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Note moyenne 3.53 /5 (sur 1478 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Saint-Louis, Missouri , le 05/02/1914
Mort(e) à : Lawrence, Kansas , le 02/08/1997
Biographie :

William Seward Burroughs, plus connu sous son nom de plume William S. Burroughs, est un romancier et artiste américain.

Il étudie la médecine à Vienne, expérience dont il garda toute sa vie un goût prononcé pour la chirurgie et les modifications du corps, la chimie du cerveau et les drogues. Il entre à l'université Harvard pour une licence de littérature anglaise dont il sort diplômé en 1936.

En 1944, Burroughs vit avec Joan Vollmer dans un appartement partagé avec Jack Kerouac et sa première femme Edie Parker. C'est à cette période qu'il entame sa consommation d'héroïne. Il épouse Joan en 1946 avec le projet de fonder une famille. Leur fils William S. Burroughs Jr. naît en 1947, au Texas. Le 6 septembre 1951, en voyage à Mexico, Burroughs, ivre, tue accidentellement sa femme d'une balle en pleine tête alors qu'il essayait de reproduire la performance de Guillaume Tell, qui fendit d'une flèche la pomme posée sur la tête de son fils. Burroughs est inculpé pour homicide involontaire. Il choisit la fuite. Commencent alors des années d'errance : il parcourt l'Amérique du Sud à la recherche d'une drogue hallucinogène du nom de Yagé, puis l'Afrique du Nord avant de s'installer à Tanger, au Maroc.

En 1956, il entame une première cure de désintoxication avec l'aide de John Dent, un médecin londonien qui inventa la cure d'apomorphine, la seule cure efficace en matière de désintoxication selon Burroughs. À l'issue du traitement, il emménage au légendaire "Beat hotel" à Paris où il accumule des masses de fragments de pages manuscrites. Avec l'aide de Ginsberg et Kerouac, il fait éditer "Le Festin nu" (Naked Lunch, 1959) par Olympia Press.

Dans les années 1980 et 1990, Burroughs commence à attirer de nombreuses icônes de la culture Pop. Il apparaît notamment dans le film "Drugstore Cowboy" (1989) de Gus Van Sant.

Principalement connu pour ses romans hallucinés mêlant drogue, homosexualité et anticipation, il est associé à la Beat Generation et à ses figures emblématiques (Jack Kerouac, Allen Ginsberg).
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Le 18.01.18, Jérôme Colin (Entrez sans frapper - RTBF) recevait Gérard Berréby pour évoquer "Révolution électronique" de William S. Burroughs.

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Citations et extraits (199) Voir plus Ajouter une citation
LSH   08 juin 2008
Le festin nu de William S. Burroughs
Gentil Lecteur, le verbe va se ruer sur toi, te broyer avec ses griffes d'homme-léopard, t'arracher doigts et orteils comme on fait aux crabes opportunistes, te pendre au gibet et happer ton foutre comme un chien scrutable, s'enrouler autour de tes cuisses à la manière d'un crotale et te seringuer un dé à coudre d'ectoplasme ranci...
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Luniver   25 mai 2014
Le festin nu de William S. Burroughs
Je m’envoie une dose en présence de D. L. Je cherche la veine sous la crasse de mon pied nu. Les camés n’ont pas d’amour-propre. Ils sont indifférents à la répugnance d’autrui. Je doute que l’amour-propre puisse exister en l’absence de toute vie sexuelle. Il disparaît de l’univers du camé en même temps que le goût et la possibilité de rapports platoniques, qui ne sont eux aussi qu’affaire de libido... Le drogué considère son propre corps de façon tout impersonnelle, comme un instrument destiné à absorber l’élément dans lequel il vit, et il jauge sa chair avec les mains froides d’un maquignon. « Inutile d’essayer de piquer ici... » Des yeux de poisson mort qui glissent sur une veine ravagée...

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Unity   05 février 2013
Le festin nu de William S. Burroughs
(... Le docteur Benway est en train d'opérer dans un amphithéâtre bondé d'étudiants.)

Jeunes gens, vous n'aurez pas souvent l'occasion d'assister à cette opération, et la raison en est simple... Voyez-vous, elle est inutile sur le plan médical. Pourquoi l'a-t-on inventée ? Nul ne le sait. Personnellement, je crois que c'est une création purement artistique... comme le torero montre son art et son adresse en se tirant du danger qu'il a lui-même provoqué, de même, ici, le chirurgien met délibérément son patient en danger de mort puis, avec une promptitude foudroyante, il le sauve du trépas à la dernière fraction de seconde...
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ignatus-reilly   10 mars 2011
Junky de William S. Burroughs
La came prend tout et n'apporte rien, sinon une assurance contre les douleurs du manque.
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skyso   27 février 2010
La Machine molle. Le Tiquet qui explosa. Nova express de William S. Burroughs
Dans une société où les gens ont plus ou moins ce qu'ils veulent sexuellement, il devient difficile de les motiver à acheter des réfrigérateurs et des voitures.
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Allaroundthecorner   15 mai 2016
Le festin nu de William S. Burroughs
Les écrivains parlent de l’odeur douceâtre et fiévreuse de la mort alors que le premier camé venu te dira que la mort n’a pas d’odeur, et en même temps qu’elle exhale une odeur qui coupe le souffle et fige le sang… non-odeur sans couleur de la mort… nul ne peut la humer à travers les volutes roses et les filtres de sang noir de la chair… l’odeur de mort est tout ensemble odeur indiscutable et complète absence d’odeur… c’est cette absence qui frappe tout d’abord l’odorat parce que toute vie organique a une odeur…
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Luniver   29 mai 2014
Le festin nu de William S. Burroughs
Bouddha ? Un camé métabolique, tout le monde te le dira... Il fabrique sa blanche lui-même, vois-tu ? Aux Indes, ils ont pas la notion du temps, le Camelot a des fois un mois de retard et plus... « Voyons voir, c’est-il la deuxième ou la troisième mousson ? C’est que j’ai rancart à Ketchupore à peu près plus ou moins dans ces eaux-là. » Tu vois tous les camés qui poireautent dans la position du lotus, ils bavent par terre en guettant l’arrivée du Camelot... Et Bouddha part en bombe :

— J’en ai plein les sandales... Nom de Dieu, je vais métaboliser ma propre came.

— Fais pas ça, camarade, tu vas avoir le fisc sur le dos.

— Mon cul, oui ! J’ai trouvé le joint, vise un peu : me voilà passé Saint Homme à partir de tout de suite.

— Merde alors, ça c’est la belle combine !

— Oui, mais voilà, sur tous les citoyens qui viennent s’inscrire à la Nouvelle Religion, il y en a qui déconnent que c’est à peine croyable. Des frénétiques, ils savent pas se tenir. Ils ont pas de classe, quoi... Du reste, ils se feraient lyncher que ça m’étonnerait pas, le public aime pas voir des types la ramener avec des airs d’être plus vertueux que les autres... « Et alors quoi, Boubou, on emmerde le monde ? » Tu vois le topo... C’est pourquoi il faut y aller mollo, tu m’entends, mollo-mollo... « Voilà ce qu’on vous offre, Messieurs-dames, c’est à prendre ou à laisser. On vous l’enfonce pas dans l’âme comme un lavement, vu qu’on n’emploie point les méthodes de certains va-de-la-gueule qui méritent pas leurs noms et que je vois pas beaux d’ici peu... Videz-moi la grotte, il me faut du champ pour mettre mon métabolisme en route, je vais fabriquer une dose-canon et après ça je vous balance recta le Sermon du Feu...



Mahomet ? Tu veux rire ou quoi ? Il a été fabriqué de toutes pièces par le Syndicat d’Initiative de La Mecque, et c’est un agent de publicité égyptien, un pauvre mec paumé par la picole, qui a torché le scénario.

— Remets-moi la même chose, Gus, et puis je rentre à la maison, c’est l’heure de ma sourate... Par Allah, attends les journaux du matin, ça va faire du bruit dans les souks. Je vais dénoncer le scandale des Desseins Animistes !

Le barman lève la tête de sa feuille de P. M. U. :

— Ouais ! il dit. Leur châtiment sera terrible.

— Hein ?... hum... tu l’as dit. Alors c’est d’accord, Gus, je te fais un chèque ?

— Vous signez assez de chèques pour tapisser tous les murs de La Mecque, c’est bien connu. Je suis pas un mur, moi, M’sieur Mahomet.

— Écoute voir, Gus, j’ai deux échantillons de publicité, la bonne et puis l’autre. C’est pas des fois de l’autre que tu cherches, non ? Je risque de me faire révéler une sourate au sujet des loufiats qui point ne dispensent la charité aux infortunés qu’Allah élit...

— Ouais, et leur châtiment sera terrible... L’Arabie aux Arabes... (Gus saute par-dessus son comptoir.) J’en ai ma claque, Maho. Ramasse tes sourates et taille la route. Attends que je te donne le coup d’envoi. Et que je te revoye plus !

— Ça va être la fête à ton bistro, figure de con sans foi ni loi. Je vais le faire boucler d’autor, tu vas te retrouver aussi sec qu’un intestin de camé. S’il le faut, par Allah, je ferai interdire l’alcool dans toute la péninsule !

— M’en fous, c’est déjà un continent...



Confucius ? Tu peux ranger ses boniments sur le même rayon que Les Deux Orphelines et les bandes dessinées.



Lao-Tseu ? Ça fait beau temps qu’on l’a mis à la poubelle... Et puis assez causé de ces faux saints tout poisseux, avec leur air d’innocence ahurie comme s’ils se faisaient enculer tout en pensant à autre chose. Je vois pas pourquoi on permettrait à ces vieux cabots ratés de nous enseigner la Sagesse !
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KrisPy   17 août 2014
Le festin nu de William S. Burroughs
Les jeunes voyous du rock'n'roll chambardent les rues du monde entier. Ils envahissent le Louvre et vitriolent la Joconde, ils ouvrent les grilles des zoos, des prisons et des asiles d'aliénés, ils crèvent les conduites d'eau au marteau pneumatique, défoncent à la hache le plancher des toilettes dans les avions de ligne, tirent à la cible sur les phares, liment les câbles d'ascenseur jusqu'au dernier toron, relient les tuyaux d'égouts aux canalisations d'eau potable, jettent dans les piscines requins et pastenagues, anguilles électriques et candirous (minuscule poisson de la famille dl'urogymnys qui hante certains fleuves malfamés du bassin de l'Amazone, ressemblant à une anguille miniature dont la taille varie de quelques millimètres à cinq centimètres, le candirou s'insinue dans l'urètre ou l'anus du baigneur imprudent - ou encore, faute de mieux, dans une chattière de dame - et s'y cramponne à demeure avec ses petites griffes acérées, tout cela dans un dessein qui reste quelque peu obscur étant donné que nul ne s'est offert jusqu'ici pour étudier in situ le mode de vie du candirou), s'affublent en pirates pour éperonner le Queen Mary de plein fouet dans le port de New-York, jouent aux James Dean au bord des falaises avec des autocars et des avions de transport, infestent les hôpitaux (déguisés en internes avec blouses blanches, hachoirs, scies et scalpels longs de trois pieds, ils démoulent les paralytiques de leurs poumons d'acier, singent leurs hoquets de suffocation en se trémoussant sur le carrelage les quatre fers en l'air, la langue pendante et les yeux révulsés, administrent des clystères avec des pompes à bicyclette, débranchent les reins artificiels, coupent une femme en deux avec une scie chirurgicale à quatre mains), lâchent des hordes de cochons grognonnants dans les coulisses de la Bourse, font caca sur le plancher de la salle de séances des Nations Unies et se torchent avec les traités, les alliances et les pactes...
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Luniver   22 mai 2014
Le festin nu de William S. Burroughs
La came est le produit idéal, la marchandise par excellence... Nul besoin de boniment pour séduire l’acheteur ; il est prêt à traverser un égout en rampant sur les genoux pour mendier la possibilité d’en acheter. Le trafiquant ne vend pas son produit au consommateur, il vend le consommateur à son produit. Il n’essaie pas d’améliorer ou de simplifier sa marchandise : il amoindrit et simplifie le client. Et il paie ses employés en nature – c’est-à-dire en came.

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Unity   24 janvier 2013
Le festin nu de William S. Burroughs
Et voilà que le coup de bourdon nous tombe dessus, le vrai bourdon noir et nauséeux made in U.S.A., pire que tout au monde, pire que le bourdon des Andes (villages de haute altitude, le vent glacé qui descend des montagnes de cartes postales, l'air raréfié qui te prend à la gorge comme la mort, et l'Equateur avec ses petites villes en bordure du fleuve, la malaria grise comme la came sous le bord noir et empoissé du panama, les escopettes qu'on charge par la gueule, les charognards qui piochent du bec la boue séchée des rues). (...)

Mais le bourdon à l'américaine est pire que tout. Tu ne peux pas mettre le doigts dessus, tu ne sais pas d'où il vient. Prends un de ces bars préfabriqués au coin de grandes casernes urbaines (chaque bloc d'immeuble a son bar, son drugstore et son supermaket). Dès que tu ouvres la porte, le bourdon te serre les tripes. Tu as beau chercher, c'est impossible à expliquer. ça ne vient pas du garçon, ni des clients, ni du plastique jaunasse qui recouvre les tabourets de bar, ni du néon tamisé. Pas même de la TV... et les habitudes se cristallisent en fonction de ce bourdon quotidien, tout comme la cocaïne finit par durcir l'organisme contre le coup de bâton en fin de parcours...
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