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Note moyenne 4.05 /5 (sur 30 notes)

Nationalité : Nicaragua
Né(e) à : Metapa , 1867
Mort(e) à : Léon , 1916
Biographie :

Félix Rubén Garcia y Sarmiento, dit Rubén Dario. Poète, romancier, essayiste et journaliste nicaraguayen.
Créole, élevé chez les Jésuites, il se fit remarquer par son intelligence précoce et se fit journaliste dès sa 15ème année, ce qui lui permit de visiter l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud.
Célèbre du jour au lendemain, à 21 ans, avec son recueil poétique AZUR (1888), il eut l'honneur de représenter son pays en 1892 en Espagne, pour la célébration de la découverte de l'Amérique. Il y rencontre plusieurs grands écrivains. Il se rend également à Paris.
Au cours d'un séjour en Argentine comme consul de Colombie, il est l'idole de toute la jeunesse argentine.
En 1900, il s'installe à Paris, où il rencontre Verlaine, Moréas. Dans les années suivantes, il visite l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne.
De 1908 à 1911, il est ministre du Nicaragua à Paris. Destitué, il devient le collaborateur de la revue Mundial, et s'en fait le propagandiste partout où la langue castillane est à l'honneur.
Eternel vagabond, ayant ruiné sa santé par des excès de toute sorte, il meurt dans sa patrie, au seuil de la cinquantaine.
Ses CHANTS DE VIE ET D'ESPERANCE (1905) sont des chants désespérés.
Son lyrisme ardent, qui mêle à la tradition espagnole l'imitation du Parnasse et du symbolisme français, sa maîtrise du verbe, son modernisme font de lui une des plus hautes figures de la poèsie hispano-américaine, dans laquelle il a introduit une musique nouvelle. C'est de lui que procède tout le mouvement "moderniste" en Amérique latine.
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Source : Dict.des auteurs
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
PhilippeSAINTMARTIN   24 novembre 2016
Azul [1888-1890) suivi d'un choix de textes de Dario Rubén
Mélancolie

- A Domingo Bolivar



Frère, toi qui possèdes la lumière, dis-moi la mienne.

Je suis comme un aveugle. Je vais sans but et je marche à tâtons.

Je vais sous les tempêtes et les orages

Aveugle de rêve et fou d’harmonie..



Voilà mon mal, Rêver. La poésie

Est la camisole ferrée aux mille pointes sanguinaires

Que je porte en mon âme. Les épines sanglantes

Laissent tomber les gouttes de ma mélancolie.



Ainsi je vais, aveugle et fou, par ce monde amer ;

Parfois le chemin me semble interminable,

Et parfois si court…



Et dans ce vacillement entre courage et agonie,

Je porte le fardeau de peines que je supporte à peine.

N’entends-tu pas tomber mes gouttes de mélancolie. ?
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SophieChalandre   24 novembre 2016
Azul [1888-1890) suivi d'un choix de textes de Dario Rubén
Jeune, je te fais offrande de cette coupe d’argent

Pour qu’un jour tu puisses calmer la soif ardente,

La soif qui par son feu tue plus que la mort.

Mais tu dois te désaltérer à une seule source.



Une autre que la sienne devra t’être ingrate ;

Cherche son origine occulte dans la grotte vivante

Où la musique interne de son cristal détache,

Près de l’arbre qui pleure et du rocher qui sent.



Que te guide le mystérieux écho de son murmure ;

Gravis les rochers escarpés de l’orgueil,

Descends par la conscience et plonge dans l’abîme



Dont sept panthères gardent la sombre entrée ;

Ce sont les Sept péchés, les sept bêtes féroces.

Emplis la coupe et bois : la source est en toi-même.

- LA SOURCE
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SophieChalandre   05 décembre 2016
Chants de vie et d'espérance de Dario Rubén
Voici mon mal : rêver. La poésie est la chemise de fer aux mille pointes cruelles que je porte sur mon âme. Les épines sanglantes laissent tomber les gouttes de ma mélancolie.
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PhilippeSAINTMARTIN   24 novembre 2016
Azul [1888-1890) suivi d'un choix de textes de Dario Rubén
Le sonnet de treize vers



D’une juvénile innocence

Que conserver sinon le subtil

Parfum, essence de son Avril,

La plus merveilleuse essence !



Pour lamenter ma conscience

Dans un ivoire sonore s’est figé

un conte des Mille et

Une nuit de mon existence



Shéhérazade s’est assoupie…

Le Vizir est resté pensif….

Dinarzade a oublié le jour



Or l’oiseau bleu est revenu….

Mais…

Néanmoins

A la condition…

Que
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PhilippeSAINTMARTIN   05 décembre 2016
Chants de vie et d'espérance de Dario Rubén
Ne laisse pas s’éteindre l’enthousiasme, vertu tant valeureuse que nécessaire; travaille, aspire, étends-toi toujours jusqu’aux hauteurs.
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PhilippeSAINTMARTIN   24 novembre 2016
Véronica et autres contes fantastiques de Dario Rubén
Ici, surtout au Mexique d'ailleurs, nous vivons sur un sol rempli de mystères. Tous les indiens qui habitent sur cette terre ne transpirent que cela. Je dirai même que le destin de la nation mexicaine est toujours aux mains des divinités primitives des aborigènes. Ailleurs, on pourrait dire : "Cherchez, grattez… et vous le verrez apparaitre…".
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PhilippeSAINTMARTIN   24 janvier 2017
Azul... de Dario Rubén
- Tarde del trópico -

Es la tarde gris y triste.

Viste el mar de terciopelo

y el cielo profundo viste

de duelo.



Del abismo se levanta

la queja amarga y sonora

La onda, cuando el viento canta,

llora,



Los violines de la bruma

saludan al sol que muere.

Salmodia la blanca espuma:

¡Miserere!



La armonía el cielo inunda,

y la brisa va a llevar

la canción triste y profunda

del mar.



Del clarín del horizonte

brota sinfonía rara,

como si la voz del monte

vibrara.



Cual si fuese lo invisible...

cual si fuese el rudo són

que diese al viento un terrible

león.
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SophieChalandre   24 novembre 2016
Azul [1888-1890) suivi d'un choix de textes de Dario Rubén
Aime ton rythme et rythme tes actions

Sous sa loi, de même que tes vers ;

Tu es un univers d’univers

Et ton âme une source de chansons.



La céleste unité que tu présupposes

Fera jaillir en toi des mondes divers,

Et au son de tes nombres épars

Pythagorise dans tes constellations.



Écoute la rhétorique divine

De l’oiseau de l’air et devine

La nocturne irradiation géométrique.



Tue l’indifférence taciturne

Et enfile perle sur perle cristalline

Là où la vérité renverse son urne.

- AIME TON RYTHME
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SophieChalandre   26 septembre 2020
PROSAS PROFANAS, Y OTROS POEMAS de Dario Rubén
Era un aire suave...



Era un aire suave de pausados giros;

el hada Harmonía, ritmaba sus vuelos,

e iban frases vagas y tenues suspiros

entre los sollozos y los violoncelos.



Sobre la terraza, junto a los ramajes,

diríase un trémolo de liras eolias,

cuando acariciaban los sedosos trajes

sobre el talle erguidas las blancas magnolias.



La marquesa Eulalia risas y desvíos

daba a un tiempo mismo para dos rivales,

el vizconde rubio de los desafíos

y el abate joven de los madrigales.



Cerca, coronado por hojas de viña,

reía en su máscara Término barbudo,

y, como un efebo que fuese una niña,

mostraba una Diana su mármol desnudo.



Y bajo un boscaje del amor palestra,

sobre rico zócalo al modo de Jonia,

con un candelabro prendido en la diestra

volaba el Mercurio de Juan de Bolonia.



La orquesta perlaba sus mágicas notas;

un coro de sones alados se oía;

galantes pavanas, fugaces gavotas

cantaban los dulces violines de Hungría.



Al oír las quejas de sus caballeros

ríe, ríe, ríe la divina Eulalia,

pues son su tesoro las flechas de Eros,

el cinto de Cipria, la rueca de Onfalia.



¡Ay de quien sus mieles y frases recoja!

¡Ay de quien del canto de su amor se fíe!

Con sus ojos lindos y su boca roja,

la divina Eulalia, ríe, ríe, ríe.



Tiene azules ojos, es maligna y bella;

cuando mira vierte viva luz extraña:

se asoma a sus húmedas pupilas de estrella

el alma del rubio cristal de Champaña.



Es noche de fiesta, y el baile de trajes

ostenta su gloria de triunfos mundanos.

La divina Eulalia, vestida de encaje,

una flor destroza con sus tersas manos.



El teclado armónico de su risa fina

a la alegre música de un pájaro iguala,

con los staccati de una bailarina

v las locas fugas de una colegiala.



¡Amoroso pájaro que trinos exhala

bajo el ala a veces ocultando el pico;

que desdenes rudos lanza bajo el ala,

bajo el ala aleve del leve abanico!



Cuando a medianoche sus notas arranque

y en arpegios áureos gima Filomela,

y el ebúrneo cisne, sobre el quieto estanque

como blanca góndola imprima su estela,



la marquesa alegre llegará al boscaje,

boscaje que cubre la amable glorieta

donde han de estrecharla los brazos de un paje,

que siendo su paje será su poeta.



Al compás de un canto de artista de Italia

que en la brisa errante la orquesta deslíe,

junto a los rivales la divina Eulalia,

la divina Eulalia, ríe, ríe, ríe.



¿Fue acaso en el tiempo del rey Luis de Francia,

sol con corte de astros, en campos de azur?

¿Cuánndo los alcázares llenó de fragancia

la regia y pomposa rosa Pompadour?



¿Fue cuando la bella su falda cogía,

con dedos de ninfa, bailando el minué,

y de los compases el ritmo seguía

sobre el tacón rojo, lindo y leve el pie?



¿O cuando pastoras de floridos valles

ornaban con cintas sus albos corderos,

y oían, divinas Tirsis de Versalles,

las declaraciones de sus caballeros?



¿Fue en ese buen tiempo de duques pastores,

de amantes princesas y tiernos galanes,

cuando entre sonrisas y perlas y flores

iban las casacas de los chambelanes?



¿Fue acaso en el Norte o en el Mediodía?

Yo el tiempo y el día y el país ignoro,

pero sé que Eulalia ríe todavía,

¡y es cruel y eterna su risa de oro!
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PhilippeSAINTMARTIN   01 février 2017
Véronica et autres contes fantastiques de Dario Rubén
Nada más. Luego, una conversación llena de reticencias y de timideces, de palabras entrecortadas y de sonrisas de inteligencia tristes, muy tristes. Por todo lo que logré entender, vine a quedar en que ambas no se habían casado. En cuanto a Amelia, no me atreví a preguntar nada... Quizá mi pregunta llegaría a aquellos pobres seres, como una amarga ironía, a recordar tal vez una irremediable desgracia y una deshonra... en esto vi llegar saltando a una niña, cuyo cuerpo y rostro eran iguales en todo a los de mi pobre Amelia. Se dirigió a mí, y con su misma voz exclamó:

- ¿Y mis bombones?

Yo no hallé qué decir.

Las dos hermanas se miraban pálidas, pálidas y movían la cabeza desoladamente...

Mascullando una despedida y haciendo una zurda genuflexión, salí a la calle, como perseguido por algún soplo extraño. Luego lo he sabido todo. La niña que yo creía fruto de un amor culpable es Amelia, la misma que yo dejé hace veintitrés años, la cual se ha quedado en la infancia, ha contenido su carrera vital. Se ha detenido para ella el reloj del Tiempo, en una hora señalada ¡quién sabe con qué designio del desconocido Dios!

El doctor Z era en este momento todo calvo...
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(Le Corbeau et le Renard) - Maître Corbeau, sur un arbre ......... , Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l'odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Et bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes ........ ! que vous me semblez ......... ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le ......... des hôtes de ces bois

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