AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.82 /5 (sur 22 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Almeria , le 12/08/1921
Mort(e) à : Barcelone , le 13/04/2009
Biographie :

Abel Paz est le nom de plume de Diego Camacho, écrivain espagnol et militant anarchiste.

Sa vie est profondément liée à l'histoire de la lutte des anarchistes et antifascistes pendant la guerre d'Espagne.
En 1934, il commence à travailler comme ouvrier apprenti dans un atelier textile. Un an plus tard il rejoint les anarcho-syndicalistes de la CNT. Trop jeune pour rejoindre les colonnes de miliciens qui partent vers le front d'Aragon, il fonde avec deux amis anarchistes du même âge, Liberto Sarrau et Federico Arcos, un groupe : « Les Quichottes de l'idéal ». Ils publient un petit journal, Le Quichotte, dans lequel ils dénoncent le réformisme rampant qui se dessine au sein des dirigeants de la CNT. En février 1939, Barcelone tombe aux mains des troupes de Franco : Abel Paz participe alors à la retirada (retraite) et traverse avec des milliers d'autres la frontière française.
Il fait le tour des camps de concentration français. Lors de l'occupation de France par la Wehrmacht, il rentre en Espagne et reprend la lutte dans le maquis. En décembre 1942, il est arrêté et libéré ; en 1943, il se fait arrêter une dernière fois et purge une peine de 9 ans de prison.
Il se réfugie ensuite en France où il milite au sein de la CNT espagnole en exil. Il exerce divers métiers avant de travailler à l'imprimerie Néogravure. Il participe aux événements de mai 1968 et s'inscrit en Histoire dans la toute nouvelle faculté de Vincennes. Ses travaux sont consacrés à la figure révolutionnaire espagnole Buenaventura Durruti. En 1972, il publie en français aux éditions la Tête de feuilles la première biographie sur ce personnage central de la révolution espagnole. En 1977, comme de nombreux exilés en France, il est autorisé à retourner en Espagne. Il s'installe à Barcelone dans le quartier populaire de Gracia. Depuis, il a écrit de nombreux livres sur l'histoire du mouvement anarchiste espagnol, ainsi que ses mémoires.


+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Vidéo de Abel Paz


Citations et extraits (8) Ajouter une citation
steka   09 août 2017
Durruti : 1896-1936 de Abel Paz
L'annonce de la formation de colonnes de volontaires suscite un grand enthousiasme parmi les ouvriers barcelonais. Le 24 juillet, la colonne Durruti quitte Barcelone pour l'Aragon. Arrêtée par une attaque aérienne, elle choisit pour quartier général le bourg de Bujaraloz, pendant que la CNT et la FAI constituent à Barcelone d'autres colonnes - la colonne Roja y Negra et la colonne Ascaso - et que les partis marxistes font de même. Mais ces renforts tardent à arriver sur le front. La colonne s'empare néanmoins de Los Calabazares, à 14 km de Saragosse. En deux semaines de guerre, les munitions sont épuisées sur le front d'Aragon, alors que les fascistes disposent déjà de l'appui de l'aviation italienne et allemande. Le front se stabilise.

En août, les colonnes déclenchent une vaste offensive qui se conclut par la prise de Siétamo, de Pina de Ebro et d'autres localités. A l'arrière, politiciens réformistes et staliniens - lesquels sont de plus en plus influents dans le camp républicain - sabotent l'approvisionnement en armes des colonnes de la CNT et du POUM et menacent le pouvoir des comités de quartier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
paulotlet   10 janvier 2012
Guerre d'Espagne de Abel Paz
Il est très difficile de définir les voies que doit prendre une révolution telle que celle que nous l'inaugurions, à partir du moment où cesse la lutte armée et qu'on s'apprête à recueillir les fruits de la victoire. Il était évident aux yeux de tous qu'un monde était en train de mourir et qu'un autre était en train de naître. Plus rien ne pouvait être pareil, tout devait être différent; mais ce qui avait le plus changé, c'est que les hommes et les femmes semblaient s'être débarrassés de leur solitude, semblaient vivre concrètement leurs relations humaines, leur condition de membres de la même société, de la même masse. Cette fraternité se percevait chez tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, avaient été plongés dans la lutte, dans l'angoisse, dans l'attente de l'on ne savait quoi, et qui avaient enfin vu apparaître le soleil radieux de la joie partagée, celui qui donne un sens à la vie, une sorte de parfum poétique qui montait à la tête et donnait une sensation vaporeuse au vécu quotidien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
steka   08 mars 2019
Buenaventura durruti, 1896-1936 de Abel Paz
(Paris -1927) Durruti et Ascaso eurent, à la même époque, une entrevue avec Nestor Makhno. Durant plusieurs heures, ils écoutèrent le récit des événements de l'Ukraine révolutionnaire, de la vie du groupe anarcho-communiste de Goulai-Polié, la révolution des soviets libres de la zone où ils agissaient. "L'assemblée populaire était l'organisme déterminant et, dans la vie militaire, c'était le Comité de guerre composé par les délégués de tous les détachements. Il s'agissait, en somme, de faire participer tout le monde à l’œuvre collective, d'empêcher la naissance d'une caste dirigeante qui monopolise le pouvoir. Et nous l'avons obtenu. Parce que nous avons réussi et que nous étions un démenti aux pratiques bureaucratiques bolcheviques, Trotsky, trahissant le pacte entre l'Ukraine et le pouvoir bolchevique, envoya l'armée rouge pour nous combattre. Le bolchevisme triompha militairement sur l'Ukraine et Cronstadt, mais l'histoire révolutionnaire nous revendiquera un jour et condamnera comme contre-révolutionnaires les vainqueurs, fossoyeurs de la révolution russe."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Hardiviller   05 octobre 2017
Durruti, le peuple en armes de Abel Paz


Certains choisissaient ( la discussion diplomatique ) , d'autres au contraire optaient pour la violence . Ces derniers apparaissaient dans les montagnes asturiennes comme des justiciers , attaquant les casernes de la garde civile , vengeant leurs frères de lutte martyrisés dans les cellules des prisons gouvernementales ; ou bien ils parcouraient la basse Andalousie , dévalisant les caciques pour secourir les foyers pauvres ..... Être classique bandit de grand chemin , précurseur du guérillero, était la seule possibilité de se sentir libre en cette Espagne que les militaires avaient soumise à leur loi .
Commenter  J’apprécie          20
Hardiviller   16 juin 2015
Chronique passionnée de la colonne de fer de Abel Paz
Si l'on dit la vérité , on est certain d'être découvert tôt ou tard .
Commenter  J’apprécie          40
steka   14 janvier 2019
Durruti, le peuple en armes de Abel Paz
Van Passen insista : " Même si vous êtes victorieux vous hériterez d'un tas de ruines."

Durruti déclara lentement : " Nous saurons nous accommoder pendant un certain temps d'une situation qui nous est familière. Mais n'oublie pas que nous savons aussi construire. Ce sont les travailleurs qui avec leur travail enrichissent la vie et l'animent par leur constant effort. Pourquoi, dès lors, douter de leur capacité de reconstruction, quand il s'agit d'édifier un monde nouveau ? Nous savons bien que nous n'hériterons que de ruines. La bourgeoisie à sa dernière heure ne peut laisser autre chose que des ruines."
Commenter  J’apprécie          10
steka   08 mars 2019
Buenaventura durruti, 1896-1936 de Abel Paz
"Les grands théoriciens, disait Durutti, ont tiré leurs idées de la vie du prolétariat, car celui-ci est révolté par instinct et par nécessité. Sa condition de classe exploitée lui impose de lutter pour sa propre émancipation."

Cette lutte libératrice devait se baser sur une organisation dont le ressort principal est la solidarité. Pour Durruti, l'histoire sociale de l'Espagne montrait que, avant que les théoriciens eussent présenté des solutions ou des directives au prolétariat, celui-ci avait trouvé par lui-même l'instrument de sa libération par la fédérations de groupe d'ateliers et d'usines. Et l'intervention du "révolutionnaire professionnel" ne pouvait mener qu'à un résultat : altérer le processus de maturation politique du prolétariat. La mission d'un anarchiste était donc de comprendre ce processus naturel. Dès lors, se séparer de la classe ouvrière sous prétexte de la mieux servir constituait une trahison, le prélude à la bureaucratisation, c'est à dire une nouvelle forme de domination.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
steka   08 mars 2019
Buenaventura durruti, 1896-1936 de Abel Paz
Durruti et Ascaso se firent embaucher comme arrimeurs dans le port. Au travail, à la cantine, ils ne cessaient d'exposer aux travailleurs du port la nécessité de l'organisation, de la cohésion, de la solidarité, les mettant en garde contre le danger du bureaucratisme dans les syndicats : "Ne confiez jamais votre destin et la solution de vos problèmes aux professionnels de la politique et n'acceptez pas non plus que surgissent des leaders parmi vous. Les uns et les autres vous tromperont et vos ne sortirez pas de votre situation d'esclaves. Vous commencerez à être libres quand vous serez capables de mener vous-mêmes votre lutte." (La Havane - 1925)
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur