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Par Lolokili, le 28/01/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Paloma a toujours pensé que si ses parents s’étaient regardés le matin au-dessus de la table de petit déjeuner ils se seraient jetés l’un sur l’autre pour s’entrégorger.
Elle est convaincue que prendre son petit déjeuner en compagnie est une activité dangereuse.
Pour sa part, elle a besoin de rester debout dans la cuisine, absolument seule avec son thé, l’œil fixe, elle a besoin d’un espace de transition entre sa nuit et la journée.
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Par Lolokili, le 28/01/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Et comment ne pas ressentir une vive douleur quand vous n’avez, aux yeux de quiconque, aucune raison de vous plaindre ni de vous ni de ce qui vous entoure mais qu’un chagrin tenace vous habite, et existe-t-il une chance que cela change puisque, comme le rappelait souvent Paloma, il y a un âge où l’on ne fait qu’accentuer sa pente
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Par Nadael, le 17/05/2013
Et mon cœur transparent de
Véronique Ovaldé
Irina serait une luciole. Une luciole grillée. Un faible bruit de cuisson et la lumière s'éteindrait. Que reste-t-il donc d'Irina dans sa petite boîte en métal?
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Par Nadael, le 07/04/2010
Ce que je sais de Vera Candida de
Véronique Ovaldé
L'odeur de Monica Rose faisait chavirer Vera Candida. Elle s'asseyait près de sa fille et plongeait le visage dans ses cheveux. Ils sentaient le sel et l'iode, le vent et quelque chose de plus souterrain et mammifère, comme la sueur d'un minuscule rongeur ou bien d'un petit loup. Monica Rose sentait la fourrure. Vera Candida se disait toujours, Comment ferai-je quand je serai une très vieille femme, que je n'y verrai plus, que je tenterai de me souvenir de cette odeur. Elle s'efforçait d'enregistrer comme sur des cylindres d'argile les sensations liées à sa fille : la main de la petite dans la sienne, la façon dont Monica Rose serrait son cou avec ses bras aussi fins que des roseaux, elle serrait serrait en y mettant toute sa minuscule force, et c'était inenvisageable de ne plus être deux un jour, c'était si injuste que cela paraissait impossible.
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Par Nadael, le 17/05/2013
Et mon cœur transparent de
Véronique Ovaldé
(…) les mocassins plats ont toujours un air abandonné, incomplet et pitoyable, les chaussures à talons aiguilles vivent leur vie de conte de fées sans le soutien de qui que ce soit, elles peuvent gésir à terre, sur un lino douteux, elles conservent une grâce miraculeuse et une splendeur distante.
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Par Nadael, le 17/05/2013
Et mon cœur transparent de
Véronique Ovaldé
Il a peur de ne bientôt plus pouvoir se remémorer aussi distinctement le visage d'Irina, il aurait aimé qu'elle porte des lunettes, il aurait aimé que son visage soit mémorisable autour d'un accessoire, que son visage, le souvenir de son visage, puisse devenir cet accessoire.
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Par pyrouette, le 19/08/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Et comment ne pas ressentir une vive douleur quand vous n'avez, aux yeux de quiconque, aucune raison de vous plaindre ni de vous ni de ce qui vous entoure mais qu'un chagrin tenace vous habite...
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Par line70, le 25/03/2011
Ce que je sais de Vera Candida de
Véronique Ovaldé
Dans la vraie vie, on ne comprend pas toujours tout, il n'y a pas de notice, il faut que tu te débrouilles pour faire le tri.
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Par oops, le 25/10/2011
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Aussi quand ce détachement s'était installé en elle et c'était venu très lentement tout comme les hommes cessent de vous regarder quand vous vieillissez, chaque jour moins d'hommes vous regardent ou vous complimentent, chaque jour leur intérêt pour vous s'émousse et leurs hommages s'espacent, si vous n'y prêtez pas garde, vous vous réveillez un matin et vous êtes devenue invisible ; si vous y prenez garde et n'en prenez pas votre parti, c'est une infime piqûre journalière jusqu'à la métamorphose finale.
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Par mariech, le 09/12/2011
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Vida se lève de table durant la soirée et en passant dans le couloir elle aperçoit son reflet dans le miroir . Ce qui lui crée un léger choc . Elle se sent ridicule dans ses voiles verts , on dirait une Grâce Kelly inconsolable , l'une de ces femmes qui boivent trop de gin tonic dans les films brésiliens des années 60 .