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4.23/5 (sur 153 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bordeaux , 1961
Biographie :

Frédérick Maurès est né à Bordeaux (France) en 1961.
Il y a vécu jusqu'à l'âge de 20 ans avant de poursuivre des études commerciales à Paris.

Au sein de l'ESCP Europe, il fera partie du jury du Prix littéraire Hermès-ESCP entre 1982 et 1985.

Marié, deux enfants, il a exercé différentes
fonctions, principalement dans le secteur de la formation initiale et de la formation continue pour adultes en tant que Directeur et Directeur général de structures œuvrant dans cet environnement.

Aujourd’hui, il a la responsabilité d’une société de services à Paris.
Passionné par l’écriture, il y consacre la majorité de son temps libre.

Frédérick Maurès tient également un
site Web : www.frederickmaures.com


Du même auteur

- Trompe-l'oeil, recueil de nouvelles, aux éditions Le Manuscrit (novembre 2005).
- Droit dedans SARL ,pièce de théâtre, aux éditions De l'Écrit au Livre (mai 2010).
- Intuitine,premier roman, aux éditions Le Manuscrit (mai 2011), finaliste du Prix du premier Roman en Ligne, parrainé par Marc Lévy sous le
patronage du Ministère de la Culture et de la Communication.
- Madrigal, roman, aux éditions Assyelle, 2012.
- La fourmi égarée, recueil de nouvelles, chez ÉLP éditeur, 2012.
- Le dernier souffle du Monarque, roman, chez ÉLP éditeur 2017
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Source : https://www.frederickmaures.com/
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Bibliographie de Frédérick Maurès   (8)Voir plus

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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Parfois, le silence vaut mieux qu'un long discours.
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Je demeure en arrêt au pied de l’immeuble. Ce n’est pas parce que l’appartement de Marie-Louise en fait partie, mais je trouve cet immeuble haussmannien très beau. La pierre de taille gris clair récemment ravalée l’embellit tout en conservant le caractère historique unique de ce style. J’hésite à entrer, tiraillé entre le désir de découvrir ce lieu secret qui appartenait à celle qui comptait tant pour moi et la crainte de déranger un ordonnancement dans lequel je me sens malgré moi un peu étranger.

Mon atermoiement a dû paraître suspect : le gardien s’avance vers moi et ouvre la grande porte de fer forgé qui protège l’accès.

— Je peux vous aider, Monsieur ?

Le gardien est un petit bonhomme chauve au regard noir mêlé de bienveillance et de méfiance. On le sent en permanence sur ses gardes. Il me conduit au troisième étage par un étroit escalier en colimaçon, tout en bois brut. L’immeuble est bien entretenu, les murs sont propres, le sol impeccablement lessivé du jour.

— Voilà, vous y êtes ! L’appartement de Madame Thibodo… Inoccupé depuis la dernière guerre ! Vous avez les clés ?

Je n’en crois pas mes oreilles. Inoccupé depuis la dernière guerre.

— Comment pouvez-vous être certain que personne ne l’a habité depuis tout ce temps ?

Le gardien fronce les sourcils, visiblement piqué que l’on puisse remettre en doute sa mémoire d’historien de l’immeuble.

— Figurez-vous, cher Monsieur, que j’ai le privilège et l’honneur de veiller sur cet immeuble et sur ses occupants depuis bientôt quarante ans. Et mes parents avant moi. Et que ni eux ni moi n’avons jamais plus revu Marie-Louise Thibodo depuis fin quarante-trois !

Je le fixe, incrédule.

— Mais, les factures, le courrier…

Au ton suave faussement didactique qu’il emploie, le gardien du temple me prend sans doute pour un débile léger.

— Mais Monsieur, une fois par quinzaine je faisais tout suivre à Saint-Grappin, il n’y a rien de plus simple… Et les charges ont toujours été honorées depuis plus de soixante-dix ans ! Et vous, quel est votre lien de parenté avec l’ancienne propriétaire ?

La question m’avait déjà décontenancé chez le notaire. Je l’esquive.

— Je vous remercie, Monsieur… Monsieur ?

— Calvert, Jacques Calvert, pour vous servir.

— Merci encore Monsieur Calvert. Je vais découvrir les lieux tout seul.

Jacques Calvert est visiblement déçu. La contrariété point à travers le rictus qu’il me sert en guise de sourire forcé. Il aurait bien aimé m’accompagner dans mon exploration : curiosité légitime inhérente au métier. Mais je me dispenserai bien volontiers de ses observations et autres commentaires. Je m’assure qu’il est bien redescendu jusqu’au rez-de-chaussée. Je tourne alors lentement la clé dans le barillet. La porte en bois verni grince sur ses gonds. Je cherche l’interrupteur à tâtons. C’est un vieil interrupteur métallique rond pourvu d’un cliquet central. Le va-et-vient demeure sans effet. Madame Marie-Louise, en bonne gestionnaire, a fait couper l’électricité. Mon téléphone portable me servira donc de torche. Le plancher craque. L’air que l’on respire est saturé de poussière. L’atmosphère est sépulcrale. Des toiles d’araignées se déchirent dans mes cheveux, sur mes joues, mes bras… Le spectacle révélé par le faisceau lumineux de mon téléphone me laisse sans voix. Ici, le temps semble s’être immobilisé. Comme si tout était resté en l’état depuis 1943.

Je me fraye un chemin à travers les meubles anciens recouverts d’une épaisse couche de poussière noire et grasse pour atteindre la fenêtre du salon et apporter une lumière naturelle à ce décor d’autrefois. Le papier peint décoré de roses en boutons sur fond vanille est passablement défraîchi et se décolle à certaines extrémités. La déco est chargée, comme un genre de rococo mais tout de même historiquement plus récent… façon Belle Époque, disons. Je découvre un bric-à-brac digne d’une salle des ventes ou de l’antre d’un antiquaire : ici, une gigantesque autruche naturalisée est éventrée, un bonheur-du-jour à psyché en acajou présente de larges traces de griffures sur le côté, un paravent peint à la main troué de toutes parts prétend dissimuler quelque personnage mystérieux ou quelque secret enfoui dans la nuit des temps ; là, des gravures éparpillées à même le sol, des bustes d’écrivains du dix-neuvième siècle, pour la plupart ébréchés à l’exception de celui de Victor Hugo, deux vases de Chine miraculeusement intacts, des liasses de Life et de Match, des rideaux à falbalas arrachés de leurs supports, des bergères Louis XVI, des fleurs séchées, des tapis d’Orient roulés, un miroir à trois faces brisé, une lampe de bureau au globe rectangulaire vert pomme éclaté en son centre… Et puis, sur une vieille table basse en chêne rose d’Amérique où des serviettes de table brodées de dentelle sont dépliées créant du désordre supplémentaire dans ce capharnaüm général, il y a ces deux verres à moitié remplis de ce qui avait dû être un grand cru bordelais hors d’âge. Dans la chambre, en haut de l’armoire à glace, deux valises vides en carton renforcé ont été oubliées. Le grand lit à baldaquins est défait, le broc pour la toilette exhale une odeur nauséabonde d’eau putride. Une robe en laine froissée d’un joli beige velouté est négligemment jetée sur l’épais édredon de soie bordeaux. La tapisserie fleurie de bouquets jaunes et bleus tombe en lambeaux qui pendouillent tristement. Dans la minuscule salle d’eau attenante, une brosse à dents quasi fossilisée repose dans un verre à eau rendu opaque par les traces incrustées de pâte dentaire. Les poils de la brosse sont plus durs que de la pierre. Le calcaire a capturé la blancheur originelle de l’émail du petit lavabo.

Le souvenir du parfait ordonnancement de l’intérieur de la ferme de Madame Marie-Louise à Saint-Grappin me fait douter qu’elle ait pu, à un moment de sa vie, fût-ce dans sa prime jeunesse, vivre dans cet appartement. Certes, le temps qui s’arrête, parce que nous ne l’habitons plus, continue malgré tout, sans relâche, son minutieux travail de destruction. Les couches de poussière et de terre se superposent. Le processus peut prendre des années, des décennies ou des siècles, il est inexorable et transforme nos plus belles réalisations en vestiges épars ou en débris de vie que les archéologues du futur mettront des existences entières à tenter d’extraire et de reconstituer avec plus ou moins de bonheur. Mais dans le cas de cette demeure, l’œuvre du temps n’a pas pu, à elle seule, créer pareil tsunami.

Un léger étourdissement me contraint à m’asseoir sur le rebord du lit, à la recherche d’air frais dans cet environnement qui en a manqué cruellement pendant près de trois-quarts de siècle. C’est alors que je distingue des taches rouge brun incrustées dans le tapis du salon, richement enluminé d’or et de nuances de bleus. Le même type de taches se retrouve ça et là sur la tapisserie passée. De multiples impacts, sans doute créés par des balles, poinçonnent les murs, donnant à voir des cavités plus ou moins profondes en fonction de la résistance du plâtre.

Le temps s’écoule lentement.

Mon esprit se projette à l’époque, imaginant la vie d’alors en ces lieux. Je me représente Madame Marie-Louise dans son intérieur, sous l’Occupation. Je lui construis un quotidien où elle fait face tant bien que mal aux difficultés d’approvisionnement, au défi de la survie en période de pénurie, je lui invente des actes héroïques de résistance, des amitiés choisies parmi les plus fervents défenseurs des libertés, des réunions secrètes à la lumière de la bougie, des pistes brouillées, des exils momentanés forcés. Je lui attribue un rôle d’héroïne qui force mon admiration, comme cela a toujours été le cas depuis ma plus tendre enfance.

Mes yeux se posent par hasard sur un petit coffret laqué jaune et noir fermé par un cadenas rouillé.

Je sais déjà que je vais prolonger mon séjour à Paris.
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Papa et maman, ils me disent qu'il y a beaucoup de méchants et qu'ils faut se méfier aussi des gens qui ont l'air gentil, parce qu'ils ne le sont peut-être pas finalement ...
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Autant de questions sans réponses et cette impuissance à saisir le fil des événements me laisse frustré et interdit.
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— C’est quoi, l’hydrogène sulfuré, grand-père ?
Je pars dans un éclat de rire.
— Ah, tu apprendras ça en cours de chimie, chenapan ! L’hydrogène sulfuré, c’est un gaz qui pue ! Ça sent un mélange d’œuf pourri et de pet de putois !
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"𝑄𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑜𝑛 𝑦 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒, 𝑖𝑙 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙'𝑜𝑛 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑎̀ 𝑝𝑜𝑠𝑒𝑟 𝑎𝑢𝑥 𝑒̂𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑠 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑖𝑙𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑝𝑜𝑛𝑠𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑐𝑟𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒́𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑙𝑜𝑟𝑠𝑞𝑢'𝑖𝑙𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑖𝑡𝑡𝑒́𝑠."
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Il existe tant de questions que l'on ne pense pas à poser aux êtres qui nous sont chers quand ils sont encore de ce monde et dont les réponses nous font parfois cruellement défaut lorsqu'ils nous ont quittés.
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Il y avait dans la goutte de pluie qui s’abandonnait le long de cette branche chétive à la triste sinuosité déclinante une puissante force vitale rassérénant l’âme. Cette force emplissait l’être contemplatif d’une sensation inégalable de plénitude bienfaisante.
Le silence de la campagne environnante n’était perturbé que par le léger clapotis que produisait la fine pluie matinale se répandant sur les reliefs alentour et par le bruissement à peine perceptible du vent dans les lambeaux de végétation que l’hiver avait bien voulu laisser subsister. Pas la moindre manifestation humaine ou animale ne venait troubler cet instant de recueillement, empreint de méditation nostalgique, à la vue du spectacle simple et éternel de cette goutte de liquide limpide et vive qui épousait en toute confiance la tutelle relative d’une écorce sursitaire. La fraîcheur de l’atmosphère ne parvenait pas à distraire son attention de ce mouvement lent et naturel, solidaire et pourtant inéluctable.
La brume, au loin, par l’enveloppement des horizons imaginés de sa noirceur tourmentée, conférait au paysage un air de crépuscule d’humanité, ce qui renforçait encore l’impression d’extraordinaire inhérente à l’instant. Au Nord, une petite forêt de pins, à peine clairsemée, accentuait l’aspect mystérieux de l’ensemble, comme si quelque peuplade viking conquérante ou quelque sorcier aux pouvoirs redoutables allaient soudain surgir de leur cachette dans un grondement de fureur dévastatrice, avec pour seule ambition de sceller définitivement le sort de ce vieux monde.
La goutte de pluie s’approchait à présent de l’extrémité de sa branche porteuse et le moment où elle s’en détacherait brutalement pour aller se perdre dans le néant constituerait une rupture somme toute acceptable, une sœur jumelle prenant aussitôt le relais afin de perpétuer l’abstraction du témoin.
Plongé dans la contemplation de ce mouvement perpétuel, l’homme ne ressentait plus l’engourdissement conquérant de son corps, tout accaparé qu’il était par cette communion intense de l’esprit avec les manifestations de Dame Nature. Il fixait imperturbablement ces existences éphémères, ces êtres purs et cristallins qui, à peine éclos sur leurs ramifications de fortune, s’en allaient choir dans l’oubli et l’indifférence, seules récompenses de la virginité de leurs âmes.
C’est alors que lui revint en mémoire cette fin de journée d’été à la campagne, trente années auparavant.
Il avait chaud, très chaud même, comme il peut faire chaud parfois dans le Sud-Ouest en plein cœur du mois d’août. Ses genoux couronnés de mercurochrome témoignaient des exploits récents du guerrier sans peur et sans reproches qui l’avaient vu successivement combattre une horde de peaux-rouges belliqueux, un vieux vélo rouillé en guise de monture et un morceau de bois justement façonné par la nature pour toute arme à feu, mais aussi courir à perdre haleine à travers champs et allées, zigzaguant entre les meules de foin pour échapper aux espions de l’autre camp qui l’avaient retenu prisonnier et torturé pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, ou encore tomber foudroyé sur le gravier blanc et inhospitalier sous les tirs nourris de l’armée ennemie envahissant les territoires imaginaires de son empire incommensurable.
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« Droit Dedans SARL » est une comédie satirique en 10 sketchs qui épingle, en les amplifiant jusqu’à l’absurde, les travers susceptibles d’être générés par le quotidien du monde de l’entreprise.
S’y côtoient entre autres des Délégués Syndicaux en état d’addiction avancée, un Directeur général dépassé par les événements qui fait appel aux services d’un Coach prônant le « verbiage compulsif », un Chasseur de Têtes ne reculant devant aucun sacrifice, un Service Marketing qui « brainstorme » à outrance, des membres du CHSCT au bord de l’hypocondrie ou encore un Inspecteur du Travail qui a transmuté en Inspecteur des Loisirs… sans compter « Radio Moquette » qui véhicule les rumeurs les plus extravagantes…
A travers des sketchs satiriques menés tambour battant, le spectateur dans la salle et le lecteur pourront retrouver de nombreuses analogies avec leur « vécu » en milieu professionnel.
Cette pièce de théâtre, dont la seule ambition est de faire rire, pointe du doigt certaines dérives potentiellement présentes ou avérées au sein de nos entreprises.
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Il existe parfois autour de nous des personnes que nous côtoyons presque tous les jours, qui font partie du décor, que nous croyons connaître ou que nous supposons être plutôt comme ci ou plutôt comme ça… mais au final, lorsque l’occasion nous en est donnée, souvent trop tard, nous réalisons que ces personnes étaient totalement différentes de ce que nous avions imaginé ou qu’elles possédaient des qualités exemplaires qui nous avaient échappé. Parce qu’elles étaient discrètes et modestes, qu’elles avaient banni toute vantardise intempestive de leur comportement privilégiant le « faire » ou « le savoir-faire »au « faire savoir ». J’ai toujours eu un faible pour ce type d’individu qui agit dans l’ombre sans rien attendre en retour simplement pour la satisfaction d’avoir bien agi ou d’avoir fait le bien autour de soi.
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