AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.81 /5 (sur 246 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Montréal , le 21/10/1958
Mort(e) à : Montréal , le 9/7/2013
Biographie :

Gaétan Soucy est un écrivain et un philosophe canadien (québécois). Ayant d'abord étudié les sciences, il obtient ensuite un B.A. de lettres et un M.A. en philosophie.

Il a étudié la langue japonaise et a voyagé au Japon dans les années 1990. Aujourd'hui, il est enseignant en philosophie au Cégep Édouard-Montpetit à Longueuil et chargé de cours à l'Université du Québec à Montréal.

La littérature de Soucy se distingue par sa recherche stylistique sur la langue, ainsi que par ses thèmes récurrents : la gémellité, le corps mutilé, le parent cruel, l'enfant supplicié, le remords, le pardon et l'âme errante à la recherche d'amour.

Son œuvre, traduite dans plus d'une dizaine de langues, est publiée au Québec chez Boréal et au Lézard amoureux. En France, son éditeur est Le Seuil (la première édition française de L'Immaculée conception, parue sous le titre 8 décembre, a été publiée par les éditions Climats).
+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Présentation de Gaétan Soucy, écrivain canadien, par Claude Rouquet (L'Escampette éditions) à l'occasion du festival littéraire Passeurs de monde(s). Vidéo réalisée par les yeux d'IZO. © Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes - 2009

Podcasts (1)


Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
Symphonie   22 janvier 2014
La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
Parfois la voix de papa s'élevait par dessus la mélodie, la chevauchait quelques instants et je peux vous dire, c'est horrible comme c'était beau.
Commenter  J’apprécie          170
FraHau   22 novembre 2010
La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
Et je me disais qu'est-ce-qu'on a fait de tout ça, pensant à nous-même autant qu'à nos semblables dans leur totalité pensive. On dirait des fois que je suis seule sur terre à l'aimer, moi, la vie. Mais quand on essaie d'aimer, tout devient compliqué, car peu de gens ont de cela la même imagination dans le chapeau
Commenter  J’apprécie          100
Symphonie   22 janvier 2014
La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
C'est parce que je suis né sous le signe astronomique de l'âne que je suis comme çà, à l'instar des veaux et des gorets.
Commenter  J’apprécie          90
lexote   15 mai 2009
L'acquittement de Gaétan Soucy
Les nuages envahissaient le ciel avec une vélocité fascinante, comme dans les films d'épouvante. Bientôt on ne vit plus de la neige qu'une stupeur grise et la campagne se perdit dans l'obscurité. Seul demeurait un anneau de firmament à l'horizon, bleu ecchymose, où une dernière étoile brillait comme un éclat de miroir au soleil. Louis pensait à la fille du bedeau. Qu'éprouvait-elle, si elle était encore de ce monde? A l'heure où elle commençait peut-être à désespérer d'un secours, cette femme voyait le ciel se refermer au-dessus d'elle, comme sur la mouche prisonnière l'ombre grandissante de l'araignée, et cette étoile fiévreuse, qui brûlait avec l'intensité de ce qui ne veut pas mourir, ressemblait à un cri effrayant et muet.
Commenter  J’apprécie          70
iarsenea   10 décembre 2010
La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
Nous avons dû prendre l'univers en main mon frère et moi car un matin peu avant l'aube papa rendit l'âme sans crier gare. Sa dépouille crispée dans une douleur dont il ne restait plus que l'écorce, ses décrets si subitement tombés en poussière, tout ça gisait dans la chambre de l'étage d'où papa nous commandait tout, la veille encore. Il nous fallait des ordres pour ne pas nous affaisser en morceaux, mon frère et moi, c'était notre mortier. Sans papa nous ne savions rien faire. À peine pouvions-nous par nous-mêmes hésiter, exister, avoir peur, souffrir.
Commenter  J’apprécie          70
Sachenka   28 novembre 2019
L'acquittement de Gaétan Soucy
- Je... J'ai cru longtemps que cette épreuve [la mort de mon fils] m'avait été envoyée par Dieu pour me rappeler à l'ordre, pour me sortir de la torpeur où je végétais, de mon incapacité depuis deux ans à composer la moindre musique. Aussi me suis-je jeté dans le travail. Comprenez-vous? Je croyais que Dieu attendais de moi que je compose un magnifique oratorio inspiré par la douleur!... Comme si Dieu achetait quelques pages de musique avec la vie d'un enfant... Mais c'est ma vanité, le démon de ma vanité en réalité qui me soufflait tout ça... [...]
Commenter  J’apprécie          70
nowornever   05 juillet 2014
N'oublie pas s'il te plait que je t'aime de Gaétan Soucy
Le plus grave, même quand on se croit ou s'espère désolidarisé de son époque, en rupture idéologique avec elle, c'est que des courants si profonds affectent notre conduite et pervertissent jusqu'à notre manière d'être. Alors nous jetons. Les objets, "les produits", les amants, les amis.
Commenter  J’apprécie          70
VALENTYNE   15 septembre 2013
La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
Vous ne pouvez pas savoir combien il y en avait, il me fallait quatre heures rien que pour les étaler, je parle de l’argenterie évidemment. Je ne sais pas si j’ai songé à l’écrire, mais la propreté cela me rend folle dans le bourrichon, tellement j’aime. Il y avait des cuillères de toutes sortes, de toutes les familles, et des soucoupes et des assiettes et des coupes et des couteaux, je n’en finirais pas si je disais tout ce qui se trouvait enfoncé dans les tiroirs et les armoires de la salle de bal, en or, en cristal, en argent, en verre de bristol, en pierre philosophale, en tout ce que vous voudrez de plus émerveillant. J’examinais chaque ustensile, c’est ainsi que ça se nomme, je n’aurais pas toléré la moindre brume, tout devait étinceler, j’astiquais, j’asticotais jamais ma jupe n’aura autant servi et à meilleur usage. J’enlevais la poussière et les débris de marbre qui jonchaient le sol , encore ce verbe joncher, et je disposais mes poupées de lumière avec mille et un soins d’amour sur la plus haute des fenêtres où le soleil pénétrait pour venir danser dans ce merveilleux labyrinthe de netteté et d’arrêtes éclatantes. Je crois que ces ustensiles, il y en avait bien quarante-cent-cinquante- treize, toutes les fois que j’ai essayé de les compter à mesure que je les rangeais en rangée, ma tête se mettait à tourner dans le mauvais sens et je perdais le chiffre tellement il y en avait combien, sur mon cœur. Il m’arrivait de valser tout autour, mes pieds nus sur la froideur des dalles amochées. Mais la plupart du temps, les bras étendus tel un engoulevent, je restais debout à les contempler, sans bouger plus qu’une souris apeurée, et je sentais toutes les tristesses et les désemparements tomber de mes ailes, comme au printemps tombent des toits les stalactites de glaçons, que père de son vivant appelait des tsoulala, car il avait été missionnaire au japon à l’époque où il était beau gosse, ne me demandez pas où ça se trouve, quelque part de l’autre côté de la pinède.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Neneve   12 décembre 2016
La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
Ce dernier ainsi que la soutane prirent bientôt le parti de me traiter à tu et à toi, des fois que ça passerait mieux entre mes oreilles, et quand ils m'ont demandé s'il était arrivé quelque chose à mon père, j'ai fini par leur montrer que je comprenais la langue humaine comme tout le monde et j'ai répondu il est mort aujourd'hui à l'aube, ce qui a produit son effet.
Commenter  J’apprécie          63
nath45   09 juillet 2017
La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
Et c'est là que me revenaient à l'esprit toutes sortes de questions que je me posais avant de lire l'incomprehensiblissime éthique de spinoza, où j'appris entre autres, pas plus tard que l'an dernier, que la vraie religion doit être non pas une méditation de la mort, mais une méditation de la vie, pourriture! fais ton office. (Page 117)
Commenter  J’apprécie          60

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Littérature québécoise

Quel est le titre du premier roman canadien-français?

Les anciens canadiens
La terre paternelle
Les rapaillages
L'influence d'un livre
Maria Chapdelaine

18 questions
164 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature québécoise , québec , québécoisCréer un quiz sur cet auteur