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Note moyenne 3.84 /5 (sur 40 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Syracuse , le 23/07/1908
Mort(e) à : Milan , le 12/02/1966
Biographie :

Elio Vittorini était un romancier italien.

Après des études techniques, Elio Vittorini travaille sur un chantier en Vénétie, puis demeure à Florence où il entre en contact avec le groupe littéraire d'Alberto Carocci et avec la revue Solaria, laboratoire de poésie hermétique et du nouveau roman. Il publie dans la revue Letteratura sa "Conversation en Sicile" de 1938 à 1939.

Dès 1940, Vittorini entre dans la résistance antifasciste qu'il décrira dans "Les Hommes et les Autres" en 1945. Il sera quelque temps directeur du quotidien communiste L'Unità après la guerre, en même temps que directeur littéraire des éditions Einaudi de Turin.

Il fonde la revue Politecnico et se consacrera dès lors à ses activités éditoriales, délaissant le roman, créant notamment la collection Menabo. Il sera également traducteur de l'œuvre de William Faulkner et de John Steinbeck.

Il laisse une œuvre peu abondante, marquée par sa volonté d'y décrire les événements auxquels il pris part, privilégiant l'action et le dialogue.

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Source : Wikipédia
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Vidéo de

Elio Vittorini : Les hommes et les autres (1956 / France Culture). Avec : Bernard Bimont, Roger Blin, Blanchette Brunoy, Maria Casarès, Régine Chantal, François Chaumette, Bernard Cotteret, Henri Crémieux, Gérard Darrieu, Charles Deschamps, Louis de Funès, Jérôme Juliette, Pierre Leproux, Yves-Marie Maurin, Jean-Claude Michel, Lucien Nat, Pierre Olivier, Yves Peneau, Serge Reggiani, Monique Rollin, Françoise Rosay, Jean-Marie Serreau, Pierre Vaneck, Claude Vernier, François Vibert, Yvonne Villeroy.

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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Elio Vittorini
Austral   05 août 2014
Elio Vittorini
Les hommes, ces merveilleuses créatures, vivent la plupart du temps avec une conscience puante.
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Austral   05 août 2014
Les hommes et les autres de Elio Vittorini
Ô hommes, ô hommes ! A peine y a-t-il offense aussitôt nous sommes du côté de qui est offensé et nous disons que c'est l'homme. Voici l'homme. Des larmes ? Voici l'homme.
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Nostradamus27   14 juillet 2019
Conversation en Sicile de Elio Vittorini
C’est une chance que d’avoir lu quand on était enfant. Et c’est double chance d’avoir lu des livres sur les anciens temps et sur les anciens pays, des livres de voyage et les Mille et une nuits.



On peut même se souvenir de ce que l’on a lu comme si on l’avait en quelque sorte vécu, et l’on a en soi, outre sa propre enfance, l’histoire des hommes et le monde entier, la Perse et les sept ans qu’on a eus, l’Australie et les huit ans, le Canada et les neuf ans, le Mexique et les dix ans qu’on a eus, et les Hébreux de la Bible, avec la tour de Babylone et David, appartiennent à l’hiver de vos six ans, les califes et les sultanes à un mois de février ou de septembre, et, à l’été, les grandes guerres en compagnie de Gustave Adolphe et des autres, les grandes guerres pour la Sicile-Europe, à l’été d’une Terranova, d’une Syracuse, cependant que,chaque nuit, le train emporte des soldats parce qu’il y a une grande guerre qui est toutes les guerres.
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Alice_   01 décembre 2018
Les Hommes et la Poussière de Elio Vittorini
J'avais envie de courir dehors, là où était ma tante, et de lui demander de me tenir debout, droit sur le muret. De là on voyait la mer, cette eau énorme qui entourait le jardin.

"Qu'est-ce que c'est?" demandais-je.

"De l'eau. Tu ne vois pas?" répondait ma tante. "Mais elle s'appelle la mer."

Et je pensais que c'était une eau remplie de mer ; c'est-à-dire de cette immensité, de cette solitude, alors que je savais comme l'eau de la bassine était blanche et brève. En ces temps-là rien d'autre n'existait que la mer, hors du jardin et tout autour. (Enfant qui se réveille)
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isabellelemest   24 mai 2014
Conversation en Sicile de Elio Vittorini
J'eus cette chance de lire beaucoup dans mon enfance, et, à Terranova, la Sicile signifie aussi pour moi Bagdad et Palais des Larmes et jardin de palmiers. J'y lus les Mille et une nuits et autre chose, dans une maison qui était pleine de divans et des filles d'un ami de mon père, et je dois à ces lectures le souvenir de la nudité de la femme, une nudité de sultanes et d'odalisques, concrète, certaine, cœur et raison du monde.
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michelekastner   13 février 2018
Conversation en Sicile de Elio Vittorini
Moi, je connaissais cela et plus que cela, je pouvais comprendre quelle est la misère d'un malade et des gens qui sont autour de lui, dans le genre humain ouvrier. Et chaque homme ne la connaît-il pas cette misère ? Chaque homme ne peut-il la comprendre ? Chaque homme est malade une fois au moins, au milieu de sa vie, et il fait la connaissance de cet étranger qu'est au-dedans de lui, le mal, et il connaît quelle impuissance est la sienne devant cet étranger ; il peut comprendre son semblable...

Mais peut-être chaque homme n'est-il pas homme ; et peut-être le genre humain n'est-il pas tout entier genre humain. C'est là un doute qui vous vient, sous la pluie, quand on a des souliers troués, et que l'on n'a plus personne en particulier qui vous occupe le coeur, que l'on n'a plus sa vie à soi, plus rien de fait et plus rien à faire, plus rien même à garder, plus rien à perdre, et quand on se voit, par-delà soi-même, les massacres du monde. Un homme rit et un autre pleure. Tous les deux sont des hommes ; celui qui rit a, lui aussi, été malade ; et pourtant il rit parce que l'autre pleure. Il peut, lui, massacrer, persécuter, et quelqu'un qui, dans sa non-espérance, le voit qui rit dans ses journaux et sur les manchettes de ses journaux, ce quelqu'un ne va pas avec lui qui rit mais, plutôt, il pleure, dans le calme plat, avec cet autre qui pleure. Donc, tous les hommes ne sont pas des hommes. L'un persécute et l'autre est persécuté ; et le genre humain tout entier n'est pas genre humain, mais l'est seulement celui des persécutés. Tuez un homme, et celui-ci sera plus homme. Et, de la sorte, est plus homme un malade, un affamé ; et le genre humain des meurt-de-faim est plus genre humain.
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isabellelemest   24 mai 2014
Conversation en Sicile de Elio Vittorini
C'était un petit morceau de Sicile, de néfliers et de tuiles, de trous dans le roc, de terre noire, de chèvres, et d'une musique de cornemuses qui s'éloignait derrière nous, et qui devenait nuage ou neige, sur les hauteurs.
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SZRAMOWO   23 septembre 2015
Journal en public de Elio Vittorini
Dans la lutte entre la nouveauté de la conscience et la force d'inertie qu'est l'histoire - dépourvue de loi, de règle - nous voyons une révolution qui semblait assurée se contaminer soudain au contact d'une vieillerie encore prévalente, et s'arrêter, pour déferler à nouveau et reprendre son cours quelques siècles après - plus vaste, plus généreuse, plus éclairée, mais aussi, compliquée de nouvelles tares réactionnaires. Ainsi par exemple, la révolution bourgeoise dont on ne peut nier qu'elle se déclara une première fois en plein moyen âge avec la floraison des Communes. Nous savons bien que les Communes, en Italie et au dehors, furent durant un temps bourgeoise, et comme les nobles réussirent à préserver la vieillerie qu'était leur ordre, en entrant dans la cité et en prenant la tête des factions à la lutte desquelles ils participent. Ainsi, les feudataires se sauvèrent-ils par le sacrifice de leur ancienne liberté féodale, et la révolution bourgeoise fut arrêtée. Après quoi, il fallut des siècles de monarchie absolue pour qu'elle éclatât de nouveau et pût s'affirmer.
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AmourdeFramboise   12 janvier 2018
Conversation en Sicile de Elio Vittorini
Mais moi, je n'avais rien à leur répondre. Je ne pleurais pas pour une raison particulière. Au fond, je ne pleurais même pas ; je me souvenais ; et le souvenir avait, aux yeux d'autrui, cette apparence de larmes.
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issablaga   23 janvier 2014
Les hommes et les autres de Elio Vittorini
- Pourquoi appelle t-on guerre civile une guerre dans laquelle deux frères peuvent se retrouver l'un contre l'autre ? N'aurait-on pas dû plutôt l'appeler incivile ?

- On l'appelle civile, dit un quatrième milicien, parce qu'elle n'est pas militaire.

- Comment, elle n'est pas militaire ! dit le troisième, nous ne sommes pas des militaires, nous ?

- Mais ceux qui sont contre nous, dit le quatrième, ce ne sont pas des militaires. C'est pour ça que nous les fusillons.
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