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Critiques sur Des vies d'oiseaux (68)


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    • Livres 2.00/5
    Par Lolokili le 28/01/2012


    Et là... je vais m'attirer les foudres des fidèles de Véronique Ovaldé. Car NON, décidément, je ne suis pas perméable à son univers. Ce que je sais de Vera Candida ne m'avait pas emballée, Des vies d'oiseaux n'a pas fait mieux. le coup du pays imaginaire ne me séduit pas, les personnages sont caricaturaux (flic atypique, bourgeoise neurasthénique, mari despotique, ado rebelle, mauvais garçon etc...) et l'écriture, assez artificielle, mélange visiblement lyrisme et familiarité histoire de se donner un genre. Seul frémissement notable, l'épisode de la chasse au bison (ceux qui ont lu comprendront). A ce grand moment de délire sauvage et hallucinatoire, j'ai ouvert un œil (oui, je lis parfois les yeux fermés) et me suis surprise à penser « Tiens, finalement, ce bouquin vaudrait-il le coup ?...» Mais bon, 12 pages plaisantes sur environ 230, même si je suis une quiche en matière de chiffres, ça fait quand même un peu léger pour un livre, au final, assez inconsistant et vaguement soporifique.

    critique de qualité ? (32 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par mariech le 09/12/2011


    Comme dans le livre précédent ' Ce que je sais de Véra candida ' , j'ai essayé de trouver l'endroit où se déroule le roman , Cuba , Chili , Argentine ? Peine perdue , on est bien dans un pays imaginaire . L'auteur nous emmène dans un univers irréel , on doit se laisser porter par cette écriture magique , c'est un livre qui se lit facilement , très vite , où on ne se demande pas si on aime ou pas , on est emporté par quelque chose de magique .
    Puis , je reviens sur terre et là , je fais deux petites constatations ,,j'adore le style , surtout le personnage de Vida , qui n'a jamais été elle -même , qui est comme dit l'auteur ' la reine du déni , qui offre à sa fille adorée ses robes préférées mais pas dans la bonne couleur , qui lui présente son futur amoureux , en ayant l'air de ne pas s'en rendre compte , c'est pour moi le personnage le plus réaliste , le mari Gustavo est décrit sans nuance , Taïbo est trop parfait , il est l'homme que toutes les femmes voudraient rencontrer , un être de papier donc , mais enfin ne boudons pas notre plaisir et prenons ce livre pour ce qu'il est , une friandise intemporelle à déguster d'urgence ;

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle le 09/09/2011


    Une douce mélancolie en toile de fond saupoudrée de quelques touches d'humour teintées de tendres ironies, l'auteur nous emmène une nouvelle fois dans un pays imaginaire de l'Amérique latine, vaste territoire offrant tous les contrastes (géographiques, climatiques, sociaux) propices au déploiement de l'imagination de Véronique Ovaldé.

    Ce roman commence là où se terminent en général les contes de fées : un beau prince charmant sort sa princesse d'une ville pouilleuse au milieu du désert pour l'emmener dans son château de la Coline Dollar. Vingt ans ont passé, le beau prince charmant s'est transformé en roi toujours aussi clinquant que superficiel et creux, le palais de la reine vacille tandis que la princesse, leur fille Paloma de 18 ans, s'est fait la malle avec un mauvais garçon. C'est que la Reine Vida a payé le prix fort pour s'extraire de sa condition sociale : femme docile, atone (au point qu'elle aimerait se glisser dans le jardin et disparaître entre les pierres et les agaves dans ses voiles verts), elle s'est contentée de vivre à l'ombre de son mari qui ne s'est jamais intéressé à autre chose qu'aux apparences. La blessure occasionnée par la fuite de Paloma va fissurer à tout jamais cette cage dorée. L'arrivée du lieutenant Taïbo, venu constater que des intrus s'étaient installés sans rien voler dans la somptueuse villa de Villanueva en l'absence du couple, ajoutera sa pierre à ce bel édifice branlant...

    L'importance des origines et de la transmission, les liens familiaux et conjugaux, la rupture nécessaire pour se débarrasser de ses derniers oripeaux, l'envol indispensable pour déployer ses ailes, l'émancipation des femmes tout simplement.

    Véronique Ovaldé aime ses personnages et nous les aimons à travers elle. Notamment Taïbo, ce flic placide à l'empathie encombrante qui n'aime pas poser des questions qui fâchent, souffrant par ailleurs d'un chagrin d'amour qui dure depuis 10 ans. Un homme tranquille mais néanmoins résolu qui sait regarder ce qui l'entoure.

    Quel beau roman de la rentrée littéraire 2011, peut-être le meilleur à ce jour de Véronique Ovaldé, qui passe à la vitesse supérieure. Nous ne sommes plus dans la fable comme dans son précédent roman : les personnages nous sont plus proches, plus réels, plus palpables, il n'y a plus ce miroir sans tain qui pouvait frustrer certains lecteurs à la lecture de son précédent roman, « Ce que je sais de Vera Candida ». Mention spéciale pour l'écriture qui contient beaucoup d'incises intercalées entre parenthèses, l'art de la digression qui donne toujours sens, qui précise ce qui a été dit précédemment en apportant une nuance bienvenue, un éclaircissement ou au contraire une interrogation.

    Une très belle réussite et un très bon moment de lecture.

    critique de qualité ? (19 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par ster le 27/08/2011


    Véronique Ovaldé nous emmène à Villanueva et à Irigoy, quelque part en Amérique du sud, peut-être au Mexique, peut-être ailleurs, rien n'est certain mais une indication anodine est qu'on y boit du maté. le réalisme et l'imprécision mêlés contribuent à nous perdre agréablement au royaume de la fiction. L'enquête d'un flic solitaire nous plonge dans des univers aussi éloignés que peuvent l'être une villa chic de Barbie et Ken version sud américaine sur les hauteurs et le village bidonville en contre-bas. Sous les dehors caricaturaux des personnages, une profusion de détails témoigne de l'acuité d'un regard tout en finesse.
    J'ai très vite été happée par le récit vif, cousu d'observations justes et malicieuses sur les personnages. Il y a toujours un peu d'humour, ne serait-ce qu'en filigrane pour dédramatiser les situations dans lesquelles les personnages semblent enlisés, parfois durement. L'écriture est précise, sensible, audacieuse, souvent poétique mais sans ostentation. L'action, la narration sont privilégiées à de longues descriptions. Une extravagance y affleure parfois d'une manière très « ovaldienne », elle est part des personnages, part naturelle de l'irrationnel en eux, part de la vie donc part du récit. J'aime beaucoup.
    Des vies d'oiseaux raconte comment l'attirance, l'amour pour un être qui semble sans lien avecl' univers social et culturel de départ peut déjouer les liens semblant définir la vie comme un destin. Résolument optimiste.

    critique de qualité ? (19 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par argali le 06/10/2011


    J'avais hâte de me plonger dans "Des vies d'oiseaux" dont on m'avait dit tant de bien. Et bien je suis déçue. Trop d'emphases et de critiques dithyrambiques m'ont fait espérer mieux ou autre chose.

    L'écriture fluide est agréable à lire. de courts chapitres s'enfilent comme des plumes. C'est doux, léger. Trop sans doute. Les descriptions sont belles : on ressent la moiteur de l'endroit, la résignation… Bref, on s'ennuie ! L'énigmatique Vida est trop floue ; la jolie Paloma trop lisse et Taïbo trop ténébreux. Chacun vit dans une prison dorée, face à la vacuité d'une vie qu'il n'a pas choisie mais dont il accepte le vide. J'ai eu l'impression d'errer dans un roman de David Hamilton, entre flou, légèreté et surexposition. Mon Dieu, que tout cela manque de vie !!

    Pourtant, cela aura pu me plaire.
    L'histoire d'abord : celle de deux femmes qui souffrent de ne pas être aimées et cherchent à s'en sortir. Mais pourquoi diable ont-elles besoin d'un homme pour y arriver ? Sont-elles faibles ou désœuvrées à ce point ? le désir qui pousse à s'affranchir des barrières sociales et familiales, ce n'est pas très original.
    Le cadre ensuite : l'Amérique du Sud, le Mexique ou tout autre pays des environs. Une région où les gens ont le sang chaud et ne s'en laissent pas compter, où la vie est dure et n'épargne personne. Mais ici, les personnages sont las de vivre dans leur cage dorée. Toute énergie, toute fierté semblent les avoir quittés.
    Les noms : rien n'est nommé au hasard dans ce récit. Ni Vida (la vie ?!) ni Paloma (la colombe)…
    L'écriture : agréable, aérienne, très juste et superbement descriptive. Mais une phraséologie parfois déroutante de longueur. Une écriture mise au service d'une histoire dont le fond manque de profondeur, dont l'intrigue n'est pas, hélas, assez travaillée.

    Un style superbe ne fait pas un livre à lui seul. L'histoire aurait mérité un peu de densité !

    critique de qualité ? (17 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par charlottelit le 12/04/2012


    comme Mariech et d'autres j'ai passé un excellent moment ! j'ai aimé la fin
    :;Elle nous montre aussi un chemin de vie :
    foin des castes sociales : ils vivent et puis basta !
    l'écriture est fluide ; Ovaldé nous emmène où elle veut et quel plaisir ! je ne suis pas déçue.
    j'ai falli dire la fin : horreur et damnation !

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



  • Par Aela le 03/11/2011


    Une quête dans une atmosphère onirique fortement teintée d' Amérique du Sud.. Dans un pays imaginaire (l'Argentine?) uen femme, Vida, part à la recherche de sa fille qui serait partie avec son jeune amant jardinier. Elle est aidée par un policier, Taïbo, personnage attachant et non conventionnel.
    C'est une quête qui va la ramener dans la ville de ses origines, Irigoy, banlieue très défavorisée...
    Des trajets qui se croisent entre ces 4 personnages..
    Des liens qui se tissent et qui se détissent.
    Tout est dans la subtilité dans ce livre.
    Beaucoup de références, explicites ou implicites, à la culture particulière aux pays d'Amérique du Sud: rapports hommes/femmes, parents/enfants..
    On est charmé, mais la fin manque un peu de relief à mon sens..
    Une belle oeuvre qui se savoure...

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par kathy le 29/01/2012


    Il existe près de 10 000 espèces d'oiseaux. Si les oiseaux sont remarquables par leur faculté à voler, ils ont également des facultés anatomiques, physiologiques et comportementales qui leur permettent de vivre aussi bien dans les glaces de l'Antarctique, dans les forêts équatoriales, que dans les déserts. En outre, le vol de l'oiseau est naturellement porteur d'un symbole de liberté comme l'exprime le mythe grec d'Icare. Il peut aussi être symbole de majesté et de paix.
    A l'image des oiseaux, Véronique Ovaldé , dans ce roman, nous propose de manière originale, de prendre de la hauteur et de tournoyer au-dessus des vies (et de NOS vies) de ses personnages afin de mieux les scruter.

    Sous sa plume et sur fond d'Amérique latine réinventée, elle nous donne à lire une fable.
    Une fable où le besoin de s'échapper - de la « terre d'en haut » : Villanueva, dangereusement asphyxiante, autoritaire et dominatrice - constitue, pour Vida et Paloma un besoin essentiel. Ce flux migratoire, cet envol hors du nid, leur permettra de faire un petit pas de côté, d'ouvrir le champ des possibles, d'aller à la rencontre des autres, de reconquérir leur liberté et de (re)découvrir l'amour.
    Un roman qui parle tout simplement de rupture, de choix, d'insoumission, de courage, de liberté, d'amour, bref de VIES.

    Une écriture et un univers mirifiques pour ce conte moderne et envoutant. Alors…, laissez-vous porter sur les ailes de ces oiseaux…

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par mgeffroy le 20/02/2012


    Curieux roman que Des vies d'oiseaux. Les oiseaux sont les quatre personnages principaux du roman, Vida, la mère, Paloma, la fille, Taïbo, le lieutenant de police et Adolfo, le petit ami de Paloma. Dans un lieu indéfini, quelque part en Amérique du Sud sans doute, les personnages prennent peu à peu leur envol vers la liberté. Vida, originaire d'Irigoy, un petit village de la pampa, repaire d'ivrognes et de bandits, vit désormais “la colline Dollars” à Villanueva. Sans passions, sans envies, elle est dominée par son mari et sa fille lui échappe sans qu'elle n'ait les moyens (la volonté ?) d'inverser le cours des choses. le lieutenant Taïbo est un solitaire, Térésa, la femme qu'il aimait l'a quitté. Il aborde la vie avec une certaine nonchalance. En enquêtant sur les coucous (Paloma et Adolfo squattent les appartements et villas des propriétaires en vacances) il va se retrouver dans les bras de Vida.
    La première partie du roman est consacrée essentiellement à ces deux personnages et on se lasse rapidement de l'ennui de Vida et de la présence-absence de Taïbo (il est là sans être là, on aurait apprécié que ce personnage soit un peu plus fouillé).
    Par contre, j'ai plus apprécié la seconde partie du roman consacrée à Paloma et Adolfo. On adhère plus facilement à leurs caractères un peu rebelle, à l'indolence de leur périple dans les différents squatts, à la naissance de leur amour.
    Un bilan mitigé sur ce livre d'Ovaldé. J'avais eu la même sensation avec “Et mon cœur transparent”. de plus, principalement dans la première partie, l'auteure abuse des mises entre parenthèses et cela alourdit considérablement le récit. Sinon, l'écriture est agréable et l'ambiance, surtout celle du village d'Irigoy, vous plonge dans un univers sombre, tout droit sorti de l'imaginaire de Véronique Ovaldé.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par OhOceane le 06/02/2012


    On ouvre un livre comme on ouvre un univers inconnu, avec ses personnages, ses règles, ses secrets, que l'on va observer d'un œil extérieur.
    Et il y a des livres qu'on ouvre comme une cage aux oiseaux, pour laisser échapper une multitude de couleurs et de sentiments.
    La métaphore est un peu facile, concernant le roman dont je vais vous parler, Des vies d’oiseaux, de Véronique Ovaldé.
    Je l'ai donc lu, avec énormément d'attentes, et toutes, presque, ont été comblées.
    Dans un pays imaginaire d'Amérique du Sud vivent une poignée de personnages, dans un univers fait de clichés et de séparation. Vida et sa famille habitent la colline Dollars, ce lieu protégé ou s'ennuient de riches familles.
    Un jour Vida et son mari font appel à la police parce que leur villa a été visitée par des indélicats, en leur absence. L'inspecteur Taïbo va s'occuper de cette enquête, à sa manière.
    Loin d'une enquête policière classique, Taïbo va se pencher sur la vie de ses gens, sur ce qui les retient, les fait marcher inlassablement. On découvre assez vite que c'est Paloma, la fille de Vida, et son étrange amoureux Alfonso qui occupent les maisons de la colline Dollars désertées par les propriétaires. C'est un couple de coucou particulier qui change de nid, au gré des absences.
    Vida ne fait pas partie de cet univers de richesse ennuyée, elle vient d' Irigoy, la lie de l'humanité pour les riches rapaces qui nichent en haut de la colline Dollars. Vida va se rappeler de ses origines, chercher à comprendre pourquoi Paloma rejette tant ses parents, d'où vient cette colère qui l'anime et comment combler l'ennui de sa propre vie.
    Avec Taïbo, c'est une enquête à la manière d'Hérodote qu'elle va accomplir, et découvrir ainsi les réponses aux questions qu'elle avait peur de se poser.
    J'ai adoré ce récit. J'y ai retrouvé cette écriture sud-américaine que j'aime tant, qui m'a étonné et ce fut comme un cadeau inattendu.
    Lire ses lignes, qui parfois me rappelait la folie toute particulière d'un Gabriel Garcia marquez par exemple, avec en plus une douceur mélancolique parfaitement maitrisée, fut une des plus belles expériences de lectures de cette dernière année.
    Nombre de ces mots, de ces phrases chantant un chant aléatoire, au rythme d'une ponctuation et de monologues si particuliers, ont atteint en plein cœur un universalisme parfait. L'universalisme auquel je tiens, qui montre qu'avec des mots et des Histoires particulières, on peur accrocher les sentiments, les questions et les angoisses les plus équitablement partagées en ce bas monde.


    Compliqué d'en dire plus :) lisez le !





    critique de qualité ? (7 votes positifs)






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