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Note moyenne 4.13 /5 (sur 1388 notes)

Nationalité : Portugal
Né(e) à : Lisbonne , le 13/06/1888
Mort(e) à : Lisbonne , le 30/11/1935
Biographie :

Fernando António Nogueira Pessoa est un écrivain et un poète portugais.

Son père est employé à la secrétairerie d’État et critique musical, il meurt en 1893 de la tuberculose. Sa mère se remarie avec le Consul du Portugal à Durban. Et Fernando Pessoa s’embarque avec sa famille pour l’Afrique du Sud, il commence à apprendre l’anglais. Il est l’un des meilleurs élèves de la Durban High School, puis fréquente l’université du Cap et commence à écrire en anglais. Il écrira des poèmes dans cette langue jusqu’en 1921.

Après son retour définitif d’Afrique du Sud en 1905, à l'âge de 17 ans, Pessoa n’a plus jamais voyagé. Il n’a pratiquement plus quitté Lisbonne.

Grâce à l’héritage de sa grand-mère, il ouvre en 1907 un atelier de typographie qui sera vite un désastre financier. L’année suivante, il entre au journal Comércio en tant que « correspondant étranger » et travaille comme traducteur indépendant pour différentes entreprises d’import-export, ce qui sera jusqu’à sa mort sa principale source de revenu.

En 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître "païen" Alberto Caeiro ("Le Gardeur de troupeaux"), suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Álvaro de Campos, qui se dit "sensationniste". Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son "intranquillité", tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l'anglais, explore toutes sortes d'autres voies, de l'érotisme à l'ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique.

De son vivant il a régulièrement publié dans des revues littéraires portugaises et en a créé une, avec un autre poète, Mário de Sá-Carneiro, la célèbre Orpheu, il a publié aussi deux textes en anglais et, exception notable, un seul livre important : le recueil de poèmes "Message", en 1934, qui a remporté le prix Antero de Quental .

À sa mort, on découvrit 27 543 textes enfouis dans une malle que l'on a exhumés peu à peu. Le livre mythi­que, et posthume, de Fernando Pessoa est publié, en 1982, sous le titre "Le Livre de l’intranquillité" (traduit aussi sous le titre "Livre(s) de l’inquiétude"). Tous ces manuscrits se trouvent à la Bibliothèque nationale de Lisbonne.
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Fernando Pessoa : Le livre de l'inquiétude par Denis Lavant (France Culture / L'Atelier fiction). Photographie : Denis Lavant en 2016 © Gerhard Kassner / Berlinale. Émission “L'Atelier fiction”. Diffusion sur France Culture le 1er mars 2019. Réalisation : Michel Sidoroff. Conseillère littéraire : Céline Geoffroy. Prise de son, montage, mixage : Marie Lepeintre et Antoine Hespel. Assistante à la réalisation : Justine Dibling. Denis Lavant a choisi de lire, sur la scène du théâtre, puis sur les ondes de France Culture, des extraits de “Livre(s) de l'inquiétude”, précédés d'une lettre de Pessoa au poète Mário de Sá-Carneiro. Présentation par France Culture : « Le livre phare de Fernando Pessoa est composé de trois parties principales, attribuées par l'auteur à trois de ses hétéronymes, Vicente Guedes, le Baron de Teive et Bernardo Soarès. Il est de coutume de considérer le troisième comme le plus représentatif de la personnalité de Pessoa, au motif que Soarès se présente comme un aide-comptable, emploi assez proche de celui qu'occupait Pessoa. Pourtant, l'objet de “Livre(s) de l'inquiétude”, titre supplantant actuellement dans les traductions celui d'“intranquillité”, jugé trop maniéré par l'actuelle traductrice, Marie-Hélène Piwnik, forme un tout, réalisant le tour de force d'un ventriloque littéraire se masquant derrière trois auteurs différents par leurs préoccupations et leur style. Dans cette autobiographie diffractée en forme de triptyque, Denis Lavant s'est intéressé au Baron de Teive, aristocrate commençant à rédiger son journal au moment où il a décidé de se suicider. Il se définit comme stoïcien, en donnant la preuve par son choix de se faire couper la jambe sans anesthésie, lors d'une opération présentée comme nécessaire. L'ensemble de cette partie du livre (la plus courte) est marquée par cet esprit de défi et de critique philosophique. Le baron de Teive ne se suicide pas par neurasthénie. On peut même dire qu'il ne se suicide pas réellement, mais que les deux parties de se personnalité, entrées en conflit mortel, celle qui croit à l'action et celle qui, trop consciente des tenants et des aboutissants, proclame la vanité de toute action, se battent dans une sorte de duel jusqu'à ce que mort s'en suive. L'orgueil est souvent invoqué, renforçant le portrait aristocratique du personnage. Afin de mieux situer le texte du baron de Teive, Denis Lavant a placé en tête de sa proposition une lettre de Pessoa au poète post-symboliste Mário de Sá-Carneiro, qui devait se suicider quelques semaines plus tard dans un hôtel parisien... Comme les deux autres hétéronymes de “Livre(s) de l'inquiétude”, le Baron de Teive fait preuve d'une inaptitude radicale à vivre. Le premier, Vicente Guedes, à la manière du Des Esseintes de “À rebours”, de J.-K. Huysmans, en exhalant son décadentisme; l'autre, Soarès, en cultivant son insignifiance. De la biographie des trois personnages, Pessoa voulait que les lecteurs gardent la sensation que “rien ne s'était passé”. Avec le Baron de Teive, nous nous permettrons de dire que le passage en revue des grands systèmes philosophiques dépose aussi dans notre esprit des réflexions qui sont loin d'être pure vacuité... Le compositeur portugais Luís de Freitas Branco, avec ses poèmes symphoniques, est entré en résonance avec les textes de Pessoa et la voix de Denis Lavant. Sa “Mort de Manfred” nous a particulièrement intéressé, l'analogie entre le destin de Teive et celle de Manfred, nouveau Faust promis au suicide. Il se trouve que nous avions réalisé pour la radio, il y a quelques années, le “Manfred” de Byron... » “Livre(s) de l’inquiétude” est publié aux éditions Christian Bourgois. Denis Lavant a proposé cette lecture sur La scène Thélème l'année dernière, du 14 au 17 novembre 2018. Musique : extraits de la Symphonie No. 4 - Vathek et “A Morte de Manfredo” de Luís de Freitas Branco. Direction : Álvaro Cassuto. RTÉ National Symphony Orchestra. Source : France Culture

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Citations et extraits (1527) Voir plus Ajouter une citation
Fernando Pessoa
wellibus2   24 février 2015
Fernando Pessoa
La valeur des choses n'est pas dans la durée, mais dans l'intensité où elles arrivent.

C'est pour cela qu'il existe des moments inoubliables, des choses inexplicables et des personnes incomparables.
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Fernando Pessoa
Nastasia-B   05 juin 2014
Fernando Pessoa
Nous n'aimons jamais vraiment quelqu'un. Nous aimons uniquement l'idée que nous nous faisons de ce quelqu'un. Ce que nous aimons, c'est un concept forgé par nous — et en fin de compte, c'est nous-mêmes.



LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITÉ.
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nadejda   13 juillet 2011
Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa
La liberté, c'est la possibilité de s'isoler. Tu es libre si tu peux t'éloigner des hommes sans que t'obliges à les rechercher le besoin d'argent, ou l'instinct grégaire, l'amour, la gloire ou la curiosité, toutes choses qui ne peuvent trouver d'aliment dans la solitude ou le silence. S'il t'est impossible de vivre seul, c'est que tu es né esclave. Tu peux bien posséder toutes les grandeurs de l'âme ou de l'esprit : tu es un esclave noble, ou un valet intelligent, mais tu n'es pas libre. p 229 édition de 1988
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Nastasia-B   09 avril 2013
Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa
La solitude me désespère ; la compagnie des autres me pèse.
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Fernando Pessoa
Nastasia-B   11 février 2013
Fernando Pessoa
De même que nous lavons notre corps, nous devrions laver notre destin, changer de vie comme nous changeons de linge.



LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITÉ.
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Fernando Pessoa
Nastasia-B   23 juin 2013
Fernando Pessoa
Bienheureux ceux qui ne confient leur vie à personne.



LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITÉ.
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Malaura   23 mai 2012
Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa
Nous sommes qui nous ne sommes pas, la vie est brève et triste. Le bruit des vagues, la nuit, est celui de la nuit même; et combien l'ont entendu retentir au fond de leur âme, tel l'espoir qui se brise perpétuellement dans l'obscurité, avec un bruit sourd d'écume résonnant dans les profondeurs!

Combien de larmes pleurées par ceux qui obtenaient, combien de larmes perdues par ceux qui réussissaient ! Et tout cela, durant ma promenade au bord de la mer, est devenu pour moi le secret de la nuit et la confidence de l'abîme.

Que nous sommes nombreux à vivre, nombreux à nous leurrer! Quelles mers résonnent au fond de nous, dans cette nuit d'exister, sur ces plages que nous nous sentons être, et où déferle l'émotion en marées hautes !

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Fernando Pessoa
Nastasia-B   03 janvier 2013
Fernando Pessoa
La seule réalité pour moi, ce sont mes sensations.



LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITÉ.
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Fernando Pessoa
Nastasia-B   28 août 2013
Fernando Pessoa
Chacun de nous a sa vanité, et cette vanité consiste à oublier que les autres ont une âme semblable à la nôtre.



LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITÉ.
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Fernando Pessoa
Nastasia-B   08 juin 2015
Fernando Pessoa
Les choses n'ont de valeur que par l'interprétation qu'on en donne.



LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITÉ.
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