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ISBN : 2809436169
Éditeur : Panini France (15/01/2014)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Un mystérieux incident dans le Caucase et un entrefilet dans les informations locales, voilà le seul avertissement de l’humanité annonçant la fin de notre civilisation. Un virus mortel ravage pays après pays, ne laissant derrière lui que des cadavres animés, coincés entre la vie et la mort. En Espagne, un avocat décide de tenir un blog pour évacuer la douleur de la perte de sa femme. Il ne peut savoir que ses écrits seront les dernières archives de l’humanité.
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
28 novembre 2014
★★★★★
★★★★★
Un zombie très efficace pour ce premier tome d'une trilogie annoncée avec Les jours sombres et La Colère des Justes (et peut être même une trilogie en cinq volumes comme cela se fait de plus en plus).
Notre héros est avocat (quoi ? ce n'est pas un militaire ?) espagnol de surcroît (quoi ? il n'est pas Américain ?) vivant en Galice (Espagne) (et il ne vit même pas aux USA).
Confronté à l'épidémie du Xième virus zombiesque livresque, il va, en se calfeutrant dans un premier temps chez lui, réussir à survivre. Par un heureux hasard concours de circonstances à base de coupures fréquentes d'électricité, de répugnance à faire les courses régulièrement et du besoin d'intimité de feu sa femme (oui il est veuf, cela pourra servir plus tard s'il rencontre de jolies filles pas zombies), sa maison fait office de havre survivaliste bien pratique.
Contraint de prendre la route, de mauvaises en bonnes rencontres, (dans tout bon livre du genre, il est obligatoire de rencontrer, et des méchants et des gentils humains, en plus des zombies), il fera son chemin cahin-caha réussissant à se sortir de tous les traquenards qui s'imposeront à lui.
Il est difficile de se renouveler en matière de zombie et cette oeuvre reste d'une facture très classique. Elle se présente sous la forme de post très courts (au début, avant de se rallonger) écrit dans un premier temps sur ordinateur puis poursuivi sous forme de journal (les zombies ont bouffé les câbles d'internet et le wifi ne marche plus) à la première personne. Tout à fait dans la lignée des chroniques de l'Armageddon.
L'originalité tient dans le personnage principal, pas un superman surarmé, mais un quidam, pas particulièrement doué avec les flingues, qui trimbale son seul lien qui le rattache au passé : Son chat.
Ne nous méprenons pas. j'ai adoré l'histoire. Style très fluide, très accessible, histoire cohérente, pas trop de deus ex machina. Les 60 premières pages qui décrivent l'expansion internationale de la maladie sont bien tournées et à base de tamiflu et peurs actuelles (Ebola, grippe aviaire) font très européennes ancrant le récit mieux qu'aux éternels USA. le reste est à l'avenant, addictif, sanglant.. Tous les ingrédients sont réunis et la mayonnaise a bien pris.
Une bonne trouvaille : La combinaison de plongée en néoprène. Très efficace contre les morsures et actrice principale de la survie de notre héros.
Le zombie, apparemment lent, mais très rapide en réalité (c'est un leitmotiv dans le livre) nous fait passer un bon moment de détente post-apocalyptique espagnol.
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finitysend
17 juin 2014
★★★★★
★★★★★
Je viens aujourd'hui enfoncer une porte ouverte et dire que Apocalypse Z est un bon roman .
L'auteur soigne bien sa mise en place . le récit progresse soigneusement .
Ce monde délabré est convaincant et il vous convaincra très probablement du caractère tangible de son existence .
Les transitions sont soignées et les personnages sont globalement crédibles même si pour information , sachez que le personnage principal occupe néanmoins la plus grande partie du récit .
Il y a fréquemment de petites lancées humoristiques assez ironiques et désabusées , qui sont franchement drôles et sympathiques .
Il y a pas mal de rebondissements , même si le rythme n'est pas vraiment systématiquement haletant à proprement parlé .
L'auteur place régulièrement son sympathique héro dans des situations vraiment improbables et ce dernier en émerge par des portes de sorties crédibles du point de vue cohérence du récit et sur le plan de la crédibilité romanesque plus généralement .
On se demande souvent comment il va se sortir de ces situations périlleuses qui sont bien amenées , et qui montre clairement le soin et le sérieux avec lequel l'auteur a construit son récit .
Le texte du roman prétend être celui d'un blog au début , et il devient de par la fatalité de l'effondrement de la civilisation , celui d'un journal papier que l'auteur rédige pour prendre du recul et pour garder son vécu en mémoire .
De bonnes descriptions , du mouvement , de bonnes idées logiques , et un récit qui n'est pas ressenti comme répétitif .
La catastrophe est posée et vécue en Galice , une région d'Espagne qui affiche une très nette originalité , c'est agréable de la parcourir au grès du récit même si ses habitants ne sont plus très accueillants par ces temps difficiles , occupés qu'ils sont à sauver leurs précieux popotins .
Notre avocat déboussolé se ballade à terre ( surtout en milieu urbain délabré ) , en mer aussi beaucoup .
Et puis , il y a aussi Lucullus son pote . Un chat persan qui est très important pour le personnage principal et qui est présenté sans pathos et sans la moindre once de ridicule , ce minou de luxe ( un chat persan très impérial ) vous ferra très probablement sourire au détour d'une page .
C'est un bon contexte post-apocalyptique à arpenter , idéal pour passer un bon moment de distraction sans avoir se préoccuper de crédibilité ou bien de farces saugrenues et désagréablement ridicules embusquées au détour d'une page .
Un bon premier roman , sans l'ombre d'un doute et un agréable moment de lecture , sans mauvaises surprises , j'insiste là-dessus ( à part les Zombis ) à mon humble avis .
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Saiwhisper
27 janvier 2016
★★★★★
★★★★★
« Apocalypse Z » de Manel Loureiro est l'un de mes premiers romans zombies d'un auteur non américain. Ainsi, j'étais agréablement surprise de trouver un récit Z où l'action se situe en Espagne. Cet ouvrage se présente sous forme d'articles de blog à la première personne. J'ai vraiment accroché à la forme du récit, car ces articles rendent la narration dynamique et permettent d'interrompre assez facilement la lecture.
Le narrateur est un trentenaire veuf, avocat de profession, qui vit seul avec son chat Lucullus et qui tente de remonter doucement la pente… Afin d'évacuer la douleur et de ne pas sombrer dans la dépression, son psychologue lui a proposé de tenir un blog journal intime. le narrateur va alors mettre à jour son blog le plus quotidiennement possible... Au fil des articles, le lecteur constate que la situation dégénère : on parle d'un grave accident à l'étranger, de contamination dans tous les pays du globe, de nombreux morts, des autorités qui peu à peu deviennent silencieuses, … La pression devient grandissante et, même si l'on sait de quel type de virus il s'agit, on prend plaisir à voir sa progression. Les réactions du narrateur sont d'ailleurs assez réalistes et plausibles, si bien que l'on prend plaisir à le suivre.
Evidemment, la catastrophe finit par arriver en Espagne. Alors que l'armée vient frapper aux portes de chaque maison afin d'embarquer tous les citoyens, le protagoniste fait la sourde oreille et fait en sorte qu'on le croit déjà parti. En une journée, la ville devient silencieuse… Seul son voisin est resté… le lecteur est tenu en haleine… Même si l'on sait qu'il y a trois tomes et que le narrateur va survivre, on a envie de connaître ses mésaventures/péripéties : quelle sera sa première rencontre avec un zombie ? Comment va-t-il s'en sortir ? Sera-t-il blessé ? Y aura-t-il d'autres survivants ? Finira-t-il par quitter sa demeure ? Son adorable chat persan roux va-t-il survivre ?
Malgré son passé douloureux, j'ai apprécié le fait que le narrateur ne s'apitoie pas sur son sort. Bien au contraire : il commente ses journées, décrit ce qu'il voit à la télévision, parle de son chat, … A travers ses écrits, il est touchant et attachant. On pourrait aisément se reconnaître en lui, car il apparaît clairement comme quelqu'un d'humain. Loin d'être un super héros, il va évoluer dans un nouvel univers hostile et imprévisible en faisant toujours attention et en protégeant Lucullus non seulement des zombies, mais aussi des autres survivants. le reste des personnages est assez crédible, ce qui renforce davantage mon coup de coeur pour cet ouvrage. Rebondissements, un peu d'hémoglobine, personnages attachants et réalistes, bon rythme, suspense, légers frissons… Non, vraiment, je n'ai rien à redire : j'ai tout simplement adoré. E.C.
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hellza24
14 août 2014
★★★★★
★★★★★
Ce roman se présente sous forme de posts à la première personne. le narrateur a la trentaine, est avocat. Il a perdu sa femme deux ans et demi auparavant. Sur les conseils de son psy, il a commencé à tenir un blog qui est en fait un journal intime. Il ne s'y épanche pas de façon larmoyante, rien de cela : c'est un partage de ses journées qui lui permet de tenir le coup, un constat de ce quotidien qui continue malgré la perte de son épouse. Ce blog et la présence de son chat Lucullus, l'aident à combattre la dépression dans laquelle il aurait pu sombrer.
Les éléments de la catastrophe se mettent en place petit à petit, au fil des posts. Il entend parler d'un incident à l'étranger, qui fait boule de neige, les pays sont les uns après les autres contaminés par un mal mystérieux. Il assiste à l'arrive de la catastrophe chez lui, en Espagne. le récit sous forme de posts rend la narration très dynamique. On est immergé totalement dans cette apocalyse, on frissonne avec le narrateur !
Je ne m'attendais pas à me couler avec autant de facilité dans ce personnage. le fait qu'il n'étalle pas ses états d'âme, mais nous mette dans l'action, dans l'immédiat, est vraiment génial. Certes, il raconte ses journées, donc on se doute qu'il ne s'est pas fait bouffer par un humain infecté. Mais le doute plane jusqu'à la dernière page : se fait-il mordre ? Ses compagnons de route survivent-ils à la journée qu'il raconte ? Son journal est-il lu par un autre survivant ? J'ai été prise par le suspens, jusqu'au bout, et je n'ose en dire trop de peur de vous dévoiler ce roman qui m'a tenu en haleine !
Le personnage est attachant. Il ne s'appitoie jamais sur son sort, autant qu'il ne se vente d'un grand héroïsme. La présence de son chat est un dérivatif émotionnel drôle et touchant à la fois.
Je me contenterai de vous dire que j'ai été surprise et ce n'est pas souvent ! Pas de grosses ficelles, pas d'enchaînement attendu ou grossier. Je ne savais vraiment pas ce qui attendait les personnages au post d'après, et c'est tout simplement génial. Des livres sur les zombies, j'en ai lu pas mal , et celui-ci me surprend agréablement
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lizzouille
09 juillet 2015
★★★★★
★★★★★
Ce livre est en réalité le journal d'un avocat espagnol qui nous raconte comment le monde se retrouve envahi par des zombies. Il assiste d'abord à la propagation du virus, d'abord attribué à Ebola ou à la grippe aviaire, même s'il se doute que les médias ne disent pas toute la vérité. Petit à petit les états ferment leurs frontières et s'effondrent doucement et silencieusement. Puis notre héros se retrouve face à la réalité : les humains ont déserté sont quartier de banlieue et des créatures errent dans les rues. Après avoir tenté de survivre calfeutré dans sa maison, il se retrouve contraint d'affronter le monde extérieur et ses dangers pour tenter de survivre à la fin du monde.
Même s'il s'agit d'une histoire classique de survie dans un monde envahi par les zombies, on y trouve quelques originalités. Bon je dois aussi avouer que c'est mon premier vrai livre de zombies (je ne compte pas World War Z et Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère... et retrouvé l'amour), mais j'ai vu beaucoup de films et les scénarios sont quand même souvent semblables.
La forme est le premier élément inattendu. le fait qu'il s'agisse d'un journal de bord permet une identification facile au personnage et à son ressenti. Par contre, il raconte forcément des événements passés et l'on sait qu'il est donc assis quelque part en sécurité pour nous raconter ce qu'il s'est passé depuis sa dernière entrée. Cela atténue donc l'atmosphère angoissante que l'on pourrait ressentir, même si certaines tournures de narration restent très efficaces !
Du coup, je crois que ce qui m'a vraiment stressée durant cette lecture, c'est la présence de son chat à ses côtés. Je sais c'est bizarre, mais comme je savais qu'il ne pouvait rien arriver au narrateur, j'avais peur que ce soit le chat qui serve de repas aux zombies à chaque affrontement.
En conclusion, je n'ai pas été déçue par cette lecture. Il n'y a rien de véritablement innovant, mais on se laisse véritablement porter par le récit et les péripéties qui surviennent au fil des pages, dans une écriture fluide et intelligente.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter29 novembre 2014
Que disait Roosevelt, déjà ? « La seule chose dont on doit avoir peur, c'est de la peur elle-même » ? Ce brave homme ne s'est jamais retrouvé enfermé dans une boutique sombre, en pleine descente d'adrénaline, couvert d'huile de moteur, à la merci de dizaines de monstres furieux à six mètres de lui, frappant contre un rideau de fer, bien décidés à le dévorer. Je pense qu'il aurait eu peur. Diablement peur.
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fnitterfnitter30 novembre 2014
Le désastre se propage à une vitesse ahurissante. C'est comme un glissement de terrain – d'abord quelques cailloux, puis des blocs entiers, et avant que vous ne compreniez ce qui arrive, la montagne elle-même vous fonce dessus et vous écrase la gueule.
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fnitterfnitter01 décembre 2014
Certains disent que les avocats sont des raclures. Je ne prétendrai pas le contraire. Mais quand l'heure est à la négociation, putain qu'il est bon de faire ce métier !
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fnitterfnitter01 décembre 2014
Elle était morte depuis des semaines. Pointant ma lampe sur ce qui avait été son visage, j'ai vu de gros vers blancs sortir des vestiges de sa bouche. Soudain pris de vertiges, j'ai vomi dans un coin de la pièce pendant ce qui m'a semblé être une éternité. Ma modeste contribution à l'horreur de la scène.
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fnitterfnitter30 novembre 2014
Une mort violente ne ressemble jamais à ce que montrent les films, où le héros s'éteint en souriant après avoir murmuré quelques ultimes paroles à sa bien-aimée. La mort est atroce, putride, immonde lorsqu'on souffre du mal qui emporte Waqar.
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