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Par Lolokili, le 28/01/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Et comment ne pas ressentir une vive douleur quand vous n’avez, aux yeux de quiconque, aucune raison de vous plaindre ni de vous ni de ce qui vous entoure mais qu’un chagrin tenace vous habite, et existe-t-il une chance que cela change puisque, comme le rappelait souvent Paloma, il y a un âge où l’on ne fait qu’accentuer sa pente
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Toutes choses scintillant de
Véronique Ovaldé
Il y avait peu de visiteurs dans nos contrées. Nous avions l'impression que sur le continent notre existence avait été soigneusement biffée. Nous ne savions pas très bien si c'était une chose bonne que cette amnésie - au moins ils ne pensaient pas revenir avec leurs fûts de toxine.
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Par grdlouis, le 08/02/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
agéable a lire eficace tout en douceur
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Par Lolokili, le 28/01/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Paloma a toujours pensé que si ses parents s’étaient regardés le matin au-dessus de la table de petit déjeuner ils se seraient jetés l’un sur l’autre pour s’entrégorger.
Elle est convaincue que prendre son petit déjeuner en compagnie est une activité dangereuse.
Pour sa part, elle a besoin de rester debout dans la cuisine, absolument seule avec son thé, l’œil fixe, elle a besoin d’un espace de transition entre sa nuit et la journée.
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Toutes choses scintillant de
Véronique Ovaldé
Quand tout s'est brisé à l'intérieur, ça a fait un bruit très délicat de carillon.
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Par kathy, le 31/01/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Paloma est heureuse et, pendant quelques jours Adolfo oublie ses préoccupations. Puis de nouveau il s'assombrit. Quand elle l'interroge, il lui fait une réponse bizarre, il lui dit que ce qu'il veut, c'est rester auprès d'elle parce qu'elle est comme un ensemble de molécules dans un vent stellaire et qu'il a peur qu'elle ne s'éparpille dans l'espace.
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Par kathy, le 01/02/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Adolfo attend Paloma dans leur chambre, allongé sur le lit, et Paloma non plus n'a pas acheté un toaster et cela n'a aucune importance, elle ne désire que deux choses : le regard vert jaune marécage de son amant qui va lui sourire quand elle entrera dans la chambre, et ses mains si imaginatives sur son corps.
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Par kathy, le 01/02/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Paloma a su qu'ils ne partiraient pas, parce qu'au printemps il y aurait les jardins, et Adolfo aurait envie de rester pour s'occuper des jardins, Paloma craignait pour le moment uniquement que son aimé ne se fît arrêter. "Je ne peux rien d'autre qu'être auprès de toi", lui a-t-il dit, elle a pensé, "Me lasserai-je de cela? me lasserai-je de l'amour qu'il me porte ?" et elle a su, avec autant de certitude qu'elle en avait sur le fait qu'ils ne partiraient pas au printemps, elle a su qu'elle ne se lasserait pas avant longtemps de son amour, elle s'est vue vieille dans ses bras, et ses cheveux blonds cesseraient d'être blonds, et elle serait une vieille dame qui toujours lirait et écrirait, mais il faudrait avant cela avoir fait le tour du monde, alors elle dit, "Partons maintenant, emmenons Eguski et quittons Villanueva et Salvatierra et ne remettons les pieds sur cette côte que lorsque nous aurons vu mille autres choses".
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Par kathy, le 31/01/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Paloma décide de ne pas retourner chez ses parents, elle décide cela parce qu'on est le matin très tôt encore, parce que l'automne est encore doux et que le soleil fait rougeoyer les immeubles du front de mer, parce que les études de droit ne la passionnent pas et ne la passionneront jamais, parce qu'elle a vingt et un ans, qu'une partie d'elle-même croit encore qu'elle est immortelle, et qu'une autre lui dit impatiemment que le temps presse, parce qu'elle a une folle envie de déposer sa confiance dans les paumes d'Adolfo alors qu'elle le connaît si peu mais que le peu qu'elle sait de lui la bouleverse et lui donne l'illusion d'être vivante.
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Par kathy, le 29/01/2012
Des vies d'oiseaux de
Véronique Ovaldé
Paloma et Vida sombrent toutes deux deux dans le silence, leurs cervelles cogitent à toute allure et dans des directions différentes, elles ne savent ni l'une ni l'autre comment rattraper la situation alors elles abandonnent, elles laissent cet énième dérapage prendre sa place dans leur placard à dérapages, un placard à la profondeur de gouffre et dont l'odeur nauséabonde leur chatouille par moments les narines.