ISBN : 2070358615
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Un artiste inaccompli, menant une vie solitaire sur les sables du Nord, va se révéler, par un enchaînement de circonstances presque fortuites, un faussaire prodigieux... Confession jubilatoire d'un génie de la copie, récit mené de main de maître.
"Excusez les fa... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 20 décembre 2009

    Bunee

    Jeune auteur belge très prometteur ayant déjà quelques ouvrages à son actif, Grégoire Polet nous offre ici un récit original, rafraîchissant, et au final très séduisant malgré quelques maladresses
    Un artiste en quête d'accomplissement...
    Un homme vit seul avec sa jeune fille, pianiste qui atteindra plus tard un très haut niveau. Embourbé dans un état dépressif, son horizon se résume aux quatre murs qui les entoure et au marché au livre où il achète par sacs entiers de vieux ouvrages.
    Il donne des cours de dessin et vivote, améliorant occasionnellement son quotidien en dessinant pour des livres pour enfants. Son grand malheur est là: doté d'une technique géniale, il n'a malheureusement aucune créativité et ses oeuvres personnelles sont dénuées de toute originalité, d'un quelconque presqu'affligeant.
    Cet homme est un peintre dont la destinée semble vouée à marcher dans les pas de ses prédécesseurs... Ce don pour la copie des maître est à la fois un talent pouvant devenir très lucratif et une malédiction étouffant sa propre personnalité.
    ourage vont vite comprendre comment tirer profit de cette aptitude et voici notre peintre, poule aux oeufs d'or, faussaire sur commande...
    Un véritable trafic va naître, tandis que ne le lâchera pas cette étrange frustration - malgré l'enrichissement et un succès factice , celle de n'être reconnu que par des imitations, d'être enfermé dans un monde de faux (tout est faux, des oeuvres aux amis) et de copies. Et un jour lui prendra une idée folle et très dangereuse: et s'il détruisait à jamais l'original, qu'adviendrait-il? Les gens s'en rendraient-ils compte?
    Ouvrage très agréable à lire, avec une intrigue originale
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    • Livres 5.00/5
    Par vllc, le 28 avril 2011

    vllc
    L'histoire de ce roman est loin d'être prévisible. le personnage principal incarne un peintre sans créativité : un thème que, personnellement, je n'avais pas rencontré jusqu'alors dans mes lectures. Veuf et père d'une fille qui excellera dans la musique, ce peintre extrêmement attachant, écrit sa confession après avoir franchi l'irréparable : il analyse sa vie et se met à nu. Il s'agit du portrait d'un artiste dépressif qui devient copiste (faute de créer lui-même) et puis…faussaire. La frustration de devoir sa célébrité « aux faux » le conduit à un acte irréparable : la destruction de tableaux originaux et leur remplacement par des copies qu'il exécute lui-même. L'intrigue sort des sentiers battus. J'ai lu ce roman quasiment d'une traite.

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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 28 janvier 2011

    Lali
    Quel formidable roman que celui que nous offre Grégoire Polet, Bruxellois de naissance, avec Excusez les fautes du copiste. Un roman qui vous accroche dès la première ligne et que vous ne pouvez plus quitter sans l'avoir traversé du début à la fin.
    Car sitôt que vous aurez fait connaissance avec Sylvain Crêtes, le héros, peintre peu doué parce que sans imagination, veuf et papa d'une petite Isabelle, dévoreur de livres qu'il achète selon le choix de son bouquiniste attitré, vous ne pourrez plus déposer le roman de Grégoire Polet dont le héros se laissera prendre au jeu de copier des peintres peu connus puis de plus en plus connus après avoir d'abord été restaurateur de tableaux. Ce qui l'amènera à passer du rôle de copiste à celui de faussaire.
    Ce roman au « je » qui se veut une confession est à lui seul un tableau et les quelques personnages qui gravitent autour de Sylvain Crêtes n'ont rien à envier aux personnages de Brueghel qui l'amusaient et auxquelles il prêtait des vies.
    Un roman sur la peinture, sur la création, sur l'amitié, sur les bonnes intentions comme les mauvaises, qui ravira quiconque dès le premier chapitre.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=38951
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par calanoor, le 03 février 2011

    calanoor
    un roman fade et trop prévisible, peu mieux faire
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 14 juin 2009

    Le vrai, le faux, ce sont des inventions commerciales, des plus-values de marchants, des mensonges de maquignons, des arguments d’hypocrites. C’est une manière de créer des supériorités, de justifier des exclusions, d’exagérer des amours, d’exacerber des haines. Une manière de fonder le bonheur des uns sur le malheur des autres. Une raison de nier l’égalité, d’empêcher la fraternité, de miner la paix et de justifier les guerres.
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  • Par vllc, le 28 avril 2011

    Relire, c'est une activité curieuse. D'abord, on reconnaît le livre comme un vieux copain, on se souvient, on le prévoit, on s'étonne de ce qu'on avait oublié, on y trouve de nouvelles choses. Puis, quand c'est la troisième, la quatrième fois, on le connaît si bien qu'on y entre comme dans un lieu familier, comme chez soi. C'est reposant. On a l'impression qu'on l'a écrit, qu'on est exactement son auteur. Les pages et les chapitres deviennent les pièces, les chambres, les couloirs, l'escalier, les fenêtres et le jardin d'une maison qu'on habite.
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  • Par calanoor, le 03 février 2011

    J'eus le sentiment d'avoir trouvé ma place dans la grande Histoire de la Peinture. L'artiste ultime, dont la création est destruction. Le génie qui anéantit et fait proliférer.
    J'avais tué le concept excluant et exclusif de l'oeuvre d'art et, en considérant objectivement l'oeuvre comme un objet, je libérais le monde du complexe qui l'opresse depuis toujours : vouloir être seul dans un monde peuplé d'autres; vouloir être unique dans un monde peuplé de semblables.
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  • Par Wivi, le 29 juin 2010

    J'avais tué le concept excluant et exclusif de l'œuvre d'art et, en considérant objectivement l'œuvre comme objet, je libérais le monde du complexe qui l'oppresse depuis toujours : vouloir être seul dans un monde peuplé d'autres ; vouloir être unique dans un monde peuplé de semblables.
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  • Par vllc, le 28 avril 2011

    Je m'étais toujours étonné de ce qu'un tableau attribué à Jérome Bosch cesse du jour au lendemain d'éveiller tout l'intérêt qu'il avait suscité jusqu'alors quand on découvrait, au milieu d'une déception finalement imbécile, qu'il était de la main d'un suiveur plus tardif. Si le tableau avait plu jusque-là, pourquoi s'en détourner soudain?
    Et en sens inverse: pourquoi tel tableau anonyme, dans tel musée, le jour où quelques érudits découvrent qu'il s'agit d'un Van Dyck sans signature, devient tout à coup la vedette, est déplacé dans une autre salle et mis en évidence pour l'admiration des visiteurs?
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Vidéo de Grégoire Polet

Une interview de l'écrivain Grégoire Polet dont le roman "Leurs vies éclatantes" (Gallimard) est en course pour le prix Goncourt des Lycéens 2007








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