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Note moyenne 3.83 /5 (sur 866 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Louisville, Kentucky , le 18/07/1937
Mort(e) à : Aspen, Colorado , le 20/02/2005
Biographie :

Hunter Stockton Thompson est un journaliste et écrivain américain.

Il débute comme journaliste sportif dans les années '50, puis devient correspondant aux Caraïbes du New York Herald Tribune, après avoir été renvoyé de l'armée pour insubordination.

Il se marie en 1963, s'installe à Woody Creek, un coin de campagne près de la station de ski d'Aspen (Colorado), et devient à la fin des années '60 le pionnier d'une nouvelle forme d'enquête et d'écriture mi-journalistique mi-littéraire appelé "nouveau journalisme", ou "gonzo journalisme". Il s'agit de reportages mêlant fiction et réalité, toujours écrits à la première personne, où l'auteur s'immerge dans son sujet et s'implique totalement parfois pendant plusieurs mois.

Ses séries d'articles hallucinés sont d'abord publiées au sein de magazines, tels Esquire ou Rolling Stones entre autres, avant d'être réunies par la suite en recueils. Ils deviendront des livres cultes de la contre-culture américaine.

Parmi eux citons notamment La Grande chasse aux requins, consacré à la campagne électorale de Richard Nixon, ou Hell's Angels, sur le célèbre gang de motards de la côte ouest.

Mais le livre le plus connu d'Hunter Thompson est sans nul doute Las Vegas Parano, publié en 1972, histoire d'un journaliste parti couvrir une course de voitures à La Vegas, totalement défoncé du matin au soir à l'aide de toutes sortes de drogues testées les unes après les autres : cocaïne, LSD, amphétamines, et même extraits de glande surrénale prélevée sur un cadavre.

Las Vegas Parano a été adapté au cinéma en 1998 par Terry Gilliam, avec Johnny Depp dans le rôle principal.

Hunter S. Thompson s'est tiré une balle dans la tête le 20 février 2005, à l'âge de 67 ans.
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Source : www.republique-des-lettres.fr
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Le surf ressemble à "Un sport, un passe-temps". Pour ses initiés, c'est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre. Élevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l'université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l'Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l'île de Madère. D'un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le "New Yorker". À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d'une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l'argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d'un homme qui aura trouvé dans son rapport à l'océan une échappatoire au monde et une source constante d'émerveillement. Ode à l'enfance, à l'amitié et à la famille, "Jours Barbares" formule une éthique de vie, entre le paradis et l'enfer des vagues, où l'océan apparaît toujours comme un purgatoire. Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre "Hell's Angels" de Hunter S. Thompson et "Into The Wild" de Jon Krakauer. William Finnegan a acquis ses galons de journaliste lors de la guerre civile au Soudan, en Afrique du Sud pendant l'Apartheid, dans les Balkans ou à Mogadiscio. Ses reportages sur les théâtres d'opérations sont le fruit de longues immersions et de patientes observations, ou, comme il aime à le résumer : “Je fouine, je parle aux gens, j'attends.” Il a reçu en 2016 pour "Jours Barbares" le prestigieux Prix Pulitzer. Pour en savoir plus : https://bit.ly/2C9OmzU Nous suivre : Instagram : https://bit.ly/2CJJdhB Facebook : https://bit.ly/2Wprx1O Twitter : https://bit.ly/3h1yr5p

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Citations et extraits (86) Voir plus Ajouter une citation
le_Bison   15 mai 2013
Rhum express de Hunter S. Thompson
- Euh, ça te dérange, si je me soûle tout nu ?
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moravia   10 mai 2014
Las Vegas parano de Hunter S. Thompson
...mais arrivé là, la femme-pépète refusa de me donner plus de trois cents dollars de liquide. Elle déclara qu'elle n'avait aucune idée de qui je pouvais être, et à ce moment-là, je suais déjà à grosses gouttes.

Mon sang est trop épais pour la Californie : je n'ai jamais été capable de m'expliquer correctement sous ce climat. Impossible quand on est trempé de sueur...et qu'on a des yeux hagards injectés de sang et qu'on a les mains qui tremblent.
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moravia   15 mai 2014
Las Vegas parano de Hunter S. Thompson
Vous vous étalez sur une vieille chaise en bois, vous baissez le store pour ne pas voir la circulation, et vous faites finement sauter la capsule de cinq ou huit Budweisers...vous vous fumez un paquet de King Marlboros, vous mangez un sandwich au beurre de cacahuète, et finalement vers le soir, vous vous avalez une boulette de bonne mescaline...puis un peu plus tard, vous poussez jusqu'à la plage.

Et de brume en brisants, vous barbotez sur vos pieds engourdis de froid à une dizaine de mètres des flots...clopinant à travers les tribus d'oiseaux de mer...les picoreurs de sables, les cavaleurs, les coureurs de femelle, stupides petits oiseaux, crabes et suceurs de sel, avec ici ou là un grand pervers ou un rejeté total qui boitille à distance et se morfond tout seul derrière les dunes et le bois flottant...
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moravia   15 mai 2014
Las Vegas parano de Hunter S. Thompson
Les défonçants ne sont plus de mode. La méthédrine est presque aussi rare, sur le marché de 1971, que l'acide ou la D.M.T purs.

"L'expansion de la conscience" s'en est allée avec Lyndon B. Johnson...et il vaut la peine de noter, historiquement, que les tranquillisants se sont ramenés avec Nixon.
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le_Bison   03 juin 2013
Rhum express de Hunter S. Thompson
Soudain, elle m’a attrapé et m’a attiré sur elle tout en s’allongeant sur le dos.

- Fais-moi l’amour, a-t-elle commandé d’un ton catégorique.

Avec un petit rire, je me suis penché pour lui mordre un sein. Elle s’est mise à geindre et à m’empoigner par les cheveux. […] L’odeur de son corps m’excitait énormément. Je l’ai attrapée sauvagement par les fesses et je l’ai manœuvrée d’avant en arrière. Brusquement, elle s’est mise à hurler. J’ai d’abord cru que je lui faisais mal avant de me rendre compte qu’elle était en train d’éprouver un orgasme intense. Elle en a eu plusieurs, chacun dans une tempête de cris, et puis j’ai senti que j’explosais lentement en elle, moi aussi.
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moravia   12 mai 2014
Las Vegas parano de Hunter S. Thompson
Après avoir fait la queue dix minutes derrière ce petit trou du cul bruyant et ses amis, je sentis la bile monter. Comment cette espèce de FLIC -- et surtout un flic -- avait-il le culot de discuter avec quelqu'un au nom du Droit et de la Raison ? J'avais eu affaire à ces petites têtes pleines de merde qui font floc-floc --et l'employé de la réception aussi, à ce qui me sembla. Il avait l'air d'avoir été refait comme un cochon lui aussi, un jour ou un autre, par une assez jolie brochette de flics mesquins et fanatiques des règlements...

Alors à présent, il leur renvoyait leur argument : peu importe qui a raison ou tord, mec...ou qui a payé la note et qui n'a pas...ce qui compte en ce moment, c'est que pour la première fois de ma vie , je peux enfiler ça à un porc de policier : " Je vous la fous où je pense, SERGENT, parce que c'est moi qui suis responsable ici, et je vous dis qu'il n'y a pas de place pour vous."
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moravia   10 mai 2014
Las Vegas parano de Hunter S. Thompson
A présent, la boisson commençait à couper l'acide et mes hallucinations étaient redevenues tolérables. Le garçon de service avait bien dans les traits du visage un vague aspect reptilien, mais j'en avais fini de voir d'énormes ptérodactyles patauger dans les couloirs au milieu de mares de sang frais.

Le seul problème restant était une gigantesque enseigne au néon à l'extérieur de la fenêtre qui nous bloquait la vue sur les montagnes -- des millions de boules de couleurs qui filaient en tous sens selon un tracé extrêmement compliqué, un filigrane d'étrange symboles émettant un fort bourdonnement...

- Regarde dehors, fis-je.

- Pourquoi ?

- Il y a un énorme...engin dans le ciel...une sorte de serpent électrique...qui nous fonce droit dessus.

- Et bien, tire ! répliqua mon avocat.

- Minute. Je veux étudier ses mœurs.

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moravia   12 mai 2014
Las Vegas parano de Hunter S. Thompson
Aucun jury ne mettrait en doute son témoignage, spécialement s'il leur parvenait bredouillé à travers un brouillard de larmes et d'obscènes retours d'acide. Et le fait qu'elle serait incapable de se rappeler précisément ce que nous lui avions tripoté nous interdirait de nier.

Le jury SAURAIT ce que nous avions fait.

Ils auraient lu des histoires avec des individus de notre espèce dans des polars à dix balles : JUSQU'A LA GARDE et PAS PLUS LOIN QUE LA PEAU...et auraient vu nos semblables dans les petits films de baise à cinq dollars.
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Efeemer   05 octobre 2012
Rhum express de Hunter S. Thompson
Comme presque tous mes semblables, j'étais un fouineur, un éternel insatisfait et parfois un fauteur de troubles inconscient. Je ne m'arrêtais jamais assez longtemps pour avoir le temps d'y réfléchir, mais mon instinct me semblait juste. Je partageais l'optimisme fantasque qui nous faisait croire que certains d'entre nous allaient de l'avant, que nous avions choisi la bonne voie et que les meilleurs du lot finiraient inévitablement par percer. Mais comme d'autres j'avais aussi le sombre pressentiment que la vie que nous menions était une cause perdue, que nous étions tous des acteurs qui nous abusions nous-même tous au long d'une absurde odyssée. Et c'était la tension entre ces deux extrêmes, idéalisme tapageur d'une part, hantise de l'échec imminent de l'autre, qui continuait à me pousser en avant.
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Caro29   21 juin 2012
Rhum express de Hunter S. Thompson
Le "bonheur" ou l'"amour" font partie des termes que je n'ai jamais vraiment compris. Quand on gagne sa vie avec les mots, on finit par s'en méfier. A commencer par de "grands mots" tels que "Bonheur", "Amour", "Honnêteté", "Confiance" : ils sont bien trop évasifs et relatifs lorsqu'on en vient à les comparer à la précision méchante de "taré", "minable" ou "dingue".
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