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Critiques filtrées sur 5 étoiles  
Il y a des jours comme ça où on a envie de prendre le large, mais faute de moyens pour le faire, on reste là, comme des pauvres filles, des pauvres garçons, à égrener les minutes d'un quotidien identique à hier et demain. Puis, le soir, alors que rien ne nous y prédisposait, on fait violence à sa résignation et on se dit : « Partons ! »
Là devant nos mains fébriles, une promesse se dessine : Les Enfants du capitaine Grant. Oui, c'est ça, ramassons nous aussi, comme le couple Glenarvan, cette bouteille à la mer, embarquons les enfants du capitaine, ce « trésor » qu'il faut retrouver !
« Je partirai ! Steamer balançant ta mâture, / Lève l'ancre pour une exotique nature ! », nous invitait déjà Mallarmé.
L'aventure nous sera offerte sur un plateau d'argent, avec ses rebondissements, ses terres lointaines, ses tribus hostiles, ses trahisons et ses châtiments, son issue…qu'on ne révélera pas.
Jules Verne au mieux de sa forme, Jules Verne dont l'imaginaire voit loin, si loin que nous le suivrons de bon coeur dans l'hémisphère sud afin de résoudre une énigme à nous faire tourner en rond.
Important : lire Les enfants du capitaine Grant et 20 000 lieues sous les mers et ensuite, seulement ensuite, L'île mystérieuse.
C'est bien de partir là-bas lorsqu'ici les balles répondent aux crayons…
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Quand on lit Les enfants du Capitaine Grant, on se dit que Jules Verne avait promis un livre épais à son éditeur avant même de le commencer, puis s'est dit en cours de route que la Patagonie n'allait pas suffire!
Le roman repose en effet sur un document trouvé dans une bouteille jetée à la mer par le malheureux Capitaine Grant, naufragé dans les mers australes, et ce document a été rongé par l'eau, offrant un puzzle à l'équipe de vaillant Écossais se précipitant à son secours. (Chez Jules Verne, les gentils sont toujours vaillants). Faute d'un texte complet, c'est un tour du monde que la fine équipe entreprend, emmenant le lecteur. Car la bouteille a été trouvé, bien sûr, par un lord richissime qui monte une expédition de secours, dans laquelle embarquent les enfants du Capitaine, une jeune fille et un jeune garçon, d'où le titre. Naufrage, cannibales, inondation, bandits, tempête, ils auront droit à tout!
Alors, il faut le reconnaître, certaines choses ont un peu changé dans notre vision du monde. La façon dont nos Écossais vont parler des peuples indigènes par exemple, hem, disons que ça fait un peu daté.
Cela donne un roman très Jules Verne, très distrayant, un grand classique.
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Certains lecteurs (dont ma tendre moitié), ne lisent un livre qu'une fois seulement. Une fois lu, ça y est, c'est imprimé, on n'y revient pas. Question de mémoire peut-être, de tempérament aussi. Je ne sais pas si c'est votre cas, amis babélionautes, mais moi, je relis souvent des livres que j'ai aimés, soit effectivement que j'oublie tel ou tel élément du bouquin (personnage, péripéties, ambiance générale) soit plus communément par goût ou par plaisir. Très régulièrement (au moins une fois par an) je relis Balzac, Zola, Hugo, plus régulièrement encore Camus et Saint-Exupéry, et mes deux idoles qui me suivent depuis soixante ans, Alexandre Dumas et Jules Verne.
Jules Verne, c'est souvent la quinzaine de romans incontournables (Michel Strogoff, L'Ile mystérieuse, le Tour du monde en 80 jours, Vingt mille lieues sous les mers, Voyage au centre de la Terre, etc.) et parfois des titres moins connus (La Jangada, Kéraban le têtu, La Maison à vapeur, etc.)
Dernièrement, j'ai relu Les Enfants du Capitaine Grant, un de mes préférés, un de mes plus chers, sans doute avec Michel Strogoff. Là encore, c'est lié à un souvenir d'enfance : dans les années 60, mon frère et moi étions en colonie de vacances à Biarritz ? le soir avant de nous endormir, un moniteur nous lisait Les Enfants du Capitaine Grant, plus précisément un des chapitres les plus prenants, celui où nos héros sont prisonniers des Maoris. Imaginez l'impression et l'influence que ce texte pouvait avoir sur nos petites têtes de dix ans…
Les Enfants du Capitaine Grant est le livre « vernien » par excellence : l'énigme du début (le manuscrit mystérieux), des enfants au départ et au centre de l'aventure, le voyage (un Jules Verne sans voyage, ça existe, mais c'est rare), des éléments comiques (l'inénarrable Paganel et son contraste le Major MacNabb) une idylle naissante, et une série d'aventures ininterrompues rythmées par la lecture erratique du manuscrit, les péripéties liées aux terres traversées et à la météo, et aux hommes (convicts en cavale, sauvages cannibales)… On sort de là fourbu, mais ravi (mais si vous avez déjà lu Jules Verne, vous savez que c'est souvent le cas).
Avec Vingt mille lieues sous les mers et L'Ile mystérieuse, Les Enfants du Capitaine Grant composent une fausse trilogie par le retour des personnages : le Capitaine Némo entre Vingt mille lieus sous les mers et L'Ile Mystérieuse, Ayrton entre L'Ile mystérieuse et Les Enfants du Capitaine Grant. Cela dit, il n'est pas nécessaire de lire les trois romans l'un après l'autre (mais il est rudement conseillé de les lire, séparément ou pas)
Pour les amateurs d'adaptations au cinéma, il existe un film éponyme de Robert Stevenson, sorti en 1962 (une production Walt Disney) avec notamment Maurice Chevalier dans le rôle de Paganel. Pas un chef-d'oeuvre, bien sûr, mais l'esprit de l'écrivain est respecté et c'est bien là l'essentiel.
Lire Jules Verne, c'est toujours une cure de jouvence : si vous n'êtes pas jeune, vous le redevenez !
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Un très grand Jules Verne que je découvre enfin. J'ai 31 ans et j'ai commencé à lire les Voyages Extraordinaires à l'âge de 12 ans. Après le Tour du monde en 80 jours et Voyage au centre de la Terre, j'avais voulu lire l'île mystérieuse, l'un de ses plus grands chefs-d'oeuvre.

À l'époque, Internet n'était pas aussi répandu qu'aujourd'hui et je découvris in extremis que, pour lire l'île mystérieuse, il fallait lire au préalable 20.000 lieues sous les mers. Un peu contrarié au départ de devoir changer mon plan de lecture, je contins ma frustration et découvris finalement avec un plaisir immense les aventures du capitaine Némo. Une fois cet autre chef-d'oeuvre terminé, je dévorai enfin l'île mystérieuse.

Mais quelle surprise je n'eus pas en me rendant compte que cet incroyable ouvrage était le troisième tome d'une trilogie dont le second était, vous le devinez, Les Enfants du capitaine Grant ! Trop tard, je fus spoilié du destin d'Ayrton, antagoniste imperturbable des Enfants du capitaine Grant. Pas grave, je lirai cette deuxième aventure après l'île mystérieuse ... Grand naïf que j'étais!

Peut-être est-ce parce que l'île mystérieuse m'avait rassasié ou que je n'avais plus de réel leitmotiv que j'ai mis plus de 15 ans avant de lire enfin cette incroyable histoire. Pourtant, je n'ai jamais arrêté de lireJules Verne. Pour tout vous dire, Les Enfants du capitaine Grant est mon 30ème Jules Verne et je ne compte pas en rester là.

Je n'écris pas de critique systématiquement sur tous les Jules Verne que je lis, mais je tenais tout de même à raconter cette petite anecdote et aussi insister sur le fait que cette histoire est digne des plus grandes de son auteur. On pourrait croire que 20.000 lieues sous les mers et l'île mystérieuse surpassent le Capitaine Grant, et peut-être aurions-nous raison. Cela dit, cette histoire est injustement méconnue par rapport aux deux autres.

Le scénario en tant que tel intègre tout ce qui fait une bonne histoire vernienne. Une intrigue excellente, des péripéties, du suspens, des rebondissements, de la légèreté et de l'humour, du savoir, un rythme soutenu et une conclusion magistrale.

Mais j'ai quand même UN SEUL BÉMOL que je ne peux m'empêcher de souligner. Bien que je fais systématiquement le travail de contextualisation d'époque, notamment quand Jules Verne écrit et assume une certaine hiérarchie entre les hommes sur base de critères considérés aujourd'hui comme racistes, ce point-là, je l'accepte et parviens à garder sans problème la distanciation et le discernement nécessaire (lire l'oeuvre avec une paire de lunettes du 19ème siècle), je n'ai par contre pas réussi à trouver en moi suffisamment de recul au moment où, (attention je vais SPOILIER) vers la fin du livre, nos héros profanent en toute impunité le sacré, c'est-à-dire la tombe d'un guerrier d'une tribu néozélandaise qu'ils venaient de tuer quelques chapitres plus tôt.

Jules Verne n'hésite pas à ridiculiser les indigènes comme des superstitieux qui n'oseraient pas déloger les profanateurs (nos dits héros) sous peine d'une punition divine. Bon jusque-là pourquoi pas, mais l'écrivain enfonce encore plus le clou en décrivant nos protagonistes occidentaux en train de prendre un malin plaisir à railler cette ingénuité et en consommant impunément l'eau et la nourriture laissées par la tribu néozélandaise en guise d'offrandes pour leur guerrier mort sous le feu du pistolet occidental. Il y a là, je trouve, une cruauté qui n'était, selon moi, pas nécessaire de la part de Jules Verne. Son imagination débordante aurait pu tirer d'affaire plus noblement nos héros plutôt qu'en usant de la profanation et la raillerie des croyances d'une autre civilisation.

Que Jules Verne considère le peuple occidental comme supérieur, je lui concède bien volontiers, c'est encore une fois, un sentiment d'époque (contextualisation). Par contre, qu'il prenne tant à légère la divination de la mort et la façon dont elle est célébrée par une autre civilisation, je trouve là qu'une limite est franchie. Même en faisant un travail de recul, je ne parviens pas à trouver des circonstances atténuantes à l'auteur. Mais peut-être que je sacralise beaucoup trop le respect des morts, qu'importe les peuples auxquels ils ont appartenu.

Malgré ce petit bémol (qui représente, je précise, un chapitre sur tout le livre), je garde une expérience de lecture extraordinaire dont seul Jules Verne à le secret. Il est difficile d'écrire plus de 900 pages sans qu'on y trouve rien à redire. Mais malgré cette exhaustivité et cette générosité, le sans-faute est presque accompli et c'est pour cette raison que je n'en tiens pas rigueur à l'un de mes auteurs préférés. Par conséquent, je conserve la note de 5 étoiles bien méritées pour cette incroyable histoire : Les Enfants du Capitaine Grant !
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Un voyage à travers le monde comme seul Jules Verne savait les imaginer à son époque, de la Patagonie à l'Australie, en traversant les mers, avec de belles références aux explorateurs tels le capitaine Cook. Une histoire de recherche d'un père par ses enfants, à partit d'une bouteille à la mer, c'est vrai que le scénario est mince mais Jules Verne sait lui donner la dimension requise pour en faire un livre passionnant, instructif pour les plus jeunes, appréciable par tous. de nobles sentiments exprimés par les personnages, un savant français un peu déconnecté, une méthode infaillible pour construire un voyage et une aventure qui tienne son lecteur en haleine jusqu'au bout.
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Ce livre est tout simplement incroyable et incontournable pour moi pour tout ceux qui sont attirés par un peu d'aventures aux milles rebondissements.
Vous l'aurez compris, je me suis pris une claque en pleine figure ; non d'un chien que cela fait du bien ! 926 pages et pas une seule secondes d'ennui : comment cela est-il possible ! C'est que je l'ai lu au bon moment ! ... certainement ! mais c'est surtout un livre hors du commun aussi.

Il y a de l'aventure sur la mer, dans les terres. C'est l'époque où les explorateurs ont encore des terres à découvrir, ou des hommes partent chercher une vie meilleure à l'autre bout du monde, ou les missionnaires sont convaincus du bien fondé de leurs actions. C'est un voyage improbable plein de rebondissements en Amérique du Sud, en Australie et en Nouvelle Zélande que j'ai tout de suite accepté de faire avec Lord et Lady Glenarvan. Alors, oui, comme dans tous les Jules Verne, il est bon d'avoir un Atlas à porter de main, car on voyage vite et loin en suivant le fameux 37ème parallèle. Moi même j'ai fait quelques découvertes ... ! Heureusement tout au long de l'histoire, nous avons un savant géographe Paganel qui nous instruit : personnage très attachant et tout simplement irrésistible. Sans oublier l'humour est présent également dans ce livre grâce au major Mac Nabbs.
Pour finir, je voudrais également souligner la place des femmes dans cette aventure, car elles ne sont pas en reste et elles vont montrer nombre de qualités durant ce périple (rappelons que cela se passe vers 1860 !!!)

Pour finir, je me doute qu'un tel livre ne puisse être accessible à nos chers têtes blondes aujourd'hui. Mais sachez que ce titre de Jules Verne existe en Bandes dessinées chez Delcourt en trois tomes d'Alexis Nesme : un vrai Bijou !


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Jules Verne était un écrivain génial ! Il avait aussi bien une excellente plume mais aussi des connaissances extrêmement pointues dans la science (c'est lui qui a lancé le mouvement du roman scientifique d'anticipation, son oeuvre L'île Mystérieuse en est un bon exemple).

Des romans de Jules Verne, Les enfants du capitaine Grant est bel et bien mon préféré ! (Même si je n'ai lu que peu de ces oeuvres... honte à moi.) Il nous fait voyager d'un bout à l'autre du monde : Argentine, Chili, Patagonie, Australie, Nouvelle-Zélande (pour n'en citer que quelques pays). de belles descriptions des pays, des aventures variées et palpitantes et bien sûr, du suspens !

Et que ce serait ce roman sans la pointe d'humour qu'il mets souvent ? Que seraient ces voyageurs à bord du Duncan sans l'étourdi et savant géographe Paganel dont la personnalité, la distraction et ses "petites querelles" amicales avec le major Mac Nabbs nous amusent !

Pour finir, la présence de bandits (dont un des voyageurs s'avérera être l'un d'entre eux), donne un côté un peu Far West à l'histoire. (même si l'histoire ne se situe nullement en Amérique du Nord !)
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Un voyage autour du monde en suivant le 37e parallèle à la fin du 19e siècle, à travers préjugés raciaux et certitude scientifique. Mais quel voyage, quelle soif de tourner la page ! C'est un condensé de tout ce qu'on peut trouver dans un roman d'aventures : océans, pampas, "sauvages", cannibales, batailles, tempêtes, épopée, bandits, gentlemen, savant, ....J'en passe/ Un roman probablement fondateur.
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Verne Jules
Les enfants du capitaine Grant
J'ai retrouvé un livre que j'avais lu enfant et c'est avec le même plaisir que je viens de le relire. Comme tous les Jules Verne, le plaisir est au rendez-vous, et l'on parcours allègrement les pages de ce livre, Verne ce grand visionnaire nous permet encore aujourd'hui de nous extasier sur ses livres et de passer d'agréables moments.
Ici, 4ème sur la foi d'un message trouvé dans une bouteille et à demi rongé par l'eau de mer, le Duncan, magnifique yacht anglais part à la recherche du capitaine Grant naufragé. A son bord se trouvent les deux enfants du disparu, Mary et Robert. L'un des meilleurs géographes français, Jacques Paganel, personnage singulier et sympathique fait aussi partie du voyage.
Les lacunes du message et plus encore les hasards de la navigation et la traitrise de certains faux amis vont entrainer les membres de l'expédition dans des aventures tragiques ou comiques, sur terre et sur mer, de l'Amérique à l'Australie comme seul Jules Verne sait les imaginer, dans leur captivante variété
Les merveilles de la nature jouent un grand rôle dans ce passionnant récit où les personnages sont particulièrement bien campés
Ce livre est un des fleurons des « voyages extraordinaires » de Jules verne
Pendant les vacances c'est à lire ou à relire

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Parmi les meilleurs de Jules Verne pour des aventures dans les îles lointaines. Très plaisant livre d'aventures sur mer et à travers la pampa, l'australie, la NZ. Des descriptions géographiques et botaniques particulières, des énumérations lassantes, mais très peu.
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