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ISBN : 2266274309
Éditeur : Pocket (01/06/2017)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 102 notes)
Résumé :
"Quand vous m’offriez des fleurs et que je vous grognais quelques mots inaudibles – d’aller vous faire voir, que plus jamais je ne chanterai, embrumé dans les vapeurs de l’alcool, je vous ai rendus malheureux, comme j’ai rendu malheureux tous les miens. Je le sais, je l’ai lu dans les milliers de lettres que vous m’avez adressées. Eh bien, dans les mois qui viennent, je vais m’efforcer de vous rendre le sourire. Et qui sait ? Peut-être même allons-nous pleurer ensem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  13 septembre 2016
Ce commentaire n'a qu'un lointain rapport avec le livre.
Je vais vous poser une question qui va bouleverser votre existence, "le soir, à la chandelle lorsque vous serez bien vieille" ou vieux, vous vous rappelerez la problématique soulevée par cannibalector! Les dessinateurs de la grotte de Lascaux étaient ils de droite ou de gauche? Luttaient ils par leurs "grotte art" contre l'obscurantisme fasciste et réactionnaire d'un peuple des cavernes rétrogrades ou, au contraire, en bon conservateurs voulaient-ils inscrire dans la mémoire de la famille et de la" patrie des grottes" l'histoire de leur civilisation? A-t-il existé un artiste ayant sculpté un urinoir en bouse de mammouth, cet emblême de la civilisation pariètale at-il été anéanti par des talibans neandertaliens?
Bon, ok , ma question est naze! " n"en parlons plus, je la remets dans ma culotte"*
Mais, sérieusement, plus nous avançons dans l'histoire, plus nous nous rapprochons de notre compemporanéité, plus la perception que nous avons du créateur influe sur la création de l'artiste. Parce que le créateur touche à notre vision du monde, à nos vérités, à nos propres tris, plus ou moins subis, plus ou moins volontaires, alors qu'une oeuvre d'art va d'abord toucher notre coeur.Pourquoi," j en sais rien je donne ma langue au chagrin"*
L'exemple le plus caricatural est Céline: Mort à crédit et le Voyage sont deux monuments de la littérature mais son créateur a professé l'horreur.
J'ai eu la chance d'être plus ou moins épargné par ce dilemne grâce à mon papa: gaulliste convaincu, il écoutait le joyeux anarchiste Brassens en boucle, çà ne lui a jamais semblé contractictoire. Par contre ses amis ont disparu: les gaullistes parce qu'il aimait un anar et les gauchos parce qu'il votait contre Mittérand. La contradiction est le seul chemin vers la verité (Patti Smith). J'y crois mais ça fait mal au coccyx d'avoir le cul entre deux chaises.
Renaud a pile 10 ans de plus que moi: il est anti catho, anti militaire, anti flic (jusqu'à recemment)mittérandien " tendance pif le chien"*: tout le contraire de moi. Et pourtant j'aime beaucoup son oeuvre et c'est, pour moi, sans aucun doute, le plus grand poête actuel. Pourquoi, j'en sais rien si ce n'est que ses chansons me prennent aux tripes et au coeur.
Je redouble ma seconde, mon meilleur pote la triple, apprend à conduire et on part dans la "tire à dédé"*, en première je peux pas partir avec ma classe en Italie parce que mes parents n'ont pas de thune " je suis pas sur que le roi des cons sur son trone soit portugais"*. Puis les boums qui se terminent en baston " une fracture, ça dessoule"*, les amours impossibles " adieu minette, on est pas né du même coté de la bourgeoisie"*, les amours perdus " deconne pas Manu, une gonzesse de perdu , c'est 10 copains qui reviennent *la solitude et l'envie d'avoir un fils " mon frangin, mon gosse, mon poteau""je connais pas ta mêre et je la cherche en vain", l'absurdité du mâle devant sa femme enceinte etc etc etc etc.
Vous êtes pas forcé dêtre d'accord avec moi," n'empêche que le mort au con dans la cage d'escalier , c'est moi qui l'ai écrit, c'est vous dire si j'ai raison".
Bref, en conclusion , soyons libre d'être incohérent, d'aimer le yin et le yang, renaud et sardou, bouddha et jésus et Marx.
Pour une fois ce ne sera pas mon humble avis: si tu n'es pas d'accord avec moi:
"casse toi, tu pues, et marche à l'ombre"
* citations ou titres de renaud
M
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Dixie39
  07 octobre 2016
Quand vous êtes la première fille à pointer le bout de votre nez derrière 4 garçons dans les années 70, vous n'avez pas trop le choix de ce que vous regardez ou écoutez. Chantal Goya et Dorothée n'avaient pas le droit de citer chez moi (veinarde que j'étais ! Si j'avais su, j'aurai moins râlé...). A l'opposé de tout cela, la chaîne HIFI familiale crachait TRUST, Sex Pistols, KISS dans la journée et à partir de 20h00, dès le retour parental, nous passions à Brel, Brassens et Guy Béart (puis les Beatles aussi, un petit peu...). Dans ce melting pot socio-culturel, un seul trouvait grâce aux yeux de cette multitude de mômes et des parents : Renaud !
Son côté gauchiste et mitterandiste, sa bouille de gavroche, son humour et ses mélodies de bal pop' arrivaient à réconcilier dans le salon la génération des années 30 (mes parents), celles de 60 (les garçons) et de 70 (les filles) ! Rien que pour cela, merci Mister Renaud d'avoir apporté quelques soirs, quiétude et concorde au sein de notre modeste foyer...
Tout cela pour vous dire, que l'envie d'ouvrir comme un enfant perdu n'est pas née par hasard. Je viens de le terminer : Je l'ai trouvée sincère et sans esbroufe. Renaud, sans tomber dans le pathos et dans le mythe du poète maudit accroché à sa bouteille sur le banc d'un bistrot comme nos politiques à leurs mandats avant les élections, ne nous cache rien de ses tourments et de ses contradictions. Il ne s'idéalise pas mais donne à se voir tel qu'il était : un poivrot accoudé au comptoir dont la vie n'est plus rythmée que par le litre de jaune qu'il s'envoie tous les jours. Amour, amitié, admiration, mépris, rien n'y fera ! Il sert les barreaux du tabouret de bar pour ne pas tomber avant d'avoir eu sa dose. Jusqu'au jour où Grand Corps Malade (allez savoir pourquoi lui et pas un autre, lui-même n'en sait rien) le sorte de cette torpeur et le pousse à reprendre le chemin de la création.
"Un après-midi du mois d'avril 2015, Grand Corps Malade apparaît soudain dans mon champ de vision. Il remonte lentement l'allée en direction de ma maison, sourit, me tend une main chaleureuse comme si rien d'anormal ne se lisait sur mon visage, sur mon corps devenu aussi chenu que celui d'un vieillard, et je m'efface pour le laisser entrer. Encore un ami, un de plus, à entreprendre le pèlerinage de L'Isle-sur-la-Sorgue pour tenter de me ramener à la vie.
Pourquoi est-ce que je l'entends, lui, tandis que les autres étaient inaudibles ? Je ne sais pas. Je suis au fond du trou, l'ombre d'un vivant..."
La suite, on la connaît. Mais ce que vous ne connaissez peut-être pas et que vous découvrirez dans cette autobiographie : son enfance de minot auprès d'Oscar, "chtimi jusqu'au bout des nuages" et d'un père-écrivain anéanti par la réussite de son fils, les rebellions de son adolescence, ses combats, ses victoires et tous ses idéaux, jusqu'à la chute et ce moment où tout semble redevenir possible. Sa voix, devenue rocailleuse, revient nous botter le cul avec son flot de vérités qu'on préférerait oublier. Cette tête qui sort de l'eau réapparaît sur nos écrans, sans qu'on sache encore bien aujourd'hui, si elle ne fait que surnager ou si elle est réellement sauvée du marasme de ses marécages.
Alors je vais vous laisser découvrir ce livre. Peut-être ressortirez-vous comme moi, nostalgique et pensive, avec cette idée forte qu'on a souvent tendance à investir les artistes d'une mission, d'une aura, à guetter chacun de leurs faux pas pour crier bien haut à la trahison comme s'ils étaient dépositaires d'une sacro-sainte vérité à défendre coûte que coûte, là où nous-mêmes ne ferions pas mieux, en oubliant bien vite qu'ils sont avant tout des êtres humains comme nous, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs contradictions et leurs accents de vérité, puis parfois aussi leurs « paroles à la con » ! Mais qu'on les aime malgré tout...
Lien : http://page39.eklablog.com/c..
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canel
  04 juillet 2016
Renaud s'étonne d'avoir embrassé un flic entre Nation et République. ♪♫
Moi je m'étonne d'avoir voulu en savoir plus sur lui au point :
- de regarder une émission de Drucker (en replay, c'est moins grave ?)
- de lire son autobiographie (elle m'a été proposée en service presse, alors bon...)
Je ne suis pas fan de Renaud - ni de personne -, ni friande de biographies de people.
Les commérages sur les célébrités, j'aime bien, mais pas au-delà de quelques pages moqueuses dans Voici. Je fuis les articles complaisants de Gala ou Paris Match, les biographies flatteuses, et les autobios narcissiques.
Mais voilà, depuis que le personnage a fait son retour, bien amoché par quelques années noires, j'ai envie de comprendre pourquoi j'ai tant écouté et aimé certaines de ses chansons entre 1983 et 1986, pendant mes années 'lycée'.
Ecrit de façon dépouillée, quasi-scolaire, ce témoignage est sobre, factuel, et forcément narcissique.
J'ai peu appris sur la famille de l'auteur et sur sa jeunesse, parce que je connaissais déjà : du côté de papa, des protestants lettrés (grand-père helléniste, père prof, traducteur et auteur), du côté de maman, des ouvriers et des mineurs du Nord de la France. Enfance dans le XIVe arrondissement de Paris, sympathie précoce de Renaud pour l'extrême gauche et ses théories humanistes. Débuts en tant que comédien aux côtés de Coluche, Dewaere, Lanvin - Lanvin dont il a d'ailleurs séduit et piqué l'épouse, Dominique, sa 'gonzesse', qui est devenue la maman de Lolita, la petite louloute qui a inspiré Mistral Gagnant et d'autres jolis textes - Lolita qui a épousé le chanteur Renan Luce en 2009...
J'ai apprécié le décryptage de certaines chansons, c'est toujours intéressant d'en savoir plus sur les contextes dans lesquels elles ont été écrites (Manu, c'est lui, par exemple, et 'cette nana [...] faite pour personne', c'est Dominique, la femme d'un autre). J'ai aimé les derniers chapitres, plus émouvants puisque le chanteur y évoque ses problèmes de dépression et d'alcoolisme. J'ai été touchée par l'ambivalence destructrice de ses sentiments à l'égard de son père, et par les hommages rendus à ses proches - les deux femmes de sa vie et les enfants qu'il a eus avec elles...
A lire pour en apprendre sur Renaud, pas pour le style.
Je ne pense pas que ce témoignage rende l'homme sympathique si on ne l'apprécie pas déjà. Il faut dire que le personnage émeut autant qu'il agace, comme tous les grands sensibles de ce genre - éternels ados, immatures, timides, généreux, excessifs, maladroits, écorchés vifs, poètes, trop directs...
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Bazart
  21 juillet 2016

De Renaud, j'en reparle donc une nouvelle fois en cet été 2016, non pas à travers son nouvel album sorti en avril dernier qui a connu un succès triomphal qui fait du bien '500 000 exemplaires de l'album Renaud vendus très rapidement) et qui montre que son retour était très attendu, mais plutôt au travers de sa toute première autobiographie parue dans la foulée chez Xo éditions et que je viens tout juste de dévorer. retrouvant avec plaisir un Renaud revenu de sa descente aux enfers dont tout le monde ou presque a parlé..
Une descente aux enfers que Renaud, aidé par Lionel Duroy qui n'en est pas à son coup d'essai pour aider les stars à acoucher de leurs mémoires, décrit d'ailleurs dans le menu détail.
L'artiste raconte en effet, notamment dans la dernière partie du livre, tous ses vieux démons, combien il fut ravagé par les dégats de l'alcool, passant toutes ses heures à la terrasse d'un café à siroter ses pastis, comme un zombie que rien ne puisse faire bouger, avant que Grands Corps Malade ne le fasse sortir de sa torpeur, comme on l'avait déjà entendu ici et là mais comme le confirme Renaud dans son livre.
Car si cette autobiographie ne nous apprend finalement pas grand chose, si l'on connait déjà comme moi pas mal la vie de l'homme et la carrière de l'artiste, on aime le coté libérateur, carthasistique que semble avoir été ce livre pour lui, et aussi le fait que Renaud réussit à arréter ces confessions intimes avant que n'arrivent la barrière de l'impudeur et le voyeurisme.
Et pourtant Renaud, l'enfant perdu, comme il se qualifiait lui même dans une de ses premières chansons en 1969, ne lésine pas sur les confidences, notamment sur les relations compliquées avec son père, écrivain qui n'a jamais écrit la grande oeuvre qu'il souhaitait
Une relation père fils marquée sous le sceau de la culpabilité, une culpabilité que ressentira encore plus fort à la mort de son père en 2006, lorsque la mère de Renaud "lira plusieurs passages du journal de notre père dans lesquels il répète combien ma réussite l'écrase, l'humilie, le paralyse".
On peut du coup aisément comprendre au gré de ces relations compliquées une partie des états d'âme de notre génial artiste..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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QueLire
  30 août 2016

L'autobiographie de Renaud, l'histoire d'un rebelle au grand coeur
Dans « comme un enfant perdu », Renaud Séchan, plus connu sous son nom de scène, Renaud, nous raconte sa vie depuis son enfance en HLM où il est élevé par un père écrivain et une mère fille d'ouvriers. C'est là, pris entre deux visions de la vie qu'il grandit. Difficile de savoir qui l'on est quand on est aux prises entre le jour et la nuit. Renaud fait un choix, il sera de gauche, tout comme sa famille maternelle. Plus que socialiste, il se rêve communiste avant de déchanter. Tout s'enchaine très vite. Après avoir arrêté, l'école, il écrit des chansons, fait des rencontres qui le mèneront sur la voix du succès. Il nous parle de Dominique et de Romane, les amours de sa vie et de politique, de tout ce qui a fait de lui cet homme idéaliste, profondément généreux et proche du peuple travailleur.
Mon avis
Je ne suis pas particulièrement fan du chanteur, mais j'adore ses textes, engagés, mélodieux et souvent touchants. Moi qui trouvais un peu ringarde, la dégaine d'ex-soixante-huitard du chanteur, j'ai revu ma position après avoir lu cette biographie. J'ai tout de suite compris que de par son origine sociale maternelle, il avait le goût du partage, du travail et un grand besoin de justice et du côté de son père, il a obtenu le côté artistique et intellectuel qui l'a aidé à se faire un nom. Je parle ici de l'intelligence à savoir saisir les opportunités, de la capacité à frayer avec les gens de tous les milieux. Même si de coeur, il est du côté des plus faibles, de tête, il sait qu'il a besoin de relations. Ce sont ses relations qui, emballées par ses textes, vont l'aider à se produire. de chanteur de rue, il deviendra une star. Pourtant, l'homme, heureux en amour est craintif. Malgré le soutien que lui porte sa femme, il se réfugie dans l'alcool et y sombrera.
Cette biographie est entrecoupée de paroles de chansons. J'ai pris beaucoup de plaisir à les lire. Son engagement politique, ressort dans toutes ses phrases. J'ai aimé comprendre ce qui l'avait poussé à décrier ainsi la société et j'avoue que maintenant que je sais d'où il vient, je peux comprendre ce qu'il est devenu. Il parle aussi de Coluche et des restos du coeur, de l'ambiance sur le film « Germinal », dont il a hérité du premier rôle aux dépens de Patrick Bruel, de ses amis musiciens, de son besoin d'être entouré.
« Comme un enfant perdu » m'a permis de mieux comprendre celui que je voyais comme un contestataire has-been et un éternel ado qui refusait de grandir. Je suis heureuse de voir que j'ai eu tort, même si la biographie aurait été aussi bonne si elle n'avait pas contenu d'anecdotes peu sympathiques sur certaines célébrités.

Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   06 septembre 2016
Une autobiographie remplie de surprises et de beaux moments.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   03 juillet 2016
Cela faisait des mois, voire des années, que Pascal, qui est homosexuel, me demandait d'écrire une chanson sur les pédés.
« Aznavour l'a déjà fait, je lui répondais, et tellement bien avec 'Comme ils disent'*.
- D'accord, mais moi j'aimerais que tu parles des petits pédés de banlieue, de province, comme moi. Des petits homosexuels rejetés par leur famille, par les voisins, par les commerçants. Et qui doivent se planquer pour exister. »
(p. 245)
[...]

T'as quitté ta province coincée
Sous les insultes, les quolibets
Le mépris des gens du quartier
Et de tes parents effondrés
A quinze ans quand tu as découvert
Ce penchant paraît-il pervers
Qu'tu l'as annoncé à ta mère
J'imagine bien la galère
Petit pédé...

T'aurais été noir, pas d'lézards
Besoin d'l'annoncer à personne
Mais c'est franch'ment une autre histoire
Que d'avouer "j'aime les hommes"
C'est pas d'ta faute, c'est la nature
Comme l'a si bien dit Aznavour
Mais c'est quand même sacrément dur
A l'âge des premières amours
Petit pédé...

Toute sa vie à faire semblant
D'être "normal", comme disent les gens
Jouer les machos à tout bout d'champ
Pour garder ton secret d'enfant
Dans le p'tit bled d'où tu viens
Les gens te traitaient pire qu'un chien
Il fait pas bon être pédé
Quand t'es entouré d'enculés
Petit pédé...

A Paris tu as débarqué
Dans les backrooms du Marais
Dans ce ghetto un peu branché
Tu as commencé à t'assumer
Pour tous les homos des bars gays
Tu étais un enfant perdu
Tu as été bien vite adopté
Même si c'était pour ton cul
Petit pédé...

Tu t'es laissé aller parfois
A niquer plus que de raison
C'est ta liberté, c'est ton droit
T'as heureus'ment fait attention
Tu t'es protégé de ce mal
Qui a emporté tant de tes potes
Grâce à ce virus infernal
Ne sortez jamais sans capotes
Petit pédé...

Bientôt tu trouveras un mec
Un moustachu ou un gentil
Alors tu te maqu'ras avec
Pour quelques jours ou pour la vie
Rêv'rez peut-être d'un enfant
Y en a plein les orphelinats
Sauf que pour vous papa-maman
C'est juste interdit par la loi
Petit pédé...

Tu seras malheureux parfois
La vie c'est pas toujours le pied
Moi qui ne suis pas comme toi
Le malheur j'ai déjà donné
Qu'on soit tarlouze ou hétéro
C'est final'ment le même topo
Seul l'amour guérit tous les maux
Je te le souhaite et au plus tôt
Petit pédé...

- Petit pédé, in 'Boucan d'enfer' (2002)
♪♫ audio : https://www.youtube.com/watch?v=LXEf7AF72D4

* Comme ils disent, in 'Idiote je t'aime', Charles Aznavour (1972)
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=cOjsaS-tfaY
+ Lire la suite
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canelcanel   01 juillet 2016
L'album ['Amoureux de Paname', 1975] fait un bide retentissant et dépasse péniblement les deux mille exemplaires après six mois dans les bacs (« Tu vas voir ce que tu vas voir », m'avait dit François Bernheim. Je vois, merci !). Ici et là paraissent quelques articles, plus ou moins sympathiques. On n'apprécie qu'à moitié ma voix de fausset, mon accent titi parisien, mais on aime les paroles et tous les critiques s'accordent pour trouver que ce Renaud a bien de la chance d'avoir déniché un auteur-compositeur merveilleux du nom de Séchan... Chaque chanson est en effet signée sur la pochette « R. Séchan » et nul ne se doute encore que Renaud et Séchan ne font qu'un.
(p. 102)
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Dixie39Dixie39   02 octobre 2016
Avec lui, j’apprends l’art de la comédie, et je réapprends à rire aussi. Mais j’ai bien conscience que quelque chose de mon enfance s’est déjà perdu, que je suis devenu étrangement grave au fil de l’adolescence, comme si une sourde inquiétude me plombait le cœur. C’est ce qui me pousse à continuer de lire, et d’écrire. Dans les livres, je trouve le réconfort de n’être pas seul à douter, à souffrir, à m’interroger, à espérer. Dans mes poèmes, j’essaie de me projeter dans ma vie future, sans trop savoir ce qu’elle sera.
+ Lire la suite
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canelcanel   02 juillet 2016
Je me paye les militaires dans 'La Médaille' :
« Maréchaux assassins
Sur vos bustes d'airin
Vos poitrines superbes
Vos médailles ne sont
Que fientes de pigeons
De la merde. »
Un jour, je la chante sur France Inter et j'ai droit le lendemain à une plainte de l'Association de défense des militaires, comme si l'armée française avait besoin d'être défendue contre moi. Comme si elle était en danger devant un pauvre saltimbanque ! Ils ont été déboutés, et ça m'a bien fait rigoler !
(p. 213)
+ Lire la suite
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canelcanel   06 juillet 2016
Et puis, tout comme moi, mon frère* boit. [...] Il boit pour oublier, il boit parce que c'est bon, parce qu'il est bon de se détruire quand on a du mal à se construire, il boit parce qu'il pense que les dandys doivent boire, parce qu'il a arrêté de fumer il y a dix ans et qu'il faut bien avoir quelques vices pour mieux exploiter les vertus, il boit pour se suicider à petit feu, tout comme moi. Parce qu'il a peur de la mort et presque autant de la vie.
(p. 237-238)
* Thierry Séchan
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