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ISBN : 2070642402
Éditeur : Gallimard (2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Au crépuscule des sixties, David Bowie, artiste multiforme encore inconnu, s'installe avec femme et amis dans une vieille demeure appelée « Haddon Hall », située dans la banlieue londonienne. Toute la troupe tente alors de vivre selon l'idéal communautaire hippie. Entre conflits d'ego, difficultés du quotidien et projets artistiques collectifs, ce sera pour le meilleur et pour le pire...
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
LiliGalipette
LiliGalipette02 février 2012
  • Livres 5.00/5
Avant d'être mondialement connu, David Bowie a galéré dans les coulisses du succès. L'histoire de ces années aigres-douces, c'est une maison qui les raconte : « On m'appelait Haddon Hall. J'étais une vieille demeure de la banlieue londonienne. On me louait meublée. » le jour où David et sa jeune épouse Angie emménagent, un vent de nouveauté et de folie souffle sur la bâtisse. « Lorsqu'ils dirent oui à l'agent immobilier, ma charpente fut parcourue d'un délicieux frisson ! Bienvenue à Haddon Hall mes amis ! » Haddon Hall s'ouvre très vite aux amis du couple : musiciens, artistes et proches se côtoient dans ce qui devient un creuset bouillonnant de création et d'ambition. Après plusieurs albums, David cherche encore le succès et il se cherche en tant qu'artiste : il sait qu'il doit se démarquer. « Petit à petit, la nouveauté devenait la principale addiction de David. » C'est ainsi, presque par hasard, que naît le glamrock et que naît Bowie.
Marc Bolan, Tony Visconti, de Fries, John Lennon et tous ceux qui ont gravité autour du Thin White Duke sont là. Cet album retrace avec humour l'histoire de la pop anglaise des Sixties : « Pourquoi l'Angleterre est-elle le pays de la pop ? Parce qu'il pleut tout le temps, bien sûr. Alors au lieu de sortir, les gars travaillaient. » S'il ne faut que de la pluie pour favoriser le génie, j'émigre immédiatement ! Sans porter de jugement, l'auteur dessine les échecs, les déceptions et les trahisons qu'a connus Bowie. En matière de biographie, j'avoue qu'il manque quelques précisions, mais cet album se lit avec plaisir (et passion pour la Bowie-fan que je suis). Les quelques intermèdes qui ponctuent l'album sont à la fois hilarants et très émouvants. Néjib présente délicatement la relation entre David et son frère schizophrène, Terry. La tendresse et la complicité qui unissent les deux frères s'opposent magistralement à la froideur des parents Jones.
La plume de Néjib nous emmène bien loin de la planche traditionnelle et des cases sages. Ici, le dessin est libre et très dynamique, sans cesse mouvant. Je gage que David n'a pas deux fois le même profil ! L'image est pointue et acidulée et elle m'a fait l'effet délicieux des bonbons qui crépitent sur la langue ou d'un bubble-gum inusable aux saveurs de légende. J'ai plongé avec extase dans ces grands mélimélos de couleurs et de formes qui célèbrent les Sixties. Détail intéressant : la musique se fait paysage et dessin, comme dans un calligramme en partition, une écriture musicale qui ne se plie pas aux frontières de la ligne.
Faut-il connaître et/ou aimer David Bowie pour lire et apprécier cet album ? Probablement parce que les références sont nombreuses et qu'il faut lire entre les dessins. Mais cet album est surtout l'histoire d'un artiste qui se découvre et qui se façonne, avec ses doutes et ses espoirs. « L'artiste est par nature un être insatisfait. Parfois, il se surprend à connaître des moments de plénitude. Mais ce sentiment le quitte aussi vite qu'il est venu. » Un album à lire au son de l'excellent Hunky Dory ou de l'incroyable Space Oddity !
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7269
726926 avril 2016
  • Livres 4.00/5
Une tranche de vie de David Robert Jones, juste avant qu'il ne devienne Bowie, dans les années 70. Haddon Hall, la narratrice est la maison qu'il loue en collocation avec d'autres artistes et amis. La BD respire l'ambiance créative de l'artiste et de l'époque. On y croise Marc Bolan, Tony de Fries, Angie..., on assiste aux répets, aux créations, aux fêtes, à des festivals... Avec un dessin très simple et un choix de couleurs tranché et efficaces, l'auteur nous transporte dans les seventies et l'univers de l'artiste avec un plaisir qu'il sait faire partager. J'attends la suite (si jamais il y en a une de prévue) avec beaucoup d'impatience .
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Les critiques presse (9)
Auracan23 avril 2012
Loin d’une biographie linéaire construisant la légende, cet album de BD sans cases montre subtilement la fragilité de l’artiste et du succès.
Lire la critique sur le site : Auracan
BulledEncre11 avril 2012
Un album d’une grande qualité, très attrayant, tant pour les néophytes que pour les amateurs de Bowie.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Culturebox14 mars 2012
Le parti de pris de Néjib est original. Au plan narratif d'abord, puisque c'est Haddon Hall, le vieux manoir décati, qui raconte l'histoire. Au plan graphique, ensuite, Néjib fait preuve ici d'une liberté totale
Lire la critique sur le site : Culturebox
Liberation05 mars 2012
Autrement dit, le dessin de Néjib, c’est la musique de Bowie matérialisée par une grâce du bout des doigts.
Lire la critique sur le site : Liberation
BoDoi29 février 2012
Avec un trait fin et sobre, alliant légèreté et expressivité, et des aplats de couleurs vives, surprenants mais jamais gratuits, l’auteur évoque cette période féconde de l’histoire musicale du XXe siècle sans tomber dans la nostalgie béate ou la plate reconstitution.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDSelection17 février 2012
Cet album est une petite merveille et sa lecture procure un plaisir rare, même si l'on n'est pas particulièrement fan du chanteur aux yeux vairons.
Lire la critique sur le site : BDSelection
BullesEtOnomatopees02 février 2012
Un bien bon album, qui devrait ravir les fans du Thin White Duke, mais également n'importe quel amateur de bonne musique.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Telerama25 janvier 2012
Pour raconter ce tournant com­me s'il y était, [Néjib] fait mieux que reconstituer une époque, il l'imagine en fiction légère, d'un trait vif, où l'inspiration est à l'aune de sa palette de couleurs : acidulée
Lire la critique sur le site : Telerama
ActuaBD03 janvier 2012
Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Halloween Jack, Thin White Duke,… Les multiples incarnations de David Bowie ont marqué l’histoire de la musique pop du vingtième siècle. Alors que l’artiste a disparu des radars depuis plusieurs années, un néophyte nommé Néjib consacre un album délicieusement sixties aux prémisses de son succès.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette02 février 2012
« L’artiste est par nature un être insatisfait. Parfois, il se surprend à connaître des moments de plénitude. Mais ce sentiment le quitte aussi vite qu’il est venu. »
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LiliGalipetteLiliGalipette02 février 2012
« Pourquoi l’Angleterre est-elle le pays de la pop ? Parce qu’il pleut tout le temps, bien sûr. Alors au lieu de sortir, les gars travaillaient. »
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GregorGregor07 mai 2013
Toi et tes petits copains rockeurs aspirants stars, vous êtes tous bloqués dans ce petit carré : albuml-single-tournée-couv' de Rolling Stone, etc. Mais je te propose de sortir du carré. C'est simple David, n'essaye pas de devenir une star, sois une star !
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GregorGregor07 mai 2013
Dans notre chère Angleterre, les prolos restent les prolos ! Si le système était bon et juste, on aurait repéré mon génie et on m'aurait fichu à Oxford ou Cambridge ! Mais non ! Le Grand Art, c'est pour la haute, et le sous-art pour les prolos !
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LiliGalipetteLiliGalipette02 février 2012
« On m’appelait Haddon Hall. J’étais une vieille demeure de la banlieue londonienne. On me louait meublée. »
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Vidéo de  Néjib
Haddon Hall / David Bowie (Néjib) Chronique BD de Pénélope Bagieu
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