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Note moyenne 3.29 /5 (sur 32 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Bad Langensalza , le 15/10/1957
Biographie :

Andreas Pflüger est dramaturge, auteur de pièces radiophoniques, scénariste et écrivain.

Il est l’un des scénaristes allemands les plus renommés.

Il a notamment collaboré avec Volker Schlöndorff et coécrit plus d’une vingtaine d’épisodes de la fameuse série "Tatort" pour la télévision allemande.

"Irrévocable" (Endgültig, 2016) est le premier tome d'une trilogie avec comme protagoniste la policière Jenny Aaron.

Il l’a immédiatement propulsé sur le devant de la scène littéraire et est en cours de traduction dans de nombreux pays, dont l’Angleterre.

son site : http://andreaspflueger.de/

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1   12 janvier 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Nothing calms her down as much as cleaning her gun.
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Giraud_mm   10 juin 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
- A son enterrement, on risque de se marrer, en tous cas, fait Mertsh. Il va y avoir plein de femmes à qui Butz a dit qu'elles étaient uniques.

- Ouais, entre trente et quarantye, minimum, précise Nowak.

- C'est la fourchette basse, rigole Fricke.

- Ca, j'en doute, intervint Pavlik.

- Parce que aucune n'a son adresse ?

- Non, parce qu'il était homo.

De nouveau, des rires. Mais face au visage impassible de Pavlik, ils retombent.

Fricke est le premier à se ressaisir.

- C'est une blague ou quoi ?

- Comment devra-t-on se souvenir de toi ? rétorque Pavlik. Comme d'un boute-en-train, ou comme de l'homme que tu étais réellement ?
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zofiamiu   06 avril 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Nuit et jour, Aaron écrivait, désespérée, ce qu'elle savait encore et qu'elle ne voulait pas oublier. Elle a rempli de nombreuses pages en braille, et , aujourd’hui encore, elle travaille à ce journal. Pourtant les entrées se font de plus en plus rares, de plus en plus courtes, et lui apparaissent de plus en plus dénuées de sens. Sitôt qu'un souvenir n'existe plus que comme copie et que son original est détruit dans la bibliothèque, elle a l'impression qu'il appartenait à un inconnu. Comme si Aaron n'avait rien vécu de tout ça.

Et comment donc décrire des fleurs de givre, la gelée blanche dans les champs ? La lumière des lampadaires sur la Chamissoplatz à Berlin, le ciel scintillant de Chellah, la vue sur la mer, le matin ? Les endroits merveilleux de son enfance et celui, dans les bois, où on l'a embrassé pour la première fois ont disparu comme le timbre de la voix de sa mère, de son père, la mélodie de la boîte à musique qu'on mettait sous le sapin, pour Noël, lorsqu'elle était petite, les visages de ceux qu'elle a aimés, son propre visage, qui n'existe plus que sur quelques photos, jusqu'à ce que tout soit brulé et anéanti, réduit à l'état de cendres froides balayées par le vent.
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rkhettaoui   12 janvier 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Elle a attribué une émotion à chaque chiffre entre un et dix. Un pour l’envie ; deux pour la gratitude ; quatre, c’est le contrôle parfait ; cinq signifie le mépris ; six, la compassion ; sept, c’est ne pas pouvoir attendre ; huit représente la fierté ; neuf équivaut au bonheur presque parfait. Le dix, c’est l’adrénaline.
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rkhettaoui   12 janvier 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Il lui mit même la pression pour qu’elle apprenne à se servir de la canne blanche qu’elle haïssait tant, hélas avec un succès mitigé. Aujourd’hui encore, Aaron rechigne à l’utiliser tant elle a honte d’être identifiée comme aveugle.

Il étudia le braille avec elle et lui servit de cobaye ; il goûta le premier steak qu’elle avait cuisiné toute seule. Elle ne savait pas encore comment différencier le sel et le poivre ; la salière fait du bruit lorsqu’on la secoue, pas la poivrière. Lorsque son père s’écria « délicieux » en toussant, ils rirent à gorge déployée.

Surtout, il lui enseigna ce qui était le plus dur : admettre l’idée d’être aidée, accepter de l’être, d’être toute sa vie dépendante des autres sans le ressentir comme un fardeau, mais comme une nécessité.
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rkhettaoui   12 janvier 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Les samouraïs le savaient bien : seule une personne au comble du désespoir, en proie au doute, bien au-delà de la raison, peut effectuer de grandes choses. La signification réelle de la folie est ensevelie sous les montagnes de cadavres de Blacksburg, Littleton, Erfurt, Utøya. Ça signifie en réalité que le guerrier le plus résolu cherche à retourner l’issue d’une bataille par une action grandiose au mépris de la mort. Ce serait digne d’un samouraï et ce serait la guérison d’Aaron
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rkhettaoui   12 janvier 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Rien ne l’apaise autant que de nettoyer son arme. N’importe qui devrait examiner le chargeur pour s’assurer qu’il est vide. Pas elle. Elle connaît au gramme près le poids du magasin qui glisse dans sa main. Elle est certaine qu’il n’y a pas de cartouches dans le canon du Browning Hi-Power – autant qu’elle est sûre de la couleur de ses yeux ; verts. Parfois noirs.
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rkhettaoui   12 janvier 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Mystérieusement, sans blesser quiconque, elle faisait comprendre qu’elle ne voulait pas être dérangée. Lorsqu’un tiers était le bienvenu, alors un petit geste, un mouvement de tête, la main qui s’ouvrait, un sourire et il s’approchait. Sa cordialité n’était pas feinte. Tous voulaient échanger quelques mots avec elle ou la toucher.
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rkhettaoui   12 janvier 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Dix choses qu’Aaron n’aime pas entendre :

Le cliquetis de lourdes clefs ;

Les piaillements ;

Les messes basses ;

« Êtes-vous aveugle ? » ;

La craie sur un tableau ;

Un moteur qui vrombit ;

L’eau qui bout ;

« Je ne fais que mon travail » ;

Des coups ;

Des mensonges.
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rkhettaoui   12 janvier 2018
Irrévocable de Andreas Pflüger
Tu es le grand méchant loup.

Mais, crois-moi, je ne suis pas le Petit Chaperon rouge.
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