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Critiques de Clément G. (4)
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Moi, j'embrasse
  19 août 2020
Moi, j'embrasse de Clément G.
Clément se réveille dans une chambre d’hôpital : il a fait une overdose. Il va nous raconter ce qui l’y a conduit, son passé d’escort gay et de consommateur de drogues. ● Le récit est prenant, il se lit rapidement et sans déplaisir, et on ne peut douter de la sincérité de Clément Grobotek. Néanmoins c’est très superficiel et le fait qu’il ne soit pas le seul auteur n’y est sans doute pas étranger. On imagine qu’il a raconté oralement son témoignage que Pierre Guillemette a mis en forme par écrit. A de nombreux endroits du texte, on regrette les pistes ouvertes mais laissées inexplorées. On aurait aimé que « Clément G. », comme le baptise son éditeur par un savant calcul commercial, aille plus loin, qu’il ne se contente pas de l’éphéméride de ses jours de prostitué, qu’il ajoute des réflexions, qu’il aille chercher en lui un matériau plus riche. Il est dommage qu’il nous conte avec regret la superficialité de sa vie passée dans un récit aussi superficiel. Comme le dit l’ami babeliote 8tiret3, c’est finalement la dimension littéraire qui lui manque.
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Moi, j'embrasse
  15 août 2020
Moi, j'embrasse de Clément G.
Après avoir refermé ce livre (et même, je dois le reconnaître, pendant que je le lisais), je n'avais qu'une question en tête : pourquoi ? Pourquoi ce témoignage, quel en est l'intérêt ? Ces questionnements venaient peut-être du fait que j'ai lu Moi, j'embrasse le lendemain de ma lecture du récit de Vanessa Springora, dont la nécessité d'écrire sautait aux yeux et dont la publication s'inscrivait dans un contexte favorable à ce genre de témoignages. Mais au-delà de ça, que m'a-t-il manqué pour que je saisisse l'intention du document ? Sur le moment, lancé que j'étais dans ma lubie de lire pendant douze heures d'affilée, j'ai décidé de reléguer à plus tard cette réflexion. Maintenant que j'ai le temps de me pencher à nouveau sur cette lecture, je peux tenter de remonter le fil de cette impression, de traquer les indices qui m'ont fait passer à côté de ce témoignage.



Ce n'est en tout cas pas un manque d'intérêt pour le sujet. La prostitution masculine, on n'en parle pas si souvent que ça et en parler me ne me semble pas inutile. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé, sur le même sujet, le roman Prostitué de David von Grafenberg aux éditions Anne Carrière. Roman qui, en 2007 déjà, racontait déjà les mêmes soirées, le même luxe apparent, les mêmes dangers. Mais il le faisait avec un petit quelque chose en plus : l'aspect littéraire.



Pourtant, ce n'est pas pas l'absence de la littérature qui m'a gêné ici. Ni bien ni mal écrit, le texte de Clément Grobotek, rédigé avec la collaboration de Pierre Guillemette, est fluide. La lecture n'en est pas désagréable parce qu'elle ressemble à une histoire que pourrait nous livrer un ami. Et puis ce n'est pas ce que je cherchais en achetant ce livre. Je me doutais que je n'aurais pas entre les mains un texte d'auteur, mais bien le récit d'un homme que je suis depuis quelques temps sur Instagram. Ce n'est donc pas de ce côté-là que je trouverais des raisons à mon relatif désintérêt face à cette lecture.



Mais c'est justement Instagram qui va me l'apporter, cette réponse. En fin de récit, Clément Grobotek exprime une réflexion sur l'image qu'il renvoie sur les réseaux sociaux qui me semble en fait applicable à Moi, j'embrasse. « Je m'expose sur les réseaux, mais les images que je bombarde sont soigneusement retouchées. La lumière et la pose sont étudiées pour donner l'illusion que je veux. » C'est ça ! C'est exactement ça ! Le livre m'a laissé de marbre parce qu'il me paraît lisse, étudié pour être dans le juste milieu, pas pour atteindre la « vérité ».



Et ça commence par l'objet lui-même, par le travail de l'éditeur. On le sait qu'un livre est le produit d'opérations visant à rendre le livre attractif. Le but est de vendre, et c'est très bien comme ça. Le problème ici, c'est qu'on voit les ficelles dès la couverture. Le nom de l'auteur d'abord, réduit à une simple initiale. Clément G. Associé au bandeau nous annonçant la nature du récit, on comprend que c'est pour donner au livre un aspect sulfureux en le rapprochant de témoignages comme Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... Et puis il y a la photo de Clément Grobotek, petite mais efficace. Je l'avais déjà dit en parlant du roman d'Alain-Fabien Delon : si vous voulez me vendre un livre, vous mettez une photo d'un beau garçon et ma carte de banque est déjà hors de mon portefeuille.



Puis ça continue avec le texte en lui-même. Pas l'entièreté, je ne veux certainement pas nier la sincérité de Clément Grobotek, mais il y a quelque chose d'indéfinissable qui me fait penser que le témoignage est trop superficiel pour être nécessaire. Dans un article de La Nouvelle République, on apprend d'ailleurs que l'écriture du récit a été entreprise après deux sollicitations, à un moment où l'auteur avait décidé de ne plus en parler publiquement. Et c'est sans doute là que se situe l'origine de mon manque d'intérêt : l'intention n'est pas claire. Je ne doute pas que l'écriture du récit ait pu lui faire du bien, je ne doute pas qu'il y ait une potentielle mise en garde derrière, une possible tentative de faire tomber les illusions. Mais le vernis n'est jamais vraiment craquelé. Oui, on nous raconte les dangers, on nous dit la détresse, l'oubli de soi. On nous explique aussi que tout n'est pas forcément noir (et c'est l'atout principal du livre, on n'entre pas dans une vision manichéenne de la prostitution). Mais tout ça, je l'ai reçu comme une suite d'anecdotes.



Soit, je suis passé à côté de ce témoignage, dont l'essentiel est résumé dans une vidéo de 4 minutes dans laquelle Clément Grobotek raconte son expérience pour Konbini. Peut-être que vous y trouverez ce qui m'a manqué.
Lien : https://8tiret3.blogspot.com..
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Moi, j'embrasse
  08 août 2020
Moi, j'embrasse de Clément G.
Ça fait plusieurs mois que je suis Clément sur Twitter, à la fois pour ses tatouages, son humour et ses prises de position militantes. Quand j’ai vu qu’il avait sorti un livre, je l’ai immédiatement acheté en ebook et lu le soir même.



Il y révèle son passé d’escort à Paris. Car avant d’être mannequin et tatoueur, il a été militaire puis mannequin et escort pour gagner sa vie. Il témoigne dans ce livre de ce milieu particulier où l’argent rentre facilement, le luxe est monnaie courante et cache la réalité sous des dehors glamours. Cette réalité, c’est celle de la prostitution de luxe, pour hommes. En témoignant de ce milieu, Clément témoigne aussi d’une fuite en avant dans sa vie : il ne sait plus ce qu’il veut faire et l’escorting semble plus facile pour vivre et se faire aimer. Mais tout n’est qu’apparences et quand la « vraie vie » le rattrape, elle frappe dur avec des overdoses et une lassitude intense.



Le sous-titre du livre se veut provocateur mais le livre ne dévoile rien qu’on n’imagine déjà sur ce milieu particulier. On voit surtout l’évolution d’un jeune homme homosexuel qui se cherche, comme beaucoup avant lui. Il met en avant l’homophobie de l’armée, la drogue et l’alcool qui coulent à flots dans les milieux parisiens aisés, la précarité des jeunes mannequins, … L’escorting n’est qu’un épisode parmi d’autres de sa vie qu’il raconte au fur et à mesure des chapitres.



Ce roman court est d’une puissance incroyable, il m’était impossible de le lâcher, captivée par la plume de Clément. L’ordre des chapitres m’a parfois perturbée, me donnant une impression de narration décousue, mais le tout s’imbrique finalement parfaitement.
Lien : https://leslubiesdeole.wordp..
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Moi, j'embrasse
  07 septembre 2020
Moi, j'embrasse de Clément G.
Je suis encore toute chamboulée par cette lecture. Je ne sais pas vraiment quoi en dire d’ailleurs, sinon que c’est le genre de récit poignant à lire au moins une fois dans sa vie. Il s’agit d’une lecture pleine d’humanité, d’horreur aussi, mais surtout d’espoir. A travers son témoignage, l’auteur nous livre des souvenirs joyeux de sa vie, mais aussi sombres. Voilà pourquoi je ne sais pas trop comment aborder ma critique : les scènes d’enfance et de fêtes, de rencontres et d’amour se mêlent à la drogue, au viol et à la perversion des hommes. Le message n’en reste pas moins optimiste, et c’est ce qui est saisissant. Enfin, je tenais à saluer la plume de l’auteur, belle, simple et efficace, qui vient donner toute sa vie aux souvenirs.

En bref, il s’agit d’un beau témoignage sur le respect et l’acceptation de soi.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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