ISBN : 2757802488
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Une jeune femme, Léa, a commis l'irréparable. Sous la surveillance d'un gardien, elle attend que les jurés de la cour d'assises rendent leur verdict.
Le huis-clos et la violence morale de la situation font remonter à sa mémoire le frère adoré et disparu, les par... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 21 mars 2012

    mimipinson
    Laurence Tardieu n'a pas son pareil pour transcrire en si peu de mots, mais si pertinents tous les sentiments d'une femme et d'une mère qui attend que les jurés décident ou non de sa culpabilité.
    Léa est accusée d'infanticide, le crime le plus horrible qui soit dans nos sociétés.
    C'est avant tout une femme qui est là, avec toutes ses ambigüités, toutes ses souffrances.
    Elle est là, seule avec son gardien. Elle n'a rien pu dire à son procès. C'est devant cet homme qui ne peut rein pour elle, n'est là que pour la surveiller, quelle va peu à peu se libérer, aller au plus profond d'elle-même, va tenter d'expliquer l'inexplicable, revisiter sa plus tendre enfance pour en décrypter les origines de tout cela.
    « Certaines choses, on ne peut pas les raconter. Ce serait trop misérable. » p39
    Cette femme est tellement seule sur sa chaise à attendre que d'autres décident de son avenir ; elle parle d'elle, de son enfance, de son enfant. C'est ce surveillant, si humain, qui parviendra à ce qu'elle se libère, pour ne pas qu'elle devienne folle. La présence discrète d'un homme, mais efficace et chaleureuse.
    Voilà une femme qui a commis l'infanticide, mais à laquelle je me suis attachée, sans la juger. Comment a-t-elle pu en arriver là ? Elle ne le dit pas ouvertement. Par petite touche elle dessine la fille qu'elle a été pour sa mère, et, son père.
    Peut-on être vraiment mère quand on n'a pas été profondément l'enfant de quelqu'un ?
    C'est quoi être mère ? Elle aussi se pose la question ; sans en avoir les réponses.
    L'écriture de Laurence Tardieu est d'un rythme soutenu, les mots sont choisis, sans fioritures inutiles ; l'essentiel, rien que l'essentiel, comme pour laisser le lecteur à sa propre réflexion sur le sujet, douloureux, et, toujours d'actualité.
    Une lecture qui m'a imprégnée tant elle poignante.

    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.fr/2010/11/le-jugement-de-lea.html
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    • Livres 3.00/5
    Par AttrapeReves, le 31 mars 2010

    AttrapeReves
    Deuxième roman de Laurence Tardieu, on retrouve dans "Le Jugement de Léa" des thèmes déjà abordés dans son premier livre : le deuil, le retour sur le passé, la difficulté à envisager l'avenir, la solitude...
    Dans un huis-clos où Léa est seule sous la surveillance d'un gardien en attendant son jugement, la narratrice revient sur son passé, sur les événements qui ont abouti au drame, sur sa vie.
    Les émotions se délitent au fil des pages jusqu'au rendement du verdict. Laurence Tardieu a ce talent de savoir transmettre les émotions les plus complexes, de décrire avec finesse et exactitude la psychologie de ces personnages torturés. Un roman au ton juste et sincère.
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    • Livres 4.00/5
    Par JoelleCa, le 01 novembre 2010

    JoelleCa
    Une émotion en toutes lignes ...
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Citations et extraits

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  • Par some-books, le 14 août 2010

    - Les gardiens, on les prend pour des gens qui souffrent pas. Ils seraient là, à ne rien ressentir… Des conneries tout ça. On est tous pareils. On a faim, on a peur, on a froid, on est seul, on a envie d’une femme, on fait des gosses, on sait plus pourquoi on les a faits mais on les aime quand même, c’est ça qui est incroyable, on les aime quand même… Puis un jour quelqu’un s’en va, quelqu’un que vous aimez, et on se retrouve là, tout seul, comme un con, à être mal, tout le jour, toute la nuit, on est mal, on a envie de chialer mais il y a les gosses, alors faut se retenir, c’est ce que vous disent les autres, faut pas te laisser aller mon vieux, pour tes enfants. Comment on fait, hein ? Moi je sais pas, on m’a pas expliqué comment on faisait pour pas chialer devant ses mômes quand on a mal. S’il y a un truc, faut me le dire… Bientôt la retraite, on se disait, on fera des voyages, parfois même on emmènera les petits. On les appelait toujours les petits, nos gosses, même quand ils sont devenus plus grands que nous… Oui, on rêvait à tous ces voyages qu’on aurait faits. Ma femme voulait partir dans les îles, là-bas… Ça la faisait pleurer quelquefois quand elle y pensait, tellement elle en avait envie. Moi j’aurais préféré le désert mais bon, je disais rien. Ça lui faisait tellement plaisir. Et puis voilà… Quatre mois de maladie, un corps en loques… Même pas eu le temps de tout lui dire avant qu’elle s’en aille. La fierté… ça m’empêchait… Je crois bien que j’ai même pas réussi à lui dire comme je l’aimais… Ce qu’on peut être con quand même ! Ce qu’on peut être con…
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  • Par nicolopoulos, le 11 mars 2012

    J'aimerais que ces éclairs, et tout le reste, tout ce que ma mémoire n'a pas su conserver, s'assemblent pour former un bloc homogène, sans fissure, sans interstice. Peu importe que la couleur d’ensemble soit grise, ou noire - les douleurs aussi ont leur lumière...
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  • Par AttrapeReves, le 30 mars 2010

    Il y a quelque chose que j'aimerais savoir, avant la fin : ma vie aurait-elle pu être différente ? Y a-t-il un moment où je me suis trompée en chemin ? Quand ?
    Je cherche. Je ne vois pas. Je ne vois pas à quel moment j'ai eu le choix.
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  • Par some-books, le 14 août 2010

    Pierre disait que j’avais peur de la vie, que j’étais paralysée par l’idée de vivre. Que la pensée même de l’amour de deux corps m’emplissait de terreur. Que je papillonnais pour oublier ma détresse. Il disait que j’étais semblable à ces fleurs qui, lorsque la nuit tombe, s’entrouvrent, et qui, le jour à peine levé, se recroquevillent, comme si elles étaient honteuses de se montrer en pleine lumière. Que j’étais une fille de l’ombre. Que la clarté me faisait fuir. La vie me faisait fuir… Voilà ce qu’il disait, et il avait raison. Mais il ne savait pas à quel point on peut souffrir d’avoir été jeté là par hasard, sans amour. Il ne savait pas.
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  • Par nicolopoulos, le 11 mars 2012

    J’aurais aimé qu’on me regarde plus. Qu’on regarde celle que je suis. Pas l’enveloppe. L’enveloppe est trompeuse. Les enveloppes sont toujours trop lisses, trop blanches. Terrible méprise. J’ai peur de la méprise. Le plus dangereux, ce n’est pas tant que les autres se trompent sur vous. C’est de se tromper soi-même...
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Laurence Tardieu - La Confusion des Peines
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif 29e Foire du livre de Saint-Louis, Alsace Entretien avec Laurence Tardieu, lauréate du prix du Printemps du roman pour son livre La Confusion des Peines, publié chez Stock.








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