ce dernier a même loupé des moments que je considère capitaux dans le livre.
    Premièrement que dire du personnage d'Érik, Le Fantôme de l'Opéra qui sème la terreur des dirigeants de la place ainsi que des spectateurs...Une foule d'émotions m'a envahie alors que je passais au travers des péripéties et des coups montés par ce dernier. Je ressentais à la fois de la pitié pour sa laideur et l'intensité de ses sentiments pour la diva, Christine Daaé, qu'il s'acharnait à séduire, mais aussi de la rage devant le non-respect dont il faisait preuve face aux sentiments de cette dernière. le personnage de Raoul m'a profondément bouleversée quant à la profondeur de son amour pour Christine et au courage dont il était près à faire preuve pour la retirer des griffes du fantôme suite à son enlèvement. Finalement, quelle surprise cela a été de voir le Persan voler au secours de Christine à la fin du roman alors que durant toute l'histoire il était en arrière-plan et surtout les liens qui le rattachaient au fantôme.
    Je dirais que le moment fort du roman est dans la demeure du fantôme, dans la chambre des supplices, quand les miroirs reflètent l'impression d'une véritable forêt tropicale avec les conditions climatiques et les animaux. C'est vraiment vers la fin du roman que l'on découvre l'ampleur des talents du fantôme en matière de ruse. L'intrigue quant aux billets de 20 000 francs a aussi capté mon attention, bien que la cause ainsi que le moyen utilisés pour voler les billets étaient prévisibles.
    Un mot pour décrire le style de l'auteur. Une écriture remplie d'émotions, bien ponctuée, simplifiant une intrigue complexe, tout en gardant l'élégance et le côté vieillot d'une oeuvre datant de 1910. Un grand classique à conserver dans ses archives.
    Je donne la note de 4/5.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 25 novembre 2011
    Le Fantôme de l'Opéra, une des grandes oeuvres de Gaston Leroux, réédité dans un format poche à l'allure luxueuse.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par MarcBibliotheca, le 26 avril 2009

    Le fantôme de l’Opéra a existé. Ce ne fut point, comme on l’a cru longtemps, une inspiration d’artistes, une superstition de directeurs, la création falote des cervelles excitées de ces demoiselles du corps de ballet, de leurs mères, des ouvreuses, des employés du vestiaire et de la concierge.

    Oui, il a existé, en chair et en os, bien qu’il se donnât toutes les apparences d’un vrai fantôme, c’est-à-dire d’une ombre
    > lire la suite
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  • Par Bill_Veuzay, le 10 avril 2011

    Il avait peur de la perdre, après l'avoir si étrangement retrouvée. Il ne sentait plus de haine contre elle. Il ne doutait même plus qu'elle dût "n'avoir rien à se reprocher", si bizarre et inexplicable qu'apparût sa conduite. Il était prêt à toutes les mansuétudes, à tous les pardons, à toutes les lâchetés. Il aimait.
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  • Par gteisseire2, le 09 janvier 2011

    Pourquoi tenter d'entrer dans ma demeure ! Je ne t'ai pas invité. Je ne veux ni de toi, ni de personne au monde ! Ne m'as-tu sauvé la vie que pour me la rendre insupportable ? Si grand que soit le service rendu, Erik finira peut-être par l'oublier et tu sais que rien ne peut retenir Erik, pas même Erik lui-même.
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  • Par 100choses, le 13 décembre 2011

    Si tu savais comme elle était belle quand elle m'a permis de l'embrasser vivante, sur son salut éternel...C'était la première fois, daroga, le première fois, tu entends que j'embrassais une femme...Oui, vivante, je l'ai embrassée vivante et elle était belle comme une morte.!...
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 22 mars 2012

    Il est d’une prodigieuse maigreur et son habit noir flotte sur une charpente squelettique. Ses yeux sont si profonds qu’on ne distingue pas bien les prunelles immobiles. On ne voit, en somme, que deux grands trous noirs comme au crâne des morts.
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