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Critiques filtrées sur 4 étoiles  
On dit de l'auteur , Yrsa Sigurdardottir, qu'elle est une figure de plus en plus marquante du polar islandais. ADN est son cinquième roman traduit en français et c'est avec ce titre que je la découvre. ADN serait le premier tome d'une série mettant en scène le policier Huldar et la psychologue de la Maison des enfants, Freyja.
J'espère que les autres titres de cette série ne comporteront pas autant de meurtres aussi sadiques. Atroces et terrifiants ! Je ne vois plus mes appareils ménagers avec le même oeil . Mais quelle sorte d'auteur, inspiré par quoi , par qui , peut imaginer ça ? Bon , je ne vous dis rien, je me tais, vous verrez bien.
ADN est une intrigue touffue, dense où il faut être attentif à tout afin de ne perdre aucune information qui sera utile pour notre compréhension future. On croit aux personnages principaux car ils ne nous sont pas présentés en héros mais plutôt en personnes tout ce qu'il y a des plus ordinaires...quoique...
Avec ADN, j'ai été surprise, dégoutée, interpellée, choquée et au final ravie.
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On apprend dès les premières pages que 3 enfants vont être adoptés, ils sont tous les trois réunis sur un banc en attendant le verdict des travailleurs sociaux, voilà il tombe : cette fratrie sera séparée pour faciliter l'adoption. Après cet épisode émouvant, un cinglant va suivre. Un meurtre d'une cruauté exceptionnelle va se passer sous nos yeux et sous ceux d'une petite fille qui va se cacher sous le lit de sa maman pour ne pas être vue. le décor est posé, l'enquête va pouvoir commencer.
Huldar, le policier qui est chargé de l'enquête a tout de suite eu ma sympathie, ce qui est évidemment un grand plus pour la poursuite de ma lecture. Il sera accompagné par Freyja, psychologue d'une maison de l'enfance. (oui rien d'original sur la composition de l'équipe !!!)
Bien que ce soit un roman, tous les personnages vivent avec des failles, ils ont tous un fardeau plus ou moins lourd à porter. le monde des bisounours n'est pas le leur.
Je n'ai pas eu un plaisir égal tout au long de ce livre, il y a quelques passages qui m'ont paru un peu long mais l'ensemble m'a convaincue et je me ferai un plaisir d'acquérir très prochainement "Succion", puisque ADN fait partie d'une trilogie.
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Je ne connais pas beaucoup d'auteures islandaises et pour changer un peu, j'avais envie de me diriger vers ce coin du Nord. Il m'a fallu bien peu de temps pour plonger dans l'intrigue sombre et saisissante qu'est ADN.

Sans perdre de temps, les premières pages débutent en 1987, où le sort de trois enfants d'une même famille est tranché par les services sociaux. le pourquoi reste nébuleux.
On saute ensuite vingt-huit ans plus tard, soit en 2015. Une première femme, Elísa, mariée et mère de famille, est assassinée froidement, d'une façon des plus morbides. Sa fillette, Margrét, se trouvait sur les lieux du crime au moment du drame. Si elle n'a pas tout vu, elle a tout entendu. Psychologues (Freyja, Silja) et services de la police (Huldar, Ríkharður, Erla) tenteront, par des moyens les plus doux possibles, d'interroger Margrét en ayant recours à ses souvenirs et à ses descriptions afin de trouver le meurtrier. Celui-ci, ignorant sans doute que la petite se cachait dans la même pièce, pourrait s'en prendre à elle aussi donc la police devra placer Margrét en sûreté tandis que l'enquête avance...et piétine.

Une deuxième femme, Ástrós, retraitée, est ensuite tuée à son tour, dans le même modus operandi. Sans rapport apparent avec la première victime, les chapitres nous font douter de tout. Dans un méandre de personnages divers (Sigvaldi, Karl, Börkur, Halli, Arnar, Baldur et plus encore), on s'enfonce dans les embrouilles. Cela semble être une histoire de vengeance mais on ne comprend les motivations qu'à la toute fin. Avec les enquêteurs, on chemine pas à pas, à tenter de démêler les ficelles.

C'est un polar qu'on a du mal à lâcher tellement il nous embarque. le ton est donné, on est dans le noir. le style est bon, rien n'est inutile à part qu'on s'éparpille en tous sens. Un peu plus loin qu'à la moitié du livre, mon instinct m'a conduite vers le/la bon suspect/e. Là où j'ai été déçue, c'est dans le mobile. J'ai trouvé les crimes plutôt intenses par rapport au pourquoi, me disant "tout cela juste pour ça ?", il me semble que c'est trop.

En gros, presque tout m'a plu: je n'y a pas trouvé de longueurs, j'ai été scotchée du début à la fin, l'intrigue est vraiment captivante, je me suis attachée aux personnages imparfaits - donc crédibles, je l'ai trouvé noir à souhait...mon seul regret réside au mobile, plutôt tiré par les cheveux, en décalage avec le reste de l'histoire. Si cela n'avait été de ça, j'aurais probablement coté ce polar 4.5.

Autrement, j'ai été ravie de découvrir Yrsa Sigurdardóttir et c'est avec plaisir que j'y retrouverai ses personnages dans les tomes suivants. Une plume à connaître !

CHALLENGE PLUMES FÉMININES
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Polar islandais mettant en vedette une psychologue de la Maison d'enfants et policier fraîchement promu.

D'entrée de jeu, des enfants, trois orphelins qu'on proposera séparément à l'adoption et qui ne devront jamais apprendre le secret de leurs origines.

Puis, des crimes particulièrement atroces qui font se demander dans quel recoin noir de leur imagination les auteurs puisent pour inventer de pareils meurtres… (à moins que ce ne soit dans les faits divers des journaux?)

Et encore, des personnages paumés, un amateur de radio à ondes courtes, une femme récemment séparée qui habite l'appartement de son frère qui est en prison et, bien sûr, des policiers et policières avec leurs histoires de corruption et de couples en difficulté.

Et toujours, l'hérédité et les traumatismes de l'enfance, ceux d'enfants placés en adoption et ceux d'une petite fille qui était présente lorsqu'on a assassiné sa mère.

Pas de fantastiques citations à ajouter et peut-être un dénouement un peu abrupt, mais au final, un bon polar, sans plus.
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Je dois prendre un recul avec l'Islande.

Revenir avec du bon vieux sanglant américain.
Ou peut-être dans la subtilité du suédois.

Bref, ce n'est pas que je me suis ennuyé, mais après plusieurs livres où le crime est presque inexistant et où les coupables finissent par avouer de leur plein gré leur crimes, j'ai besoin de changement.

ADN
Plusieurs longueurs.
J'étais à 2 doigts de sauter des paragraphes ou des pages entières.
Mais j'ai persévéré.
À 95% de ma lecture, j'ai fini par faire le rapprochement avec le titre.
Mais pour seulement 5% de surprise, c'est un peu cher payé.
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ADN est le premier volume d'une trilogie écrite par Yrsa Sigurdardóttir. Je fais sa connaissance avec ce livre reçu avec une box Kube.
Dans ADN, le lecteur est confronté à un tueur en série, qui élimine ses victimes avec des appareils ménagers banals, un modus operandi inédit.
Le premier chapitre débute en 1987, dans les locaux d'un service social à l'enfance, où trois jeunes enfants destinés à l'adoption sont séparés puis, dès le deuxième chapitre, on saute en 2015 où une jeune mère de famille est assassinée cruellement avec un aspirateur. Sa fille de sept ans, Margrét, cachée sous le lit, est témoin de la scène. Avec l'aide de l'équipe de la psychologue Freyja de la Maison des enfants, l'inspecteur Huldar interroge la fillette à la recherche d'une piste. Freya se doit de protéger l'enfant et de faciliter les contacts entre l'enfant et la police. Mais Huldar aura à peine le temps d'interroger la petite Magrét qu'une autre femme est bientôt assassinée dans les même circonstances, avec un fer à friser cette fois-ci. Aucun indice, sauf comme la première fois, une suite de chiffres sur un bout de papier. La police piétine.
Les personnages récurrents de cette trilogie sont le policier Huldar et la psychologue pour enfants, Freyja. Huldar doit sa nomination à la tête de l'enquête par la mise à l'écart de la plupart des policiers de renom, suite à des affaires de corruption. L'autre personnage, Freyja, à la vie personnelle malheureuse est la directrice d'une maison pour l'enfance. La première rencontre entre les deux protagonistes est inattendue et engendre une tension supplémentaire tout au long du roman.
Yrsa Sigurdardóttir se focalise sur ses personnages. La galerie est riche, chacun replacé dans un contexte familial ou professionnel. Ses personnages sont ordinaires, crédibles et même s'ils sont empêtrés dans leur propre vie et contusionnés, je les ai trouvés attachants : enfants adoptés, parents morts très tôt, couple stérile. le seul autre auteur islandais que j'ai lu, Arnaldur Indridason me semble plus attaché au pays, à son histoire, ses coutumes et sa rudesse, ce que je ne ressens pas avec ce livre, l'histoire pourrait se passer dans un autre pays.
ADN est un roman noir et dense à l'atmosphère pesante où l'enfant et son innocence brisée est l'axe principal de l'intrigue. J'ai trouvé tellement explicite l'illustration de la couverture avec le regard grave et accusateur de la petite fille.
Le roman gagnerait à être allégé de plusieurs dizaines de pages, sauf pour le dénouement, livré en version accélérée. Ce n'est qu'à la toute fin du livre, que le lecteur fait lien entre les deux époques et comprend le titre du roman. J'ai trouvé le dénouement savoureux. Les indices qui semblaient divergents sont habilement tressés dans la dernière partie du livre pour amener à une conclusion étonnante.


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C'est tout à fait par hasard que je suis tombée sur ce livre dans ma librairie. La quatrième de couverture était attirante, les éditions actes sud souvent connues pour leurs bon goûts et oh : une nouvelle autrice islandaise ! je ne pouvais manquer cela. Et bien m'en a pris.
Une mère de famille a été atrocement tuée devant sa petite fille. Freya, qui travaille à la Maison des Enfants, va se charger de la fillette tandis que Hular, l'inspecteur, va mener l'enquête tandis que les meurtres continuent. J'ai beaucoup aimé ces deux personnages dont la première rencontre a été plus qu'embarrassante....
De son côté, le jeune Karl, passionné de cibi, capte des listes de chiffres qu'il arrive à décrypter. Mais le piège se referme sur lui
Je vous défie de trouver le tueur, j'ai pas mal tourné en rond pour mon plus grand régal. le tout est alambiqué mais fort bien ficelé. Et le meilleur, c'est qu'elle a écrit quatre autres romans qui vont vite rejoindre ma PAL !
Lien : https://www.google.fr/search..
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J'ai toujours envié les islandais d'être les filles et fils de. en guise de nom de famille (même si seul le père est cité je crois)(et que... Si tu es de genre neutre c'est un peu la merde quand même). J'aurais aimé la même chose. En plus libre. Changeant comme la vie. Peut être avoir les deux prénoms de ses parents jusqu'à avoir l'âge de choisir, avant les papiers importants. Alors le temps d'une grande fête, un évènement initiatique, l'enfant choisirait qui du père ou de la mère il porterait le nom. Nom qui pourrait changer en cours de vie en épouse de, mère de, amie de. On a l'air fin nous, à nous trimballer les noms de lieux, métiers, ou caractères qui furent donnés à nos anciens il y a bien trop longtemps.

Bon, et sinon ? Et le livre alors ?
Pire meurtre de premier chapitre ! (et les autres aussi).
Pour mon petit coeur sensible j'ai eu des hauts et des erk. A me demander pourquoi je voulais le lire (heureusement que l'auteur s'est calmé pour le tome deuxième, j'aurais pas continué sinon).
Dans ce premier tome, comme le suivant, on sent que l'auteur est très critique envers les services sociaux de son pays. Il y a comme une catharsis. Et nous dans tout ça ? On navigue entre l'enquête et les protagonistes, déclinés des familles aux geeks solitaires en passant par les policiers hyper bosseurs (sauf leurs chefs) ou aux prisonniers optimistes. Un truc qui, une fois dans tes mains, se tourne jusqu'au petites heures de la nuit. J'ai eu un peu plus de mal par la fin qui partait pour moi un peu loin (et oui car ayant déjà oublié le whodunit du tome 2 je n'ai pas dû me spoiler grand chose).
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Un roman islandais "polar" comme il en existe maintenant plus que plusieurs, mais celui-là est aussi, encore, passionnant. Pour ma part, je l'ai tiré de son étagère de sa librairie, en raison de sa couverture : le visage pur de cette petite fille, avec de l'inquiétude dans le regard, un manque d'innocence, une détermination et une accusation... Et c'est après avoir lu le livre et m'être re - penchée sur cette couverture, que j'ai fini véritablement ma lecture.
Une petite fille qui devrait être innocente, assiste à une scène horrible comme il en existe pourtant tous les jours : les services sociaux débarquent et décident au nom de lois, de principes, de croyances, d'impératifs économiques...de crétinerie administrative essentiellement. On ne peut pas en dire plus... suivez le regard de cette petite fille...
Ce roman est génial car il n'est pas qu'un polar. On comprend assez rapidement ce qu'il s'est véritablement passé. Mais cela n'empêche pas de poursuivre la lecture avec passion, frénésie, désir que cette petite fille ou sa mémoire survive. La problématique est magnifique car bouleversante. La construction du roman et son écriture nous attachent littéralement. Les enquêteurs, sans être si originaux dans leur situation, sont vivants, humains, sympathiques.
Je n'avais pas prêté attention qu'il s'agissait d'un premier opus d'une trilogie (ce qui prouve que ce livre se suffit à lui-même), je remercie la(le) babéliaute qui me l'a rappelé... je me précipite sur la suite...
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Des meurtres bien sadiques, il faut avoir le coeur bien accroché... C'est le premier tome de la série et le troisième que je lis (je les ai lus à rebours). C'est un polar prenant et je comprends mieux les relations ambivalentes entre les 2 héros. le suspense est bien monté dans l'histoire et l'ambiance est glauque à souhait avec des personnages bien campés qui ne demandent qu'à s'affirmer (mais ça c'est parce que j'ai lu la suite !). Une lecture prenante et perturbante.

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