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Note moyenne 3.89 /5 (sur 51 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Casternaudary , le 4 juin 1904
Mort(e) à : Marly le Roi , le 11 sept. 1995
Biographie :

Georges Canguilhem est un philosophe et un épistémologue français, né le 4 juin 1904 à Castelnaudary et décédé le 11 septembre 1995 à Marly-le-Roi.
Il obtient en 1927 son agrégation de philosophie, avant d'enseigner dans différents lycées. En 1941, Georges Canguilhem est nommé chargé de cours à l'université de Strasbourg. Il valide une thèse fameuse de philosophie médicale en 1943 : Le normal et le pathologique (PUF). Cette année-là, la Gestapo envahit l'université de Clermont-Ferrand où s'était repliée celle de Strasbourg. Déjà engagé dans la Résistance avec Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Canguilhem parvient à s'échapper et prend d'importantes responsabilités dans la direction unifiée des mouvements de résistance en Auvergne. En juin 1944, il participe à la bataille du Mont-Mouchet, au sud de Clermont-Ferrand. Il y crée un hôpital de campagne dont il organise l'évacuation sous le feu de l'ennemi. Il est nommé directeur de l'Inspection générale de philosophie en 1948. Sept ans plus tard, il est nommé professeur à la Sorbonne et directeur de l'Institut d'histoire des sciences, succédant à Gaston Bachelard. Il occupera ce poste jusqu'en 1971, et comptera parmi ses élèves et disciples Michel Foucault, François Dagognet, Gilles Deleuze, Dominique Lecourt, José Cabanis ou encore Donna Haraway et Christian Pociello. En 1987, il reçoit la médaille d'or du CNRS.

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"Vie et mort de Jean Cavaillès" de Georges Canguilhem - "Noircnoir" sur radio PFM
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Pavlik   31 mars 2017
Le normal et le pathologique de Georges Canguilhem
Quand la maladie est tenue pour un mal, la thérapeutique est donnée pour une revalorisation ; quand la maladie est tenue pour un défaut ou pour un excédent, la thérapeutique consiste dans une compensation.
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Spinoziste   23 juillet 2015
Le normal et le pathologique de Georges Canguilhem
Être en bonne santé c'est pouvoir tomber malade et s'en relever, c'est un luxe biologique.
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colimasson   12 août 2019
Le normal et le pathologique de Georges Canguilhem
La maladie n’est pas seulement déséquilibre ou dysharmonie, elle est aussi, et peut-être surtout, effort de la nature en l’homme pour obtenir un nouvel équilibre. La maladie est réaction généralisée à intention de guérison. L’organisme fait une maladie pour se guérir.
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indelebilevagabonde   25 août 2017
Le normal et le pathologique de Georges Canguilhem
Une norme tire sons sens, sa fonction et sa valeur du fait de l’existence en dehors d’elle de ce qui ne répond pas à l’exigence qu’elle sert.

[...]

De cette destination et de cet usage polémique du concept de

norme il faut, selon nous, chercher la raison dans l’essence du rapport normal/anormal. Il ne s’agit pas d’un rapport de contradiction et d’extériorité, mais d’un rapport d’inversion et de polarité. La norme, en dépréciant tout ce que la référence à elle interdit de

tenir pour normal, crée d’elle-même la possibilité d’une inversion des termes. Une norme se propose comme un

mode possible d’unification d’un divers, de résorption, d’une différence, de règlement d’un différend. Mais se proposer n’est pas s’imposer. A la différence d’une loi de la nature, une norme ne nécessite pas son effet

.

C’est dire qu’une norme n’a aucun sens de norme toute seule et toute simple. La possibilité de référence et derèglement qu’elle offre contient,du fait qu’il ne s’agit que d’une possibilité, la latitude d’une autre possibilité qui ne peut être qu’inverse. Une norme, en effet, n’est pas la possibilité d’une référence que lorsqu’elle a été

instituée ou choisie comme expression d’une préférence et comme instrument d’une volonté

de substitution d’un état de choses satisfaisant à un état de choses décevant.

Ainsi toute préférence d’un ordre possible s’accompagne, le plus souvent implicitement, de l’aversion de l’ordre inverse possible
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Spinoziste   23 juillet 2015
Le normal et le pathologique de Georges Canguilhem
Rêver de remèdes absolus c'est souvent rêver de remèdes pires que le mal.
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Faerune   22 février 2015
La connaissance de la vie de Georges Canguilhem
Nous nous demanderons maintenant si, en considérant la vie comme un ordre de propriétés, nous ne serions pas plus près de comprendre certaines difficultés insolubles dans l'autre perspective. En parlant d'un ordre de propriétés, nous voulons désigner une organisation de puissances et une hiérarchie de fonctions dont la stabilité est nécessairement précaire, étant la solution d'un problème d'équilibre, de compensation, de compromis entre pouvoirs différents, donc concurrents. Dans une telle perspective, l'irrégularité, l'anomalie ne sont pas conçues comme des accidents affectant l'individu mais comme son existence même. Leibniz avait baptisé ce fait plus qu'il ne l'avait expliqué, en affirmant qu'il n'y a pas deux individus semblables et différant simplement solo numero. On peut comprendre à partir de là que si les individus d'une même espèce restent en fait distincts et non interchangeables c'est parce qu'ils le sont d'abord en droit. L’individu n'est un irrationnel provisoire et regrettable que dans l’hypothèse où les lois de la nature sont conçues comme des essence génériques éternelles. L'écart se présente comme une aberration que le calcul humain n'arrive pas à réduire à la stricte identité d'une formule simple, et son explication le donne comme erreur, échec, ou prodigalité d'une nature supposée à la fois assez intelligente pour procéder par voies simples et trop riche pour se résoudre à se conformer à sa propre économie. Un genre vivant ne nous parait pourtant un genre viable que dans la mesure où il se révèle fécond, c'est à dire producteur de nouveautés, si imperceptibles soient-elles à première vue. On sait assez que les espèces approchent de leur fin quand elles se sont engagées irréversiblement dans des directions inflexibles et se sont manifestées sous des formes rigides. Bref, on peut interpréter la singularité individuelle comme un échec ou comme un essai, comme une faute ou comme une aventure. Dans la deuxième hypothèse, aucun jugement de valeur négative n'est porté par l''esprit humain, précisément parce que les essais ou aventures que sont les formes vivantes sont considérés moins comme des êtres référables à un type réel préétabli que comme des organisations dont la validité, c est à dire la valeur, est référée à leur réussite de vie éventuelle. Finalement c'est parce que la valeur est dans le vivant qu'aucun jugement de valeur concernant sont existence n'est porté sur lui."
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Spinoziste   23 juillet 2015
Le normal et le pathologique de Georges Canguilhem
A la différence de l'humanité qui, selon Marx, ne se pose que les problèmes qu'elle peut résoudre, la vie multiplie d'avance les solutions aux problèmes d'adaptation qui pourront se poser.
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SZRAMOWO   30 décembre 2017
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courgette   20 mai 2010
La connaissance de la vie de Georges Canguilhem
La connaissance consiste concrètement dans la recherche de la sécurité par réduction des obstacles, dans la construction de théories d'assimilation. Elle est donc une méthode générale pour la résolution directe ou indirecte des tensions entre l'homme et son milieu.
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indelebilevagabonde   25 août 2017
Le normal et le pathologique de Georges Canguilhem
On peut tenir [la maladie] pour un évènement que l’organisme fait par le jeu de ses fonctions permanentes, sans nier que ce jeu soit nouveau. Etre malade, c’est vraiment pour l’homme vivre d’une autre vie, même au sens biologique du mot.
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