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ISBN : 2952450943
Éditeur : Ankama Editions (2006)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Résumé : Angelino est un jeune loser comme des milliers d'autres à Dark Meat City. Il squatte une chambre d'hôtel miteuse dans le quartier latino de Rios Rosas. Ses journées monotones se traînent entre zapping télé, mat... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par MonsieurChat, le 22 juillet 2014

    MonsieurChat
    Mutafukaz, ça sonne un peu comme "dragée fucaZ" mais ça n'a rien à voir. Quoi que... Mais alors de très loin, vu que c'est l'équivalent de "Mother Fucker" en argot hispanique pratiqué par les gangs de la cote ouest des USA (je n'invente rien, c'est écrit dans le bouquin).
    On peut lire un peu partout que cette bande dessinée est un ovni. Oui, on peut le dire mais ça ne donne aucune idée sur sa nature. En fait, c'est une œuvre très originale à tendance immersive ; chaque chapitre est introduit par un "fake", en fait un hommage aux influences dans lesquelles elle baigne : une fausse affiche de cinéma, une fausse affiche de catch, une fausse page du journal local de la ville pourrie - Dark Meat City - dans laquelle les héros - Angelino, tête noire (on entend presque derrière quelqu'un crier "Hey, NIGER !" et lui répondre "NIGER, what ?" avec un regard assassin mérité) et Vinz , tête de mort - se débattent pour survivre. Ils finissent par se battre tout court (c'est même tout l'intérêt de l'histoire) . Il y a quelques années, on aurait qualifié ces deux personnages de zonards et ce sont vraiment deux paumés qui vivent dans un hôtel miteux. le genre d'hôtel qu'on ne trouve qu'aux états-unis (dans le genre de celui qu'on voit dans The Getaway de Sam Peckimpa ou dans Léon de Luc Besson). Des centaines d'appartements avec frigo et télé. Mais la télé est pourrie et en noir et blanc. le frigo souvent vide... et quand il reste quelque chose à grignoter, des hordes de cafards - des petites bêtes apprivoisées façon Joe's Appartment (encore une référence cinéma), les petits chéris d'Angélino, le héros - se ruent en masse dessus pour le dévorer.
    On peut lire aussi que ça fait "bande dessinée brouillon". Il y a de ça ... aussi. Un coté underground américain à la manière de la zone décrite par Robert Crumb dans Fritz the Cat ou Gilbert Shelton dans The Fabulous Furry Freak Brothers. le style varie d'un chapitre à l'autre. Chose qui ne se fait pas trop. A moins de vouloir imiter Tarentino, un peu dans le genre du collage de Kill Bill. le règlement de compte entre les hommes en noir et le gang des Bloods de Palm Hill est dans la lignée de l'ultra violence cinématographique du triangle Fuller, Peckimpa, Tarentino. le style à géométrie variable s'adapte au fil de l'histoire avec des effets comme, par exemple, le parallèle - ou plutôt la symétrie, parce que ce n'est pas une narration en "parallèle" mais une forte ressemblance entre deux moments de l'histoire - entre le combat de lucha ultima (catch mexicain) qui passe à la télé et l'invasion de l'appartement par la section spéciale dignes de Will Eisner pour le concept narratif et de Terry Gilliam (le kidnapping de Buttle dans Brazil... ou encore l'intervention de la police dans Léon) pour le thème.
    Finalement, il y a une telle densité, une telle richesse dans cette histoire que l'on finit par y trouver un peu ce que l'on veut. On arrive à la dernière vignette en restant sur sa faim. J'ai ressenti une forte contrariété de ne pas avoir encore une vingtaine de pages de l'histoire plutôt que le cahier graphique - très intéressant malgré tout et aussi riche que la bande dessinée elle-même. Mais j'ai pardonné à Run, l'auteur, en lisant, tout à la fin, l'ex voto de Popeye, la brute titanesque des Bloods de Palm Hill, éliminé pendant l'affrontement avec les hommes en noir : "alor ke je me promené trankil dans la rue un fou mé tombé dessus et ma collé une balle dans ma tête... Je te remercie, Vierge de Guadaluppe, d'avoir akompli ce miracle qui fait que je ne suis pas mort a coze dz sa. Merci"
    Post scriptum :
    L'argument principal tourne autour des capacités augmentées qu'un accident offre au héros. En particulier celle de voir l'ombre réelle des gens qu'il croise et c'est dans la logique des choses de faire attention à l'ombre puisque dans Dark Meat City, il vaut mieux cheminer les yeux baisser que de croiser le regard des tarés qui composent les bandes de quartiers. Et certaines ombres ont des formes plutôt bizarres. Pour ma part, je trouve bizarre qu'il ne soit pas plutôt surpris de la forme de sa propre tête en boule de billard numéro 8 ou de celle de son pote Vinz qui est un crâne en feu ou même qu'il passe une partie de son temps libre à éviter Willy, un autre pote, le genre collant qui trempe dans toutes les combines plus que douteuses et qui, naturellement, n'est rien, d'autre qu'une chauve-souris qui parle..
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    • Livres 5.00/5
    Par Little_Daisy, le 30 décembre 2013

    Little_Daisy
    Parlons Ankama … Il s'avère que j'aime vraiment cette maison d'édition. Oui oui c'est Eux, ceux qui ont fait DOFUS ! Oui, ce jeu auquel les collégiens se vantent de jouer, et que les moins jeunes ont plutôt tendance à cacher. C'est aussi Eux qui passent le matin durant ton ptit déj' à la télé avec leur série Wakfu, issue directement de l'univers de Dofus mais 1000 ans après. Et si tu ne vois pas de quoi je parle, Dofus c'est aussi un manga qu'on ne peut pas le louper. On le trouve même entre les tomates et le salami au supermarché !
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    Dofus et ses perso si mignons !
    Bref, Ankama ce n'est pas que ça, c'est une équipe de graphistes, d'illustrateurs et d'auteurs BD hors-pairs. Citons juste pour le plaisir : Maliki (qui m'a motivé à dessiner quand j'ai ouvert son Artbook et que j'ai lu son blog), Xa, Florent Maudoux (dédicace à une copine fana de Freak's Squeel), Ancestral Z, B. Hottin (pour ses Pandas dans Pandala)… Bref, je vous conseil de regarder un peu !
    Mais aujourd'hui je vais vous présenter une BD de leur collection Label 619. Il s'agit de Mutafukaz dont l'auteur est RUN.
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    "Angelino, un jeune loser comme des milliers d'autres à Dark Meat City squatte une chambre d'hôtel miteuse dans le quartier latino de Rios Rosas avec son pote Vinz et enchaine les petits boulots. Ses journées se traînent en de monotones zappings télé. Heureusement il y a ces matchs de catch mexicain dont il est fan. de jobs foireux en discussions métaphysiques sous les étoiles avec son pote, son quotidien s'égrène lentement jusqu'à un banal accident de scooter. Angelino va alors plonger dans un ouragan d'ennuis inimaginables, impliquant hommes en noirs surarmés, gangs de toutes sortes, catcheurs justiciers mexicains et même des entités cosmiques vicieuses aux buts mystérieux !"
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    Run nous transporte à la frontière Mexicaine où l'on suit l'aventure d'Angelino et Vinz. Reconnaissables par leur physique hors normes, ils traversent les quartiers et côtoient la mafia, les gangs et autres groupes de personnes très fréquentable … ou pas ! Drôle, graphiquement marqué par les arts de la rue, cette BD est pour les amateurs du genre ! On oscille entre des parties colorées, ainsi que d'autres en noir et blanc. Il y a même, à la fin du bouquin, des dessins supplémentaires en pleines pages (et pas uniquement en BD) qui offrent une vision autre et plus détaillée des personnages.
    Perso, j'adhère totalement ! Si en BD je suis habituellement plus fana de fantasy ou de mythologie, Mutafukaz a été un véritable coup de coeur ! Je ne suis pas prête d'oublier ce périple littéraire.
    Retrouvez Mutafukaz sur la toile !

    Lien : http://chickon.wordpress.com/2013/12/17/mutafukaz-run/
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    • Livres 4.00/5
    Par Sejy, le 23 septembre 2012

    Sejy
    Ovni subversif, nouvelle vague de la Bande dessinée moderne, troisième âge d'or, autant de qualificatifs élogieux dénichés ça et là sur la toile, et qui, loin d'être galvaudés, témoignent de l'immense engouement autour de Mutafukaz. C'est amplement mérité. Avec cette œuvre, Run nous offre un univers personnel totalement fou et unique qui confirme l'évidence de son talent.
    Un melting pot extraordinaire. Alternance de styles graphiques, multiplicité inventive des formes narratives, brassage d'influences et de références diverses, audacieux mélange des genres, une succession de chocs, de claques dans la gueule, aussi bien esthétiques qu'émotionnels. Des personnages originaux, un humour pimenté et décalé pour un scénario explosif, paranoïaque et déjanté qui ne fait pas dans l'économie. On est happé par l'incroyable densité et le tempo échevelé d'un récit démesuré qui va à 2000 à l'heure, vous choppe par le colbac dès la première page et ne vous relâche qu'à la dernière, complètement essoufflée, épuisé, mais ravi. Moi qui suis plutôt réfractaire aux étalages de bastons ou aux surenchères gratuites de vannes et d'hémoglobine, là j'avoue, je suis bluffé. Coup de cœur pour une bande dessinée incontournable aux 200 pages de pur bonheur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Blacksad, le 10 juillet 2012

    Blacksad
    Un bijou, une bd ovni, voilà ce qu'est Mutafukaz, à l'image du label 619 de chez Ankama.
    Les petits suppléments dans la BD nous permettent de creuser un peu plus dans l'univers original, déjanté, de Run.
    C'est un plaisir de lire ce genre de bandes dessinées, créatives, d'un nouveau genre.
    Lino et Vinz sont deux personnages attachants auxquels on s'identifie aisément.
    Cela peut paraître un peu cher, mais, sincèrement, une fois rentré dedans, c'est difficile d'en sortir, on en a pour son argent. J'attends le tome 4 avec impatience.
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    • Livres 5.00/5
    Par nanaouet, le 15 décembre 2011

    nanaouet
    Mutafukaz est une sorte de BD ovni. J'ai été attiré par la couverture, le style et le fait que ce soit français. Normalement je n'aime pas les BD « brouillons », mais là justement ce n'est pas brouillon même si la BD en donne parfois l'impression.
    Run a mis du temps à mettre à jour ce projet qui couvait depuis longtemps et c'est vraiment heureux qu'Ankama ai pu l'éditer.
    Cette BD dans laquelle on suit les aventures d'Angelino et Vinz deux losers de Dark Meat City est un hommage au comics américain. Run met en scène tout ça avec brio, génie et humour. Deplus les graphismes sont sublimes.
    Run un auteur a connaître et à lire (et relire) dans le paysage de la BD.
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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 18 février 2011

    Heureusement qu’il y a les bus, parce qu’autour de l’hôtel, c’est la zone sur plus de trois bornes. Mais qui dit bus dit aussi tous les tarés qui vont avec. Et contre eux, pas d’échappatoire possible, parce que le pays entier en est plein. L’autre jour, aux infos, ils ont dit qu’un mec avait mis son bébé dans la machine à laver pour lui faire sa toilette. Quand il s’est rendu compte du carnage, il a fini le reste de la famille à la pelle pour ne pas avoir d’ennuis… faut vraiment être à la masse pour faire un truc pareil. Dieu merci, ils ne sont pas tous aussi tordus. La plupart ne sont que des bons à rien qui savent à peine qu’ils existent. Le pire c’est qu’au fond, j’ai peur de leur ressembler
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Vidéo de  Run

Mutafukaz : Opération Blackhead est un trailer animé de 7 minutes. Réalisé en 2002 par RUN & Yan Blary, ce court métrage a été primé dans nombre de festivals, et a été notamment nominé au Sundance Festival de 2003, grand-messe du cinéma indépendant.








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