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Note moyenne 4.31 /5 (sur 62 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) le : 25-09-1952
Biographie :

Gloria Jean Watkins, connue sous son nom de plume Bell Hooks, est une intellectuelle, féministe, et militante américaine.

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Bibliographie de Bell Hooks   (12)Voir plus

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Vidéo de

bell hooks: Cultural Criticism & Transformation. bell hooks is one of America's most accessible public intellectuals. In this two-part video, extensively illustrated with many of the images under analysis, she makes a compelling argument for the transformative power of cultural criticism. In Part One, hooks discusses the theoretical foundations and positions that inform her work (such as the motives behind representations, as well as their power in social and cultural life). hooks also explains why she insists on using the phrase "white supremacist capitalist patriarchy" to describe the interlocking systems of domination that define our reality. In Part Two, she domonstrates the value of cultural studies in concrete analysis through such subjects as the OJ Simpson case, Madonna, Spike Lee, and Gangsta rap. The aim of cultural analysis, she argues, should be the production of enlightened witnesses - audiences who engaged with the representations of cultural life knowledgeably and vigilantly. "The issue is not freeing ourselves from representations. It's really about being enlightened witnesses when we watch representations." -bell hooks

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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
mimifasola   27 mars 2018
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
page 138



Je me rappelle très bien , dans notre quartier, d'hommes (noirs) des classes populaires expliquant que certains emplois n'en valaient pas la peine à cause de la perte de dignité qu'ils provoquaient, tandis qu'on faisait sentir aux femmes noires lorsque la survie était en jeu, leur dignité pouvait être sacrifiée.
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de   18 août 2016
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
Personne n’ a pris la peine de parler de la façon dont le sexisme opère à la fois indépendamment du racisme et simultanément à celui-ci pour nous opprimer
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de   17 mai 2017
De la marge au centre : Théorie féministe de Bell Hooks
les marges sont à la fois un site « imposé par les structures oppressives » mais aussi « un site de radicale possibilité, un espace de résistance »
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mimifasola   27 mars 2018
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
Anne Scott résume l'image idéalisée de la femme du XIXéme siècle dans le passage suivant:

Cette création merveilleuse était comme une épouse soumise dont la raison d'être consistait à aimer, honorer, obéir et occasionnellement distraire son mari, élever les enfants et s'occuper de la maison de ce dernier. Faible physiquement, et créée pour des occupations moins ardues, elle était dépendante de la protection des hommes. Pour s'assurer cette protection, elle était dotée de la capacité à créer un envoutement magique autour de n'importe quel homme de son entourage. Elle était timide et modeste, belle et gracieuse, l'être de la création le plus fascinant (...), une joie et un enchantement dans tous les cercles dans lesquels elle évoluait.

Une part de son charme reposait sur son innocence,.... Elle avait une perception fine des relations humaines, et était une créature douée de tact, de discernement et de compassion. Il était dans sa nature d'être dans l'abnégation et de ne pas penser à elle, et elle ne pouvait que souffrir en silence, une caractéristique qui lui permettait de se faire aimer des hommes. Moins attachantes, mais non moins naturelles étaient sa piété et sa tendance à restreindre les vices naturels et les immoralités des hommes. Elle a été éduquée à soutenir tout projet refrénant les passions et renforçant la vraie moralité.
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Deslivresetlesmots   19 mars 2018
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
Mais j’ai perdu mes illusions lorsque j’ai vu plusieurs groupes de femmes s’approprier le féminisme à des fins individuelles et opportunistes. Que ce soient les professeures d’université s’égosillant contre l’oppression sexiste (plutôt que contre la discrimination sexiste) pour attirer l’attention sur leurs efforts en vue d’être promues, ou des femmes utilisant le féminisme pour masquer leurs attitudes sexistes, ou des écrivaines féministes explorant de façon superficielle les thématiques féministes afin de favoriser leur carrière, il était évident qu’éliminer l’oppression sexiste n’était pas le but primordial de ces femmes. Tandis que leur cri de ralliement était autour de l’oppression sexiste, elles manifestaient peu d’intérêt pour le statut des femmes en tant que groupe collectif dans la société. Leur intérêt principal était de faire du féminisme un forum pour l’expression de leurs propres besoins et désirs autocentrés. Elles n’ont pas une seule seconde envisagé la possibilité que leurs intérêts puissent ne pas représenter les intérêts des femmes opprimées.

p. 287
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de   18 août 2016
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
le souci omniprésent que les personnes noires ont à propos du racisme leur permet d’ignorer de façon opportune la réalité de l’oppression sexiste
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de   18 août 2016
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
Dans une nation où règne l’impérialisme racial, comme c’est le cas dans la nôtre, c’est la race dominante qui se réserve le privilège d’être aveugle à l’identité raciale, tandis qu’on rappelle quotidiennement à la race opprimée son identité raciale spécifique. C’est la race dominante qui a le pouvoir de faire comme si son expérience était une expérience type
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Deslivresetlesmots   19 mars 2018
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
Parler de race et de classe ne servait pas les intérêts des féministes blanches des classes moyenne et supérieure. C’est pourquoi une grande partie de la littérature féministe, bien qu’elle offre des informations importantes concernant les expériences des femmes, est à la fois raciste et sexiste de par son contenu. Je ne dis pas cela pour les condamner ou les délégitimer. Chaque fois que je lis un livre féministe qui est à la fois raciste et sexiste, je ressens de la tristesse et une douleur à l’âme. Car voir réapparaître sans fin, dans le mouvement même qui a prétendu libérer les femmes, de nouveaux pièges qui nous maintiennent encore et encore dans les vieilles oppressions, c’est être témoin une fois de plus de l’échec d’un mouvement potentiellement radical et transformateur dans notre société.

p. 288
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epoca   14 avril 2019
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
« Aucun livre d’histoire utilisé dans les écoles publiques ne nous a jamais informées de l’impérialisme racial. A la place on nous servait des conceptions romantiques du « nouveau monde » et du « rêve américain », les Etats-Unis comme le grand melting-pot où toutes les races ne font qu’une. On nous appris que Christophe Colomb a découvert l’Amérique ; que « les Indiens » étaient des chasseurs de Scalp, des tueurs de femmes et d’enfants innocents ; que les personnes noires ont été réduites en esclavage à cause de la malédiction biblique de Cham, que Dieu « lui-même » avait décrété qu’iels seraient des scieur-euse-s de bois, des labour-euse-s de champs et des porteur-euse-s d’eau. Personne ne parlait de l’Afrique comme du berceau de la civilisation, ni des personnes africaines et asiatiques qui sont venues en Amérique avant Christophe Colomb. Personne n’a parlé de génocide pour décrire les assassinats de masse des personnes natives-américaines, personne n’a parlé de terrorisme pour décrire les viols des femmes natives-américaines et africaines. Personne n’a parlé de l’esclavage comme du fondement qui a permis l’essor du capitalisme. Personne n’a parlé d’oppression sexiste pour décrire la reproduction forcée des épouses blanches afin d’accroître la population blanche ».
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de   18 août 2016
Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme de Bell Hooks
le racisme a toujours été une force de division séparant les hommes noirs et les hommes blancs, et le sexisme a été une force unissant ces deux groupes
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