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Note moyenne 3.94 /5 (sur 1056 notes)

Nationalité : Chili
Né(e) à : Santiago , le 28/4/1953
Mort(e) à : Barcelone , le 14/07/2003
Biographie :

Roberto Bolaño est un poète et romancier chilien.

Il passe son enfance et son adolescence loin de la capitale chilienne, puis, après avoir vécu au Mexique (depuis 1968) il retourne dans son pays d'origine au moment du coup d'État d'Augusto Pinochet (en 1973). Il y sera brièvement incarcéré. Revenu au Mexique en 1974, il fonde "l'infraréalisme", groupe littéraire d'avant-garde héritier de Dada et de la Beat Generation, entre autres.

Vers la fin des années 70, il s'installe à Blanès, un village situé près de Barcelone, avec son épouse catalane et ses enfants, et exerce divers métiers, tels que vendeur de bijoux ou veilleur de nuit dans un camping.

Il faut attendre le milieu des années 90 pour que son œuvre soit reconnue et qu'il soit perçu comme l'une des figures les plus importantes de la littérature hispano-américaine.

« Héritier hétérodoxe de Borges, de Cortazar, de Artl, d’Onetti, à la fois poète et romancier, il saisit à bras le corps la littérature et l’histoire de sa génération, et est passé maître du brassage des registres, situations et personnages. » (Christian Bourgois)

Il a reçu en 1997 le prix le plus important de son pays, le Prix Herralde en 1998, et le Prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d’Amérique latine, en 1999.

Malade et en attente d'une greffe du foie, Roberto Bolaño consacre les dernières années de sa vie à écrire "2666", son roman inachevé.
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Source : /livres.fluctuat.net/
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Roberto Bolaño : Dino Campana révise sa biographie dans l’asile d’aliénés de Castel Pulci. Lu par Michel Favory. Poème traduit par Robert Amutio.
Citations et extraits (191) Voir plus Ajouter une citation
Roberto Bolaño
Carosand   02 septembre 2014
Roberto Bolaño
On ne finit jamais de lire, même si les livres s'achèvent, de la même manière qu'on ne finit jamais de vivre, même si la mort est un fait certain.
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Sachenka   05 février 2016
Amuleto de Roberto Bolaño
Les Latino-Américaines, que je sache, nous ne faisons qu'une bise. Une bise sur une joue. Les Espagnoles en donnent deux, les Françaises, trois. Quand j'étais petite, je pensais que les trois bises que donnaient les Françaises voulaient dire : liberté, égalité, fraternité. Maintenant je sais que çe n'es pas le cas, mais j'aime continuer à le penser.
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Sachenka   03 février 2016
Amuleto de Roberto Bolaño
La relation entre le maître et le disciple est comme ça : le disciple apprend et le maître apprend aussi.
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Sachenka   31 janvier 2016
Amuleto de Roberto Bolaño
Je pense, et qu'on me permette cette incise, que la vie est pleine de choses énigmatiques, de petits événements qui n'attendent qu'un contact superficiel, notre regard, pour se déchaîner dans une série de faits qui, plus tard, vus en perspective, ne peuvent nous causer que frayeur et épouvante.
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mesrives   17 septembre 2016
Les détectives sauvages de Roberto Bolaño
Quand je suis arrivé à la petite maison, je me sentais si fatigué que n'ai même pas allumé.

Je suis allé jusqu'au lit à tâtons, uniquement guidé par la lueur qui parvenait de la grande maison ou de la cour ou de la lune, je ne sais pas, je me suis laissé tomber à plat ventre, sans me déshabiller, et je me suis endormi instantanément.

Je ne sais l'heure qu'il était alors ni combien de temps je suis resté ainsi, je sais seulement que j'étais bien et que lorsque je me suis réveillé il faisait encore sombre et qu'une femme me caressait. J'ai mis un moment à rendre compte que ce n'était pas Maria. Pendant quelques secondes j'ai cru que je rêvais ou que je m'étais irrémédiablement perdu dans la vecindad, à côté de Rosario. Je l'ai enlacée et j'ai cherché son visage dans l'obscurité. C'était Lupe et elle souriait comme une araignée.
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mesrives   21 septembre 2016
Les détectives sauvages de Roberto Bolaño
8 novembre

J'ai découvert un poème merveilleux. De son auteur, Efren Rebolledo (1877-1929), on ne m'a jamais rien dit en cours de littérature. Je le recopie :



Le vampire



Tes boucles ténébreuses et lourdent coulent

sur tes blanches courbes comme un fleuve

et dans leur flot crépu et sombre je répands

les roses enflammées de mes baisers



Tandis que j'entrouvre les épais

anneaux, je sens le léger et froid

effleurement de ta main et un long frisson

me parcourir et me pénètre jusqu'aux os.



Tes pupilles chaotiques et farouches

étincellent au soupir

qui s'exhale et me déchire les entrailles,

et pendant que j'agonise, toi, assoiffée,

tu sembles un vampire sombre et obstiné

qui de mon sang ardent se repaît.



Quand je l'ai lu pour la première fois (il y a quelques heures), je n'ai pas pu m'empêcher de m'enfermer à clé dans ma chambre et de me mettre à me masturber tout en le récitant une, deux, trois, et jusqu'à dix ou quinze fois, en imaginant Rosario, la serveuse, à quatre pattes sur moi, me demandant de lui écrire un poème pour cet être cher et regretté, ou me suppliant de l'empaler sur le lit avec ma verge brûlante.

Une fois soulagé, j'ai pu me mettre à réfléchir sur le poème.

Le « flot crépu et sombre » n'offre, je crois, aucun doute quant à son interprétation. Il n'en est pas de même avec le premier vers du second quatrain : « Tandis que j'entrouvre les épais / anneaux », qui pourrait bien renvoyer à ce « flot crépu et sombre », aux boucles une par une étirées et démêlées, mais dont le verbe « entrouvrir » cache peut-être un sens différent.

« Les épais anneaux » ne sont pas très clairs non plus. S'agit-il des boucles de la toison pubienne, de celles de la chevelure du vampire ou s'agit-il de différents accès au corps humain ? En un mot, est-il en train de la sodomiser ? Je crois que la lecture de Pierre Louÿs me tourne encore dans la tête.
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mangeclous   03 avril 2011
2666 de Roberto Bolaño
Mais elle se posait la question (et en passant elle la leur posait) de savoir jusqu’à quel point quelqu’un peut connaître l’oeuvre de quelqu’un d’autre.



- Par exemple, moi, l’oeuvre de Grosz me passionne, dit-elle en désignant les dessins de Grosz accrochés au mur, mais est-ce que je connais réellement son oeuvre ? Ses histoires me font rire, à certains moments je crois que Grosz les a dessinées pour que je rie, à certaines occasions le rire se transforme en éclats de rire, et les éclats de rire en crise de fou rire, mais j’ai rencontré une fois un critique d’art qui aimait Grosz, évidemment, et qui pourtant sombrait dans la dépression lorsqu’il assistait à une rétrospective de son oeuvre, ou lorsque, pour des raisons professionnelles, il devait étudier un tableau ou un dessin. Et ces dépressions ou ces périodes de tristesse duraient habituellement des semaines. Ce critique d’art était un ami à moi, mais jamais nous n’avions abordé le sujet Grosz. Une fois cependant je lui ai dit ce qui m’arrivait. Au début il ne voulait pas le croire. Ensuite, il s’est mis à remuer la tête d’un côté à l’autre. Puis il m’a regardée de haut en bas comme s’il ne me connaissait pas. J’ai pensé qu’il était devenu fou. Il a cessé toute relation amicale avec moi pour toujours. Il n’y a pas très longtemps on m’a raconté qu’il dit encore que je ne sais rien sur Grosz et que mon goût esthétique ressemble à celui d’une vache. Bon, en ce qui me concerne, il peut dire ce qu’il veut. Moi je ris avec Grosz, lui, Grosz le déprime, mais qui connaît Grosz réellement ?
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Emnia   25 juillet 2015
2666 de Roberto Bolaño
Quand ils se retournèrent, Pelletier et Espinoza se trouvèrent face à une femme âgée qui avait la même silhouette, si l'on croyait ce qu'avouerait longtemps plus tard Pelletier, que Marlène Dietrich, une femme qui, malgré les années, conservait intacte sa détermination, qui ne s'agrippait pas aux bords de l'abîme mais y sombrait avec curiosité et élégance. Une femme qui tombait dans l'abîme assise.
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Blackbooks   21 août 2019
Le gaucho insupportable de Roberto Bolaño
Il leur parlait de l’Argentine, de Buenos Aires et de la pampa, et il leur demandait lequel des trois éléments ils voulaient garder. L’Argentine est un roman, leur disait-il, donc elle est fausse, ou au moins menteuse. Buenos Aires est une ville de voleurs et de gouapes, un lieu pareil à l’enfer, où la seule chose qui valait le coup était les femmes et parfois, mais très rarement, les écrivains. La pampa, en revanche, était l’éternité. Un cimetière sans limites, c’est ce qu’on peut trouver de plus ressemblant.
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Sachenka   03 février 2016
Amuleto de Roberto Bolaño
L'argot mexicain est masochiste. Et il est parfois sadomasochiste.
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