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Note moyenne 4.23 /5 (sur 113 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Birmingham, 'Alabama , le 26/01/1944
Biographie :

Angela Yvonne Davis est une militante américaine communiste des droits de l'homme et un professeur de philosophie.

Militante des droits civiques, proche du Black Panther Party, elle fut poursuivie par la justice à la suite de la tentative d’évasion de trois prisonniers, surnommés les Frères de Soledad, qui se solda par la mort d’un juge californien en août 1970.

Emprisonnée seize mois à New York puis en Californie, elle fut finalement acquittée et poursuivit une carrière universitaire qui la mena au poste de directrice du département d’études féministes de l’université de Californie.

John Lennon et Yoko Ono ont soutenu Angela Davis dans une chanson intitulée Angela.

Ses centres d’intérêt sont la philosophie féministe, et notamment le Black Feminism, les études afro-américaines, la théorie critique, le marxisme ou encore le système carcéral. En 1997, elle fait son coming out auprès du magazine Out.

En 1980 et en 1984, Angela Davis se présente aux élections présidentielles américaines comme vice-présidente du candidat communiste Gus Hall.

De nos jours, Angela Davis est professeur d'histoire de la conscience à l'Université de Californie (campus de Santa Cruz).
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Source : Wikipédia
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"Il faut projeter la libération des Noirs dans le contexte de la libération de toutes les nationalités opprimée et de la classe ouvrière." En 1975, la militante féministe Angela Davis prononçait ce discours éminemment politique. Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/UCd5DKToXYTKAQ6khzewww2g/?sub_confirmation=1 Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
Blackbooks   19 juin 2020
La prison est-elle obsolète ? de Angela Davis
 Lorsqu’on réfléchit à la question de l’obsolescence des prisons, il est essentiel de se demander comment la population carcérale a pu connaître une telle inflation sans qu’on s’interroge véritablement sur l’efficacité de l’enfermement. Quand dans les années 80, sous « l’ère Reagan », il a été décidé de construire davantage de prisons et d’augmenter le nombre de détenus, les politiciens étaient tous d’accord pour affirmer que « sévir contre le crime » – notamment par l’emprisonnement systématique et l’allongement des peines de prison – était la clé pour faire reculer la criminalité. En réalité, l’incarcération de masse telle qu’on a commencé à la pratiquer à cette époque n’a eu que peu (ou pas) d’effets sur les chiffres officiels de la criminalité. L’accroissement de la population carcérale ne produisait pas des rues plus sûres, juste un nombre encore croissant de prisonniers. Chaque nouvelle prison en semait encore une autre. Et à mesure que le système pénitentiaire prenait de l’ampleur, les entreprises de construction ainsi que les fournisseurs de biens et de services aux prisons voyaient leurs chiffres d’affaires s’envoler. Sans parler de la manne constituée par la main-d’œuvre carcérale. Cette vaste mobilisation de capitaux privés (des secteurs du bâtiment à ceux de la restauration ou des services de santé) autour de la gestion des établissements pénitentiaires rappelait si étrangement l’émergence du complexe militaro-industriel, que nous avons commencé à employer le terme de « complexe carcéro-industriel». 
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Sodapop_Curtis   24 août 2015
Les prisons sont-elles obsolètes ? de Angela Davis
Depuis la fin du 18e siècle, époque où l'emprisonnement s'est peu à peu imposé comme la norme en matière punitive, les femmes condamnées étaient considérées comme étant, par essence, différentes de leurs homologues masculins. Certes, les hommes qui commettent le genre d'infractions considérées comme punissables par la loi sont qualifiés de déviants sociaux. Néanmoins, la criminalité masculine a toujours été perçue comme étant plus "normale" que la criminalité féminine ; il y a toujours eu une tendance à considérer les contrevenantes punies par l'État comme singulièrement plus anormales et menaçantes pour la société que leurs nombreux homologues mâles.

Lorsqu'on cherche à comprendre cette différence de perception genrée envers les personnes détenues, il faut se rappeler qu'alors même que l'enfermement devenait la norme en matière de répression publique, les femmes ont longtemps continué à subir des châtiments non reconnus comme tels. Par exemple, les femmes ont été plus souvent enfermées dans des instituts psychiatriques que dans des prisons. Les études montrant que les femmes ont plus facilement été internées en hôpital psychiatrique que les hommes semblent indiquer que, si la prison jouait un rôle central dans le contrôle des hommes, l'asile a joué un rôle similaire pour les femmes. Autrement dit, les hommes déviants étaient perçus et traités comme des criminels alors que les femmes déviantes étaient perçues comme des malades mentales. Cette construction continue à influencer de nos jours les règlements intérieurs des prisons pour femmes : les psychotropes sont toujours administrés en plus grande quantité aux femmes qu'aux prisonniers masculins.
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Belem   12 mars 2013
Autobiographie de Angela Davis
« Il y avait les organisations culturelles nationalistes, qui parlaient d’une nouvelle culture, d’un nouveau système de valeurs, d’un nouveau style de vie pour le peuple noir. Il y avait les factions rigoureusement opposées aux blancs, qui pensaient que seule une mesure des plus draconiennes – l’élimination de tous les blancs – pouvait délivrer le peuple noir du racisme. D’autres voulaient simplement se séparer d’eux et fonder une Nation noire, distincte à l’intérieur des Etats-Unis. Et certains voulaient retourner en Afrique, la terre de nos ancêtres. Il y avait ceux qui pensaient que la tâche la plus urgente du mouvement était de développer l’esprit d’affrontement au sein du peuple noir. Ils voulaient provoquer des soulèvements de masse semblables aux révoltes de Watts et Detroit. Très proches d’eux, il y avait ceux qui nous enjoignaient de « prendre les fusils », mais ils semblaient rarement savoir ce qu’ils allaient obtenir avec. »
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Jcequejelis   02 octobre 2011
Autobiographie de Angela Davis
Je décidai (...) de prendre le français comme matière principale. Cette année-là, je me plongeai totalement dans mon travail : Flaubert, Balzac, Rimbaud et les milliers de pages d'A la recherche du temps perdu, de Proust. Sartre m'intéressait toujours de façon aiguë – à chaque instant de loisir, je me plongeais dans son œuvre : La Nausée, Les Mains sales, Les Séquestrés d'Altona, ainsi que toutes ses autres pièces, anciennes ou récentes, et les romans inclus dans la série de Chemins de la Liberté. Je lus quelques-uns de ses essais philosophiques et politiques, et m'aventurai même dans L'Etre et le Néant. Puisque, d'une façon ou d'une autre, il fallait que je m'accommode de l'isolement du campus, je décidai d'en faire une utilisation constructive en passant le plus clair de mon temps dans la bibliothèque, ou cachée quelque part avec mes livres.



60 – [Le Livre de poche, n° 4898, p. 171]
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de   12 mars 2014
Les prisons sont-elles obsolètes ? de Angela Davis
J’espère que cet ouvrage incitera les lecteurs à remettre en question leurs propres présomptions sur la prison. Beaucoup d’entre nous sont d’ores et déjà convaincus que la peine capitale est une forme de châtiment rétrograde et qu’elle viole les principes élémentaires des droits de l’homme. Le temps est venu, me semble-t-il, d’encourager une prise de conscience similaire autour de la question carcérale
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Belem   12 mars 2013
Autobiographie de Angela Davis
« J’étais comme une exploratrice qui revient chez elle au bout de plusieurs années, avec des cadeaux précieux et personne à qui les donner. »
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de   30 août 2016
Une lutte sans trêve de Angela Davis
l’institution de la prison sert aujourd’hui de lieu où parquer les personnes qui incarnent les principaux problèmes sociaux
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de   12 mars 2014
Les prisons sont-elles obsolètes ? de Angela Davis
La prison fonctionne donc sur le plan idéologique comme un lieu abstrait où sont déposés les êtres indésirables afin de nous soulager de la responsabilité de penser aux vrais problèmes qui affectent les communautés dont sont largement issus les détenus
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Hardiviller   05 mai 2020
Blues et féminisme noir de Angela Davis
Mon livre ne va pas faire plaisir à tout le monde , il va jeter un pavé dans la mare parce qu'il va nous rappeler à nous les Noirs Américains que nos premiers leaders étaient des femmes et qu'elles n'étaient pas forcément hétérosexuelles .
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Belem   12 mars 2013
Autobiographie de Angela Davis
« Je découvris avec détresse que parmi certains leaders noirs, la tendance était d’abandonner complètement le marxisme comme étant « la chose de l’homme blanc ». J’avais depuis longtemps la certitude que, pour parvenir à ses buts ultimes, la lutte de libération des noirs aurait à s’insérer dans le mouvement révolutionnaire qui, lui, englobait tous les travailleurs. Il était aussi clair pour moi que ce mouvement devait se diriger vers le socialisme. Et je savais que les noirs – les travailleurs noirs – devaient avoir un rôle de leadership important dans la lutte finale. »
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