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Note moyenne 3.87 /5 (sur 5950 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Santiago de Las Vegas (Cuba) , le 15/10/1923
Mort(e) à : Sienne , le 19/09/1985
Biographie :

Italo Calvino est un écrivain et essayiste italien.

Rentré de Cuba en 1925, il passe son enfance et son adolescence en Italie, à San Remo, dans un milieu scientifique, antifasciste et résolument laïque. Après la chute de Mussolini, il interrompt ses études universitaires, prend le maquis et se bat avec les partisans des brigades Garibaldi. Ce contact avec la guerre clandestine, la violence et la mort a eu sur lui une importance déterminante, qui transparaît dans son premier livre "Le Sentier des nids d’araignées", publié dès 1947.

D'abord attiré par la veine néoréaliste de l'après-guerre italienne, Calvino s'oriente ensuite vers la littérature populaire, en particulier vers l'univers de la fable, et devient membre de l'OuLiPo.

Au début des années 50, Italo Calvino fouille dans la mémoire des régions italiennes et en collecte les contes. Quatre recueils, rassemblés par région, sont publiés, en français, sous le titre de « Contes populaires italiens ». C’est un véritable travail de scientifique, d'ethnographe et d'écrivain qu'il aborde avec curiosité pour se trouver jeté dans le monde fantastique du merveilleux populaire italien.

Dans la trilogie "Nos ancêtres" qui comprend "Le Vicomte pourfendu" (1952), "Le Baron perché" (1957) et "Le Chevalier inexistant" (1959), il exploite la veine fantastique en mêlant le cadre de la fable et l'allégorique. Il en ressort une morale qui est d’abord une invitation à la nuance, avec même un certain pessimisme dans le dernier roman.

Le romancier continue d'ailleurs à traiter dans ses œuvres de la réalité quotidienne comme dans "Marcovaldo", roman en deux parties paru en 1958 et 1963.

"Le Château des destins croisés" (1969), "Les Villes invisibles" (1972), "Si par une nuit d'hiver un voyageur" (1979) appartiennent au "système combinatoire des récits et des destins humains".

Parallèlement à l'écriture littéraire, Italo Calvino a collaboré à divers scénarios pour le cinéma ainsi qu'à des albums destinés à la jeunesse.

Âgé de 62 ans, Il décède d'une hémorragie cérébrale à l'hôpital de Sienne.

Calvino est à la fois un théoricien de la littérature, un écrivain réaliste, mais aussi et surtout - pour le grand public - un fabuliste plein d'humour : sa production très riche fait de lui l'un des plus grands écrivains italiens de la période moderne.
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Christine Montalbetti Romans américains éditions P.O.L : où Christine Montalbetti tente de dire comment et pourquoi elle a écrit un roman de Donovan Gallagher et deux romans de Tom Lee Mulligan, trois romans américains qu'elle prétend aussi avoir traduits, et il est notamment question de ce que ça fait d'écrire masquée en écrivain américain, d'avoir un narrateur romancier, d'Italo Calvino et de Guillaume Musso, de "Journée américaine" et de "Plus rien que les vagues et le vent" , de discours direct et indirect, d'estampes japonaises et de conseils à un écrivain, à l'occasion de la parution de "Romans américains", dans la collection #formatpoche des éditions P.O.L le 5 mai 2022 - Donovan Gallagher "Ce qui s'est réellement passé à Stonebridge" - Tom Lee Mulligan "Comment écrire un roman, selon Price" - Tom Lee Mulligan "Runaway bay" "Qui n'a pas rêvé d'être un écrivain américain ? Alors j'ai écrit un roman de Donovan Gallagher et deux romans de Tom Lee Mulligan. Disons que je les ai traduits. "Ce qui s'est réellement passé à Stonebrige", Donovan Gallagher : Quand il débarque à Stonebridge, Roy Steven est persuadé qu'un fait divers va s'y produire. Il n'a pas tort, mais les choses vont se passer un peu différemment de ce qu'il avait imaginé… "Comment écrire un roman, selon Price", Tom Lee Mulligan : Bryan décide sur un coup de tête d'écrire un roman. Il demande à son ami Price, un célèbre écrivain, une liste de conseils. Mais Price semble jouer un drôle de jeu, rapport à Carol. "Runaway Bay", Tom Lee Mulligan : À Runaway Bay, il y a un lac, un bar, une épicerie, un garage, accessoirement un golf, et les pluies d'été du Texas. Jeff y mène sa petite vie tranquille jusqu'au jour où Montana arrive. Puis Sam." à Paris le 26 avril 2022

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Citations et extraits (839) Voir plus Ajouter une citation
Italo Calvino
genou   03 juillet 2017
Italo Calvino
"Voyager ne sert pas beaucoup à comprendre mais à réactiver pendant un instant l'usage des yeux : la lecture du monde."



Bonnes Vacances à tous et à bientôt.... Je suis partie..............;
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Dionysos89   19 septembre 2013
Les villes invisibles de Italo Calvino
La ville pour celui qui y passe sans y entrer est une chose, et une autre pour celui qui s’y trouve pris et n’en sort pas ; une chose est la ville où l’on arrive pour la première fois, une autre celle qu’on quitte pour n’y pas retourner ; chacune mérite un nom différent ; peut-être ai-je déjà parlé d’Irène, sous d’autres noms ; peut-être n’ai-je jamais parlé que d’Irène.



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Dionysos89   02 novembre 2013
Les villes invisibles de Italo Calvino
L’ailleurs est un miroir en négatif. Le voyageur y reconnaît le peu qui lui appartient, et découvre tant ce qu’il n’a pas eu, et n’aura pas.



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Dionysos89   12 septembre 2013
Les villes invisibles de Italo Calvino
Marco Polo décrit un pont, pierre après pierre.

- Mais laquelle est la pierre qui soutient le point ? demande Kublai Khan.

- Le pont n’est pas soutenu par telle ou telle pierre, répond Marco, mais par la ligne de l’arc qu’à elles toutes elles forment.

Kublai Khan reste silencieux, il réfléchit. Puis il ajoute ;

- Pourquoi me parles-tu des pierres ? C’est l’arc seul qui m’intéresse.

Polo répond :

- Sans pierres il n’y a pas d’arc.



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Dionysos89   07 octobre 2013
Les villes invisibles de Italo Calvino
L’enfer des vivants n’est pas chose à venir ; s’il y en a un, c’est celui qui est déjà là, l’enfer que nous habitons tous les jours, que nous formons d’être ensemble.



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Dionysos89   06 septembre 2013
Les villes invisibles de Italo Calvino
Il arrive un moment dans la vie où entre tous ceux qu’on a connus, les morts sont plus nombreux que les vivants.



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Italo Calvino
Bookycooky   17 mai 2016
Italo Calvino
I am rather suspicious of this imperative of creativity: I think first of all you need a foundation of exactness, technique, concreteness, a sens of reality. Only a certain prosaic solidity can give birth to creativity: Fantasy is like jam; you have to spread it on a solid slice of bread.If not it remains a shapeless thing....out of which you can make anything.

(Je suis assez sceptique sur l'impératif de la créativité: je pense que tout d'abord vous devez avoir une bonne base d'exactitude, de technique, un ancrage dans la réalité,et les pieds sur terre. Uniquement une certaine solidité prosaïque peut engendrer la créativité; La fantaisie est comme la confiture; vous devez l'étaler sur une tranche de pain compacte.Sinon elle reste sans forme....et vous pouvez en faire n'importe quoi) Traduction Bookycooky ,désolé pour cette traduction amateur.

( épigraphe du livre d'Emilano Ponzi,"The Journey of The Penguin" ed.Penguin Books-Emiliano Ponzi est l'illustrateur italien très talentueux des critiques d'Eric Chevillard dans Le Monde des Livres.Une BD sans texte,qui raconte le parcours du fameux pingouin des Éditions Penguin, de l'Antarctique,aux rues de Londres et aux gratte-ciels de NewYork pour finir dans le cœur et l'esprit de millions de lectrices et lecteurs).
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Alzie   03 octobre 2015
Le Baron perché de Italo Calvino
En somme, il s'était laissé gagner par la fièvre des conteurs qui jamais ne savent quelles histoires sont les plus belles : celles qu'ils ont réellement vécues et dont l'évocation ramène tout un océan d'heures passées, de sentiments délicats - félicités, dégoûts, incertitudes, vanités, écoeurement de soi-même ; ou bien celles qu'on invente, qu'on taille à larges pans, où tout semble facile, mais qui, au fur et à mesure qu'on brode, ramènent - inexorablement - à ce qu'on a vécu ou rencontré.

Chapitre 16, p. 223
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Ambages   20 janvier 2018
Le Baron perché de Italo Calvino
Il ne peut pas y avoir d'amour si l'on n'est pas soi-même, et de toutes ses forces !
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Ptitgateau   15 mai 2012
Le Vicomte pourfendu de Italo Calvino
Mort pour mort, à tous les cadavres ils faisaient le nécessaire pour qu'ils revinssent à la vie. Et je te scie par ci et je te couds par là, et je te tamponne des lésions et je te retourne des veines en doigts de gants pour les remettre en place avec plus de ficelle que de sang à l'intérieur, mais bien rapiécées et bien étanches. Quand un patient mourait, tout ce qu'il avait de bon servait à rapetasser les membres d'un autre, et ainsi de suite. Ce qui donnait le plus de fil à retordre, c'étaient les intestins : une fois déroulés, on ne savait plus comment les replacer.
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