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Note moyenne 3.46 /5 (sur 701 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Londres , le 4/05/1949
Biographie :

Né à Londres en 1949, Graham Swift a été, dès ses premiers romans, Le Marchand de douceurs (1980) et L'Affaire de Shuttlecock (1981), considéré comme l'un des auteurs les plus prometteurs de sa génération.

Il est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, dont "Le pays des eaux" (1983), qui remporta le Guardian Fiction Prize, et qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique avec Jeremy Irons.

En 1993, Swift reçoit le Prix du meilleur livre étranger pour "A tout jamais", puis, en 1996, le prestigieux Booker Prize et le James Tait Black Memorial Prize pour "La Dernière tournée".

Héritier à la fois de Dickens et de Faulkner, il donne dans ses romans une vision assez sombre de l'histoire, soulignant les grandes fractures liées au révolutions politique, industrielle et culturelle, qui ont contribué, dans la littérature notamment, à brouiller les frontières entre histoire individuelle et grande Histoire.

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Source : http://livres.fluctuat.net
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Voici la sélection de notre libraire de la semaine, Stanislas Rigot : « No home » de Yaa Gyasi, « La veuve » de Fiona Barton et « Le dimanche des mères » de Graham Swift.
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Citations et extraits (156) Voir plus Ajouter une citation
marina53   05 avril 2017
Le dimanche des mères de Graham Swift
Nous sommes tous du combustible. Sitôt nés nous nous consumons, et certains d'entre nous plus vite que d'autres.
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ssstella   29 janvier 2018
Le dimanche des mères de Graham Swift
Normalement, on ne devait entrer dans les bibliothèques, oui, surtout dans les bibliothèques, qu'après avoir discrètement frappé à la porte, même si, à en juger par celle de Beechwood, il n'y avait personne la plupart du temps. Cependant, même sans personne à l'intérieur, elles pouvaient vous donner l'impression, plutôt désobligeante que vous n'aviez rien à y faire. Une bonne se devait toutefois d'épousseter -et Dieu sait ce que les livres pouvaient accumuler de poussière ! Entrer dans la bibliothèque de Beechwood revenait presque à pénétrer dans les chambres des garçons, au premier étage. L'utilité des bibliothèques, se disait-elle parfois, tenait moins au fait qu'elles contenaient des livres, qu'à celui qu'elles préservaient cette atmosphère sacrée de "prière de ne pas déranger" d'un sanctuaire masculin.
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marina53   04 avril 2017
Le dimanche des mères de Graham Swift
On n'entendait que le gazouillis des oiseaux au-dehors, le silence de la maison vide, un silence étrangement audible, comme si elle retenait son souffle, et les frissons de l'air sur leurs corps venus leur rappeler, même s'ils contemplaient le plafond, qu'ils étaient entièrement nus. (...) Elle ne voulait ni dire ni demander quoi que ce soit susceptible de mettre en péril la possibilité de rester ainsi pour toujours.
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ssstella   30 janvier 2018
Le dimanche des mères de Graham Swift
C'était le première fois qu'elle voyait un homme s'habiller, bien qu'elle fût en charge de s'occuper spécifiquement de vêtements d'homme et qu'au cours de cet été à la grande maison elle eût tôt fait de se familiariser avec l'étonnante variété de la garde-robe masculine, sa complexité et ses subtilités. Même si elle avait souvent eu, et dans les endroits les plus inattendus (écurie, serre, remise ou bosquet), l'occasion de trifouiller dans les vêtements de Paul Sheringham, alors qu'il les avait sur le dos, à condition -ou fort de l'assentiment tacite-, toutefois, qu'il puisse farfouiller dans les siens.
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Piatka   15 mai 2017
Le dimanche des mères de Graham Swift
Elle pédala dur au début, puis se mit en roue libre et acquit de la vitesse. Elle entendait ronronner son vélo, elle sentait l'air gonfler ses cheveux, ses vêtements et, semblait-il, ses veines. Le sang chantait dans ses veines et elle en aurait fait autant si la force irrésistible de l'air ne l'avait pas empêchée d'ouvrir la bouche. Jamais elle ne saurait expliquer cette totale liberté, cette folle impression que tout était possible. Dans tout le pays, des bonnes, des cuisinières et des nounous avaient été "libérées" pour la journée, mais y en avait-il une qui fût aussi libre qu'elle ?
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Piatka   16 mai 2017
Le dimanche des mères de Graham Swift
Et en quoi cela consistait-il, de dire la vérité ? (..)

Cela revenait à être fidèle à l'essence même de la vie. Cela revenait à capter, si impossible que ce fût, la sensation d'être en vie. Cela revenait à trouver un langage. Il en découlait que dans la vie beaucoup de choses - oh ! bien davantage que nous ne l'imaginons ! - ne sauraient, en aucune façon, s'expliquer.
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palamede   14 mai 2019
Le dimanche des mères de Graham Swift
... elle était obsédée par le caractère changeant des mots. Un mot n'était pas une chose, loin de là. Une chose n’était pas un mot.
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andreas50   28 juin 2018
La lumière du jour de Graham Swift
Les chariots nous frôlaient. Vendredi soir, la ruée d'avant le week-end. Dans les supermarchés, impossible de dire qui est heureux ou malheureux, qui est au bord du gouffre. L'expression est canalisée. Tout le monde doit manger.
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diablotin0   19 octobre 2017
Le dimanche des mères de Graham Swift
Nous sommes tous du combustible. Sitôt nés, nous nous consumons, et certains d'entre nous plus vite que d'autres. Il existe différentes sortes de combustion. Mais ne jamais brûler, ne jamais s'enflammer, ne serait-ce pas triste ?
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jeunejane   23 août 2017
Le dimanche des mères de Graham Swift
Le premier mai était le jour de naissance qu'on lui avait attribué, par approximation et sans doute aussi parce qu'un premier mai c'était une bien jolie date, tout comme Jane Fairchild était un bien joli nom. Certaines mères, disait-on, laissaient dans le balluchon un mot précisant le nom et la date de naissance du bébé...

A bien y réfléchir, le nom ne devait avoir été qu'une idée de toute façon. N'importe quel nom n'était-il pas juste une idée?
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