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Note moyenne 3.57 /5 (sur 55 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Sedan , le 19/11/1923
Mort(e) à : Tours , le 2/12/2013
Biographie :

François Lebrun est un historien moderniste français.

Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université de Haute-Bretagne-Rennes II (1962-1989)., il est un spécialiste de l'Anjou à l'époque moderne.

Il s’inscrit dans la filiation des Annales et de la démographie historique (Les hommes et la mort en Anjou aux xviie et xviiie siècles : essai de démographie et de psychologie historique, Paris, Flammarion, 1975).

Il a participé au renouveau de l’histoire religieuse universitaire (direction du deuxième volume de l’Histoire de la France religieuse : Du christianisme flamboyant à l’aube des Lumières, xive-xviie siècles, Paris, Éditions du Seuil, coll. L’Univers historique, 1988 ; Etre chrétien en France sous l’Ancien Régime, Paris, Éditions du Seuil, 1996), tout en étant soucieux de vulgarisation de bon niveau, il est le directeur de collection d'ouvrages universitaires.

Il est depuis la fin de l'année 1989 membre du comité de rédaction de la revue mensuelle, "L'Histoire" et est l'auteur de manuels d'histoire-géographie pour lycéens.

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Citations et extraits (6) Ajouter une citation
Mimimelie   09 octobre 2013
Histoire générale de l'enseignement et de l'education en France de François Lebrun
Ce n'est pas le moindre des paradoxes de l'enseignement qu'il vise à former des personnalités autonomes par l'absence de responsabilité : cette contradiction entre son propos et sa méthode, qui éclate de nos jours avec force parce que notre temps est traversé par une aspiration incoercible à l'autonomie des personnes et que l'individu rejette les normes qui lui sont imposées, n'est pas un élément mineur dans la crise qui éprouve aujourd'hui l'ensemble de l'institution enseignante.

(Préface, René Rémond)
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Mimimelie   12 octobre 2013
Histoire générale de l'enseignement et de l'education en France de François Lebrun
Ces spectacles (combats de gladiateurs) qui durèrent jusqu'à la fin de l'Empire tardif circonscrivaient ainsi la violence à une certaine catégorie d'hommes condamnés, esclaves, ou épaves sociales, c'est-à-dire à des êtres inférieurs, véritables instruments auxquels on offrait la liberté s'ils se rachetaient par leur courage au combat. La cité des hommes libres se trouvait ainsi purgée du vice et de l'infamie et protégée des pulsions de mort, de la même manière que, dans la Gaule indépendante, les sacrifice humains sauvaient la tribu de la vengeance des dieux. Là où nous ne voyons aujourd'hui que goût du sang, sadisme et dégradation humaine, les anciens Gallo-Romains croyaient tout au contraire que la cruauté publiquement satisfaite élevait la société des hommes libres, c'est-à-dire créait la cité.
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Mimimelie   05 novembre 2013
Histoire générale de l'enseignement et de l'education en France de François Lebrun
Théoriquement, le choix de la nourrice ne peut être laissé au hasard. Depuis Hippocrate et Galien, toute une littérature a soigneusement défini les qualités requises d'une bonne nourrice. Il faut qu'elle ne soit ni trop jeune, ni trop vieille, que sa santé soit robuste, que ses seins ne soient ni trop gros, ni trop petits, ses mamelons en forme de noisette, son lait ni trop épais, ni trop séreux. Il est bon qu'elle soit brune et non blonde ("les blondes ayant pour l'ordinaire une odeur désagréable"), qu'elle ne louche pas et qu'elle n'ait point les dents gâtées. Enfin il faut accorder plus d'importance encore à ce qu'elle soit de bonnes mœurs. En effet, il n'est pas douteux que le caractère de celle qui allaite n'influe beaucoup sur l'enfant qui suce les vices avec le lait...
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Mimimelie   09 octobre 2013
Histoire générale de l'enseignement et de l'education en France de François Lebrun
Par une disposition aisément compréhensible, tout enseignant incline à tenir l'enseignement dont il est le produit pour le meilleur qu'on puisse concevoir et son idéal sera d'en étendre les bienfaits à ceux qu'il a mission de former à son tour : admettre le contraire serait se remettre soi-même en question ; l'enseignement qu'il a reçu faisant corps avec ses propres structures mentales, sa contestation ruine sa propre identité. De là il résulte que,contrairement à une idée largement répandue, les enseignants sont plutôt conservateurs pour leur conception de l'enseignement et dans l'exercice de leur métier. Qu'ils se rangent souvent parmi les opposants au régime politique ou à l'ordre social n'est pas contradictoire : leur formation les rend critiques (opinions avancées, convictions résolument contestataires) pour tout ce qui est étranger à leur profession, ce qui compense leur conservatisme corporatif.

(Préface, René Rémond)
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zizza   27 février 2015
Histoire de France de François Lebrun
Cette histoire a-t-elle un sens ? Longtemps les historiens l’ont cru. Pour les uns, l’histoire de France, c’était celle des gesta Dei per Francos, des œuvres de Dieu par les Francs, du baptême de Clovis à l’épopée missionnaire du 19e siècle, en passant par Saint-Louis et Jeanne d’Arc, la France n’étant vraiment elle-même que lorsqu’elle répondait à sa vocation de soldat de Dieu. Pour d’autres, l’histoire de la France c’était celle de la formation de l’unité du pays, de la lente émergence de la nation française (…). Le passé doit être étudié et compris pour lui-même, sans préjugés, parti pris ou références anachroniques au présent. (…) Il serait illusoire de voir dans cette évolution quelque chose de fatal et d’irréversible, et de flétrir plus ou moins ouvertement ceux qui, à un moment ou à un autre, s’y sont opposés. (…)
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talou61   10 août 2016
Se soigner autrefois : Médecins, Saints et Sorciers aux XVIIe et XVIIIe siècles de François Lebrun
De la médecine à la pharmacie, c'est tout l'enseignement de l'art de guérir qui en 1789, a besoin d'être profondément réformé.
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