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Note moyenne 3.89 /5 (sur 53 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Fougères , 1973
Biographie :

Né en 1973 à Fougères (Ile et Vilaine) David Lefevre, après une décennie de voyages en Asie et en Amérique, s'est installé avec sa compagne chilienne dans une cabane lacustre sur l'île de Chiloé. C'est sur les traces de Nicolas Bouvier que cet écrivain voyageur se rend en Irlande, sur l’île d’Inishmore. Il y rencontre les deux personnages principaux du Journal d’Aran et recueille leurs souvenirs. Puis, sous l’égide d’Éliane Bouvier, il explore les archives manuscrites et iconographiques de ce célèbre "flâneur planétaire". Ce voyage donnera naissance à un essai intitulé "Dans le sillage d’un saumon genevois remontant à ses sources". Entre 2005 et 2010, son attirance affirmée pour les forêts et les steppes argentines le pousse vers la Patagonie, où il effectue plusieurs séjours de trois à six mois.

Dans ses récits, David Lefèvre aime faire office de cueilleur de mémoire. Il privilégie l’enquête, le témoignage et, en particulier, la parole donnée aux anonymes
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Source : transboréal
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Bibliographie de David Lefèvre   (4)Voir plus

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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
MarcoPolo85   28 septembre 2012
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
J'élabore une existence qui ne répond ni à une le stratégie, ni à quelque conflit intérieur
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David Lefèvre
bibliopholie   17 avril 2012
David Lefèvre
Sac bouclé, je partis m’asseoir une dernière fois sur le bord de l’Atlantique. Besoin de contempler l’océan qui donnait la direction, d’y promener indéfiniment dans ma bouche la fièvre prolongée du grand saut. Incandescence des émotions… Ferveur de l’appareillage. Les grandes ruptures sécrètent cette goutte de folie brûlante, une adrénaline qui vous prend au corps et pénètre toutes les chairs. Partir. Seul le mot est une délivrance. Il n’y a rien de plus stimulant que de pouvoir dire : “J’ai levé le camp. Je suis hors d’atteinte. Je m’enfonce dans une autre géographie.”
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mistassini   17 août 2021
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
Il est des lieux où l'on arrive comme dans un songe retrouvé. (...)

Conduit par la nécessité d'une renaissance, j'allais délaisser un temps le voisinage des vivants, espérant voler à l'île un reste d'authenticité. Ce n'était plus le simple amour du grand air qui me guidait, mais le désir d'une profonde immersion dans un endroit où retrouver la vie simple goûtée sur le bord des chemins. J'étais pareil à tant d'autres anonymes qui, avant moi, sans laisser de traces, s'étaient mis en éclipse.
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ivredelivres   20 décembre 2012
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
je pars marcher. Je longe le lac et essaie de remonter tous les sentiers animaliers ou humains qui se présentent à flanc de montagne. Mes pensées respirent et errent dans toutes les directions. Je suis devenu tour à tour le piéton de ma piste, l’enfant du lac, le contemplateur des forêts.
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mistassini   24 août 2021
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
Mon esprit de contradiction m'a souvent entrainé vers l'envers des choses trop couramment admises. J'ai été incapable de me laisser porter par le courant. Préférant les falaises abruptes aux terrains encordés, j'ai choisi les chemins escarpés, et le dépassement de ma condition initiale par le renoncement doit en être un.
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mistassini   18 août 2021
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
Droit sur le cadavre d'un arbre émergé, rescapé d'un drame wagnérien, c'était un cormoran. Comme un drapeau en berne, l'oeil écarquillé, imperturbable, il embrassait les eaux jusqu'à l'autre berge. Peu lui importait que l'air fut saturé de tempête. Il attendait son heure, plus vigilant que le gardien d'une écluse. Encore que... ses ailes repliées comme une capote noire lui donnaient plutôt une allure de portier des Enfers.
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Walden-88   26 octobre 2012
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
Une chose est incontestable: retrouver la nature et le sens de la terre, c'est retrouver la dignité.
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kathel   17 octobre 2014
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
Remonter un chemin d’eau vers sa source ou l’accompagner vers l’océan est une des choses les plus enivrantes qui soient. Vous longez une rive, vous suivez une berge, et le trouble délicieux du plongeon dans l’inconnu s’installe en vous. À mesure que vous progressez vers l’amont ou vers l’estuaire, la vie a soudain de grands territoires devant elle. C’est ce que j’ai ressenti en progressant vers le Pacifique.

À l’embranchement des rivières, j’entendais l’eau gicler au pied des versants. Au débouché du Rio Notué, des poissons et leurs dos étincelants frôlaient la surface à hauteur des berges. C’était des saumons gros comme ma cuisse pressés d’avaler la rivière nageoires repliées.
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mistassini   18 août 2021
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
C'était cela : être présent. Immobile. Comme un stèle au jardin de pierres. Laisser faire. Regarder. Ecouter. Avoir intensément désiré cet état. Se sentir décollé du sol, attiré comme une plante vers la clarté. Dans mon dos, la seule présence des replis de la forêt humide et des marges inaccessibles de l'île me rassurait sans que je puisse réellement expliquer pourquoi. Mais l'idée que la sève du temps écoulé puisse monter lentement, partout autour, dans l'aubier des arbres y était pour beaucoup.
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Amandinechapuis   21 mars 2013
Solitudes australes : Chronique de la cabane retrouvée de David Lefèvre
Pourquoi suis-je en sécurité, accroupi, le dos appuyé contre le fût d'un coigüe plusieurs fois centenaire. Je ne saurais le dire. Ce n'est pas seulement la formidable énergie qu'il répand ni cette alliance étonnante de robustesse et de délicatesse. Il y a ce sentiment qui persiste et englobe tous les autres sentiments, proche de celui qu'on éprouve à embrasser l'arbre. Le contact de l'écorce produit comme un soulèvement du corps né de la matière transmise. Le coigüe est mon parent. Je ressens entre son aubier et ma chair un rapport ténu, la filiation qui existe de lui à moi. Il n'y a que des êtres à fleur de peau pour s'interroger sur la pensée des pierres ou mûrir l'être des choses et son pouvoir d'initiation. Ceux-là savent ce que l'on éprouve à presser contre soi le corps d'un arbre. Ceux-là voient, dans une relation intime, la beauté s'inscrire en négatif et perçoivent la façon dont les objets sont reliés au cosmos. (p.62-63)
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