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Tout nous échappe sans cesse, même les êtres qu'on aime. Mais reste la certitude que certains moments ont été ce qu'on appelle le bonheur.
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Par ohdile le 15/01/2009
"Les grandes douleurs ne se partagent pas, elles s'accompagnent."
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Je me demande combien de temps encore ces images vont rester nettes, limpides, avant de se déformer, puis de se brouiller, puis de s'effacer ; avant que je ne les oublie. J'aimerais les serrer contre moi, comme on serre contre soi un corps aimé, de toutes ses forces, pour le retenir. Mais je sais bien que, de la même manière qu'on ne peut retenir un amour, on ne retient rien de son passé, il s'échappe lentement, chaque jour davantage, et on ne choisit pas ce qu'on en garde.
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Par sylvie le 15/01/2009
La lecture :
" Ma mère fouille dans son sac, elle sort un livre. Elle lit. Je l'observe. Elle est attentive. Elle est belle. Elle est ailleurs. Je pense que, plus tard, moi aussi je lirai des livres; Je m'évaderai."
."Les livres ne se finissent pas : le mouvement qui les a fait naitre, qui les a fait battre, ne s'achève pas. Les vies non plus.
... je n'ai pas oublié cet instant où mon père, m'apparaissant vulnérable, m'avait semblé profondément humain, plus proche que jamais. Pendant des années je me suis demandé quel était le livre qui avait réussi le prodige de mettre mon père à nu, de l'amener au bord des larmes, au bord de l'abandon....
... C'est ce soir là que j'ai compris que les livres étaient une des expressions les plus fortes, les plus troublantes et les plus vraies de la vie."
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L'amour transforme-t-il une œuvre comme il bouleverse une vie, avec violence, avec douceur, refermant la vie d'avant, ouvrant sur un horizon plus vaste que ne l'ont jamais laissé entrevoir même les plus beaux rêves ?
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Par saphoo le 11/09/2010
J'ai songé que la vie, c'est un peu comme l'écriture, on ne trouve jamais ce qu'on cherche, on trouve autre chose, et c'est cette autre chose, surprenante,mystérieuse, troublante, qui en fait la beauté.
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Les souvenirs, ça devient plus beau que ce qui a été, ou moins beau, on ne sait plus... On en perd tant... Ça transforme tout... Et puis c'est violent, ça vous dévore...
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Par sylvie le 15/01/2009
La couleur bleue :
"Je choisis ma robe préférée, une robe de coton bleu. Comme chaque fois que je la mets, je pense à ma mère : dans les rares images qu'il me reste d'elle, je la vois en bleu. ... seulement une grande tâche bleue sur le corps de ma mère. Un mouvement bleu qui avance vers moi ...Me suis-je endormie avec ce bleu au creux de moi ?"
"Alors nous nous étions baignés, tous les jours, dans cette mer bleue et radieuse qui nous apaisait...
... J'ouvrais les yeux, juste un instant, et j'apercevais le ciel au-dessus de moi, vaste et bleu, éblouissant."
... "Je me lève. Voilà, je me lève. Ce n'est pas difficile après tout. Même en robe bleue ce n'est pas difficile."
..."Je viens vers vous. Je n'ai pas changé de tenue : j'ai gardé ma robe bleue."
..."Le ciel est immense, rien qu'à le contempler, il me semble que je pourrai m'y perdre."
...j'enlève ma robe, j'enlève le bleu...
... J'écris sur un cahier bleu, un cahier d'écolier à grosse spirale.
...Les dimensions du tableau doivent approcher les deux mètres sur trois. Je me perds dans la contemplation de ce bleu que rien ne semble pouvoir troubler. Cela ressemble à une image du bonheur
... Je préférais rapporter le bleu vaste, apaisé et éclatant de la mer.
...Le mouvement bleu, flou, fantasmagorique, s'était transformé en une réalité : un corps, des gestes, des paroles, aujourd'hui disparus, mais qui, de manière certaine, avaient existé.
...Il portait une chemise bleue pâle que je ne lui connaissais pas et qui donnait à son visage une douceur singulière.
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"Savoir qu'on regarde pour la dernière fois une chose qu'on a aimée rend cette chose unique, d'une tristesse et d'une beauté infinies."
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"L'écriture peut-elle redonner vie à ce qui n'est plus ?"