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EAN : 9782361570378
96 pages
Éditeur : Editions Transboréal (02/05/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Nombreux sont ceux qui rêvent de finir en cabane… Non pas derrière les barreaux mais à l’ombre de celle qu’ils se construiraient en marge des hommes, sous le soleil de la liberté retrouvée. Nouveau symbole de la vie simple, de la sobriété heureuse et de la décroissance, le recours aux cabanes offre une alternative à la civilisation de l’abondance, une échappatoire propice à la renaissance, à l’élévation spirituelle. Dans les yourtes, tipis et isbas, la fenêtre combl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Terraque
  04 mai 2017
Dans une langue précise et érudite, l'écrivain-voyageur David Lefèvre dresse un plaidoyer de la vie en cabane, qu'il voit comme une forme absolue de résistance à la société consumériste. L'idée principale est de se séparer du superflu et du superficiel. L'ascétisme aiguise la pensée, renforce l'indépendance d'esprit et la qualité de pensée.
Le sous-titre de ce texte philosophique est en ce sens explicite : « Petit discours sur la frugalité et le retour à l'essentiel.
Mais il ne reflète pas le caractère militant de l'ouvrage. Car pour David Lefèvre, la cabane est véritablement un outil contestataire voire même insurrectionnel, symbole du retour à la terre. Il prend l'exemple des zadistes de Notre-Dame-des-Landes. Radicale est sa vision du monde moderne qu'il qualifie d' »univers de dévastation volontaire ». Il rejette en bloc le matérialisme, ne veut pas « vivre cette fiction ordonnée par d'autres, un songe collectif et mimétique sous l'emprise du modèle dominant.
Cela m'a gêné. Je reste profondément respectueux de ce mode de vie, et même convaincu de ses vertus, de là à en faire un mode de vie supérieur aux autres...
Certains passages relèvent malheureusement du pensum, construits sur des assertions et non des démonstrations, avec une vision simpliste de la société humaine et cette idée (paradoxalement si moderne !) que la nature prévaut sur l'homme, que l'homme altère une sorte d'idéal originel, comme si l'homme ne faisait pas partie de la nature et que la nature n'obéissait pas elle-même à une économie de la transformation. On retrouve dans ce petit ouvrage le vieux mythe du bon sauvage. D'ailleurs, Rousseau est cité en référence.
J'ai en revanche apprécié les passages où l'auteur décrit les résonances intimes qu'il a développées avec l'environnement, grâce à une plume d'une belle sensibilité.
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emmyne
  12 juillet 2013
De David Lefèvre, écrivain voyageur engagé, j'avais lu avec intérêt et plaisir le récit Solitudes Australes relatant son séjour dans une cabane isolée au bord d'un lac en Patagonie.
Dans cet opus-ci, de la collection Petite Philosophie du Voyage, il revient sur ce concept de la cabane, son historique et sa géographie, ses symboliques, sa diversité dans la façon de la percevoir, ce qu'elle apporte à notre façon de percevoir notre environnement, notre société.
J'ai retrouvé lors de cette lecture la plume précise, sensible, aussi érudite que fluide de David Lefèvre. Il n'y a rien de vain dans cette écriture, nourrissante, rafraichissante.
Des cabanes d'enfance à son parcours vagabond, des refuges initiatiques au choix de vie et aspects pratiques qu'impliquent cette forme d'autarcie, David Lefèvre pointe la volonté de se libérer du monde sans pour autant s'en détacher. Il s'agit ici de se libérer des rythmes et mythes contemporains, pas de ses contemporains. Il ne s'agit pas d'une vocation contemplative et inactive mais de dépasser la matérialité pour libérer les sens, donner du sens. Il ne s'agit donc pas d'un ermitage mais d'un asile, d'un autre mode de vie » sans prétention ni convoitise » pour un autre mode de perception, de conception, un abandon au sens positif du terme, une attention plutôt qu'une tension. Pour un monde sensible. Ce n'est pas revenir à la source mais se ressourcer. S'intégrer à l'espace plutôt qu'à la société.
David Lefèvre pointe les pièges de l'isolement qui devient une réclusion ainsi que toutes les réalités sociales de ce logement précaire, ces alternatives.
Ses réflexions sur la solitude – comme » retour sur soi « , féconde, ce qu'elle prend, ce qu'elle donne – m'ont particulièrement intéressée, entrant en résonance avec ma lecture du récit " Ô Solitude " de Catherine Millot.
Lien : http://www.lire-et-merveille..
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Croquignolle
  15 décembre 2014
J'ai beaucoup aimé ce petit livre qui prône la vie simple. Je l'ai lu en étant quelques jours dans un monastère et les parallèles y ont été nombreux : la simplicité, le silence, la sensation de se sentir protégé, l'envie d'y voir d'autres visiter ce territoire pas tout à fait comme les autres. J'aspire à cette vie.....
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keisha
  06 juin 2013
Dès les premières pages j'ai réalisé avec satisfaction que cela ne ferait pas doublon avec les deux gros livres plus axés sur la Patagonie, l'esprit de la collection étant plutôt celui d'essais sur un thème donné. Avant la Patagonie, le chemin de l'auteur a rencontré diverses "cabanes" dans des coins variés du monde. Yourtes, tentes, tipis, ..., elles sont censées ne laisser aucun dommage ou aucune cicatrice sur la terre, étant écologiques au sens contemporain du terme. Pour l'écrivain, ce fut un espace de paix et de concentration. Mais gare aux dangers de l'isolement, il ne s'agit pas de vivre toujours en ermite. Ce peut n'être qu'une étape.
La cabane pointe son nez là où on ne l'imaginait plus, à Notre-Dame-des-Landes (après le Larzac). Mais gare, chez nous il existe des lois, on ne s'installe pas n'importe où en cabane, la société demande domicile fixe et inscription au cadastre, certains sont priés de s'installer ailleurs que sur les rives de la Loire (exemple récent).
Même si cela ne se termine pas toujours par une "mise en cabane"...
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MatDalZMatDalZ   17 juin 2016
La cabane est à l’avant-garde. En tant qu’idée, elle s’élève contre l’uniformisation et l’appauvrissement graduel de notre libre arbitre. Où qu’elle nous attende – au bas du chemin, entre les bras hospitaliers d’un chêne centenaire, au détour d’un fjord –, elle incarne une sorte de mythe nécessaire dont notre espoir a besoin pour repousser la fatalité et réenchanter le monde. En suggérant une autre forme d’adaptation à l’environnement, elle questionne notre avenir. Là où elle s’apparente à un mode de vie, voire à un art de vivre, elle inaugure une approche révolutionnaire de l’habitat et des échanges humains. Expression d’un bonheur nouveau, tête de pont d’une aventure écologique, elle est un outil de résistance et de création dans un univers de dévastation volontaire.
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MatDalZMatDalZ   17 juin 2016
Moi qui n'avais pas l'âme d'un sédentaire, je n'avais plus qu'une chose en tête : me retirer pour écrire dans un lieu où les mots ne seraient plus à l'étroit. Retravailler les notes rassemblées pendant des semaines dans mes carnets de bords. Car des visages ne tarderaient pas à s'effacer. Les voix se disperseraient, les couleurs se chiffonneraient, des paysages vacilleraient, perdant de leur grain. J'avais à sauvegarder toute une fresque mentale avant qu'elle ne s'étiole, avant que les souvenirs ne s'effondrent en avalanche.
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