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Note moyenne 4.23 /5 (sur 47 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Carine Pitocchi est cadre dans une grande entreprise de services.

Elle a longtemps rédigé des articles pour des associations et des partis politiques avant de se lancer dans l’écriture de romans.

Elle habite dans la région de Nice.

Source : emoi.editions-jclattes.fr
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
gabrielleviszs   01 août 2019
Toi seul de Carine Pitocchi
Une petite bourgeoise new-yorkaise en quête d’une nouvelle conscience au fin fond d’un pays où les enfants meurent de faim, c’était un peu pathétique comme programme, mais l’idée me plaisait. Elle me plaisait même beaucoup !

— Je te demande d’y réfléchir, conclut Harvey. Mais pas trop longtemps, j’ai besoin d’une réponse sous quinze jours.

— Quinze jours ? C’est très court ! Mais promis, je vais y penser sérieusement.

L’Éthiopie. Je ne savais rien de ce pays ni de l’Afrique d’ailleurs. Cette option me terrifiait autant qu’elle m’attirait. Partir signifiait renoncer… à ma carrière, à l’argent, au confort, au respect de mes parents et à tout ce que j’avais bâti jusque-là.

Les questions se bousculaient dans ma tête ; j’avais beau retourner le problème dans tous les sens, la seule chose qui m’était tout à fait évidente était que, de toute façon, je ne remettrais plus les pieds au cabinet – la simple perspective d’y retourner me donnait des haut-le-cœur.

Exit Alexis, exit mon travail et mon poste d’associée, mais pour faire quoi ? Finalement, la solution de Harvey n’était pas dénuée de sens.
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gabrielleviszs   01 août 2019
Toi seul de Carine Pitocchi
Je n’avais pas versé une seule larme, certainement parce qu’il me paraissait indécent de me répandre sur mon sort dans un lieu comme celui où je me trouvais.

Les semaines passant, l’afflux de réfugiés devenait exponentiel. Le Kenya commençait à avoir de sérieuses difficultés à faire face et ce malgré l’assistance des ONG le long de ses frontières. Harvey avait renoncé à obtenir des visas pour régulariser le statut de nos pensionnaires sur le sol kényan en estimant que, finalement, il aurait plus de chance avec les États-Unis. Il était donc reparti à Washington avec la ferme intention de faire aboutir son projet.
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rkhettaoui   28 avril 2020
Les Rêves de nos mères de Carine Pitocchi
Le juge, avec sa perruque grise ridicule, tapait comme un forcené avec son marteau pour faire revenir le calme dans l’assistance mais rien n’y fit. Il dut demander l’évacuation de la salle.



Les suffragettes présentes s’étaient enflammées en constatant que l’avocat général, non content de ne pas prendre en considération l’agression de Merry Murphy, traînait en plus sa réputation dans la boue.



Merry, à bout de nerfs, avait fini par perdre connaissance. Edna, dans la salle, s’était levée d’un bond pour voler au secours de son amie en poussant violemment toutes les personnes se trouvant sur son chemin.



Les jurés, mal à l’aise, avaient demandé une interruption de séance et cette quatrième journée du procès de Will Murphy s’était terminée dans un chaos indescriptible.



Excédé, le juge décréta que, « puisque ces femmes hystériques et cette populace de l’East End sont incapables de se tenir », dorénavant tous les débats auraient lieu à huis clos. Cette décision signait l’arrêt de mort de Will. Sans soutien populaire, il était condamné.



Ce fut dans une salle presque déserte que le jury, largement orienté par le juge et le procureur général, rendit sa décision. Will Murphy était reconnu coupable de meurtre avec préméditation et, pour cela, il était condamné à la peine de mort par pendaison.
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rkhettaoui   26 avril 2020
Les Rêves de nos mères de Carine Pitocchi
Julia n’avait jamais eu aucun doute sur le fait qu’elle épouserait un homme de sa condition. Jamais elle n’avait laissé espérer à Will autre chose qu’une simple amitié. Mais ce baiser… Comment aurait-elle pu l’oublier ? Ce soir-là, elle pleura jusqu’à épuisement, puis décida de faire taire de manière définitive le murmure douloureux qui montait de sa poitrine. Emily avait eu raison de la mettre en garde ; continuer à entretenir une relation avec lui, aussi chaste soit-elle, l’exposait au plus grand danger. Elle était sincèrement tombée amoureuse de Charles ; les mois passés en sa compagnie avant qu’il lui fasse sa demande lui avaient fait entrevoir la perspective du plus heureux des mariages. Julia n’aurait pas pris le risque de tout gâcher. Elle ne pouvait aimer deux hommes à la fois.
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rkhettaoui   26 avril 2020
Les Rêves de nos mères de Carine Pitocchi
Charles avait vite compris que sa jeune épouse n’avait pas grandi dans les mêmes conditions que lui ; il avait donc accepté et même encouragé les balades de celle-ci dans les quartiers des employés. Cela semblait la rendre heureuse et Charles approuvait de bon cœur tout ce qui pouvait faire plaisir à sa femme, quitte à choquer le reste de sa famille.



Julia, en entrant dans la cuisine, eut d’abord une pensée pour Maria. Elle regarda l’endroit où elle avait allumé la bougie quelques semaines plus tôt et sa gorge se serra. Cette nuit-là, elle avait perdu non seulement son mari mais aussi sa seule amie à Longfield. Maria, qui avait sensiblement le même âge qu’elle, avait été sa confidente durant ces quatre premières années de vie aux côtés de Charles.
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rkhettaoui   26 avril 2020
Les Rêves de nos mères de Carine Pitocchi
La culpabilité ne la quittait plus. Elle s’en voulait de tout et pour tout. Pour ce qu’elle faisait comme pour ce qu’elle ne faisait pas. Charles aurait détesté la voir agir ainsi, c’était indigne d’elle, de son nom, de son rang. Et cette nausée qui refusait de la laisser en paix, qui lui rappelait sans cesse son dégoût d’elle-même – parce que injustement, elle était toujours là. Parce qu’elle était coupable, oui, coupable d’avoir survécu hier, et coupable de refuser de vivre aujourd’hui. De la même façon, et même si c’était insignifiant au regard de tout le reste, elle se sentait coupable de ne pas rendre hommage à ce croissant qui avait dû donner bien du fil à retordre à cette pauvre Mrs Alder.
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rkhettaoui   26 avril 2020
Les Rêves de nos mères de Carine Pitocchi
Edna s’habilla avec ses plus beaux vêtements et tenta de mettre un peu d’ordre dans sa longue chevelure blonde. Elle s’observa un moment dans le miroir. Elle reconnaissait bien cette jeune femme aux joues creuses, au corps amaigri et brisé. Ce qui avait changé, en revanche, c’était son regard. Ce regard si triste et terne d’ordinaire. Il y avait là quelque chose de nouveau, une infime mais pourtant perceptible lueur – peut-être bien celle de l’espoir.



Les lettres de Mrs Alder bien à l’abri dans son panier en osier, elle se rendit jusqu’au pub des Murphy le cœur battant. En quoi ces courriers pouvaient-ils bien intéresser le plus influent des gangsters de Londres ?
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Elo-Dit   25 juin 2019
Toi seul de Carine Pitocchi
"Pour toutes celles qui n'ont pas eu la chance de naître au bon endroit, pour celles qui n'ont pas eu le droit de choisir et qui subissent jour après jour. Oui, pour chacune d'entre elles, cette nuit-là, je m'en fis le serment, je serais là."
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rkhettaoui   26 avril 2020
Les Rêves de nos mères de Carine Pitocchi
Lady Emily rejetait avec ardeur les derniers vestiges d’une époque qu’elle estimait révolue et revendiquait haut et fort son statut de femme libre. Elle montait à cheval comme un homme, ne portait pas de corset et quelquefois, quand l’envie lui prenait, s’habillait d’un pantalon. Sa fortune personnelle le lui permettait. Mais peu de femmes pouvaient se targuer d’une telle indépendance financière : Emily restait une exception dans cette société où l’on favorisait toujours les garçons. Julia se réjouissait de leur venue. Son ventre s’arrondissait et elle attendait impatiemment de pouvoir sentir son bébé bouger.
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rkhettaoui   28 avril 2020
Les Rêves de nos mères de Carine Pitocchi
Bien que personne ne voulût vraiment l’admettre, la position de l’aristocratie britannique était de plus en plus inconfortable. L’Amérique s’imposait désormais comme la première économie du monde. On ne comptait déjà plus les unions entre des aristocrates anglais et les filles généreusement dotées de riches marchands américains. Il s’agissait là d’un échange de bons procédés, un titre contre une fortune. Tout le monde y trouvait son compte ou presque.



Cet ancien monde déstabilisé et en perte de vitesse laissait à Julia un affreux sentiment de désolation.
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