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Note moyenne 4.26 /5 (sur 57 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tassin-la-Demi-Lune , le 20/06/1934
Biographie :

Anne Sylvestre, de son vrai nom Anne-Marie Thérèse Beugras, née le 20 juin 1934 dans le sixième arrondissement de Lyon, est une chanteuse française, auteur-compositrice-interprète. Elle fut une chanteuse très populaire dans les années 1960 et 1970, se produisant à la télévision auprès d'artistes prestigieux de la chanson comme Georges Brassens, Barbara, Georges Moustaki, Boby Lapointe, et participant régulièrement à des émissions télévisées de Jean-Christophe Averty, ou Denise Glaser (Discorama).

Elle commence à chanter à la fin des années 1950 dans des cabarets comme « La Colombe » de Michel Valette, où elle fait ses débuts en 1957, puis au Cheval d'Or, La Contrescarpe, Le Port du Salut, Chez Moineau et aux « Trois Baudets » où elle chante jusqu'en 1962. C’est à la radio qu’elle commence à se faire un nom dès 1957. Son premier disque, un 17 cm, sort en 1959, et c’est avec Mon mari est parti qu’elle est véritablement remarquée. Elle enchaîne les disques. On la compare parfois à Brassens en raison de la qualité remarquable de ses textes, et parce qu'elle s'accompagne, comme lui, à la guitare. Elle reçoit le prix de l’Académie de la chanson française en 1960.

En 1962, elle se produit pour la première fois à Bobino en première partie de Jean-Claude Pascal et à l’Olympia en première partie de Gilbert Bécaud, prestations saluées par la presse. La même année, Georges Brassens, qui est dans la même maison de disques qu’elle, écrit un texte élogieux au verso de la pochette de son deuxième 25 cm, où il dit notamment : « On commence à s’apercevoir qu’avant sa venue dans la chanson, il nous manquait quelque chose et quelque chose d’important. » En octobre de cette même année sort un 45 tours avec ses premières chansons pour enfants les Fabulettes.

En 1963, elle sort son premier 33 tours. Elle reçoit pour ses chansons le Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros, quatre fois entre 1963 et 1967.

En 1968, elle quitte la maison de disques Philips pour Gérard Meys, maison de production nouvellement créée ; l’année suivante elle y enregistre avec Boby Lapointe un duo plein d’humour qu’elle a écrit : Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant. Elle rompt avec Meys en 1971 et se retrouve alors sans producteur. Après deux ans sans production, elle est invitée par Salvatore Picciotto à remonter sur scène au Théâtre des Capucines en 1973. Le succès qu’elle obtient auprès du public la convainc de monter sa propre maison de disques, Sylve
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Source : Wikipedia
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Vidéo de
Les Cathédrales, 1960

Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Anne Sylvestre
Windvaan   15 décembre 2016
Anne Sylvestre
J'aime les gens qui doutent

Mais voudraient qu'on leur foute

La paix de temps en temps

Et qu'on ne les malmène

Jamais quand ils promènent

Leurs automnes au printemps.
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Anne Sylvestre
MadeMoiZele   04 janvier 2019
Anne Sylvestre
Écrire pour ne pas mourir

Écrire, grimacer, sourire

Écrire et ne pas me dédire

Dire ce que je n'ai su faire

Dire pour ne pas me défaire

Écrire, habiller ma colère

Écrire pour être égoïste

Écrire ce qui me résiste

Écrire et ne pas vivre triste

Et me dissoudre dans les mots

Qu'ils soient ma joie et mon repos

Écrire et pas me foutre à l'eau
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Anne Sylvestre
Ziliz   14 octobre 2017
Anne Sylvestre
Petit monsieur, petit costard

Petite bedaine

Petite sal'té dans le regard

Petite fredaine

Petite poussée dans les coins

Sourire salace

Petites ventouses au bout des mains

Comme des limaces

Petite crasse



Il y peut rien si elles ont des seins

Quoi, il est pas un assassin

Il veut simplement apprécier

Ç’que la nature met sous son nez



Mais c’est pas grave

C’est juste une femme

C’est juste une femme à saloper

Juste une femme à dévaluer

J’pense pas qu’on doive

S’en inquiéter

C’est pas un drame

C’est juste une femme



Petit ami, petit patron

Petite pointure

Petit pouvoir, p’tit chefaillon

Petite ordure

Petit voisin, p’tit professeur

Mains baladeuses

Petit curé, petit docteur

Paroles visqueuses

Entremetteuses



Il y peut rien si ça l’excite

Qu’est-ce qu’elle a cette hypocrite ?

Elle devrait se sentir flattée

Qu’on s’intéresse à sa beauté



Mais c’est pas grave

C’est juste une femme

C’est juste une femme à humilier

Juste une femme à dilapider

J’pense pas qu’on doive

S’en offusquer

C’est pas un drame

C’est juste une femme



Petit mari, petit soupçon

P’tite incartade

Petite plaisant’rie de salon

P’tite rigolade

Fermer les yeux, on n’a rien vu

Petite souffrance

Et trembler qu’une fois de plus

Il recommence

Inconvenance



Quoi si on peut plus plaisanter

On n’a plus qu’à s’la faire couper

Non c’est vrai, il est pas un monstre

Et c’est l’épouse qui prend la honte



Mais c’est pas grave

C’est juste une femme

C’est juste une femme à bafouer

Juste une femme à désespérer

J’pense pas qu’on doive

S’en séparer

C’est pas un drame

C’est juste une femme



Mais dès qu’une femme

Messieurs mesdames

Est traitée comme un paillasson

Et quelle que soit la façon

Quelle que soit la femme

Dites-vous qu’il y a mort d’âme



C’est pas un drame

Juste des femmes...



♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=72egvR70EyM

'Juste une femme', Anne Sylvestre (in 'Juste une femme', 2013)

- merci, L. !
+ Lire la suite
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Anne Sylvestre
Ziliz   04 octobre 2017
Anne Sylvestre
C'était une maison douce, une maison de bon aloi

Juste ce qu'il faut de mousse répartie aux bons endroits,

Assez de murs pour connaître une chaleur bien à soi

Et ce qu'il faut de fenêtres pour regarder sans effroi.



Non, non, je n'invente pas,

Mais je raconte tout droit.



Elle ouvrait parfois sa porte à ceux qu'elle choisissait.

La serrure n'est pas forte, maison, tu n'as pas de clé,

Mais avec sa confiance jamais elle ne pensa

Qu'on pût user de violence pour pénétrer sous son toit.



Advint qu'un jour de malchance une bande s'approcha.

On sonne à la porte, on lance des coups de pieds ça et là.

A plusieurs, on s'encourage, on prétend qu'elle ouvrira,

Et commence le saccage, la porte on l'enfoncera.



Sauvagement ils pénètrent, dévastant tout devant eux.

Ils obligent les fenêtres à s'ouvrir devant le feu.

Avec leurs couteaux ils gravent des insultes sur les murs,

Et s'en vont faisant les braves quand tout n'est plus que blessure.



La maison, depuis ce crime, n'a plus d'âme ni de nom,

Mais elle n'est pas victime, c'est de sa faute, dit-on.

Il paraît qu'elle a fait preuve d'un peu de coquetterie

Avec sa toiture neuve et son jardin bien fleuri.



D'ailleurs, une maison sage ne reste pas isolée

Celles qui sont au village se font toujours respecter.

Quand on n'a pas de serrure, il faut avoir un gardien.

C'est chercher les aventures que de fleurir son jardin.



Si vous passez par la route et si vous avez du coeur,

Vous en pleurerez sans doute, c'est l'image du malheur.

Mais rien, pas même vos larmes, ne lui portera secours.

Elle est loin de ses alarmes, elle est fermée pour toujours.



Si j'ai raconté l'histoire de la maison violentée,

C'est pas pour qu'on puisse croire qu'il suffit de s'indigner.

Il faut que cela s'arrête, on doit pouvoir vivre en paix,

Même en ouvrant sa fenêtre, même en n'ayant pas de clé.



Non, non, je n'invente pas. Moi, je dis ce que je dois.

___



- Douce Maison, extrait de l’album « J’ai de bonnes nouvelles » (1978)

https://www.youtube.com/watch?time_continue=178&v=uDwkl8_YyBE
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Anne Sylvestre
arthur05   30 novembre 2019
Anne Sylvestre
Les Gens qui doutent



Anne Sylvestre



J'aime les gens qui doutent

Les gens qui trop écoutent

Leur coeur se balancer

J'aime les gens qui disent

Et qui se contredisent

Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent

Que parfois ils ne semblent

Capables de juger

J'aime les gens qui passent

Moitié dans leurs godasses

Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson

Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent

Ceux qui sont pas logiques

Enfin, pas comme il faut

Ceux qui, avec leurs chaînes

Pour pas que ça nous gêne

Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte

De n'être au bout du compte

Que des ratés du coeur

Pour n'avoir pas su dire

Délivrez-nous du pire

Et gardez le meilleur

J'aime leur petite chanson

Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent

S'approprier les choses

Encore…
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Anne Sylvestre
Carosand   20 mars 2015
Anne Sylvestre
Nous avons chacun notre puits où meurt un enfant tendre. Nous l’entendons pleurer la nuit sans jamais bien comprendre.
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Anne Sylvestre
armand7000   22 septembre 2019
Anne Sylvestre
" J'aime les gens qui doutent

Les gens qui trop écoutent

Leur cœur se balancer

J'aime les gens qui disent

Et qui se contredisent

Et sans se dénoncer



J'aime les gens qui tremblent

Que parfois ils nous semblent

Capables de juger

J'aime les gens qui passent

Moitié dans leurs godasses

Et moitié à côté



J'aime leur petite chanson

Même s'ils passent pour des cons



J'aime ceux qui paniquent

Ceux qui sont pas logiques

Enfin, pas "comme il faut"

Ceux qui, avec leurs chaînes

Pour pas que ça nous gêne

Font un bruit de grelot



Ceux qui n'auront pas honte

De n'être au bout du compte

Que des ratés du cœur

Pour n'avoir pas su dire :

"Délivrez-nous du pire

Et gardez le meilleur"



J'aime leur petite chanson

Même s'ils passent pour des cons



J'aime les gens qui n'osent

S'approprier les choses

Encore moins les gens

Ceux qui veulent bien n'être

Qu'une simple fenêtre

Pour les yeux des enfants



Ceux qui sans oriflamme

Et daltoniens de l'âme

Ignorent les couleurs

Ceux qui sont assez poires

Pour que jamais l'histoire

Leur rende les honneurs



J'aime leur petite chanson

Même s'ils passent pour des cons



J'aime les gens qui doutent

Mais voudraient qu'on leur foute

La paix de temps en temps

Et qu'on ne les malmène

Jamais quand ils promènent

Leurs automnes au printemps



Qu'on leur dise que l'âme

Fait de plus belles flammes

Que tous ces tristes culs

Et qu'on les remercie

Qu'on leur dise, on leur crie :

"Merci d'avoir vécu



Merci pour la tendresse

Et tant pis pour vos fesses

Qui ont fait ce qu'elles ont pu "
+ Lire la suite
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Anne Sylvestre
de   07 février 2015
Anne Sylvestre
Laissez les enfants grandir

Ne renforcez pas les cages

Ne craignez pas les orages

Ni les torrents à franchir

Laissez les enfants gagner

Le droit d’étendre leurs ailes

Dans la lumière nouvelle

D’une vie à inventer
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crapette   18 octobre 2014
Coquelicot et autres mots que j'aime de Anne Sylvestre
Quand on est enfant, on ne traverse pas les livres à toute allure comme on le fait plus tard, mais on s'y installe, on les déguste, après les avoir dévorés une première fois. (p.75 LIVRE)
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Windvaan   24 février 2015
Sur mon chemin de mots de Anne Sylvestre
[sur les relations femmes-homme et...en souvenir des bons moments passés avec une copine... quand nous chantions a tue-tête :]



Le mari de Maryvonne

Etait mon amant

Quelquefois je m'en étonne

Encore maintenant

Au début, tout feu tout braise

Il était gentil

Quand il se mettait à l'aise

Il refaisait le lit

Il me disait "Tu es belle"

Après comme avant

Il descendait la poubelle

En repartant



La la la petit bonhomme

Comme on est bien élevé

C'était grâce à Maryvonne

Il me l'avait caché

La la la petit bonhomme

Comme on avait bien menti

"Ma femme est une matrone"

Il m'avait dit



Le mari de Maryvonne

Etait mon amant

Mais il m'appela "bobonne"

Au bout de pas longtemps

Puis je rencontrai sa femme

Qui me dit: "merci...

Depuis qu'il vous a dans l'âme

Il ne vient plus ici."

Il m'avait dit "Maryvonne

est un vrai boudin

Toujours elle me cramponne

Et ça me dit rien".



La la la petit bonhomme

Comme on est mal élevé

Maryvonne est très mignonne

Il me l'avait caché

La la la petit bonhomme

Comme on avait bien menti

"Ma maîtresse est une conne"

Il lui avait dit.



Le mari de Maryvonne



N'est plus mon amant

Comme il n'a trouvé personne

Il est chez sa maman

Maryvonne et moi on pense

Qu'on pourra bientôt

Se prendre un peu de vacances

Un peu de repos

Mais voilà que Maryvonne m'apprend ce midi

Sa belle-mère lui téléphone

Elle vient aussi



La la la petit bonhomme

Ça commence à se gâter

Il la prenait pour sa bonne

Elle en a eu assez

La la la petit bonhomme

Comme on avait bien menti

Ma mère est une gorgone

Il avait dit



Le mari de Maryvonne

A pu se recaser

C'est Sophie qui lui redonne

Un peu de volupté

Au début tout feu tout braise

Il sera gentil

Quand il se mettra à l'aise

Il refera le lit

Il lui dira "Tu es belle"

Après comme avant

Il descendra la poubelle

En repartant



La la la petit bonhomme

Mais ça ne va pas durer

Quand il lui dira bobonne

Elle va se tirer

Moi sa mère et Maryvonne

On l'a bien dit à Sophie

"On t'attend ma toute bonne

Dans le midi"



Si longtemps ça recommence

On va se retrouver

Toute une colonie de vacances

On va bien s'amuser
+ Lire la suite
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