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Note moyenne 3.91 /5 (sur 309 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 2/04/1932
Mort(e) à : Paris , le 12/08/2014
Biographie :

Jean Favier est un archiviste et un historien médiéviste français.

Il a fait ses études secondaires aux lycées Buffon et Henri IV.
Élève de l'École des Chartes, dont il sortira major de promotion, il y rédige une thèse intitulée "Un conseiller de Philippe le Bel : Enguerran de Marigny" et en sort archiviste paléographe en 1956. Il obtient ensuite l'agrégation d'histoire et devient membre de l'École française de Rome.

Il est d'abord conservateur aux Archives nationales de 1958 à 1961 avant d'être nommé professeur au lycée d'Orléans pour l'année 1961-1962. Il obtient cependant rapidement un poste d'attaché de recherche au CNRS, qu'il occupe de 1962 à 1964.

Il commence alors une carrière d'universitaire comme maître de conférences à l'université de Rennes (1964-1966), comme professeur à l'université de Rouen (1966-1969), puis à Paris, comme directeur d'études à l'École pratique des hautes études (1965-1997) et professeur à l'Université de Paris Sorbonne de 1969 à 1997.

Parallèlement à sa carrière d'enseignant-chercheur, il occupe des postes dans l'administration de la culture, devant notamment directeur général des Archives de France et directeur des Archives nationales de 1975 à 1994, puis, de 1994 à 1997, président de la Bibliothèque nationale de France.

De 1992 à 1995 il dirige, pour les éditions Fayard, une Histoire de France en 6 tomes. Lui-même écrit le second tome intitulé "Le temps des principautés", il confie le XXe siècle à René Rémond et à Werner, la période précédant l'an mil.

Jean Favier, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1985 et président de la Commission française pour l'UNESCO, a été également directeur de la Revue historique (1973-1997). Conservateur du château de Langeais, dans le Val de Loire, il était aussi un homme de radio, animant en particulier sur France Inter l'émission Question pour l'Histoire.
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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
Sarindar   08 avril 2020
Louis XI de Jean Favier
Le Prince doit songer à la condition de son peuple et se mêler à lui souvent, comme un bon jardinier cultive son jardin (recommandation de Louis XI à son fils Charles VIII).

Louis XI, Jean Favier, page 313.
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Sarindar   26 mai 2017
Louis XI de Jean Favier
Deux noms, Louis et Charles, n'ont cessé de se croiser dans la généalogie des rois de France. Charles, c'est un nom royal, le nom du fondateur de l'empire chrétien d'Occident, celui du roi légitimé par l'onction sacrée. Les Capétiens n'ont jamais manqué, depuis le XIIème siècle, de revendiquer un lien avec Charlemagne, un lien par le sang, aussi réel, il est vrai que ténu, mais renouvelé à bien des occasions entre le Xème et le XIIème siècle par des mariages avec la famille de Vermandois et avec la famille de Champagne.

[...] Ce culte dynastique de Charlemagne, entretenu par les Capétiens depuis leur origine, a été ravivé par [le Valois] Charles V pour faire pièce aux prétentions du Saint Empire [romain germanique].

[...] Les Valois ont donc eu [...] les trois rois Charles V, Charles VI et Charles VII.

[...] Différemment significatif est le nom de Louis. Il s'attache d'abord au souvenir de Clovis, Chlodovic ayant donné Clovis avant d'aboutir à Ludwig en Allemagne et à Louis en France.

Pages 35 et 36
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denis76   22 novembre 2019
Philippe le Bel de Jean Favier
Pendant que l'économie rurale s'essouffle et que le système seigneurial est en crise, la société urbaine connaît, dans ses activités commerciales et industrielles, toute une série de mutations qui vont donner à la carte de l'économie française un visage nouveau.
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denis76   23 novembre 2019
Philippe le Bel de Jean Favier
La monnaie est la chose du roi.

...

....Dès le temps de Saint-Louis, on a relu Aristote:



"La monnaie n'existe pas dans la nature. Elle n'existe que par la Loi. Il dépend de nous de la changer, de la rendre inutile, si nous le voulons."
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gill   19 février 2013
Histoire de France, tome 2 : Le temps des principautés, de l'an mil à 1515 de Jean Favier
Jean Favier a rédigé ce deuxième tome.

Il est l'un des meilleurs médiévistes français. Il prend la France en l'an mil, à son éveil politique, et la conduit jusqu'en 1515, année de la bataille de Marignan.

Son récit entrecoupé de mille incursions dans l'histoire sociale et dans celle des mentalités, reste linéaire avec bonheur, il ne perd pas le cap de la chronologie, il ne s'enfonce pas dans les marécages de l'histoire à durée longue.

Le livre est le portrait de l'auteur, alerte et bienveillant, vif et précis comme un archiviste, léger et facile à lire comme un "Froissard", auteur d'une de ces chroniques tirées en livres de poche, et qui sentent leur période comme le cheval sent l'écurie.

Oui, Favier a envie de vivre son "Moyen-âge" et de nous le donner à revivre.

Il nous fait galoper à travers cinq siècles de notre histoire comme les rudes chevaucheurs de Castillon ou d'Azincourt.

Ce spécialiste de Philippe le bel rappelle en quelques pages juteuses l'affaire obscure des templiers. Ce narrateur de la guerre de cent ans n'a pa son pareil pour reconstituer la société militaire au temps du roi de Bourges.

De quel camp est-il ?

Suit-il le duc Philippe de Bourgogne à travers la Flandre ? On le soupçonne de quelques tendresses pour les belles dames de Bruges.

Mais non, Favier est de France, comme Jeanne d'Arc, comme Jacques Coeur. Du royaume, si l'on préfère.

Son "Moyen-âge" est un enchantement et le livre est un véritable exploit : rassembler en moins de conq cent pages, cinq cent ans d'Histoire tient du prodige, surtout quand on ne passe rien des crises économiques et des déchirements religieux.

(critique signée Pierre Miquel et extraite du journal "Vécu" n° 1 paru en mars 1985)
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denis76   28 novembre 2019
Philippe le Bel de Jean Favier
Les aventures lointaines enthousiasmaient peu Philippe IV. Il s'était dégagé de l'Espagne, et n'avait point voulu prétendre à l'Empire germanique. La seule chose qui comptât, c'était le royaume de France.



NDL : En cela, je rapprocherai Philippe Le Bel de Philippe Auguste [ Philippe II ]
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gill   17 décembre 2012
François Villon de Jean Favier
S'il est joyeux luron, Villon n'a rien de l'homme joyeux selon Chartier. Sa vue des choses est résolument pessimiste parce qu'il n'a pas les moyens d'une autre vue des choses. C'est donc l'incohérence du monde qu'il dénonce en parodiant Chartier dans une ballade des contre-vérités.

"Il n'est service que d'ennemi". C'est la constatation désabusée de qui a vainement crié au secours du fond de sa prison.

On ne fait honneur qu'en insultant. La seule chose vraie est la "menterie".

Le seul qui se vante, c'est le faux-monnayeur qui se cache.

Ne soi vanter que de faux coins,

Ne santé que d'hommes bouffi...

(extrait de "Je lui donne ma librairie", chapitre du volume paru aux éditions "Fayard" en 1982)
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Jcequejelis   25 avril 2014
Histoire universelle. Larousse de poche (7) De Marco Polo à Christophe Colomb, 1250-1492 de Jean Favier
Dans le Decameron, Boccace imagine que de jeunes hommes et de jeunes femmes, s'assemblent, au moment où la Peste Noire ravage Florence, dans une villa de Toscane où ils ont quelque espoir d'échapper à l'épidémie. Vont-ils prier ? Se lamenter ? Nullement. C'est en devisant agréablement qu'ils entendent tuer le temps. Et, tout au long de ces dix jours, ce ne sont qu'histoires antiques, récits merveilleux, bons mots et, surtout, contes galants et grivois.

Simple vue de l'esprit, pourrait-on croire, que cette joute intellectuelle et licencieuse en pleine peste? Elle est cependant révélatrice d'une mentalité. Lorsque Boccace invente des contes, les plaies de la Peste Noire sont encore vives et, cependant, il ose en faire le prétexte de son livre. Bien mieux, en janvier 1401, Charles VI crée « la Cour d'Amour », académie de l'amour courtois, à laquelle il confie le soin de l'honneur féminin égratigné par les auteurs du Roman de la Rose et leurs partisans contre lesquels Christine de Pisan vient de rompre des lances. Or, en ce même mois de janvier 1401, une épidémie décime Paris. Le Decameron est réalisé.



1709 - [p. 159]
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denis76   25 novembre 2019
Philippe le Bel de Jean Favier
Tenir un pays [ conquis ] coûte plus cher que le conquérir.
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denis76   24 novembre 2019
Philippe le Bel de Jean Favier
Les corps municipaux se comportent volontiers en barons pour affirmer leur personnalité politique.

Depuis le XIè siècle, l'alliance des villes et du roi a constamment battu en brèche les prérogatives des comtes et barons.



NDL : le règne de Philippe le Bel ( 1285-1314 ), c'est la lutte entre la féodalité et le début du centralisme royal, par le truchement des baillis et sénéchaux, des collecteurs d'impôts et des juristes.
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