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ISBN : 2205072471
Éditeur : Dargaud (22/01/2016)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Ce qu'il faut de terre à l'homme est le nouvel album de Martin Veyron : une fable au thème universel et intemporel : la cupidité des hommes.

Sur son lopin de terre de Sibérie, le paysan Pacôme vit avec sa femme et son fils. Il n'est pas riche mais il subvient aux besoins de sa famille. Cependant, Pacôme se sent à l'étroit. « Si seulement j'avais plus de terres, soupire-t-il en regardant par-delà la clôture, je pourrais être tout à fait heureux. » Un a... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Nadouch
20 février 2017
★★★★★
★★★★★
Quelle belle découverte !
Pourtant, s'attaquer à un conte de Tolstoï, ce n'était pas gagné... le contexte : des paysans russes, qui se battent pour davantage de terres, pour leurs bêtes, pour les cultures, mais aussi pour le paraître... le personnage principal a la possibilité de s'enrichir, donc de devenir un exploiteur... Comme dans tous les contes, une morale finale absolument géniale vient clore l'histoire. Et comme souvent dans la littérature russe, les situations quotidiennes cachent des questionnement sur l'humanité en général.
J'ai beaucoup aimé le dessin, parfois pleine page, parfois de petites vignettes sans texte, le tout en couleurs douces, et avec des personnages très bien croqués. le scénario est costaud, le texte agréable, qui sait s'effacer quand il le faut.
Vraiment un coup de coeur, la fin est formidable, cette adaptation est très réussie !
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orbe
05 août 2016
★★★★★
★★★★★
Un très beau texte à découvrir sous la forme d'une bande dessinée avec une chute qui apporte une morale intéressante.
Une histoire qui résonne avec l'actualité avec ces paysans qui cherchent à survivre et ceux qui souhaitent faire des profits.
De quoi avons nous vraiment besoin pour vivre ?
Un magnifique conte intemporel.
Commenter  J’apprécie          130
alouett
30 janvier 2017
Il était une fois la femme d'un paysan russe qui accueillait sa soeur pour la journée. Cette soeur, venue en visite avec mari et enfant, était née dans cette campagne pauvre qu'elle n'aspirait qu'à quitter étant plus jeune. le mariage la sortit de sa triste condition et elle prit goût au luxe.
Pendant qu'elle bavarde avec sa soeur, son bourgeois de mari s'entretient avec son beau-frère. le premier est un riche marchand, le second n'est qu'un moujik. le premier parle d'exploitation agricole, de terres dans lesquelles il faut investir. le second se défend, contre argumente… il n'a jamais envisagé telles perspectives. Pourtant, le bourgeois a planté une graine dans l'esprit du moujik et lorsque la nouvelle se répand que la Barynia envisage de vendre ses terres à son intendant – un homme tatillon – il parvient à convaincre les hommes du village qu'ils ont tout intérêt à investir ensemble dans ces terres. Devenir leur propre patron, améliorer leurs conditions… ils n'ont pas besoin de beaucoup. Cependant… la machine est en marche. Pourquoi se contenter de peu quand on peut avoir beaucoup plus ?

Acidulé, cynique pétillant, frais… cet album de Martin Veyron (Grand Prix de la ville d'Angoulême en 2001) est une adaptation d'une nouvelle (un conte plutôt) intitulée « Qu'il faut peu de place sur terre à l'homme ». L'histoire n'a pas pris une ride et ce souffle d'air frais que Martin Veyron donne à ce récit montre Ô combien la question est toujours d'actualité. Société folle, capitalisme, course au profit. Penser à soi et rien qu'à soi, acquérir davantage de richesses, encore et encore, accumuler pour les générations à venir, prospérer. Profiter ? Contrairement à Tolstoï, Martin Veyron laisse ses personnages sans noms. On les nomme par leur fonction ou leur statut social. Peu importe car ce récit est intemporel et seule la morale de l'histoire compte.
Le dessin est fin, léger. Les personnages semblent alertes, ils sont gracieux malgré l'accoutrement grossier de certains protagonistes. Les couleurs sont douces, naturelles, ce qui vient donner un peu d'insouciance dans cet univers. S'y greffent des répliques acides. Les personnages ont un certain sens de la répartie ; il y a une très belle cohabitation entre les différents niveaux d'échanges, le premier degré côtoie parfaitement le second degré ce qui donne souvent un décalage amusant entre les interventions des uns et des autres. L'ensemble est à la fois cinglant et cocasse, ce qui permet de profiter d'un sympathique moment de lecture.
Sept chapitres… sept temps en quelque sorte… sept étapes qu'effectue le personnage principal dans sa folie des grandeurs. Dans sa faim de terres, de cheptel, de respect aussi. C'est l'histoire aussi d'une communauté organisée, traditionnelle, conservatrice. La place de chacun est établie depuis des siècles puis un grain de sable arrive, porteur de mille et une promesses et perspectives nouvelles. Mais dans cette société bien huilée, le changement sème un peu de zizanie et impose avec force une nouvelle logique, une nouvelle manière de voir les choses et ce point de vue est à prendre en considération. Mais forcément, les places des uns et des autres vont être quelque peu modifiées.
Un ouvrage ludique mais ce n'est pourtant pas ce que je voudrais mettre en avant. Car il a d'autres qualités avant celle-ci : un scénario solide (le genre à ne vous lâcher que lorsque vous avez terminé l'album), des personnages hauts en couleurs (ceux-là même qui vous intriguent, qui vous rendent curieux et déterminés à écouter ce qu'ils ont à vous dire), un graphisme qui fait mouche (celui-là même qui vous met des odeurs dans le nez et dilate vos pupilles quand vous regarder le dessin d'un coucher de soleil). Et puis le côté réflexif de l'affaire en cerise sur le gâteau.
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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yv1
22 février 2016
★★★★★
★★★★★
Cette nouvelle bande dessinée de Martin Veyron est l'adaptation d'une nouvelle de Léon Tolstoï, dans laquelle le héros se prénomme Pakhomm, écrite en 1886. C'est une histoire d'humains, de relations entre eux. La vie du village est plutôt paisible, les paysans s'entraident pour les gros travaux, notamment les moissons. Il n'est nul question de rapport de hiérarchie entre eux, chacun donne un peu de son temps pour aider son voisin et tout le monde vit en harmonie et se contente de ce qu'il a. Puis vient l'héritier qui n'entend pas laisser ses terres utilisées sans en tirer profit, puis la violence du contremaitre. Dès lors, rien ne sera plus comme avant. L'attrait du profit, d'une vie meilleure et de plus de bien, l'agrandissement de l'exploitation et donc l'embauche d'ouvriers agricoles... le cercle infernal du capitalisme et de nos sociétés occidentales. Très en avance sur son époque, Tolstoï décrit là ce qui adviendra de l'agriculture post-seconde guerre mondiale et plus globalement de la société de consommation.
Une belle histoire très bien mise en dessins pas Martin Veyron. Les paysages varient en fonction de la saison, en Sibérie, l'hiver rend tout blanc, mais les autres saisons sont plus jaunes (les blés), vertes (les champs) et bleues (le ciel). Les personnages sont nombreux et très reconnaissables, et si l'histoire n'est pas franchement drôle, certains facétieux font sourire par leurs réparties.
Un ouvrage bienvenu en ces temps d'individualisme forcené. Il prône l'entraide, les relations humaines plutôt que le repli sur soi, l'enrichissement et la hiérarchie sociale. Martin Veyron a le bon goût de ne pas trop appuyer le trait, de mettre un peu d'humour et le message passe ainsi de manière joyeuse et évidente. Un beau travail mis en couleurs par Charles Veyron. A lire et faire lire même aux enfants, à partir d'une dizaine d'années.
Lien : http://lyvres.fr
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som
05 août 2016
★★★★★
★★★★★
Martin Veyron tente un pari osé : l'adaptation du conte éponyme de l'immense Léon Tolstoï.
Cette parabole portant sur l'illusion d'un bonheur basé sur la possession met en scène Pakhomm. Simple et brave paysan, il sera amené à quitter sa ferme dans l'espoir de se constituer à vil prix un domaine plus vaste dans l'Est de la Russie. Aveuglé par sa convoitise, une curieuse proposition, obtenir toute la terre souhaitée pour mille roubles, marquera cruellement son destin. Cette fable tant philosophique que politique est aussi dense que ramassée.
En dépit de sa fidélité au propos, mon peu de goût personnel pour le dessin de Martin Veyron a modéré largement mon enthousiasme pour cette entreprise. du coup, je suis allée relire l'original en ligne sur internet. Un vrai plaisir de lecture cette fois ci.
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Les critiques presse (5)
Bibliobs30 janvier 2017
Dans cette Russie profonde, l'avidité est à la manœuvre, comme une puissante ivresse. Veyron trousse des dialogues alertes et dessine des silhouettes harassées, mais jamais rabaissées. C'est digne et dément comme du Tolstoï.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
ActuaBD18 août 2016
Une fable philosophique très réussie dans laquelle Martin Veyron s’amuse de ces hommes qui veulent plus de terre qu’il ne leur en faut. Un très bel album !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi22 mars 2016
Fable philosophique sur la vaine soif d’argent, conte moral sur les bas instincts, l’étonnant album de Martin Veyron fait mouche dans un registre où on ne l’attendait pas.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest22 mars 2016
Une belle adaptation en forme de réflexion philosophique sur la frontière entre besoin et envie de plus.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom11 mars 2016
Martin Veyron surprend en adaptant ce récit et en s’intéressant tout à coup à des personnages ordinaires et d’une autre époque, jouant aussi bien la carte du paysage et du décor silencieux que celle des assemblées rustiques et loquaces.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
24224228 février 2016
- La neige, ça peut durer des jours, et mon affaire ne peut pas attendre.
- Tout peut attendre.
- Même mourir.
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24224228 février 2016
Deux mètres de longueur sur un mètre de largeur et de profondeur, voilà ce qu'il faut de terre à l'homme.
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Lilou08Lilou0815 juin 2016
- Où prendras-tu le temps de rendre la pareille à tous ces gens ?
- C’est pour ça que je les paye. Comme font les maîtres.
- Si ça se trouve, j’arriverai à tout rembourser dès la première année !
Commenter  J’apprécie          30
fannyvincentfannyvincent04 janvier 2016
Franchement, je ne sais pas comment tu fais pour vivre ici !
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24224228 février 2016
Il y a des poursuites du bonheur stupides.
Commenter  J’apprécie          80
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