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3.64/5 (sur 103 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : New York , le 10/11/1982
Biographie :

Aliette de Bodard est une écrivaine de science-fiction et de fantasy d’origine franco-vietnamienne.

Elle est issue d'une famille de la noblesse française originaire d'Anjou. Elle est la fille d'Éric de Bodard de La Jacopière et de Nguyen Thi Phuong Mai.

Née à New York, elle grandit à Paris puis à Londres. Elle étudie au lycée Saint-Louis-de-Gonzague de Paris, au lycée français Charles-de-Gaulle de Londres puis entre en classes préparatoires scientifiques au lycée Louis-le-Grand.

Elle intègre l'École polytechnique en 2002 et se spécialise dans le traitement de l'image.

En 2006, elle participe à un atelier d’écriture organisé par Orson Scott Card. Découverte par Jetse de Vries de la revue "Interzone", elle gagne le concours Writers of the future l’année suivante. Elle rejoint l’organisation SFWA en 2008 en tant que membre actif et est finaliste pour le Prix Campbell du Meilleur Jeune Écrivain en 2009.

En 2015, elle obtient les prix British Science Fiction du meilleur roman pour "La Chute de la maison aux flèches d'argent" (The House of Shattered Wings, 2015) et de la meilleure nouvelle pour "Trois tasses de deuil sous les étoiles" (Three Cups of Grief, by Starlight, 2015).

La particularité d’Aliette de Bodard est qu’elle écrit en anglais (et donc a été publiée initialement dans cette langue). Les éditions Eclipse ont traduit ses premiers romans en français.

Aliette de Bodard vit à Paris.

site officiel : https://aliettedebodard.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/Aliette-de-Bodard-100313266123/
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Source : Elbakin, aliettedebodard.com
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Conférence Paris est une fête ? Oui mais... Parfois salement dystopique ! enregistrée aux Imaginales 2018. Avec Pauline Pucciano, Aliette de Bodard et Karim Berrouka.


Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Sa maturité surnaturelle s'était comme évaporée. Elle avait toujours été comme ça, une enfant qui avait vu trop de choses pour en rester une. Mais les enfants étaient cruels. Ils arrachaient les ailes des mouches, se moquaient et faisaient du mal à leurs semblables et ne savaient jamais quand s'arrêter.
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Le monde était injuste. Les magiciens et les sorcières ne pouvaient que jeter de petits sorts avec leur propre magie en courant le risque de se retrouver épuisés et de finir dans un état comateux. Et voilà une enfant qui avait plus de pouvoirs dans le bout de son doigt que n'importe qui dans tout Paris.
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Les choses changent. Les gens croient au soleil et à la guerre plutôt qu'à la pluie et à l'amour. Et Nous, les anciens, les dieux de la terre et du maïs, Nous qui étions là avant les autres, qui avons observé vos premiers pas... Nous nous étiolons.
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Aliette de Bodard
Les récits concernant les Mayas et les Aztèques occupèrent bientôt une grande partie de mes écrits. À l'heure actuelle, je ne saurais expliquer pourquoi. Ils relèvent d'une combinaison de deux facteurs : le premier est que l'Amérique précolombienne est l'une des rares régions du monde dont je ne savais presque rien lorsque j'ai commencé à écrire (par opposition à la Grèce, à l'Égypte et à Rome, sur lesquelles j'avais tant lu que leur intérêt était épuisé). Le deuxième est simplement dû à un esprit de contradiction : les Aztèques sont souvent les parents pauvres de la fiction. Lorsqu'un auteur a besoin d'un peuple barbare et sanguinaire pour endosser le rôle du méchant dans une histoire, il invente souvent une civilisation dérivée des Aztèques ou des Mayas. Mais, en réalité, ces deux cultures jouissaient d'un niveau scientifique et politique impressionnant : les Aztèques possédaient l'un des systèmes judiciaires les plus évolués qui soient ; la torture était interdite, et les nobles se devaient d'obéir à des critères moraux plus stricts que les paysans. J'imagine que si j'ai eu envie d'écrire sur cet univers, c'est aussi pour prouver qu'une civilisation peut être sanguinaire sans être démoniaque et primitive ; c'est donc ma modeste contribution au combat actuel visant à réhabiliter les civilisations précolombiennes.
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Un homme ne peut pas se battre s'il n'a pas foi en ses actes.
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Il courut presque jusqu’à une petite barque de roseaux, amarrée sur la berge.
- Prenons celui-ci.
- Il n’est pas à nous, répondis-je, choqué. Demandons au moins la permission de son propriétaire.
[…] Un bateau comme celui-ci était sans doute le seul moyen de transport d’une famille entière, le seul moyen d’aller pêcher du poisson, de faire parvenir des denrées au marché. Se réveiller et découvrir qu’il avait disparu, le penser volé… ce serait un désastre. Je scrutai la rive ; je distinguai non loin la masse sombre d’une hutte dont le toit de chaume coloré renvoyait l’éclat de la torche.
- Allons demander.
- Acatl-tzin, intervint Teomitl sur un ton proche de l’exaspération. Une vie est en jeu, et vous vous souciez de ces paysans ?
Mes propres parents avaient été des paysans. J’avais grandi au milieu de champs semblables à celui que nous traversions. Les humbles étaient souvent ignorés dans l’ordre des choses. […]
- Ce bateau est le seul moyen de subsistance d’une famille, dis-je plus sèchement que je ne le voulais. Je ne piétinerai pas des vies pour en sauver une seule.
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Je ne m'attendais pas à ce que Xochiquetzal me fasse tant d'effet. Ceci dit, chaque fois que je voyais un dieu mineur du monde inférieur, le froid envahissait mon échine, et je me souvenais que toute chose du Cinquième Monde était destinée à s'effondrer ; que sous mon visage grimaçait un crâne jaunâtre, que sous ma peau saillait un squelette qui crépiterait un jour sur le bûcher funéraire.
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- Les dieux donnent, et les dieux reprennent.
- Toujours ta vieille excuse ? fit Huei en croisant les bras sur la poitrine. Tout meurt, Neutemoc. Ce n'est pas une raison pour te détacher de ce qui t'appartient. Ce n'est pas une raison pour nous abandonner, moi et tes enfants.
- Tu as vu comme tout peut s'effondrer en quelques instants, répondit-il, soudainement pâle.
- Ce qui décuple la valeur des choses, non ? dit-elle en secouant la tête. Tu ne peux pas t'endurcir face aux pertes, Neutemoc. Ca ne marche pas.
- Je l'ai constaté, dit-il avec raideur. Et pourtant...
Sa voix se fit plus basse que celle de sa femme.
- ... j'ai failli te perdre tandis que tu enfantais. A deux reprises. Comment s'attacher à ce qui ne dure pas ?
- Tout le monde s'attache, dit-elle avec tristesse. Et le désir charnel ne tue pas la mémoire.
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Je ne faiblis pas. Je ne connaissais que trop bien le prix de l'échec. La mort, si j'avais de la chance. Le néant total si je n'en avais pas.
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La venue du Vent était annoncée par les ténèbres et le froid, ainsi que par quelques fantômes voletant dans la cour. Assez pour faire fuir n'importe quel homme sain d'esprit.
Je suppose que je n'étais pas sain d'esprit, dans aucun sens du terme.
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