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Note moyenne 3.85 /5 (sur 264 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 11/05/1952
Biographie :

Renaud Séchan dit Renaud est un auteur-compositeur-interprète français.

Avec 23 albums totalisant plus de 15 millions d'exemplaires, Renaud est l'un des chanteurs les plus populaires en France et l'un des plus connus dans la francophonie. Il utilise ses chansons pour critiquer la société, rendre hommage ou faire sourire par un usage intensif d'argot dans ses paroles.

Il s'est lui-même surnommé le chanteur énervant en raison de ses multiples engagements pour des causes comme les droits de l'homme, l'écologisme ou l'antimilitarisme qui transparaissent fréquemment dans ses chansons et qui ont suscité de nombreuses réactions tout au long de sa carrière. Si elles ont souvent été contestées, il est devenu au fil des années l'un des Français les plus populaires.

Il a également joué dans quelques films, notamment dans l'adaptation de "Germinal" par Claude Berri en 1993, et dans "Wanted" de Brad Mirman en 2003.

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Source : Wikipédia
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Intégrale #300MDC / Renaud, Philippe Djian et "19-2" la série événement québécoise

Citations et extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
 Renaud
ericlesapiens   15 mai 2019
Renaud
Fatigué



Jamais une statue ne sera assez grande

Pour dépasser la cime du moindre peuplier

Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre

Que celui des hommes qui les ont plantés



Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais

J'échangerais la sève du premier olivier

Contre mon sang impur d'être civilisé

Responsable anonyme de tout le sang versé



Fatigué du mensonge et de la vérité

Que je croyais si belle, que je voulais aimer

Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé



Fatigué d'habiter sur la planète terre

Sur ce grain de poussière, sur ce caillou minable

Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers

Berceau de la bêtise et royaume du mal

Où la plus évoluée parmi les créatures

A inventé la haine, le racisme et la guerre

Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs

Et amène le sage à cracher sur son frère



Fatigué de parler, fatigué de me taire

Quand on blesse un enfant quand on viole sa mère

Quand la moitié du monde en assassine un tiers



Fatigué de ces hommes qui ont tué les Indiens

Massacré les baleines et bâillonné la vie,

Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens

Qui ont même réussi à pourrir la pluie

La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure

Depuis l'horreur banale du moindre fait divers

Il n'y a plus assez de place dans mon cœur

Pour loger la révolte, le dégoût, la colère



Fatigué d'espérer et fatigué de croire

A ces idées brandies comme des étendards

Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir

Je voudrais être un arbre, boire l'eau des orages

Me nourrir de la terre, être ami des oiseaux,

Et puis avoir la tête si haut dans les nuages

Qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau



Je voudrais être un arbre et plonger mes racines

Au cœur de cette terre que j'aime tellement

Et que ce putain d'homme chaque jour assassine

Je voudrais le silence enfin, et puis le vent...



Fatigué de haïr et fatigué d'aimer

Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier

Fatigué des discours, des paroles sacrées



Fatigué de sourire, fatigué de pleurer

Fatigué de chercher quelques traces d'amour

Dans l'océan de boue où sombre la pensée
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 Renaud
ibon   13 mai 2015
Renaud
La ballade nord-irlandaise



J'ai voulu planter un oranger

Là où la chanson n'en verra jamais

Là où les arbres n'ont jamais donné

Que des grenades dégoupillées



Jusqu'à Derry ma bien aimée

Sur mon bateau j'ai navigué

J'ai dit aux hommes qui se battaient

Je viens planter un oranger



Buvons un verre, allons pêcher

Pas une guerre ne pourra durer

Lorsque la bière et l'amitié

Et la musique nous ferons chanter



Tuez vos dieux à tout jamais

Sous aucune croix l'amour ne se plaît

Ce sont les hommes pas les curés

Qui font pousser les orangers



Je voulais planter un oranger

Là où la chanson n'en verra jamais

Il a fleuri et il a donné

Les fruits sucrés de la liberté



Renaud Séchan
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 Renaud
gouelan   10 mai 2017
Renaud
Chanson pour Pierrot



T'es pas né dans la rue,

t'es pas né dans l'ruisseau,

pas un enfant perdu,

pas un enfant d'salaud

vu qu't'es né dans ma tête

et qu'tu vis dans ma peau,

j'ai construit ta planète

au fond de mon cerveau.



Pierrot,

mon gosse mon frangin, mon poteau,

mon copain, tu m'tiens chaud,

Pierrot.



Depuis l'temps que j'te rêve,

depuis l'temps que j't'invente,

Ne pas te voir j'en crève,

j'te sens dans mon ventre.

Le jour où tu t'ramènes,

j'arrête de boire promis,





Au moins touteun'semaine,

ce s'ra dur, mais tant pis.



Pierrot,

mon gosse mon frangin, mon poteau,

mon copain, tu m'tiens chaud,

Pierrot.



Qu'tu sois fils de princesse

ou qu'tu sois fils de rien,

tu s'ras fils de tendresse,

tu s'ras pas orphelin.

Mais j'connais pas ta mère

et je la cherche en vain,

je connais qu'la misère

et tout seul sur le chemin.



Pierrot,

mon gosse mon frangin, mon poteau,

mon copain, tu m'tiens chaud,

Pierrot.



Dans un coin de ma tête

y'a déjà ton trousseau :

un jean une mobylette,

une paire de Santiago.

T'iras pas à l'école,

j't'apprendrai des gros mots,

on jouera au football,

on ira au bistrot.



Pierrot,

mon gosse mon frangin, mon poteau,

mon copain, tu m'tiens chaud,

Pierrot.



Tu t'lav'ras pas les pognes

avant d'venir à table,

et tu m'traitera d'ivrogne

quand j'piquerai ton cartable,

J't'apprendrai mes chansons,

tu les trouveras débiles,

t'auras p't'être bien raison

mais j's'rai vexé quand même.



Pierrot,

mon gosse mon frangin, mon poteau,

mon copain, tu m'tiens chaud,

Pierrot.



Allez, viens, mon Pierrot,

tu s'ras l'chef de ma bande

j'te r'filerai mon couteau,

j't'apprendrai la truande.

Allez, viens, mon copain,

j't'ai trouvé une maman,

tous les trois, ça s'ra bien.

Allez, viens, je t'attends.





Pierrot,

mon gosse mon frangin, mon poteau,

mon copain, tu m'tiens chaud,

Pierrot.

En savoir plus sur http://www.paroles.net/renaud/paroles-chanson-pour-pierrot#Tipx53Gtr9sFk8cp.99
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 Renaud
fredho   28 janvier 2014
Renaud
Vivre libre. C'est souvent vivre seul.



Extrait de la chanson "Manu"
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 Renaud
fredho   17 janvier 2016
Renaud
Depuis que je vois les gens mourir autour de moi, mes amis, Coluche, Desproges, Reiser, Balavoine, j’ai envie d’être vieux. Je suis ravi qu’on me dise que je fais plus que mon âge ! Je regarde avec admiration les vieillards dans la rue, juste pour m’imaginer comme eux et pouvoir me dire que j’ai échappé à tout, à tous les dangers de cette vie. La vieillesse, pour moi, c’est être arrivé au bout d’une course sans tomber, même si on arrive dernier.
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 Renaud
gouelan   22 septembre 2017
Renaud
La Vie est Moche et C'est Trop Court



La vie est moche et c'est trop court

A peine le temps d'être malheureux

Tu pleures plus souvent qu'à ton tour

Tu te retournes et puis t'es vieux



Tu vis ton enfance trop vite

Quelquefois douce, quelquefois terne

Bientôt la société t'invite à intégrer une caserne

Tu pleures ton paradis perdu

L'enfance à jamais envolée

Que tu ne vivras jamais plus

Tu vois chaque jour s’éloigner

Petite chanson désabusée

Un peu triste pardonnez-moi

Tu ne sais pas toujours pourquoi

Le désespoir tombe sur toi



A vingt ans tu cherches l'amour

Si tu le trouves tant mieux pour toi

Tu voudrais qu'il dure toujours

Mais un jour ou l'autre il s'en va

Alors tu te retrouves seul

Et tu te détruis quelquefois

Tu ne penses plus qu'à ta gueule

Qui devient vite gueule de bois

Alors tu te laisses sombrer

Dans les abîmes anisés



Tu vois tes amis s'en aller

Et plus souvent bien avant l'heure



La vie est moche et c'est trop court

A peine le temps d'être malheureux

Tu pleures plus souvent qu'à ton tour

Tu te retournes et puis t'es vieux



Tu te dis je porte la poisse

A ceux que j'admirais le plus

La vie est vraiment dégueulasse

Tchao Desproges,Brassens, Coluche

Tu te lèves à pas d'heure cassé

Et tu as mal ici et là

Dans ton miroir tu vois gravés

Sur ton visage les dégâts

Que la vie cruelle et sauvage

Et les jours, les années passées

Ont infligé à ton image

Que tu ne peux plus regarder



La vie est moche et c'est trop court

A peine le temps d'être malheureux

Tu pleures plus souvent qu'à ton tour

Tu te retournes et puis t'es vieux

Tu pleures plus souvent qu'à ton tour

Tu te retournes et puis t'es vieux



https://www.youtube.com/watch?v=k3br-9r1tqw
+ Lire la suite
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 Renaud
fredho   20 janvier 2016
Renaud
A pas vouloir vieillir on meurt avant les autres.
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 Renaud
Ziliz   15 mars 2017
Renaud
J'ai l'cœur comme une éponge

Spéciale pour filles en fleurs

Heureus'ment parç'que ma tronche

C'est pas vraiment une fleur

J'emballe tout ç'qui s'présente

Les cousines, les belles sœurs

J'ai l'démon du bas-ventre

Mon métier c'est dragueur

Dès que j'rencontre une frangine

J'lui dis : Salut, ta, ça va ?

Viens chez moi j'habite chez une copine !

Sur les bords au milieu c'est vrai qu'je crains un peu.



Je glande un peu partout

Avec mon sac de couchage

Je suis dans tous les coups foireux

Tous les naufrages

J'ai des potes qu'ont d'l'argent

Ben y travaillent c'est normal

Moi mon métier c'est feignant

Hé mec t'as pas cent balles ?

J'ai des plans des combines

Pour vivre comme un pacha

Hey viens chez moi j'habite chez une copine

Sur les bords au milieu c'est vrai qu'je crains un peu.



J'ai même été étudiant

Chômeur, baby-sitter

Quand j'pense que mes parents

Voulaient qu'je sois docteur

Parfois quand j'ai du blé

Je flambe comme un malade

L'pognon j'l'ai pas gagné

Mais non mon métier c'est minable

Ouah, super la rouquine

Hey salut ta, ça va ?

Viens chez moi j'habite chez une copine

Sur les bords au milieu c'est vrai qu'je crains un peu.

Eh viens chez moi, j'habite chez une copine

J'ai mon matelas dans la cuisine

Juste sous l'évier,

Alors tu viens si tu veux tranquille

Allez viens

Viens chez moi j'habite chez une copine

Allez viens la frangine

Allez viens, non ?

Ah bon d'accord



- Viens chez moi, j'habite chez une copine

♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=GbJqYz3_wzk
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Nastasia-B   20 juin 2013
Le petit oiseau qui chantait faux (1CD audio) de Renaud
Séparer un petit oisillon de ses parents pour les enfermer dans une cage bien close leur semblait être une démarche des plus écologiste, voire des plus humanitaires. Et puis cela ajoutait une note exotique dans leur salon...

Un peu comme ces gens qui, assistant à une corrida, admirent la mise à mort d'un taureau après mille tortures, mise à mort qu'ils trouvent belle comme un tableau, ce petit couple tranquille pensait qu'une prison pour oiseaux-chanteurs ajoutait à leur intérieur une vraie touche de nature et de poésie.
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 Renaud
Ziliz   24 janvier 2016
Renaud
J'm'appelle Slimane et j'ai quinze ans

J'vis chez mes vieux à La Courneuve

J'ai mon C.A.P. d'délinquant

J'suis pas un nul j'ai fait mes preuves

Dans la bande c'est moi qu'est l'plus grand

Sur l'bras j'ai tatoué une couleuvre.

J'suis pas encore allé en taule

Paraît qu'c'est à cause de mon âge

Paraît d'ailleurs qu'c'est pas Byzance

Que t'es un peu comme dans une cage

Parc'que ici tu crois qu'c'est drôle

Tu crois qu'la rue c'est les vacances.

J'ai rien à gagner, rien à perdre

Même pas la vie

J'aime que la mort dans cette vie d'merde

J'aime ç'qu'est cassé

J'aime ç'qu'est détruit

J'aime surtout tout ç'qui vous fait peur

La douleur et la nuit.

J'ai mis une annonce dans Libé

Pour m'trouver une gonzesse sympa

Qui boss'rait pour m'payer ma bouffe

Vu qu'moi, l'boulot pour que j'y touche

Y m'faudrait deux fois plus de doigts

Comme quoi, tu vois, c'est pas gagné.

C'que j'voudrais, c'est être au chôm'du

Palper du blé sans rien glander

Pi comme ça, j's'rais à la sécu

J'pourrais gratos me faire remplacer

Toutes les ratiches que j'ai perdues

Dans des bastons qu'ont mal tourné.

J'ai rien à gagner, rien à perdre

Même pas la vie

J'aime que la mort dans cette vie d'merde

J'aime ç'qu'est cassé

J'aime ç'qu'est détruit

J'aime surtout tout ç'qui vous fait peur

La douleur et la nuit...

J'ai même pas d'tunes pour m'payer d'l'herbe

Alors, je m'défonce avec c'que j'peux

Le trychlo, la colle à rustine

C'est vrai qu'des fois ça fout la gerbe

Mais pour le prix, c'est c'qu'on fait d'mieux

Et pi, ça nettoie les narines.

Le soir, on rôde sur les parkings

On cherche une B.M. pas trop ruinée

On l'emprunte pour une heure ou deux

On largue la caisse à la Porte Dauphine

On va aux putes, juste pour mater

Pour s'en souv'nir l'soir dans nos pieux.

J'ai rien à gagner, rien à perdre

Même pas la vie

J'aime que la mort dans cette vie d'merde

J'aime ç'qu'est cassé

J'aime ç'qu'est détruit

J'aime surtout tout ç'qui vous fait peur

La douleur et la nuit...

Y'a un autr' truc qui m'branche aussi

C'est la musique avec des potes

On a fait un groupe de hard rock

On répète le soir dans une cave

Sur des amplis un peu pourris

Sur du matos un peu chourave.

On a même trouvé un vieux débile

Qui voulait nous faire faire un disque

Ça a foiré parç'que ç'minable

Voulait pas qu'on chante en kabyle

On y a mis la tête contre une brique

Que même la brique, elle a eu mal.

J'ai rien à gagner, rien à perdre

Même pas la vie

J'aime que la mort dans cette vie d'merde

J'aime ç'qu'est cassé

J'aime ç'qu'est détruit

J'aime surtout tout ç'qui vous fait peur

La douleur et la nuit.

Des fois, j'me dis qu'à 3 000 bornes

De ma cité, y'a un pays

Que j'connaîtrai sûr'ment jamais

Que p't'être c'est mieux, p't'être c'est tant pis

Qu'là-bas aussi, j's'rai étranger

Qu'là-bas non plus, je s'rai personne.

Alors, pour m'sentir appartenir

A un peuple, à une patrie

J'porte autour d'mon cou sur mon cuir

Le keffieh noir et blanc et gris

Je m'suis inventé des frangins

Des amis qui crèvent aussi.

J'ai rien à gagner, rien à perdre

Même pas la vie

J'aime que la mort dans cette vie d'merde

J'aime ç'qu'est cassé

J'aime ç'qu'est détruit

J'aime surtout tout ç'qui vous fait peur

La douleur et la nuit.



- Deuxième génération, 1983.
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